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Coming Out Vol. 2: L'Initiation
Jean est un jeune homme aux traits fins de 20 ans. Il vient de quitter sa petite ville de province pour monter à Paris.
Il se sent pousser des ailes, car recommencer à 0 lui permettra de repartir de 0…n’ayant jamais osé faire son coming out, il veut s’assumer entièrement à Paris et profiter de la vie, ENFIN !
Il se rend dans un bar connu pour sa clientèle gay un peu délurée et dès le pas de la porte…s’y sent comme chez lui…
Il est vite pris en charge par John, un habitué dont la chemise serré laisse apparaître un torse musclé et viril.
John va tout lui faire découvrir…
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Dominique Adam
Coming Out
Vol. 2
Depuis quelques mois, Jean, petit gars du Sud tout juste débarqué de sa province coincée, est en école de coiffeur à Paris.
Sa vie a pris un virage à cent quatre vingt degrés : ses journées sont consacrées à son apprentissage, et ses fins de semaines, à son amant, un Parisien très libéré dont il ne sait presque rien… mais dont il connaît déjà le corps par cœur.
Cet homme sûr de lui, beau comme un dieu, a pris sur lui de devenir son guide dans le milieu gay branché, et ses clubs les plus sulfureux. Depuis le début, Jean se pose la question : est-ce qu’il fait ça juste pour s’amuser ? Est-ce que c’est ça, l’amour à la parisienne ?
Alors, le jour où son mentor trouve marrant de lui offrir un cock ring dans un écrin, Jean se fâche. Il va lui prouver qu’il n’est pas un simple jouet…
La journée de travail se termine. Caroline taquine Jean : alors que tous les autres au salon de coiffure en ont marre des clients, des odeurs chimiques, tous traînent la patte et sont à cran, lui au contraire a les yeux qui brille. Plus la soirée s’avance, et plus il est joyeux, dynamique, presque euphorique.
« Tout à l’heure, la patronne m’a demandé si tu prenais quelque chose. J’ai dit que non, mais... »
« Non, je suis un vrai petit ange, » rit Jean en retirant son tablier. « Je suis juste amoureux. »
Et plus l’heure avançait, plus l’homme de ses pensées se rapprochait de lui… jusqu’au moment où dix huit heures sonnèrent ; au même instant, John apparut derrière la porte vitrée, radieux comme toujours dans sa tenue digne d’un mannequin de chez Armani. Bien sûr, il ne venait pas pour une coupe. Cet homme fréquentait certainement un salon de coiffure bien plus chic, dans les beaux quartiers de Paris.
Jean était toujours tout ému quand son amant venait le chercher à la sortie du travail. Il commençait à s’attacher à cet homme mystérieux beaucoup plus que de raison. Mais d’un autre côté, il complexait aussi à l’idée de lui exposer sa petite vie minable, celle d’un employé stagiaire dans une boutique minuscule et sans prétention, à peine capable de lui payer un café dans les bars chics que John aimait fréquenter.
Sans montrer ce qu’il ressentait à Caroline, il salua son amie et fila retrouver John, qui l’entraîna, comme d’habitude, en virée dans un nouvel « endroit extraordinaire qu’il devait absolument lui montrer. »
John, de son côté, semblait ravi d’avoir déniché ce jeune homme naïf qui ignorait tout de la vie nocturne parisienne. Il avait manqué sa vocation de guide touristique, comme lui disait Jean pour rire ; mais au fond, il ignorait ce que faisait son charismatique amant. Chaque fois qu’il voulait lui poser des questions personnelles, John éludait ; même ce prénom qu’il lui avait donné n’était probablement pas le vrai.
« Parfois, je me demande si tu n’es pas en fait un père de famille nombreuse, comptable dans une morgue ou que sais-je encore, » plaisanta Jean en lui emboîtant le pas dans l’escalier du métro – mais au fond, c’était une possibilité réelle, tellement il en savait peu.
« Agent secret, plutôt ! » renchérit immédiatement John. Son tempérament joueur et imaginatif lui permettait de fuir ainsi la réalité, en faisant miroiter à son jeune compagnon des rêves bien plus intéressants finalement. « Si je te donnais ma véritable identité, je serais obligé de te tuer. Et ni toi ni moi ne voulons ça, bien sûr. »
« Tu pourrais même être un serial killer, » insista Jean. Il ne trouvait pas ça si drôle. Mais il était incapable de résister au charme ravageur de son amant, et celui-ci éteignit tous ses scrupules rien qu’en lui envoyant un clin d’œil et un sourire. Ce n’était pas de la confiance ; c’était de l’émerveillement.
Tout en le suivant aveuglément, Jean s’aperçut qu’ils s’éloignaient cette fois du centre. Ce n’était pas courant. D’habitude, toutes leurs sorties festives avaient lieu dans un périmètre bien délimité autour du Marais. Cette zone protégée abritait bien assez de festivités pour s’amuser jusqu’à la fin des temps.
Rien de casanier là-dedans, pas question de s’asseoir et [...]
