Couleur figue - Al Barlino - E-Book

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Al Barlino

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Beschreibung

Au départ et c'est aussi la clé d'une énigme, il y a une coupure de journaux qui fait mention de la découverte dans le grenier d'un sanatorium de deux films inédits des frères Lumière. Le narrateur qui pourrait être l'auteur revient sur son enfance y compris le premier jour de sa vie et se remémore la vision des films Lumière qui lui avait été proposée par un vieil ami de la famille. Il se prend d'amitié pour cet homme qui l'intrigue et lui fait partager sa passion pour les premiers films. Ceci fera naitre en lui une quête de vérité existentielle et le conduira en un lieu qu'il connaissait déjà. Le récit évoque en parallèle l'histoire médicale actuelle et passée. C'est une fiction qui conjugue l'art épistolier avec la personnalité d'un enfant qui se construit pas à pas depuis le plus jeune âge.

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Seitenzahl: 311

Veröffentlichungsjahr: 2022

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RAPPEL SOMMAIRE

Paragraphes (Citations thèmes)

In limine (A. Lumière- Conformisme )

Les émois du premier mois (A. Moravia-Liberté)

Sœuranité (A. Lincoln- La vie)

Parler de ses peines (A. Camus-Peines)

Les redites de l’histoire (J. D’Ormesson-Banal)

La recherche du temps présent (J. D’Ormesson-Athée)

Les premiers seront les derniers (E Morin-L’aventure)

Verbatim (Fénelon-Liberté)

La lumière du plateau (A Comte-Sponville-La mort)

La drôle de guerre (JP Algoud-Liberté)

... Et la lumière fut (Tatsuo Hori-Humanité)

Les lumières de la vile (M. Proust-Beauté)

Village people (Stirling Moss-Tranquility)

L’incompris (H. Laborit-L’erreur)

Les couacs, il en coûte (G.Flaubert-La bêtise)

Secret area (W. Allen-La réponse)

Arrête ton cinoche (L.Lumière-Une invention)

Amitiés sociales (J. D’Ormesson-Le temps)

L’homme et son secret (Socrate-Mon corps)

Deviens qui tu es (S. Kierkegaard-Le passé)

Cursus honorum (J. Gracq- Vie littéraire)

Le prestige en berne (G. Flaubert-Sensible)

Le passe sanitaire de Toto (P. Modiano-L’imaginaire)

Dedee (P. Verlaine-Fréquentations)

Une histoire donc… (A. Moravia-Amour propre)

Si Jane m’était contée (M. Darrieussec-Famille)

Mon oncle… (J. Rostand-Vérités)

Nuit câline… (Montaigne-De l’amitié)

Jane (O. Ruiz-Exilé)

Si la photo est bonne… (C. De Gaulle-L’ordinaire)

Les dents de l’engrenage(C. De Gaulle-L’intelligence)

L’improbable question (S. Beauvoir-Libre)

L’exil d’un combattant (P. Calamandrei-Simplicité)

Tutta la storia (Aristote-Reconnaissance)

Confinium (H. Laborit-Liberté)

Avertissement:‘’Couleur figue’’est une fiction. Le lecteur qui souhaiterait y voir des ressemblances avec la vie réelle ou des personnes réelles le fera sous sa propre responsabilité. Le roman est certes inspiré de faits observés ou entendus mais pour l’essentiel, il s’agit de choses inventées à part bien sûr les personnalités célèbres qui ont existé et qui constituent l’arrière plan sociologique d’une histoire romanesque. Le récit est conçu à partir d’une simple brochure de journaux révélant une découverte étonnante et inexpliquée qui peut laisser libre cours à l’imagination.

Si je suis dans mes livres c’est que je suis comme le peintre qui inclut les traits de son visage dans un tableau pour indiquer celui des personnages qui pourrait être lui.

Autofiction, comme on dit.

L’auteur

La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement.

John Joseph Powell

Les titres et courtes citations qui apparaissent en début de paragraphes illustrent les thèmes et le sens de la fiction. Ils montrent que des célébrités peuvent avoir agi et pensé différemment quand les questions qui se posaient à tous étaient de leur temps, de leur époque ou de leur ressort..

In limine

La grande plaie de l’humanité c’est le conformisme.

Auguste Lumière 1862-1854

Au début des années 2000, un article de la presse locale avait retenu mon attention, car il relatait un évènement extraordinaire et inexpliqué:

‘’Dans les greniers d’un sanatorium de mon village furent trouvés des films des frères Lumière inédits, ainsi que le matériel pour les regarder: le fameux Cinématographe qui pouvait servir également de projecteur et de caméra!’’

