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On peut aimer les femmes sans perdre sa virilité.
Le temps des machos est terminé, il est temps que les hommes se « féministent ».
Didier Van Bruyssel aime les femmes, toutes les femmes. Dans son essai choc, il secoue le cocotier en faisant la différence entre être viril et être macho. Et donne des pistes aux hommes pour devenir ce dont toutes les femmes rêvent : un homme viril sans virilisme !
Au cœur de l’actualité pour comprendre les difficultés qui existent dans les rapports homme/femme et dans le mal-être des hommes qui n’arrivent pas à trouver leur voie.
Un texte inédit, passionnant, polémique, détonant… et qui donne à réfléchir !
EXTRAIT
Je ne suis pas né féministe, je le suis devenu. On vient au monde par les femmes, on vient également au monde des femmes par les femmes. En les observant, en les écoutant, en les aimant. Certes, tous les hommes n’ont pas la chance d’évoluer depuis leur plus tendre enfance au milieu de femmes mûres, belles, intelligentes et parfumées, ni de connaître leurs premiers émois dans les bras de l’une d’entre elles. Les hommes qui ont vécu cela verront dans ces lignes quelque vérité. C’est pour ceux qui n’ont pas connu ce début de vie enchanté que j’écris cet essai. Surtout pour que les jeunes filles et garçons prennent vite la bonne voie, celle de la complicité intersexuelle.
Il s’agit donc, mes frères, de se « féminister » et bien sûr pas de se féminiser. Prendre le parti des femmes n’engage nullement à devenir une femme. Nous pouvons gagner en virilité ce que nous perdrons en virilisme.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Didier Van Bruyssel est un spécialiste de la presse médicale et de l’approche globale de l’anti-âge. Ouvert, cultivé, bourré d’humour, son précedent livre a été un grand succès.
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Seitenzahl: 111
Veröffentlichungsjahr: 2017
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© La Boîte à Pandore
Bruxelles – Paris
http ://www.laboiteapandore.fr
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ISBN : 978-2-39009-175-2 – EAN : 9782390091752
Toute reproduction ou adaptation d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur.
Didier van Bruyssel
Bye
Bye
les
Machos
virilité sans virilisme
Du même auteur
Rester jeune jusqu’à 100 ans et plus
Robert Laffont
Collection Réponses
2014
« Le seul moment où une femme réussit à changer un homme, c’est quand il est bébé. »
Nathalie Wood
Merci à toute ces femmes qui m’ont appris
qu’elles pouvaient aimer les hommes tout en
combattant pour leur propre dignité et égalité,
et tout spécialement à Béa Ercolini.
Dessin publié dans l’ouvrage « Les droits de la femme »
paru en 2002 au éditions du Cherche Midi, avec l’aimable autorisation de Maryse Wolinski.
Lorsque j’étais petite fille, je ne savais pas ce que je voulais faire, mais j’ai toujours su quelle femme je voulais être... Une femme libre, indépendante. Je suis devenue cette femme grâce à une petite robe que j’ai créée et qui donna confiance à beaucoup d’autres femmes. Comme une chaîne d’amour, la robe s’est multipliée et, avec elle, des générations de femmes sont devenues les femmes qu’elles voulaient être.
Lorsque j’étais petite fille, au jardin d’enfants du Lycée Dachsbeck à Bruxelles, j’aurais aimé avoir des cheveux blonds et lisses comme ceux des autres petites filles. Les miens étaient foncés, et frisés. Je me trouvais laide. Dans les yeux d’un petit garçon de ma classe, pourtant, j’étais la plus belle. Nous nous sommes « mariés », comme le font les enfants.
J’avais oublié cette histoire lorsque, cinquante ans plus tard, je suis revenue à Bruxelles, donner une conférence à un groupe de femmes chefs d’entreprise. Une de ces femmes, la jolie rédactrice en chef de ELLE Belgique, Béa Ercolini, vint me parler. Après quelques questions pertinentes, elle m’annonça qu’elle était la compagne d’un homme qui m’avait «épousée» au jardin d’enfants. Incrédule mais curieuse, je lui demande le nom de son compagnon. Didier van Bruyssel ? Et soudain, je me revois écrire sur les pages de mes cahiers mon prénom suivi de son nom à lui.... Diane van Bruyssel !
C’est en entendant son homme parler de cette « plus belle fille de l’école » que Béa, effectuant les recoupements, m’avait identifiée comme « sa » Diane… Elle est jolie, cette histoire d’un petit garçon qui aimait une petite fille, l’a toujours respectée et ne l’a jamais oubliée. Et de la femme qui l’aime assez pour me retrouver.
Et si ce premier amour, l’attention que m’a porté ce petit garçon, étaient une forme précoce, innocente, de cet empowerment qui m’occupe aujourd’hui ? Le fait est qu’ils m’ont donné de la force, aidé à m’accepter telle que j’étais, et à avancer.
