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Lors de la tombola à l’école de sa fille, Katia a gagné un dîner pour deux et
une nuit au Ritz de Place Vendôme, à Paris. Elle est maman célibataire, et n’a clairement pas les moyens de s’y offrir une nuit. Elle est tellement heureuse de cette occasion de monter à la capitale, et en profite pour proposer à une amie qu’elle n’a pas vue depuis longtemps de dîner avec elle..
Le soir au bar de l'hôtel elles se font aborder par un certain
Vincent Lacourt, un des héritiers du Palace, sous prétexte de leur demander leur avis sur la rénovation des chambres. Katia et sa copine sont aux anges…c’est
un riche célibataire, et son regard bleu ne les laisse pas indifférentes…le courant passe entre Katia et Vincent, et Anna, l’amie de Katia s’éclipse discrètement et les laisse…seuls.
Vincent lui fait alors une proposition folle : passer la nuit avec lui, mais dans sa chambre à lui… dans le duplex du dernier étage…
Autant dire un upgrade en première classe, mais à une condition : que cela reste leur secret… car il est connu, et à des désirs… non conventionnels.
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Veröffentlichungsjahr: 2018
Analia Noir
Ritz, Place Vendôme
Lors de la tombola à l’école de sa fille, Katia a gagné un dîner pour deux et une nuit au Ritz de Place Vendôme, à Paris. Elle est maman célibataire, et n’a clairement pas les moyens de s’y offrir une nuit. Elle est tellement heureuse de cette occasion de monter à la capitale, et en profite pour proposer à une amie qu’elle n’a pas vue depuis longtemps de dîner avec elle..Le soir au bar de l'hôtel elles se font aborder par un certain Vincent Lacourt, un des héritiers du Palace, sous prétexte de leur demander leur avis sur la rénovation des chambres. Katia et sa copine sont aux anges…c’est un riche célibataire, et son regard bleu ne les laisse pas indifférentes…le courant passe entre Katia et Vincent, et Anna, l’amie de Katia s’éclipse discrètement et les laisse…seuls.Vincent lui fait alors une proposition folle : passer la nuit avec lui, mais dans sa chambre à lui… dans le duplex du dernier étage… autant dire un upgrade en première classe, mais à une condition : que cela reste leur secret… car il est connu, et à des désirs… non conventionnels.
Le Ritz n’était pas qu’un hôtel de luxe ; c’était aussi un restaurant digne des Mille et Une Nuits. Dans cette salle sublime, sous l’œil étincelant des lustres de cristal, les habitués observaient à la dérobée, avec un étonnement assez désapprobateur, deux présences inhabituelles à une table.
Les deux femmes riaient trop fort, puis s’arrêtaient, cette fois trop gênées : on voyait bien qu’elles n’étaient pas souvent dans ce genre de cadre. Sans doute encore des chanceuses qui avaient gagné une soirée au palace en participant à un concours. Depuis quelques temps, il y avait beaucoup trop souvent d’intrusions de ce type. Qu’est-ce que la direction fabriquait ? Comme s’il y avait besoin de faire de la publicité dans les basses couches de la population, quand on s’appelait le Ritz !
Anna et Katia avaient commandé les plats les plus luxueux, et pourtant le personnel leur jetait des coups d’œil peu indulgents ; cela indiquait bien qu’elles n’auraient pas à payer leur séjour.
D’ailleurs, il suffisait de dresser l’oreille pour savoir que leurs salaires ne leur permettaient pas de se payer un tel extra pour le plaisir. L’une, Anna, était coiffeuse ; l’autre, Katia, était psychologue scolaire, mais surtout mère célibataire. Alors qu’Anna parlait de son mari, Katia ne parlait que de sa fille, seule personne à partager sa vie depuis plus de dix ans.
« Tu vois, ça me fait du bien de faire cette balade avec toi. Enfin, balade... »
« Oui, » renchérit Anna, la bouche pleine, « c’est plutôt select comme cadre. Rien à voir avec nos journées shopping. Merci de m’avoir choisie pour t’accompagner ! »
« C’est naturel, tu es quand même ma meilleure amie. Et ça me fait du bien de parler à quelqu’un qui ne bosse pas au collège ! »
Anna rit : la psychologue prononçait le mot collège pour la centième fois depuis leur arrivée à Paris, mais ce n’était pas grave, elle avait l’habitude. Le métier de Katia remplissait toute son existence, surtout depuis le début de l’année : sa propre fille était entrée dans l’établissement à la rentrée précédente. De plus, la gamine avait quant à elle la fille de la directrice pour meilleure amie.
Dans ces conditions, difficile d’échapper à l’environnement scolaire. Même cette virée à Paris était le résultat d’une tombola au collège ; elle avait été toute surprise de sa victoire.
« D’ailleurs, c’est la directrice qui garde ma fille. Comme ça je ne lui manque pas trop : c’est soirée pyjama avec sa meilleure copine, un peu comme moi, et en plus je peux compter sur la directrice pour les surveiller. »
« Tu en profites bien. »
« Oui, pourquoi pas ? Tant que ça marche ! En plus, la petite aurait préféré que je remporte un autre lot, il y avait aussi un abonnement d’un an au club d’équitation. Mais de toute façon ça n’aurait pas été possible : je n’allais pas acheter tout l’équipement, l’entretenir… Je ne suis pas Crésus ! »
« Chut, » souffla Anna par réflexe. Depuis qu’elles étaient à table, elle avait l’impression qu’on allait s’approcher soudain pour les observer comme des animaux curieux. Elle avait hâte de regagner la grande chambre double qui leur était dévolue, et de profiter du jacuzzi : la proximité de tous ces riches personnages aux airs dédaigneux la gênait.