Il me faudra dire une fois pour toutes pourquoi et comment j’écris, du moins je le pense. Diantre! Quelle importance? Aucune, si ce n’est que ma plume ou mon clavier pour faire plus moderne sont une réalité, et même la seule réalité tangible qui, à ce qu’il me semble, puisse avoir un impact réel et sur la forme et sur le contenu de mes textes. La plume c’est cette chose magique qui peut passer en sens inverse la barrière du vivant ou de cette carapace pourtant fragile que je me suis forgée au fil des ans. C’est cette chose qui peut redonner à voir le sensible aux yeux du monde, le reste de ce qui s’est imprimé en dedans et que nul ne peut voir, le reste de ce qui a frappé l’imagination sans trop abîmer l’esprit.

Les claviers depuis toujours ou du moins depuis longtemps ont aidé et accompagné les écrivains modernes cependant je pense et je persiste à penser que mon écriture ne trouve vraiment sa pleine mesure que lorsque je suis un stylo à la main, rejoignant ainsi ou imitant ainsi les rédacteurs des plus belles pages écrites. Est-ce à dire que le clavier cet horrible instrument qui m’oblige à taper des mots et non plus les écrire serait à proscrire? Non, bien sûr que non, je suis d’une génération qui s’est vu imposer l’usage des claviers d’ordinateurs donc j’ai appris à m’en servir mais je ne donne à cet instrument qu’un pouvoir limité, tout au plus celui de reproduire mes textes, de corriger les coquilles et de compléter mais en aucun cas celui d’être une première ligne disons littéraire... Tant et tant de textes rédigés de ma main juste en tapant sur un clavier m’ont montré que j’y perdais beaucoup et que parfois cette sorte de ‘’triturage ou de malaxage maladroit’’face au clavier m’avait trop éloigné de mon sujet, m’incitant à faire du texte là où je croyais faire du style et à délayer tout bonnement quand je croyais préciser… Mon texte devenait saucissonnés et abscons en raison d’une pratique dactylographique qui manquait de fluidité. Mon Dieu, permettez que je l’invoque aussi, je mesure à présent tout ce que les assistantes dévouées à produire des textes de qualité pouvaient apporter de plus aux écrivains qui ne faisaient qu’écrire et noircir des pages de papier. Je ne dis pas‘’taper’’car c’est précisément cela qui casse le rythme d’un texte et ce n’est pas ainsi que fonctionnent leurs neurones délicatement soumis à des doigts de fées.

C’est ainsi que je commence mon nouvel ouvrage… J’ai dans l’idée de raconter une histoire ou du moins de dérouler une vision du monde qui est la mienne. Mon pays est confronté à une crise sanitaire qui permet à tout un chacun de mesurer ce qu’est la puissance de l’argent dans le monde et combien il est périlleux voire inutile de s’opposer à la doxa ou au dogme officiel même si on a de sérieuses références scientifiques à lui opposer… J’ai grandi quelque part dans un petit quartier situé aux sources d’une rivière appelée l’Albarine dans l’Ain… Je suis le petit Cino, né au centre de la terre, j’ai été cet enfant qui a grandi là-bas quelque part dans cette ville cluster que je définis ainsi par analogie avec le présent et justement aussi parce qu’elle ne l’était pas, ni pour moi ni pour personne, même si ses habitants avaient craint justement qu’elle le devînt au début du siècle dernier…

C’est depuis cette ville dont je suis originaire et dont je ne puis me résoudre à me détacher malgré la césure du temps que je veux m’exprimer. Ce que nous écrivons est toujours marqué du sceau de notre époque mais aussi de l’époque où nous l’écrivons. Cette pandémie qui a brisé ma créativité, monopolisé mon attention deux années durant a pollué ma plume, ma dialectique ou ma rhétorique en la brouillant indirectement avec une espèce de déliquescence verbale sur les onde. Il est clair que se plaindre du Covid19 en 2021 ne présentait aucun intérêt et encore moins de critiquer la gestion des gouvernements. A toute sorte de réserves, idées ou critiques que l’on pouvait se sentir fondé à formuler on peut s’entendre dire ni oui ni non, et même pas répondre en fait:

«Comme vous y allez, c’est une pandémie voyez vous ça? Difficile de gérer une pandémie, incertitude, imprévu etc.»

Une pandémie tout le monde sait ce que c’est à présent. Ça se définit avec des mots que l’on croit inventés pour la circonstance.

«Mais oui c’est une pandémie, rendez vous compte, une pandémie, c’est mondial, c’est pour tout le monde pareil!»