Coïncidence : un demi-siècle plus tard, vivant sur deux continents différents, nous partageons le même engagement féministe. Qui aura influencé qui ? On ne sait pas. Ce qui est sûr, c’est que Didier Van BRUYSSEL est un homme qui aime les femmes depuis toujours, les respecte et les admire. Dans ce livre très courageux, il ose aller en profondeur dans l’Histoire, dans les mœurs, dans les habitudes idiotes et non réfléchies, et invoque une remise en question.
Ce livre est une leçon de vie, d’ouverture d’esprit et un appel à combattre pour la lumière, l’harmonie et la légèreté d’être... En acceptant la différence des hommes et des femmes, en acceptant leurs vérités et en les honorant, Didier nous ouvre une avenue de soleil et de bonheur.
Diane von Furstenberg
On peut se demander pourquoi un homme, très homme, se met à revendiquer la cause des femmes. Certains penseront à la trahison, d’autres au racolage, d’autres encore à l’effet de mode, voire à du mercantilisme sexuel. Erreur, cet engagement est sincère, lucide et expérimenté.
Il ne s’agit d’ailleurs pas de la cause des femmes mais de celle de la société tout entière. Il ne s’agit pas non plus de féminiser l’homme. Quelle horreur ! Elles nous le reprocheraient d’ailleurs à juste titre. Cultivons notre « petite différence » !
L’homme féministe ne fait que rétablir un équilibre dont il est le premier gagnant. Parcourir le chemin de la féminité, c’est découvrir des valeurs nouvelles, des mécanismes mystérieux, l’empathie, des impermanences ingérables au charme fou. Les femmes quant à elles sont déjà sur ce chemin et je ne peux que les encourager à le poursuivre et à emprunter aussi celui des hommes.
Elles ont envahi les amphithéâtres, font les mêmes métiers que nous et ont acquis les mêmes droits (en théorie) que les hommes. La machine égalitaire est en marche. Attention toutefois à son emballement et à l’instrumentalisation du combat contre les hommes. C’est tout le contraire qui est à faire.
Je ne suis pas né féministe, je le suis devenu. On vient au monde par les femmes, on vient également au monde des femmes par les femmes. En les observant, en les écoutant, en les aimant. Certes, tous les hommes n’ont pas la chance d’évoluer depuis leur plus tendre enfance au milieu de femmes mûres, belles, intelligentes et parfumées, ni de connaître leurs premiers émois dans les bras de l’une d’entre elles. Les hommes qui ont vécu cela verront dans ces lignes quelque vérité. C’est pour ceux qui n’ont pas connu ce début de vie enchanté que j’écris cet essai. Surtout pour que les jeunes filles et garçons prennent vite la bonne voie, celle de la complicité intersexuelle.
Il s’agit donc, mes frères, de se « féminister » et bien sûr pas de se féminiser. Prendre le parti des femmes n’engage nullement à devenir une femme. Nous pouvons gagner en virilité ce que nous perdrons en virilisme.
Je pense à mon regretté ami Georges Wolinski qui ne pensait pas qu’à ça et dont la fibre féministe n’apparaît pas à première vue, bien qu’il ait partagé sa vie avec Maryse, féministe bon teint. Il écrivait dans son dernier livre,Le village des femmes : « […] je sais maintenant que chaque être humain est en même temps homme, femme, et androgyne. Les hommes ont toujours combattu cette faiblesse afin de sauvegarder leur sacro- sainte virilité, mais aujourd’hui, si j’en juge par le nombre de livres et de films écrits par des hommes qui se sentent plus nana que mec, je constate que le sexe faible est plus fort que le sexe fort… »1
1. WOLINSKI G., Le village des femmes, Seuil, 2014.
« Mon fils, garde toujours à l’esprit qu’il est plus facile de rester la bouche ouverte que le bras tendu. »
Cette sentence paternelle et expérimentée me paraissait dans ma tendre adolescence comme le signe d’un handicap sexuel majeur par rapport aux filles. Il nous faudrait donc prouver notre virilité à chaque rapport, sans faillir à la tâche, sans panne. Ce diktat de la nature allait m’obliger à considérer mon sexe comme le symbole de ma puissance, de ma séduction et de ma valorisation sociale. L’homo erectus dans toute sa plastique triomphante.
Oui mais ! Cela ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Parfois, l’objet rétif demeure désespérément sourd et se repose tranquillement sur ses coussins douillets. Une trahison inexplicable qui nous fait honte. C’est la panne tant redoutée. « C’est la première fois que cela m’arrive » s’entend-on dire piteusement. Et la fille, généralement compatissante et secourable, s’active à rendre service pour ne pas éclater de rire. Rien n’y fait. Vite s’enfuir.
