Chantages Et Trahison: L’INTÉGRALE - Analia Noir - E-Book

Chantages Et Trahison: L’INTÉGRALE E-Book

Analia Noir

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Beschreibung

Jouer avec le feu... jusqu'à se brûler...

Igor est un tueur à gage légendaire connu dans tout Kiev par son efficacité. Sa mission?  Protéger à tout prix la nièce chérie du grand parrain de la mafia Ukrainienne Vladimir Ouliakov. 

A 21 ans, celle-ci est une petite gamine  complètement délurée et totalement insouciante des risques qui pèsent sur elle à cause des activités de son oncle. 

Son prénom ? Anastasia. 

Son objectif ? Faire craquer Igor, et se débarrasser de cette armoire à glace encombrante lors de ses virées shopping et en boîte. 

Elle lui tend un piège: elle va le séduire, coucher avec lui et montrer qu'il n'est pas le vrai pro en lequel son oncle a confiance. 

Elle va jouer la garce, mais Igor en a vu d'autres...et leur relation explosive et érotique fera trembler Anastasia jusqu'en ses fondements....

Que donnera l'odieux chantage d'Anastasia...? 
 

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Veröffentlichungsjahr: 2018

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Analia Noir

Chantages

et

Trahison

L'Intégrale

Igor est un tueur à gage légendaire connu dans tout Kiev par son efficacité. Sa mission? Protéger à tout prix la nièce chérie du grand parrain de la mafia Ukrainienne Vladimir Ouliakov. 

A 21 ans, celle-ci est une petite gamine complètement délurée et totalement insouciante des risques qui pèsent sur elle à cause des activités de son oncle. 

Son prénom ? Anastasia. Son objectif ? Faire craquer Igor, et se débarrasser de cette armoire à glace encombrante lors de ses virées shopping et en boîte. 

Elle lui tend un piège: elle va le séduire, coucher avec lui et montrer qu'il n'est pas le vrai pro en lequel son oncle a confiance. 

Elle va jouer la garce, mais Igor en a vu d'autres...et leur relation explosive et érotique fera trembler Anastasia jusqu'en ses fondements....

Que donnera l'odieux chantage d'Anastasia...? 

 

Il est tard dans la matinée quand Anastasia ouvre les yeux. Elle est rentrée tard hier. Elle baille ; se retourne dans le lit. En somnolant, elle se remémore la soirée privée en plein cœur de Kiev à laquelle elle est allée la veille. Apéro dinatoire chez l’un des plus grands couturiers du pays, qui était le père d’une de ses amies, Liza. L’ambiance était très guindée et les amuse-gueules excellents. Anastasia avait longuement discuté avec l’un des dessinateurs pour lequel elle posait : il l’a beaucoup flatté de ses courbes et l’a complimenté largement sur les reflets de ses cheveux. La jeune fille se jouait de cet homme depuis quelques temps : elle utilisait ses charmes sur le peintre pour rendre jaloux son ex-petit copain, Mark. Puis la fin de soirée s’était finie, arrosée, entre filles, dans la chambre de Liza. Ce n’est qu’à six heures du matin qu’Anastasia appela son chauffeur pour qu’il la reconduise chez elle.

Elle s’étire tout en longueur, se prélasse encore quelques instants dans ses draps, puis se lève tant bien que mal. Elle passe à la salle de bain boire un verre d’eau. C’est que l’alcool, ça dessèche, se dit-elle en se remémorant Olga, déjà complètement ivre, lui resservir son dernier verre de vodka. Après avoir enfilé sa robe de chambre en soie fine par dessus son pyjama en lin, Anastasia se dirige vers la sortie de sa chambre.

« Seigneur, qui êtes-vous ? Que faites vous là ? » hurle la jeune fille, que même l’oncle, chez qui elle habite, pourtant deux étages en dessous, a entendu.

En se forçant à respirer calmement afin de retrouver un rythme cardiaque viable, elle scrute l’homme qui, fixe, statique, concentré, est planté là, devant la porte de sa chambre, les mains dans le dos. Habillé d’un costume noir, chaussé de chaussures de sécurité et équipé d’un système de talkie-walkie, il a le regard noir et sévère d’un lion chassant une proie. Pourtant, il n’a pas bougé d’un poil à la vue d’Anastasia, et ne s’est même pas poussé pour la laisser passer, ce qui l’a obligée à se faufiler entre le mur et lui.

« Vous ne me répondez pas ? Vous travaillez pour mon oncle ? He ducon, je te parle, t’es qui ? On t’as pas appris à parler à l’école ?

