Club permissif - Lola Moore - E-Book

Club permissif E-Book

Lola Moore

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Beschreibung

N’arrivant plus garder son lourd secret, Ambre avoue à son mari sa liaison passée avec son collègue de l’International Business Post. D’abord abasourdi par cette nouvelle, son mari saisit l’opportunité de cette révélation pour lui proposer de dépasser ensemble leurs interdits et de tenter l’expérience des clubs échangistes parisiens. Réticente dans un premier temps, Ambre se laisse finalement convaincre. Le couple découvre la réalité brute d’un univers fantasmé, pour le meilleur… et pour le pire.

Ce roman érotico-facétieux est la suite de Mises à nu, publié aux Éditions Ô Plaisir en juin 2024.

À PROPOS DE L'AUTRICE 

Quadragénaire parisienne un brin outrancière, Lola Moore publie son premier roman érotique "Mises à nu" en 2024 et enchaîne en 2025 avec le roman "Club Permissif". Elle écrit actuellement le troisième opus de cette saga érotique.

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Seitenzahl: 154

Veröffentlichungsjahr: 2025

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Club PermissifLola Moore

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne la laisse pas tomber

Elle est si fragile

Être une femme libérée, tu sais c’est pas si facile

Cookie Dingler

 

 

Chapitre 1 : Une forme d’attachement

 

Ambre

 

Comment Tom m’a-t-il convaincue d’accepter cette deuxième mi-temps chez Maison Athénée ? Depuis que j’ai révélé son petit manège à tout le monde au bureau, nous nous ignorons et nous rusons pour nous éviter à tout prix. Une guerre froide qui dure depuis des mois et qui n’est pas près de se terminer. Ce soir pourtant, je me retrouve les poings ligotés au-dessus de la tête, entièrement nue sur un lit queen size, un Tom au visage hargneux me faisant face.

— Tu pensais sans doute que tu m’avais mis à terre.

— Je t’ai mis à nu, je n’ai jamais cherché à te mettre à terre, nuance…

— Ferme-la Ambre ! Et ne cherche pas à jouer à la plus maline avec moi. Tu n’es pas en position de force aujourd’hui si tu vois ce que je veux dire.

Il est vrai que je n’en mène pas large. Initialement grisée par l’idée d’être embarquée dans un plan hate fuck avec lui - il paraît que le plaisir est décuplé avec une personne qu’on déteste, c’est ce que j’ai lu dans ELLE le mois dernier - je crains maintenant que les choses dégénèrent.

 

C’est un début de soirée, nous sommes entre chien et loup. Aucune lumière n’est allumée dans la pièce, seules les lueurs de la rue filtrent à travers les rideaux de la chambre. J’essaye de faire glisser les cordes qui m’entravent les poignets pour me libérer, en vain. À la force de mes abdominaux, je soulève la tête et le haut du dos pour découvrir avec étonnement que quelqu’un nous observe depuis un coin de la chambre. Assis sur un fauteuil, penché légèrement en avant, un homme en costume sombre semble jouer avec son alliance, du moins c’est ce que je crois deviner dans la pénombre.

— Ne t’avise pas de bouger non plus, me menace Tom en me replaquant d’une main ferme sur le lit.

Ça m’apprendra à vouloir réaliser mes fantasmes les plus tordus. Cette envie irrépressible de faire l’amour avec ce pauvre type que je hais viscéralement est une absurdité. C’est excitant uniquement sur le papier. Tom va m’imposer un plan à trois, c’est une évidence. Je trouve néanmoins étrange qu’il ait choisi un homme plutôt qu’une femme pour mettre à exécution ce qui ressemble à une vengeance. Pour les plans à trois, les hétérosexuels de base choisissent d’office deux femmes et non pas une femme et un homme. Ou alors les temps changent et je n’y comprends plus rien.

— Tu vas prendre cher, ma chère, continue-t-il en me saisissant par les chevilles pour m’écarter les jambes.