Le gigantisme de la chose invoquée n’a pour corollaire que l’extrême petitesse de la cause dont personne ne remarque le côté plutôt insignifiant. Bref si la science dans sa grande sagesse pouvait classer les mots par ordre d’importance et d’utilité pour elle, je voudrais bien voir figurer quelque part le mot vecteur associé à d’autres comme par exemple contamination ou transmission, circulation et diffusion, avec l’intermédiation cognitive. Cela conduirait à se poser d’autres questions comme celle de savoir quels sont ces vecteurs qui donnent tant d’importance à cette toute petite chose insignifiante. Cependant peut-être que raconter une histoire, évoquer ce que sont les ambiances, les réactions et le comportement des gens serait d’un éclairage nouveau, pour les générations qui vont suivre et qui vivront sans doute ce que nul n’imagine qu’ils vont vivre comme nul n’avait pu imaginer ce que nous allions vivre, ni ce que ma génération a vécu ni celle de mes parents qui ont connu le désastre de la ligne Maginot et encore moins celle du siècle de mes grands parents ou arrière grands parents confrontés aux guerres et aux épidémies qui ont laissé une marque indélébile dans l’inconscient collectif...

J’entends et j’écris pour ceux évidemment qui pourront agir utilement et ne verront pas écourter leur existence du fait de la vie moderne, bien que, quoi qu’il en soit, je pose comme axiome que toute mort n’est pas inutile au regard de l’avenir de l’humanité pour peu que celle-ci porte encore le regard et le respect qui se doit à ses défunts, pour peu que l’on ne confonde pas mourir et se sacrifier à la cause publique. Que les vaccins anti-Covid aient causé des morts en France en même pas six mois de l’année 2021, vrai ou pas vrai ne semble pas même digne d’être évoqué, mais si c’est vrai, ne devons nous pas au moins à ces victimes les honneurs de cette autre‘’guerre’’invoquée si promptement par un jeune Président fort peu à l’aise avec les questions de stratégies militaires? Toute guerre a ses héros mais qui sont-ils. Ont-ils au moins la protection de Minerve? Est-il acceptable que leur sacrifice soit jeté sous le tapis comme une poussière d’étoile que l’on voudrait dissimuler au motif qu’il faut d’abord atteindre une pseudo immunité collective avec son cortège de sacrifices... Je me garderais de trancher sur un sujet aussi épineux et sensible mais la question est posée au regard de l’histoire et dépassera largement le cadre de mon indignation personnelle pourtant ajoutée à beaucoup d’autres. Quand j’écris, j’ai dépassé le stade de la réflexion ou de la démonstration qui pourrait convaincre des sceptiques, je le sais. Le temps d’un livre avec les corrections, je sais par exemple que‘’la ligne Maginot vaccinale du Président’’n’a pas marché, mais ils sont en responsabilité, comme ils disent et le management par les sondages préservera sans doute leur avenir sanitaire aux manettes de la santé publique… Personne n’aurait fait mieux dit-on! Ni pire ni mieux? Peut-être, mais autrement c’est sûr, pour ne pas dire autre chose...

A propos de la stratégie de crise de mon pays directement calquée sur celle des États Unis et de la Chine, je constate que la peur touche même les puissants tétanisés qui font tout pour être dans les premières embarcations comme pour le Titanic. La question de savoir comment on traite nos morts est d’un autre ordre et je ne cesse de la poser... Quel sort leur réserve-t-on que ce soit avant ou après que l’heure ait sonné? Quel artiste pourra dire l’indifférence de nos peuples à l’égard des victimes, isolés d’office dans des conditions inappropriées et qui plus est privées de la présence de leurs proches aux moments ultimes de la réunion des familles et de la rémission des pêchés car jugée non essentielle? Questions de croyance, questions de foi me direz vous, oui mais qui aujourd’hui peut avoir la foi dans une parole scientifique de santé publique érigée en dogme et pour ainsi dire arrimée à des intérêts privés qui exclut toutes sortes de moyens adaptés comme des masques qui permettraient la présence humaine et le réconfort mutuel des familles… Ce n’est pas dire le droit que de dire cela, c’est dire l’amour.

Nonobstant toutes autres considérations, il est une chose dont nul ne pourra jamais me faire le reproche et surtout pas ceux qui prétendent vouloir faire mon bien et le bien de l’humanité en m’obligeant, en m’imposant leurs solutions à parfois des problèmes qui ne se posent pas, c’est de vouloir m’extraire justement de ce magma de communications et pressions diverses et variées de toutes les façons que je peux pour que ma pensée cesse enfin d’être attelée via les médias essentiels et financés à la fausse acceptation qui s’instaure dans un pays hyper mondialisé en proie à des phobies. La question du rapport à l’autorité est une question qui me tarabuste depuis ma plus tendre enfance. Qui est qui? Qui au fond est fondé à me donner des ordres, ou à me commander, si tant est que les commandements aient un sens? Qui peut me juger enfin? Qui a le droit? Qu’est ce qui légitime l’autorité?

