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L'été de ses 21 ans sera très chaud...
BLING BLING Vol. 3
Anne-Sophie est jeune fille rebelle et joueuse. Son caractère libre allié à
sa beauté encore nubile lui donne des ailes à cet été de ses 21 ans.
Elle se prend avec ses copines à
laisser les hommes bien plus âgés l'aborder dans les
bars branchés de Saint-Tropez qu'elles aiment fréquenter ensemble, alors qu'elles viennent toute de la même ville dortoir de l'arrière pays.
Elle aime jouer avec ses hommes établis et souvent riches, elle aime les rembarrer , elle aime sentir son pouvoir de séduction tout-puissant....
Mais lorsque deux hommes mystérieux lui proposent des sommes d'argent délirantes pour venir passer une soirée de folie à bord de leur Yacht...Anne-Sophie se laisse tenter, grisée par l'inconnu et l'aventure....
A suivre dans "BLING BLING: Grisée par l'inconnu et l'aventure"...
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Veröffentlichungsjahr: 2018
Analia Noir
Bling Bling
Vol. 3
On le lui a souvent dit : Anne-Sophie est très talentueuse. Une vraie artiste. Ses deux nouveaux mécènes vivent à bord d’un yacht, en croisière perpétuelle sur la Méditerranée. Mais depuis quelques semaines, ils occupent le port de Saint-Tropez, pour profiter de son art : sa remarquable virtuosité sexuelle.
Ils l’ont déjà invitée deux fois sur le bateau, pour des soirées de plus en plus torrides, mais elle pense qu’ils ont encore de la ressource. Cette fois, elle décide de les faire attendre, de se faire un peu désirer.
Au bout d’un mois, sans nouvelles, elle revient sur le port et s’aperçoit que le yacht a disparu. Ses jours de luxe et de luxure sont-ils passés ? Elle s’habille de sa tenue la plus sexy, et décide de retourner draguer en boîte. Elle n’a pas besoin d’eux ! Elle se trouvera sans peine de nouveaux protecteurs, grâce aux magnifiques vêtements et bijoux qu’ils lui ont offert.
Mais avec le temps, Anne-Sophie va s’apercevoir que ses deux vieux amis ne l’ont pas perdue de vue, et continuent à tirer les ficelles de sa vie sexuelle. Ils sont beaucoup plus présents qu’elle ne l’imaginait...
Anne-Sophie quittait le travail à 19h. Elle ignora le manager qui lui jetait un coup d’œil critique alors qu’elle retirait précipitamment son tablier, dès que l’heure sonna. Quoi ? Il ne pouvait quand même pas lui reprocher de ne retirer aucun enthousiasme de son travail de serveuse dans un restaurant d’autoroute.
En revanche, ce qui l’attendait dans la soirée avait de quoi passionner une jeune fille ambitieuse comme elle l’était.
Elle rejoignit sur le parking sa collègue Bérénice, qui l’attendait pour qu’elle l’emmène en scooter à un rendez-vous qui les concernait toutes les deux.
Les deux jeunes femmes avaient vécu pas mal d’aventures, dernièrement ; elles avaient croisé la route de deux hommes riches et mystérieux, qui se faisaient appeler « Ned » et « Darius », et qui les avaient couvertes de cadeaux somptueux, princiers, en échange de leurs faveurs lors de soirées à plusieurs.
Anne-Sophie était retournée sur le yacht, en quête de nouvelles sensations, tandis que Bérénice avait préféré se tenir à distance de cet univers étrange et décadent, satisfaite de l’argent qu’elle avait tiré des bijoux offerts à la première séance.
Et c’est justement là qu’elle emmenait Anne-Sophie : elle l’avait convaincue de revendre elle aussi quelques babioles.
Par exemple, l’un des invités du yacht, qui avait passé un bon moment avec elle, lui avait offert un bon pour un sac à main de marque, qu’elle s’était empressée de se procurer. Elle avait frimé avec pendant quelques jours, mais maintenant, il était temps de le revendre avant qu’il soit malencontreusement abîmé.
Il y avait ainsi plusieurs cadeaux dont elle voulait bien se défaire ; par exemple, un collier de grosses pierres vertes, sans doute précieuses, mais qui ne lui allait pas du tout. Or, Bérénice connaissait une personne qui pouvait faire une estimation honnête de ces articles, et lui conseiller le meilleur prix.
Elle monta à l’arrière du scooter, et Anne-Sophie, sur ses indications, mit le cap sur les faubourgs de Saint-Tropez. Elles s’arrêtèrent devant une vitrine éteinte, mais lorsque Bérénice donna son nom dans l’interphone, la porte s’ouvrit.
Un petit homme chauve à la barbe épaisse et à la silhouette trapue apparut sur le seuil, lui fit la bise, puis leur proposa d’entrer.
Anne-Sophie était soulagée d’arriver enfin à bon port avec ses affaires. Toute l’après-midi, elle s’était inquiétée de les savoir aux vestiaires du local de service, pendant qu’elle travaillait. N’importe qui pouvait décider de crocheter son vestiaire et de lui piquer son sac, sans même se douter qu’il renfermait une véritable fortune.
Les jeunes filles attendirent patiemment tandis que le contenu du sac était examiné par l’antiquaire. Finalement, il proposa franchement à Anne-Sophie de tout lui racheter lui-même, sur le champ, en liquide si elle le désirait. Elle n’hésita pas un instant et sauta sur l’occasion. Quelques minutes plus tard, elle avait entre ses mains plus d’argent qu’elle ne pouvait en imaginer. Elle avait l’impression d’être dans un film.
Deux sentiments contraires s’affrontaient dans son esprit, au-delà de l’émerveillement.
D’un côté, elle se sentait terriblement puissante et indépendante. Avec cette somme, elle avait l’impression qu’elle pouvait faire tout ce qu’elle voulait. Elle n’avait plus besoin de personne. Si elle recroisait Ned et Darius sur le port, elle allait leur faire payer leurs insolences à son égard ; elle était leur égale, maintenant.
D’un autre côté, elle sentait naître au contraire une énorme dépendance : ce sentiment qu’elle avait éprouvé en voyant d’un coup sa fortune augmenter, était très addictif. Elle voulait le ressentir à nouveau. Elle ne pouvait pas en rester là.
L’antiquaire sembla lire dans son esprit, et déclara à Bérénice :
« Je vois que c’est une amie à toi ; fais attention à lui donner le bon conseil. Avec de telles cartes en mains, ce serait dommage de prendre une mauvaise décision. »