En slip, installé à genoux entre mes jambes, il lèche l’index et le majeur de sa main droite avant de les introduire sans ménagement et sauvagement dans ma fente. Tom a toujours eu un excellent doigté, c’est un talent qu’on ne peut pas lui enlever. Il explore l’intégralité de mon intérieur comme il sait si bien le faire et une montée d’adrénaline me fait mouiller plus qu’à l’accoutumée. Ça n’est pas censé arriver mais j’ouvre instinctivement plus largement les cuisses afin de lui faciliter la tâche. Je ferme les yeux pour mieux savourer mon plaisir.

— Tu es une sacrée cochonne… je veux te faire passer un très mauvais quart d’heure et tout ce que je trouve à faire, c’est t’exciter davantage.

— De nouveau tu es complètement à l’ouest, tu me permets de réaliser mes fantasmes les plus fous, espèce d’idiot !

— Tu la boucles si tu ne veux pas que je te fasse bouffer ta petite culotte !

Sa réplique est tellement hilarante que je dois me mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire.

— Tu as voulu m’humilier, c’est maintenant moi qui vais t’infliger la pire humiliation de ta vie. C’est tout ce que tu mérites après tout le mal que tu m’as fait, continue-t-il.

Son côté drama queen m’exaspère. Tom a été démasqué sur son lieu de travail grâce à mes talents d’investigatrice, c’est certain, mais de là à dire que je lui ai fait du mal, c’est exagéré.

— Tout cela est affligeant, déclare l’homme qui nous regarde en se levant.

— On avait convenu que vous interviendriez un peu plus tard, lui répond Tom.

— Je sais, mais je ne peux absolument pas vous laisser continuer, surtout quand vous essayez de vous comparer à moi. Dans votre cas, aucune chance que l’élève dépasse le maître, et Dieu merci. Vous n’avez absolument rien de jupitérien, Tom.

— C’est là où vous avez tort. Qui peut se targuer d’avoir flirté ou couché avec la moitié des femmes de son lieu de travail, hein ? C’est qui le champion ?

— Il est vrai que votre palmarès est impressionnant, mais la méthode que vous utilisez pour arriver à vos fins est fruste et d’une inélégance crasse. Vous ne laisserez aucun souvenir impérissable aux femmes qui sont tombées dans le piège que vous leur avez tendu, même si c’est ce que vous espérez au plus profond de vous. Vous vous ridiculisez sans même vous en rendre compte.

— Putain, c’est la terre entière qui m’en veut !

— Arrêtez de raconter des carabistouilles Tom, et laissez faire le maître.

L’homme indique à Tom de prendre place sur le fauteuil. La voix de cet homme qui est train de lui mettre une branlée est reconnaissable entre mille. Je sens que je vais défaillir. Il s’approche de moi, me dévisage de son regard bleu acier tout en sortant un couteau de la poche intérieure de sa veste de costume, un Opinel pour être tout à fait exacte. Ma dernière heure est-elle arrivée ? Non, loin de là. D’un geste sûr, il scie les liens qui m’entravent les poignets et m’enjoint de me redresser.

— Ne croyez pas que je sois venu avec ma bite et mon couteau, mademoiselle Rossi, tout ça a été savamment orchestré.

— Je ne crois rien du tout…

J’aime qu’on m’appelle mademoiselle.

— Levez-vous et suivez-moi, m’ordonne-t-il en m’attrapant la main pour me guider vers l’entrée de la chambre.

Il pose ses mains sur mes hanches et me soulève du sol pour m’assoir sur la console du couloir. Il se débarrasse ensuite de sa veste puis retrousse les manches de sa chemise blanche pour laisser apparaître ses avant-bras musculeux.

— Je peux ? me demande-t-il en séparant mes cuisses.

— Absolument.

Debout et encore habillé, il m’étreint avec force. Je m’enivre de son odeur, un mélange sel et de la fragrance Eau Sauvage qui me fait vaciller. Love at first smell. Mes seins pointent contre sa chemise, mon sexe en ébullition est plaqué contre son pantalon. Je crains de laisser des traces de moi sur la flanelle de laine bleu marine. Il desserre à présent l’étreinte pour me pétrir fermement les seins, le ventre, puis les hanches avant de passer ses mains sous mes fesses.