Nul ne s’en soucie aujourd’hui mais aussi bizarre que cela puisse paraître nul ne m’a jamais expliqué que l’autorité et le droit sont juste les deux faces d’un même argument utilisé par les gouvernants pour agir, éduquer, inciter, mais aussi pour trancher parfois dans le vif sur la question des libertés. Et si le droit ultime rempart des plus faibles vient à se rebiffer, la dictature et le fascisme ne sont pas loin pour imposer ce que les dirigeants jugent incontournable et qu’ils travestissent sous le pernicieux vocable de ‘’l’intérêt général’’ de part une conception du droit qui consiste à répondre à leur besoin et le changer si bon leur semble. Il existe cependant d’autres voies que, sans penser au droit régalien, il convient de rappeler à cette engeance, car d’autres qui comme eux appartenaient aux classes dirigeantes les ont adoptées parfois pour le plus grand bien du plus grand nombre. Pour cela j’ai pensé à ma petite histoire, mais aussi à ceux qui l’ont croisée et dont on ne sait pas tout, ainsi donc aussi les Frères Lumière qui me sont soudainement revenus à l’esprit en plein confinement quand j’entendais dire sur toutes les ondes que confiner était la seule solution la seule option valable puisque c’était le choix qui avait été fait par la Chine face à une épidémie qu’elle ne parvenait pas à freiner dans une contrée aussi peuplée et aussi vaste que la France et ayant un climat similaire. Le simple fait de songer à eux, de revoir leurs films m’a été d’un précieux réconfort et m’a permis de relativiser la situation allez donc savoir pourquoi.

Une certain monsieur Tornet de la Ciotat projectionniste de son état qui fut mon ami, m’est réapparu soudain comme dans un rêve! Il avait connu les frères Lumière et m’avait déjà ému dans le passé au plan culturel, mais aussi aidé pour savoir combien ceux qui m’ont mis au monde et aimé étaient importants pour moi. J’en ai tiré des éléments de réflexion par rapport à ce que je vivais dans la société du Covid & Co. Un moment de la vie, le passage dans le quatrième âge, avec des nuits plus longues qu’avant, ce dont on peut se réjouir, car elles sont sans brouillard, mais d’une autre nature. Un débat polémique et sans fin, attisé par les médias, complexifié par l’irruption de tous les aspects juridiques, techniques ou scientifiques, mais aussi et c’est bien le pire idéologiques et politiques sous couvert d’un modèle économique qui prétend diriger le monde. Comme le dit une publicité sans cesse diffusée à propos de l’Europe et mise dans la bouche de l’acteur Jean Gabin à qui entre autres parenthèses nul n’a demandé son avis et comparable à autre chose de très flou:

«Nous ne parlons certainement pas de la même maladie».

Oui pourtant les même causes produisant parfois les même effets, il me semble intéressant de proroger cette analogie. Il y en a tellement des analogies qui tendent à réduire une problématique à un seul mot comme le mot vaccination ou le mot Pasteur qui sont plus que contestables que une de plus ne peut pas nuire surtout, que les mots et presque les maux sont les mêmes. Un paradigme du passé, une histoire simple qui rejoint l’histoire des‘’frères Lumière’’dont on peut vanter les mérites sans risque de se tromper. De la phtisie connue d’Hippocrate, mais non datée au covid19 inconnu des médecins et scientifiques, plusieurs millénaires se sont écoulés mais qu’est ce que cela, change au fond? Le nom a changé quand on a découvert qu’il y avait des tubercules dans les poumons des malades, mais c’était bien une sorte de pandémie, aucun pays que je sache n’y échappait mis à part les hautes montagnes et les fonds marins. Elle sévissait partout dans le monde ce qui n’a pas empêché un ministre de la santé français d’affirmer haut et fort que l’on avait jamais connu de pandémie en France et que la Constitution de 1958 n’avait donc pas été prévu pour cela.

L’idée de base, le point de départ des mesures sanitaires était donc que notre constitution était inadéquate, que la respecter dans la situation était impossible et qu’un état d’exception et de guerre devrait dorénavant s’imposer à tous. Ce fut fait dans le silence absolu de tous les élus politiques soumis à un conseil scientifique garantissant la nécessité sanitaire... Nécessité faisant loi donc! Il ne s’agit pas du tout de polémiquer avec des arguties juridiques qui pourtant auraient un fondement, mais de reprendre mon récit d’un point de vue différent même si c’est toujours la même histoire qui m’inspire, à savoir la mienne en tant que citoyen libre de mon pays… Je suis de ceux qui malgré l’approbation de tous ont pu penser que notre constitution et notre pacte républicain n’avait pas besoin d’être mis entre parenthèse pour une durée trop longue quoi qu’il en soit…