Cette crainte permanente de l’homme de ne pas être à la hauteur va déterminer sa première peur des femmes et cela depuis la nuit des temps. Historiquement, le triomphe phallique coïncide avec le passage, entre 5 000 et 3 000 ans av. J.-C., d’une société organisée autour de la Déesse Mère à celle dominée progressivement par des déités masculines puis par Dieu le Père. Les religions monothéistes, toutes à la domination masculine, donnent aux hommes l’assurance qui leur manque au lit. La femme est impure, elle fait naître en nous des désirs inavouables que nous ne sommes pas certains de pouvoir assouvir. Nous n’avons plus besoin d’avoir peur, elles sont tenues par nos chaînes. Nous pouvons les punir, les séquestrer, leur barrer la route. Ce qui fait dire bien plus tard à Courteline : «L’homme est le seul mâle qui batte sa femme »2. D’ailleurs le vocabulaire populaire est riche en témoignages de cette peur de la femme : morue, allumeuse, putain, pouffiasse, pétasse, garce, Marie couche-toi-là, grue, chienne, grognasse, traînée, salope. Encore plus fleuri : garage à bite et pompe à foutre. Et le bouquet : féministe ! Il en va autrement pour les hommes : séducteur, étalon, Apollon, chasseur, coq, Don Juan, et même lorsque l’on parle de cochon ou de dragueur, c’est avec un petit sourire admiratif. On dit même « un bon bougre » alors que la « bougresse » a une tout autre signification, péjorative naturellement. Il est aussi révélateur d’associer le nom du sexe de la femme, le « con », à celui de l’imbécilité. Avec son féminin bien sûr : la « conne ».
Dans cette paranoïa sexiste, la femme est née coupable. Son plaisir est secondaire, voire prohibé. Il s’agit de se reproduire, pas de jouir. Aux hommes le plaisir rapide et mécanique, aux femmes la frustration soumise qui les conduit à la frigidité fataliste et au renoncement. Est-ce son taux de testostérone ou son éducation viriliste qui conduisent l’homme à faire si peu de cas du partage et à passer à côté de l’orgasme en or ? Je plaide pour la seconde hypothèse.
Il n’y a de réel plaisir que dans le partage et ce partage impose la complicité. Sans elle, l’acte sexuel ne s’impose que par le besoin, l’hygiène. Il est une forme raffinée de la masturbation.
C’est la femme qui nous choisit. Un geste, un regard, un frôlement, un mot et le signal est donné. Ce n’est pas un défi, c’est une invitation en langage codé. Cela dit à peu près : « Vous êtes possible. » Dès lors, à nous d’agir, de trouver la manière. Faire sa cour a toujours sa raison d’être. Apprendre à se connaître, à ne plus avoir peur. C’est pendant cette période d’approche que s’affermit la confiance et que tout devient possible. Même une panne.
C’est justement l’erreur de croire que la femme est une proie à conquérir qui fait notre faiblesse et donc notre violence. Il ne s’agit pas de conquête mais de séduction. Notre exemple doit être Casanova et non Don Juan. L’un s’attachant au plaisir partagé avec sa maîtresse, l’autre au résultat de sa stratégie. L’un aimait follement, l’autre collectionnait méticuleusement pour se prouver sa virilité. Un homme n’a à prouver que sa capacité à rendre une femme heureuse.
2. COURTELINE G., La philosophie de Georges Courteline, L’Age d’Homme, 2000.
Lorsque l’on parle de panne sexuelle, cela évoque immanquablement celle de l’homme avec des conséquences désastreuses sur son comportement vis-à-vis des femmes. Les femmes ont aussi des pannes. Moins visibles, compte tenu de leur anatomie plus intérieure, mais tout de même frustrantes pour leurs partenaires quand elles se répètent.
Cette panne, ça peut être la panne de désir, comme cela peut arriver plus rarement aux hommes. Ce peut aussi être un trouble de l’excitation, qui peut arriver malgré le désir. Vous connaissez : « Pas ce soir chéri, j’ai mal à la tête ». Malchance, il est bien connu que faire l’amour peut parfois calmer les maux de tête. Ou bien, en désespoir de cause ou trouvant l’excuse un peu éculée, elles se laissent faire en faisant la liste des courses, en comptant les mouches au plafond ou en pensant que la condition de la femme est bien malheureuse. Bref, elles ne ressentent rien et dans un grand élan de compassion, nous gratifient d’un sourire aimant comme si nous étions un enfant après le rototo. N’oublions jamais que la libération du sperme s’accompagne presque toujours de l’orgasme masculin, pas celui de la femme, et qu’une femme sur trois n’a jamais d’orgasme3.
Une autre façon encore plus humiliante est celle qui consiste à commenter nos prestations par des « Oh ouiii ! », « Je te sens bien », « T’es gros », « Encore », dans une suite d’acclamations réconfortantes. Tout cela sans aucune sensation, aucun orgasme, aucun plaisir si ce n’est celui de nous avoir servi. Curieuse opposition de l’homme humilié par sa femme triomphante de générosité. Deux poids, deux mesures insupportables. Je précise ceci pour rassurer les hommes en considérant que leurs compagnes sont aussi fragiles qu’eux, même si ce n’est pas directement visible. Et il convient de le faire savoir aux deux sexes. Question de rééquilibrage.
Comme je le développerai dans ce livre, il y a beaucoup moins de différences entre les hommes et les femmes sur le fond. Il y a des différences sur la forme. 15 partout. Les pannes, qu’elles soient mâles ou femelles, viennent de l’ignorance de l’autre, de la peur de l’abandon au plaisir de sa ou de son partenaire.