— Elles ont la douceur du velours, me susurre-t-il à l’oreille.

— Vous m’honorez.

— Pas encore, mais j’ai bien l’intention de vous honorer, et plutôt deux fois qu’une, soyez rassurée.

Ses mains repassent sur mes hanches avant de trouver le chemin de mon entre-jambe pour le tourmenter. Il se contente de le taquiner et me fait vivre un véritable supplice. Il effleure mon clitoris de la pulpe de ses doigts, sans pression, alors que je meure d’envie qu’il y aille franchement. Il doit sans aucun doute posséder le don de télépathie car il met soudain plus de force dans son geste pour s’emparer intégralement de mon sexe. Les frictions qu’il m’inflige s’intensifient et je prie pour qu’il garde ce tempo. Je sens mon vagin se dilater. À ce moment précis, je meure d’envie qu’il dégaine son engin pour me prendre brutalement, mais il préfère continuer ses jeux de mains. J’entends soudain Tom se plaindre. Je l’avais complètement oublié.

— Je ne suis pas venu ici pour tenir les chandelles ! Si c’est comme ça, je me casse, lance-t-il.

La mine renfrognée, il passe devant nous en hâtant le pas pour ouvrir la porte de la chambre. Il tombe nez à nez avec deux gorilles du service de sécurité de mon partenaire si particulier. Ils s’empressent de ramener Tom manu militari sur le fauteuil du coin de la chambre.

— Où en étions-nous, mademoiselle Rossi ?

— Euh…

— Tom, regardez et prenez-en de la graine, je vous prie !

Il met à présent un genou à terre, non pas pour me demander ma main, mais pour exécuter le plus jouissif de tous les cunnilingus de toute l’histoire du cunnilingus. Il avance mes fesses en bordure de la console afin d’accéder facilement à mon sexe et opère des circonvolutions sur mon clitoris à un rythme rapide et régulier. J’aime son côté persistant, sûr de lui, où aucune hésitation n’a sa place. Je me rapproche petit à petit du plaisir ultime. Au moment où ma jouissance se manifeste par un gémissement venant des tripes, je me réveille en sursaut, le cœur battant la chamade et le sexe parcouru de spasmes.

 

— Ça va ? Tu as fait un cauchemar ? me demande mon mari.

— Non, Macron m’a fait jouir.

— Ma femme est folle.

— Ta femme a des fantasmes extravagants.

— Notre président a vraiment tous les talents, il fait même jouir les femmes. Pas étonnant qu’une majorité de français l’aie dans le collimateur. Il est décidemment très agaçant.

— Mais il n’a pas eu le temps de me prendre comme je l’espérais, quelle frustration. Tu prends le relais ?

— Je ne dis pas non, même si j’ai l’impression d’être le partenaire de deuxième choix. Et je remarque que tu me cocufies également dans tes rêves, c’est charmant…

— … dit celui qui a succombé aux charmes de sa collègue hongroise il n’y a pas si longtemps.

Notre conversation l’a émoustillé, il bande comme un âne.

— Allons droit au but, mon chéri.

— Tu es tellement dénuée de romantisme !

— C’est mal ?

— Non, seulement un peu déroutant. Alors, où en étiez-vous Macron et toi ? me demande-t-il en s’introduisant en moi.

 

Chapitre 2 : Proposition indécente

 

Paul

 

Ma femme ne surprendra toujours. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’elle ait pu avoir une aventure sur son lieu de travail. Je n’ai d’ailleurs rien vu, rien soupçonné pendant tout le temps où elle a entretenu cette liaison avec le fameux Tom. C’est elle qui m’a raconté toute l’histoire un an après les faits. Je suis tombé des nues.