Comment mieux illustrer cette idée autrement qu’en pointant du doigt les intérêts divergents et l’inutilité de certaines mesures... Il y a un mot que personnellement je n’aime pas, c’est le mot ou le terme de riches car cela recouvre énormément de qualités et de réalités différentes, mais comment qualifier ceux qui ont doublé leur immense fortune à l’occasion de cette crise du Covid, sans dépenser un centime ni faire un geste gratuit pour la résoudre? L’état de guerre invoqué pour limiter les libertés aurait pu de mon point de vue les inspirer, mais ce ne fut pas le cas, la preuve que ce n’était qu’un prétexte pour agir autrement. Il m’est apparu que c’est en observant l’attitude adoptée par cette catégorie de citoyens et en la comparant à ce que d’autres firent en d’autres temps lors des grandes épidémies que je pouvais me faire une idée de la situation, car au lieu de s’enrichir de façon outrancière, certains acteurs d’un passé récent ont choisi d’agir efficacement et bénévolement voire à titre onéreux pour lutter contre une catastrophe sanitaire, et ce, sans penser devoir légiférer sur la liberté de tous.

Oui j’ai bien dit mon histoire, pour autant qu’elle ait un sens pour quelqu’un… Mon histoire en tous cas c’est tout sauf une autobiographie. A quoi cela servirait-il? Valeur d’exemple? Non! Juste un truc: consistance du réel. C’est pour cela que c’est juste une histoire que je raconte, car il y a un point de vue qui fait que l’expérience est multiple et ce n’est pas une lanterne qui ne pourrait éclairer que le chemin parcouru, mais aussi le présent et l’avenir quand on voit comment il est balisé par le système des autorités et aussi limité soit-il... C’est comme le cinématographe des frères Lumière focalisé sur la vie en général, certes en noir et blanc mais ça n’empêche pas de voir les couleurs qui nous venaient d’un autre temps et cela a pu servir de révélateur à beaucoup de gens. Des images du monde qui ont aussi éveillé mon âme d’enfant, me faisant comprendre très tôt d’où je venais et qui j’étais au présent, avec une vision du monde tout aussi importante que celle générée des années plus tard par l’étude des grandes civilisations notamment les Celtes, Étrusques, Gaulois ou Romains incontournable pour comprendre ce que je vivais…

Les émois du premier mois

Qu’est la vérité, en effet, sinon ce qui est évident pour tout le monde et considéré comme inattaquable ?

A. Moravia 1907-1990

Pas loin des sources de l’Albarine qui est une rivière mais aussi un sanatorium qui porte son nom, il y a une petite fontaine; j’ai envie de dire ma fontaine, car elle a bercé mon enfance, il ne faut jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau… Ceci pour ceux qui me croient réfractaire à toutes formes de tentations cupides, ce qui est vrai à part de devoir vivre de mes revenus nécessaires et utiles ce qui me distingue des envieux et des vrais riches en deniers. Cette belle fontaine faite de pierre partiellement recouvertes de lichens avait cessé de couler pendant des années, mais je suis heureux de constater que des gens bien intentionnés ont fait en sorte de lui redonner vie après un très long sommeil au sec, ce qui m’a rendu la joie de la revoir et l’entendre chanter comme avant… Avant j’avais 2,3 ou 7 ans et l’eau en était potable et délicieuse… Ma famille m’envoyait souvent remplir des bouteilles à cette source non loin du petit cottage que l’on habitait rue des Fontanettes. Oui, c’était moi d’aucuns l’auront deviné, ce p’tit Cino des sources de l’Albarine qui allait guilleret au bout du chemin, chantonnant le bel air de la‘’claire fontaine, m’en allant promener’’, c’était moi juste moi. Le même moi que celui qui rendait visite aux chères sœurs de Mazière croisées à la fontaine pour remplir leurs pots d’eau tout au bout du chemin des Cottages et qui s’émerveillait de leurs magnifiques parterres de fleurs...

Je pouvais être, je suis donc ce personnage que j’ai crée et qui change souvent de nom, mais peu importe, car en effet ce n’est pas autobiographique, mais autocentré et auto sensible comme l’image sur une pellicule… Évidemment je n’étais pas le seul à avoir grandi dans les années cinquante, mais comme nos sociétés ne fêtent que les centenaires et que les humains sont assez peu nombreux à fêter le leur, il convient de parler d’il y a cent ans avant que l’âge ne nous l’interdise. Sans vouloir se prendre pour le maître apprenti des horloges, on peut donc raisonnablement penser que l’eau est en mesure de donner au temps sa véritable patine quand on parle d’une période que l’on a connue et lors d’une période que l’on a vécue; des choses qui ont existé au moins de par nos connaissances quand on était vivant. Si je parle de l’eau, c’est que l’eau me ressemble, l’eau retourne toujours à la mer, mais elle ne passe jamais quelque part sans y laisser quelque chose, et sans entraîner avec elle quelques limons pour fertiliser les plaines, je ne l’oublie pas.

