2,99 €
Amy
Tout ce que je voulais, c'était rester à la maison et me perdre dans mon roman à l'eau de rose. Je ne voulais certainement pas aller à Miami voir des stripteasers, mais ma meilleure copine Alyssa ne l’entendait pas de cette oreille.
Elle venait de rompre avec son petit ami, et l’univers lui devait alors une folle nuit de luxure avec le meilleur stripteaser de la ville, Drake.
Je n'avais jamais vu un groupe d’hommes enlever tous leurs habits, et pour être honnête, j'avais l'impression que ce ne serait pas mon truc. Toutes ces femmes qui hurlent pour un groupe de gars et pour qui la plupart étaient gays, non merci !
Mais je me suis prêté au jeu, nous sommes allés à Miami, et puis parmi tous ces hommes, Drake apparut... Et, oh putain de merde, mon Dieu...
Puis ses yeux ont trouvé les miens !
Drake
Les femmes qui se jettent sur moi, çà n’est pas trop mon truc, je préfère repérer une femme dans la foule et la désirer entièrement.
Il n'y avait qu'une seule chose à faire. Faire monter cette femme sur scène !
Mais cette fois-ci, tout fut différent, elle avait un tel effet sur moi, mais une chose était certaine… elle n’arrivait pas à cacher son désir pour moi lorsqu’elle touchait mon corps…
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Veröffentlichungsjahr: 2020
Déshabillée – Une Virée Torride
Mila Leduc
J’étais comme à mon habitude assise dans ma véranda, la baie vitrée ouverte, permettant à l’air frais de venir caresser mon visage et adoucir la chaleur de la pièce.
En boule dans mon canapé, je lisais mon roman à l’eau de rose, comme j’aimais le faire.
J’entendis la sonnette retentir dans la maison. Je lâcha mon bouquin sur un des coussins, et me dirigea vers la porte.
Lorsque j’ouvris, je ne fus qu’à moitié surprise de voir ma meilleure amie, Alyssa, en pleurs, le visage couvert de maquillage qui avait coulé.
Je compris à son regard qu’elle était bien là pour la raison à laquelle je pensais.
- “Amy … Mike .. Mike … Mike m’a quitté !!!” dit-elle en se jetant dans les bras, pour la troisième fois ce mois-ci. Nous étions le 10.
J’étais devenue habituée des situations complexes de détresse conjugale.
Je la fis s’installer dans le canapé, lui apportant un verre de citronnade, sa boisson non alcoolisée bien-sûr, préférée.
- “Il faut que tu arrêtes de revenir vers lui à chaque fois, tu sais très bien que ça finit toujours comme ça. Tu es toujours attirée par le mauvais type de garçon. Ca ne peut forcément que finir comme ça.” dis-je, très sérieusement tout en lui frottant le dos.
- “Il faut qu’on parte Amy, j’ai besoin de changer d’air.” dit-elle en s’essuyant le visage.
Je me leva pour prendre mon téléphone.
- “Je vais appeler Will pour voir si on peut lui louer le chalet quelques jours, il me semble qu’il était disponible.”
- “Non, non ! Tu veux que je déprime seule dans les bois ?! Il me faut de l’ambiance, de l’animation, du peps !” dit-elle en se relevant.
Elle pianota quelque chose sur son téléphone et me le tendit.
- “Je nous ai pris des billets pour Miami, on part demain ! On a rendez-vous avec le beau Drake !” dit-elle, toute excitée.
- “Drake ? Tu te fous de moi ?” dis-je en la regardant dépitée et en colère. “C’est qui celui-là encore ?” mes bras étaient croisés, attendant qu’elle me trouve une bonne excuse.
Elle ouvrit un lien YouTube, et me montra une vidéo. Un club, des scènes, des hommes en tenues très légères, des costumes de pompiers, des fesses, des fesses, et encore des fesses, collées devant le nez de ces dames, qui, d’après leurs cris, avaient l’air d’être plutôt satisfaites du spectacle.
Je leva les yeux du téléphone, et la regarda, haussant les sourcils.
- “Des stripteaseurs. Vraiment ?”
Elle tapa dans ses mains à toute vitesse.
- “Ouiiiii !”
Elle reprit immédiatement son “sérieux”, et se lança dans une explication, tournant autour de moi et animant son discours de gestes.
- “Mais, attention. Drake n’est pas n’importe quel,” elle insista bien sur ces deux mots, et fit une légère pause avant de reprendre, “stripteaseur. C’est le stripteaseur le plus prisé de Miami. Il est connu dans toutes les boîtes, clubs et bars de la ville, l’Etat, et même plus loin encore.”
- “C’est pas un peu exagéré là ?” dis-je, très suspicieuse.
- “Chut ! Quand tu le verras, tu comprendras !”
- “Oui oui, le beau gosse de la cité, qui fait chavirer tous les coeurs et les corps, je n’en doute pas.” je leva les yeux au ciel, ironique.
Alyssa me tapa légèrement dans le bras en riant.
- “Arrête d’être comme ça, on va bien s’amuser, tu verras !”
Elle me sourit, et je lui rendis, bien que peu convaincue.
- “Bon, prépare bien tes affaires, et n’oublie pas de prendre des tenues légères, il paraît qu’il va faire très chaud …” dit-elle, un sourire en coin. - “Tu n’es pas censée être en déprime amoureuse toi ?” dis-je, moqueuse.
Elle se dirigea vers la porte en riant, et cria en sortant.
- “On se voit demain à 9h ! Bisous poulette !”
Je soupira, sachant qu’il était déjà trop tard pour que j’essaye de m’enfuir.
Toutefois, je ris tout de même.
Il n’y avait qu’Alyssa pour me faire quitter le Colorado sur un coup de tête pour aller voir des hommes exhiber leurs corps parfaits aux yeux de tous.
Je ne savais pas comment me sentir face à cela.
Bien-sûr, du haut de mes 25 ans, j’avais déjà eu des petits-amis, et même quelques aventures, le corps masculin ne m’était pas inconnu, mais, ce n’était pas forcément mon truc.
Mes yeux tombèrent sur mon roman à l’eau de rose. Je souris à moi-même.
Voilà, ça c’était moi, mon truc.
Mais, après tout, peut-être que cette escapade pourrait me faire du bien, à moi aussi .
Enfin, c’est ce dont j’essayais de me convaincre.
Le lendemain, à 9h très précisément, on sonna à ma porte.
Lorsque je l’ouvris, je découvris comme je m’y attendais une Alyssa, resplendissante. Qui eu cru que la veille elle était en pleurs devant chez moi ? C’était un de ses secrets ça, être parfaite en toutes circonstances.
Après quatre heures d’avion, nous arrivâmes enfin. La chaleur m’écrasa.
Nous louâmes une voiture pour pouvoir nous déplacer sans avoir à prendre les transports en commun. Alyssa, qui était une habituée de cette ville, nous conduisit dans un hôtel où elle semblait être bonne cliente, vu la chambre qu’on nous y attribua.
Enfin, je devrais plutôt dire la suite, même.
- “Tu as couché avec le patron, c’est ça ?” dis-je en me retournant vers elle, un sourire en coin.
Elle me regarda avec des yeux “innocents”.