 

Elle m’avait pourtant informé qu’un collègue lui faisait du gringue au bureau et qu’il lui avait proposé de boire du champagne ensemble. Ça m’avait fait rire qu’elle s’offusque devant ce qu’elle déclarait être une proposition indécente et déplacée. Ambre a toujours eu ce petit côté coincé, sans doute dû à son éducation empreinte de traditions d’un autre temps où le sexe est un sujet de discussion non grata. Malgré son exubérance et son comportement olé olé, elle n’a jamais eu une sexualité débridée… jusqu’à cette aventure. Et dire que je n’ai même pas cherché à savoir pourquoi sa libido avait soudain explosé. Il faut être naïf pour ne pas comprendre que quelque chose a changé dans la vie de sa femme quand elle se met à aimer le cul plus qu’à l’accoutumée. Je n’ai pas compris qu’il y avait anguille sous roche, j’ai simplement profité de cette aubaine pour faire l’amour beaucoup plus fréquemment avec elle et essayer de nouvelles positions : chevauchée fantastique, posture de la charrue sur la table de la salle à manger, posture de l’enclume, l’union du papillon… tout y passe. Enfin tout, presque tout car c’est toujours une poupée qui fait non…non…non…non quand il s’agit de la pénétration anale. Cela dit, c’est plutôt rassurant. Ça m’aurait franchement vexé que son amant passager ait été celui qui fasse voler en éclat cette inhibition bien ancrée en elle. La preuve qu’il n’a pas tous les talents.

 

Vous allez me demander si j’ai envisagé de quitter Ambre quand elle m’a révélé les faits qui s’étaient produits un an auparavant. Cette révélation m’a froissé, je ne vais pas le nier, mais la métamorphose de ma femme est tellement réjouissante que non, cette idée ne m’a pas traversé l’esprit. Après une longue période de confinements, elle a sûrement eu besoin de retrouver une certaine forme de liberté, liberté qui s’est exprimée de cette façon. Elle a également permis à notre couple de retrouver un certain élan. Il est possible que la routine dans laquelle nous étions en train tomber ait pu nous être fatale à terme. Quitte à passer pour un désaxé, je persiste et je signe : Ambre a bien fait de vivre cette aventure excentrique.

 

Et puis de mon côté, j’ai failli céder à la tentation d’une collègue hongroise il y a quelques mois. Ça en est resté au stade du flirt, je n’ai eu le temps de l’inviter à déjeuner que trois fois et de l’inviter à prendre un verre qu’une fois seulement. J’ai merdé en allant déjeuner avec elle un 1er mai, juste à côté du bureau. Un 1er mai, jour férié où Ambre était partie conduire notre fille chez ses parents pour les vacances. Ambre peut consulter les dépenses de mon compte personnel depuis l’Appli de notre banque. Elle a repéré la dépense de 78 Euros au restaurant Angelino le 1er mai. J’avais prétexté des courses dans Paris et une séance de cinéma au Pathé Convention ce jour-là. Ça ne collait pas évidemment. Par ailleurs, elle avait des doutes dû au fait que je rentrais un peu plus tard du bureau depuis quelques temps et bingo, elle avait trouvé le pot aux roses. Le soir-même elle m’attendais dans l’entrée de l’appartement entourée d’une dizaine de sacs poubelle contenant l’intégralité de mes vêtements, une paire de ciseaux dans une main, une bouteille d’eau de javel dans l’autre main, telle la déesse Kali vengeresse et possédée, les yeux exorbités. Je n’ai pas nié les faits, je ne sais pas mentir de toute façon. J’ai mis fin à ce début de flirt fissa.

 

C’est maintenant à moi d’entretenir la flamme. Malgré mon manque de spontanéité et mon côté gentil garçon, j’ai de la ressource. Je n’arrive pas à me sortir de la tête la proposition que Tom lui a faite il y a plus d’un an : l’emmener dans un club libertin. Quel homme n’a pas le fantasme d’aller faire un tour dans ce genre de lieu interdit par les bonnes mœurs après tout ? Pouvoir être voyeur, exhibitionniste et échangiste, la perspective est séduisante. Je cherche à aborder le sujet avec elle sans être lourd, du moins j’essaye. Je tourne autour du pot avant de me lancer.