En 1949 sévissait encore le mal, ma mère et mon père s’en étaient plus ou moins remis mais la peur de cette étrange et terrible affection restait dans tous les esprits car beaucoup en mourraient. Elle était pourtant connue depuis des siècles mais la science lui avait donné un autre nom, comme ce sera le cas pour le Sars-cov2, différent du premier sars-cov et qui sera baptisé Covid19 pour en désigner la maladie, et le dater, tout le monde le sachant à force de l’avoir entendu rabâché sur les ondes au féminin ou au masculin. Le mot syndrome inclus dans le sigle précédent étant donc devenu insuffisant pour désigner cette maladie, il aura donc fallu inventer un autre terme tout aussi vague, si ce n’est plus pour le grand public.

La tuberculose ne s’appelait plus phtisie car elle était mieux connue. Ceci en partie grâce au savant allemand Koch qui découvrit en 1882 le bacille qui en était la cause. Ce sont des choses simples à comprendre. Il y a eu des progrès mais la maladie faisait encore des ravages dans la population plus de vingt cinq ans après les premières vaccinations survenues en 1921 avec le BCG, grâce aux travaux des français Calmette et Guérin qui avaient découvert qu’une immunité individuelle pouvait être conférée par la présence du bacille dans le sang. (Premières vaccinations à l’hôpital de la Charité de Paris). En ce temps là, les vaccins du moins certains portaient le nom de leurs inventeurs. Les maladies avaient des noms divers et variés qui n’évoquaient pas toujours leurs effets comme les mots syndromes ou tubercules et comme on ne connaissait pas les mutations, on y allait de tous les vocables du style, grippe espagnole, grippe asiatique ou indienne et il ne faisait pas bon vivre avec toutes ces menaces sur la tête à moins d’être un enfant insouciant comme je le fus...

On en parlait à l’époque, mais autrement et sans doute beaucoup moins qu’aujourd’hui, cependant qu’aujourd’hui la menace est vécue comme économique plus que sanitaire et que dans l’économie, il y a la publicité et l’audimat, ce qui fait que les chaînes essentialisés offrent des plateaux télé avec tout un aréopage d’experts (c’est ce qui coûte le moins cher comme émissions) qui prétendent délivrer une parole de santé publique quasi officielle ou bien la parole que les autorités doivent prendre en compte le plus vite possible (on ne saurait y déroger) pour tenir compte de leur savoir incontournable et infaillible ou permanent, exprimé haut et fort en cette occasion historique inespérée.

J’ai vu le jour tout près d’un lac dans la ville de Nantua, loin de toutes sortes de médias un jour de septembre et pour rejoindre la station‘’climatique’’d’Hauteville-Lompnès où nous habitions, ma mère et mon père venu me voir avaient pris le petit train qui reliait les deux petites cités de l’Ain… Ce train comme il y en avait beaucoup sur le territoire et fut immortalisé par la pellicule des frères Lumière ressemblait plutôt à un omnibus ou un tramway... Quand on est âgé de quelques jours il n’est pas possible de dire ce que l’on ressent mais on l’exprime autrement que par des mots. Le bébé communique et réagit à son environnement. On dit aussi que le bébé ressent ce que ressent sa maman. Je dois donc me baser sur ma maman pour savoir ce que je ressentais à cette époque. Quelque chose qui à ce que l’on dit, aurait pu avoir un impact sur ma vie future. On ne cesse de dire des choses étonnantes à ce propos, il faut donc que j’en dise une de plus.

L’amour est essentiel on l’a trop oublié, essentiel en lui même mais aussi dans la manière dont il s’exprime. Ma mère vivait un grand amour quand je suis né c’est pourquoi sa première idée fut d’écrire à mon père ou tout au moins de prendre la plume pour le lui rappeler et c’était la première fois que je vivais un autre évènement que celui de ma naissance, après avoir vu ma mère et mon père de mes yeux. Pour tout dire je dormais peut-être mais c’était la première fois que l’on parlait de moi dans une lettre. Je situe la scène:

Ma mère, elle vient d’accoucher, son enfant a douze heures, une demi journée, le symbole est fort, son avenir déjà est tout tracé, il sera un lover, il aimera et rendra sa femme heureuse. Le petit Cino dont le nombril suinte encore, il est le ciment de leur couple, l’enfant du bonheur et de l’amour en ces temps difficiles après toutes ces années de guerre et de disette. Il est bien difficile à tout ceux qui n’ont pas connu cela de comprendre ce que fut la guerre, la maladie, la souffrance des corps insuffisamment nourris. Les mots sont là, naturellement il y a l’amour, mais il y aussi quelque chose qui ne peut se qualifier autrement que par une date, une année, l’année 1949, j’étais né et bien vivant. Elle seule, ma mère pouvait rendre compte de cet évènement à sa manière avec son stylo à plume, sur une feuille tirée d’un bloc de correspondance grand format…