- Tu vas te calmer tout de suite petite.

- Ah t’es donc bien vivant. Tu réponds que quand tu veux, c’est ça l’idée ? Que quand je t’insulte ? C’est bon à savoir. »

Elle prend son air le plus hautain et dédaigneux possible et va pour continuer son chemin. La main de l’homme l’attrape en deux temps trois mouvement par le poignet et la tire. Elle se retrouve en face de lui, sonnée. Il la regarde avec des yeux profondément sérieux :

« Tu vas vite apprendre à te calmer, petite. Crois-moi. »

Il a murmuré ces mots un à un, en prenant son temps et en sondant du regard menaçant l’âme de la belle. Elle, soudainement apeurée, ne plaisantait plus du tout. Les doigts de l’homme inconnu lui brûlaient le poignet. Un peu sonnée par la scène, Anastasia descend les escaliers en se questionnant sur le rôle de cette brute plantée devant la porte de sa chambre. Elle est partie sans broncher, tête basse. Mais ce serait mal connaître le personnage que de penser qu’elle allait en rester là. A vingt et un an, Anastasia est une fille pleine de surprises. La vie qu’elle a mené jusque là lui a permis de développer à loisir le sens de l’amour de soi-même. Prendre soin d’elle est chez elle une valeur fondamentale, et elle a très tôt su utiliser et entretenir ses charmes pour obtenir ce qu’elle désirait de la vie. Après tout, Dieu lui avait fait cadeau d’un corps sublime, d’une peau de bébé et d’une famille riche dont le succès résonnait dans toute l’Europe. Pourquoi n’utiliserait-elle pas ces atouts pour atteindre les objectifs qu’elle se fixe, tous plus farfelus les uns que les autres et souvent sous forme de caprices ?

Elle fait un détour par la cuisine.

« Ela, prépare moi un jus d’orange frais et des œufs au plat, s’il te plaît. Je serai dans le bureau de tonton. Tu es un amour. »

En se retournant pour continuer son chemin, elle aperçoit l’homme à l’autre bout du couloir, les mains toujours clouées dans le dos. Elle reste plantée là un instant, abasourdie, puis se reprend.

D’un pas assuré, elle se dirige cette fois vers le bureau de son oncle, la pièce dont le cœur palpitant d’actions était normalement interdite à quiconque. Vladimir Ouliakok, le plus grand patron de la mafia ukrainienne, y réunissait toutes les informations récoltées par ses agents. Grand superviseur des divers et prometteurs trafics de son pays, l’homme était aussi l’un des mafieux le plus recherché dans Kiev : ses affaires des mois derniers l’avaient mis dans un pétrin bourbeux.

Anastasia, sans se soucier ni des règles ni des interdits, ouvre doucement la porte du bureau. Elle regarde son oncle parler au téléphone. Celui-ci ne réagit pas à la vue de sa nièce et poursuit sa conversation avec un flegme tout naturel, en faisant de grands gestes. Sa voix résonnait dans l’immense salle garnies d’étagères. Elle se met à parcourir la pièce de long en large, un bras croisé sur sa poitrine, l’autre en train de papouiller ses cheveux roux.

« Ecoute Jordi, je comprends bien ce que tu me dis mais nous n’avons plus le choix. Je n’ai pas le temps d’épiloguer, fonce à présent. »

Au moment où Vladimir raccroche, Ela, la femme de maison, toque et rentre, un plateau à la main. Après avoir salué son patron, elle s’avance et dépose le petit-déjeuner de la demoiselle sur une petite table dans le coin de la pièce. L’oncle attend qu’elle soit sortie pour lâcher, d’un ton las et fatigué :

« Anastasia, combien de fois t’ai-je répété de ne pas faire venir de nourriture dans ce bureau ?

La jeune fille aurait juré avoir croisé le regard de l’armoire à glace lorsqu’Ela s’expédiait discrètement vers l’extérieur.

« J’avais faim », répond-elle en picorant les noisettes dans son assiettes.

L’insolence dans le ton de sa voix ne présageait rien de bon. Son oncle se méfiait des colères de sa nièce, qui, trop jeune encore, ne savait pas maîtriser ses réactions. Il a ainsi déjà perdu un bon nombre de vases et de tableaux d’une valeur inestimable et venus des quatre coins du monde ; mais son amour pour la jeune fille lui ferait pardonner n’importe quoi.

«  Dis moi, tonton, dit-elle dans une moue ostensiblement irritée, peux-tu m’expliquer une chose ? Qui est le gorille que j’ai croisé ce matin et pourquoi me suit-il à chaque pas que je fais ? »