—C’est quand même cocasse que tu aies fait des recherches sur les clubs libertins de Paris quand ton amant t’a fait cette proposition…

— Cette proposition m’a d’abord choquée comme je te l’ai expliqué, mais ma curiosité a été piquée au vif. J’ai confondu « sex club » avec « strip club » dans un premier temps avant de comprendre qu’il avait réellement l’intention de m’entraîner dans un club libertin.

— Ce mec n’a pas froid aux yeux.

— Il est sans limite et cherche à faire tomber les inhibitions de toutes ses maîtresses éphémères.

— Chapeau l’artiste !

— Oh ça va, tu ne vas quand même pas le féliciter !

— Je suis quand même admiratif de ce qu’il a accompli.

— On ne peut pas parler d’accomplissements à son sujet, il est psychologiquement dérangé.

— Sans doute, mais ce que je retiens, c’est qu’il arrive à ses fins. Enfin pas systématiquement car tu as refusé de l’accompagner dans un club libertin finalement.

— La perspective de le suivre dans ce genre d’endroit me foutait la trouille. La trouille d’être ridicule en baisant devant un parterre de spectateurs, la trouille de tomber sur des connaissances, la trouille de me trouver dégueulasse en fin de compte.

— J’avoue que je suis soulagé que tu ne sois pas allée jusqu’à fréquenter un club libertin avec lui, mais, car il y a un mais, j’adorerais tester ce genre de lieu avec toi.

Ambre reste interdite quelque secondes avant de s’enflammer.

— Vous les hommes, vous êtes tous les mêmes ! Tellement prévisibles… Ras le bol de vos fantasmes d’hétéros de base. Alors tu vas me dire que c’est important de pimenter sa vie de couple après plus de treize ans de vie ensemble, ça je peux comprendre mais…

— Oui, tu peux comprendre car tu ne t’es pas gênée pour pimenter ta vie sexuelle de ton côté !

— Ok, un partout balle au centre.

— Je n’ai pas dit que je voulais faire de l’échangisme, je suis juste curieux de voir à quoi ressemble un club libertin, l’atmosphère, les gens qui fréquentent ce genre d’endroit…

— Tu voudrais qu’on y aille en voyeurs si je comprends bien.

— Exactement. C’est déjà follement excitant d’être voyeurs, et puis je ne suis vraiment pas sûr d’avoir le cran de faire l’amour avec toi devant d’autres personnes.

— Ça mérite réflexion. J’ai quand même l’impression que tu me fais jouer à cap ou pas cap…

— Je te laisse prendre le temps de la réflexion, ma chérie.

Il ne faudrait pas qu’elle tarde trop à prendre une décision quand même. Les vacances de la Toussaint de notre fille Zoé commencent dans trois semaines. Elle va passer dix jours chez mes beaux-parents et j’aimerais bien profiter de cette période « sans enfant » pour nous offrir cette parenthèse interdite.

 

Ambre ne me reparle pas de ma proposition indécente les jours qui suivent cette conversation. Il est possible qu’elle n’accepte pas cette proposition. Tant pis, j’aurais tenté ma chance.

 

Un soir avant d’aller me coucher, je trouve plusieurs vêtements et accessoires sur le lit qui me laissent penser que ma femme va finalement tenter l’expérience au Mask : mini-jupe en cuir, porte-jarretelles et bas.

— Nouvelle garde-robe ? C’est joli tout ça, dis-moi ?!

— C’est sexy, n’est-ce pas ? Ce qui m’embête un plus, c’est la longueur de la jupe, 35 cm, je crains de faire un peu pute habillée comme ça, mais bon, j’imagine que c’est la parfaite panoplie pour entrer dans un club libertin.

— Mais non, tu seras absolument canon. Rien que de t’imaginer en porte-jarretelles, ça me fait déjà de l’effet, regarde !

— Quand est-ce qu’on s’y rend ?

— La première semaine des vacances de Zoé, le jeudi soir par exemple ?

— Très bien. Tu sais que le club n’ouvre qu’à 22h30 ? Tu vas tenir jusqu’à cette heure tardive ?

— Tu te fiches de moi, bien sûr que je tiendrai le coup.