«Raymond mon amour grand,

Tu viens de partir, tu as vu notre petit à nous rien qu’à nous, il est beau notre fils, je suis si contente si tu savais, il te ressemble, je l’avais vu déjà mais c’est toi qui l’a dit, je voulais tant qu’il te ressemble et je voudrais qu’en plus du physique il ait tout de toi, ton caractère, tes sentiments; je voudrais que plus tard il rende sa femme heureuse comme je le suis, car peut-être tu ne le sais pas peut-être ne le sens tu pas je suis pleinement heureuse près de toi. La vie ne m’avait pas gâtée, peut-être est-ce pour cela que j’apprécie le grand bonheur que tu me donnes, Raymond chéri il ne faut pas que rien jamais ne vienne ternir notre amour, je t’aime fort, très fort, plus que les pauvres mots de tous les jours ne peuvent le dire, je sais aussi que tu m’aimes et maintenant nous avons un petit être à chérir , dis toi bien si parfois tu doutes que tous les deux mon grand et mon tout petit vous êtes tout pour moi.

Je voudrais te dire tout ce qui est en moi, mais je ne trouve qu’une chose à répéter , je t’aime Raymond, je t’aime et je suis heureuse.

J’aimerais que tu conserves ce petit mot, quand notre Cino sera grand tu le reliras et mon amour sera aussi fort.

Ta petite femme L

Le 18 septembre 1949 notre petit Cino vient d’avoir 12 heures.»

La messe était dite, un moment de bonheur, un homme a toujours besoin d’être rassuré, un père aussi. J’étais donc voué pour l’éternité à rendre une femme heureuse, je m’y suis employé autant que j’ai pu, mais surtout à les aimer ce qui parfois ne suffit pas, j’en suis désolé. Ce n’est que onze mois après que se profile à l’horizon une autre naissance peut-être juste en projet et ma mère s’en est confié par écrit à sa sœur, peut-être celle moins attendue apparemment de ma petite sœur, mais ce n’est pas certain.. Elle n’est pas encore dans les tablettes, petite sœur mais l’éventualité de sa naissance qui surviendra un an et demi plus tard est redoutée. Ma maman a donc reçu un mot. La guerre était finie depuis cinq ans. Aimée ma tante écrivait à sa sœur Louise et il y était question de moi. Un enfant était né. J’étais cet enfant, un enfant de ma mère donc de la France mais aussi de l’Occitanie, puisque elle et sa sœur étaient de Montpellier...(Lorsque l’enfant paraît…)

‘’Sœuranité’’

Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie. C’est la vie qu’il y a eu dans les années.

Abraham Lincoln

Écrire c’est au moins en partie être narrateur du présent et du passé. Ces narrateurs de l’époque, il y en avait beaucoup savaient manier la plume et se livraient parfois avec un brin de réticence à ce qui fut un art, l’art épistolier offrant ainsi à la postérité des éléments d’information irremplaçable sur ce que fut leur époque. Aimée la sœur de ma mère, mais aussi ma mère, elles n’avaient pas connu le Covid, en revanche elles avaient connu la guerre, la vraie, pas celle qui consiste à se faire peur et à activer un état d’exception dont on a de droit de se demander s’il n’est pas le pire des remèdes à la crise et au mal dont il tire une légitimité incantatoire...

En 1950 Aimée écrivait à sa sœur une lettre pleine de tendresse, comme on en faisait au siècle dernier avec toute la retenue et la pudeur qui caractérisait cette époque de tradition épistolière… Des mots que l’on ne trouve plus de nos jours, des mots pour rappeler l’importance de ce qui peut avoir un sens à une époque où l’on a voulu redéfinir le mot essentiel, comme si s’inquiéter d’autrui, prendre soin, être là y compris et surtout dans les derniers instants, n’étaient pas des actes essentiels… (En 2021 une écrivaine célèbre privée de pouvoir rendre hommage de sa présence à son père décédé s’en est émue et en a fait tout un livre…) Je reviens sur le style d’écriture, sur le sens même lié au fait d’écrire… Mais que ce soit dû à la plume ou au fait d’être écrivain, que ce soit une réminiscence des lectures passées déjà présentes dans les années cinquante qui les inspirent ou pas, je dois dire que ces textes d’un autre temps me touchent au plus profond de moi-même et que je suis embarqué comme un enfant par la profondeur et la fluidité des phrases qui les composent et me transportent dans une autre réalité qui était celle de ma mère.

«Nice le 16/08/1950

Chère Louise,

Comme tu me l’écris je suis d’une négligence chronique quand il s’agit de prendre la plume. j’ai bien reçu tes lettres et je suis un peu épouvantée des nouvelles de la dernière? Je t’en prie fais attention car ce n’est pas sans inconvénients que l’on joue avec sa santé et dans votre situation un accroissement de votre famille serait un vrai désastre, nous sommes tous très heureux de savoir que votre petit Cino se porte bien. Prenez bien toutes les précautions pour que ça dure et pour vous aussi.

Quant à nous ça pourrait aller mieux. Nous étions partis Damien, Jeannot et moi à la campagne. Le 13 juillet à Nice, la chaleur était intenable. Nous pensions y rester tout le mois d’Août, malheureusement au bout de quelques jours j’ai eu une crise de foie terrible avec fièvre et compliquée à nouveau d’une jaunisse comme au début de ma grossesse. Nous avons dû revenir à Nice et depuis Quinze jours je me soigne. (Régime lacto-végétarien et piqûres intraveineuses tous les jours.) Maintenant ça va mieux mais je suis obligée de continuer jusqu’à la fin, c’est à dire le 20 septembre. Je t’assure que je me rappellerai de cette grossesse moi qui avait eu Damien sans m’en apercevoir.

Avant notre départ les petites sont passé une journée à la maison. Elles se sont bien amusées avec Jeannot et Damien. Anne Marie. change en ce moment, elle s’affermit et dans quelques mois ce sera une jeune fille. Josie est toujours mince mais grande. Ludovic est venu nous voir cette semaine, il venait de les accompagner au train, car elles sont parties en colonie de vacances pour un mois. Les parents Boustin sont venus passer quelques jours avec eux mais je ne les ai pas vus. Je serai un peu en retard pour t’envoyer le mandat. Je pense que cela ne te gênera pas trop. Nous avons en ce moment des difficultés et tout est tellement cher que nous ne savons plus par quel côté réduire. Dès que je pourrai, je t’enverrai quelque chose. Tout le monde t’embrasse sans oublier le petit Cino.

Aimée»

Ma mère pensait beaucoup à ses filles et à sa sœur c’est clair pour moi. Ludovic Boustin lui en revanche il était passé la voir, lui qui avait été son premier mari, lui qui fut un grand résistant communiste. Graine de héros! Cela n’avait pas été suffisant pour qu’elle lui reste attachée pour toujours. J’étais né sous de bons auspices, mais sur un fond de séparation et d’absence ou du manque de ses filles pour ma mère. Tante Aimée n’aura pas eu le bonheur de tenir sa promesse, elle semblait le redouter, mais trois mois plus tard ma mère devait recevoir une lettre cosignée par plusieurs personnes proches d’elle et qui reproduite en l’état indiquait en détail comment s’étaient passés ses derniers jours. Perdre les gens que l’on aime est une chose terrible de toute façon, mais perdre quelqu’un qui vous aime et s’est occupé de vous, quand vous étiez enfant, j’imagine que cela doit être très dur… Je ne saurais dire si le désarroi de ma mère a joué sur mon caractère, mais je me pose la question, tellement c’est triste... Orpheline depuis l’âge de quatorze ans, elle avait aussi perdu deux autres sœurs et elle apprenait donc ainsi la disparition de sa sœur bien aimée. J’avais douze mois et trois semaines, mon nombril était à peine cicatrisé depuis un an; ma mère aussi fut privé d’être là, in fine auprès de sa sœur, quand elle aurait tant voulu y être… Je n’en doute pas.

« Le 12/11/1950

Chère Louise,

Tes espérances comme les nôtres ne se sont pas réalisées et malgré la distance qui te sépare de nous, tu dois sentir le vide affreux qui nous étreint depuis que ton mari t’as transmis le message téléphonique d’Alex. Ce dernier qui a lutté avec un courage surhumain jusqu’à la dernière minute m’a laissé le soin de te communiquer les derniers moments de celle qui a été pour toi plus que tout. De retour à Nice, nous étions tous fixés, Aimée était condamnée par la médecine mais il nous était impossible à tous de réaliser qu’elle était perdue, qu’elle allait nous quitter la première, nous sentant tous moins dignes qu’elle de rester sur cette terre et aussi nous nous sommes nourris d’espoirs pendant quelques jours avec des alternances pessimistes et optimistes basées sur la volonté et les moments d’affaiblissement de notre chère Aimée.

Depuis vendredi dernier , hélas elle avait perdu l’appétit et ses moments de faiblesse étaient plus fréquents. Les piqûres la laissant dans un état morbide dont le réveil était nerveux et agité.