Duo LD HEART - LD HEART - E-Book

Duo LD HEART E-Book

LD HEART

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Beschreibung

Colocation sous tension 
Candice et Nate sont amis et colocataires depuis plusieurs mois quand un jeu de séduction les pousse à explorer les limites de l’autre. Les plaisirs de l’un assouviront-ils les désirs de l’autre ?

Entre sentiments inavoués et jalousie, la colocation s’annonce sous haute tension.


Tu m'appartiens 
Lucy est une jeune sportive qui tombe sous le charme de son coach, mais elle a 17 ans et pas lui. Parker n’est pourtant pas insensible aux charmes de la jeune femme, mais tout se complique quand il devient son beau-père. Vont-ils oublier ces moments passés ensemble ou céder à la tentation, aussi interdite soit-elle ?

Peu importe leur choix, leur histoire n’épargnera personne.


À PROPOS DE L'AUTRICE

LDHeart est une jeune auteure de 32 ans qui a fait ses débuts il y a moins d’un an sur Wattpad. Elle s’y ait fait connaître pour ses histoires d’amour et d’érotisme. Au début un passe-temps, l’écriture est devenue une passion qui accompagne son intérêt pour la lecture. Épouse et mère comblée c’est en tant que femme épanouie qu’elle entame un nouveau chapitre de sa vie. LDHeart souhaite faire de cette nouvelle aventure dans l’édition, une véritable carrière.

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Seitenzahl: 210

Veröffentlichungsjahr: 2023

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Colocation sous tension

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LDHeart

 

 

 

 

CHAPITRE1

 

 

 

Comme chaque jeudi, Tom, Jeff et Nate se préparent à leur grande soirée poker. Nate est mon colocataire depuis un an et les deux autres zigotos sont des joueurs de son équipe de basket. Tous les trois sont très gentils et vraiment très canons, ils sont célibataires et aiment la chasse aux petits culs, c’est pas moi qui le dis, c’est eux.

 

Comme toujours au téléphone avec Maggie ma meilleure amie, je n’ai pas entendu les garçons s’installer autour de la table alors que je sers de croupière ce soir. Je suis ce que l’on appelle communément une mauvaise perdante, alors ils m’ont interdit de jouer avec eux cette semaine.

Je vous l’accorde les pourrir pendants des heures parce qu’ils ont mieux joué que moi, ce n’était pas cool, mais merde, ils auraient pu me laisser gagner, je suis une femme !

 

Oui, j’utilise très souvent cette réplique, depuis que j’ai découvert que ces trois petits mots m’offraient un tas de privilèges auprès de ses messieurs.

Quand Nate ronchonne parce que je suis un peu trop longue dans la salle de bain, c’est normal, je suis une femme, j’ai besoin de me chouchouter un peu. Quand je prends la dernière bouteille d’eau au frigo alors qu’il fait 40° dehors, c’est normal, je suis plus fragile. Quand je commande des sushis alors qu’il rêve d’une pizza, c’est normal, je dois faire attention à ma ligne pour rester jolie et patati et patata..... Sauf que !

 

Pour me punir de mon comportement qu’ils jugent trop «casse-couilles», ils m’ont obligée à être la croupière ce soir dans une tenue, très, très féminisée si je veux rejouer avec eux un jour. Me voilà percher sur des talons de quinze centimètres dans une robe tellement moulante que je n’ai pas pu mettre de sous-vêtements. La longueur de celle-ci ? Disons simplement que si je me penche un peu trop, ils auront une vue directe sur ma salle de jeux privée. De plus, le bas est tellement court et le décolleté tellement plongeant, que lorsque je tire un peu dessus pour cacher quelque chose, je dévoile autre chose, Grrrr... je les déteste !

 

- Mag’ je te laisse, les mecs m’attendent pour commencer. Je te rappelle demain, bisou ma belle.

 

Je fais mon entrée dans le salon sous le regard éberluer des trois jojos, qui tout à coup ont un air du loup de Tex-Avery. J’agis comme si la situation était tout à fait normale, je joue de mes atouts sous leurs yeux en me mouvant avec sensualité et cela semble les avoir hypnotisés. Je me penche légèrement vers Jeff pour récupérer le paquet de cartes qu’il tient dans sa main, suffisamment pour qu’il aperçoive la naissance de mes seins, puis lui souffle avec une voix suave.

 

- Donne-moi ton paquet, je vais m’en occuper, il parait que j’ai un bon coup de poignet.

- Hein…quoi ? Mon quoi ?

 

Il bave presque sur la table, les yeux perdus dans mon corsage, c’est hilarant, je pose mon index sous son menton et lui redresse la tête.

 

- Les cartes, il parait que je suis doué pour les mélanger.

- Les cartes.... Oui...bien sûr, tiens, prends-le.

- Merci mon mignon.

 

Je lui souffle un baiser puis prends ma place, debout, à l’opposé de la table de jeu. Tous les trois essayent de se réajuster plus ou moins discrètement, je suis à deux doigts d’exploser de rire devant leur léger inconfort.

 

- Alors les garçons, prêts à commencer cette partie, je vous avoue que je suis toute excitée, moi.

 

Ils émettent un semblant de oui général et les premières cartes glisse sur le tapis. Comme toujours la jambe droite de Tom s’active nerveusement, ce qui indique que son jeu est plutôt bon et c’est à partir de maintenant que les parties deviennent drôles.

Les garçons le chambre à tout va et tentent de le déstabiliser pour qu’il dévoile son jeu, mais notre ami est malin et tient bon.

 

- Tapis !

- Tu es sur mon pote ? Tu te précipites un peu, je trouve ce soir, non ?

- Oui tu as raison Nate, je crois que notre ami est un peu trop sûr de lui, hum, hum, attention.....

- Fermez là, et montrez-moi vos cartes enfoirées !

- Et bien messieurs, faites vos jeux.

 

La partie s’est terminée dans la bonne humeur et je suis enfin descendu de mon perchoir, la vache j’ai les pieds en compote. C’est quatre bières en main que je m’apprête à les rejoindre dans le salon après avoir été désignée comme serveuse, quand je surprends une conversation entre Nate et Tom.

 

- Alors tu en es où avec elle ?

- Toujours au même point.

- Nate......

- Je sais.

- Mais pourquoi tu ne fais rien ? Je suis sûr que..........

- Tu n’es sûr de rien et si je fais le con, je la perdrais pour de bon. C’est trop risqué.

- Alors quoi ? Tu vas regarder la fille qui te plaît partir avec un autre et quand ont fera des parties de poker ensemble parce qu’il s’imposera, tu l’écouteras te raconter tout ce qu’il lui fait pendant que toi tu......

- Arrête ! Ne dis plus rien.

- Mec, je ne dis pas ça pour te faire du mal, mais la vie est courte et tu l’as bien regardé ? C’est une bombe, elle ne restera pas seule longtemps, crois-moi.

-..........

 

J’ignore de qui ils parlent, mais je ne comprends pas, Nate ne m’a jamais parlé d’une fille qui lui plaisait, pourquoi il ne m’en a pas parlé ? Je lui dis tout moi.

 

- Lance-toi mon frère.

- Facile à dire... Commence-t-il quand je viens les interrompre pour l’encourager à mon tour.

- Je ne sais pas qui est cette fille, mais laisse moi te dire un truc, si elle ne parvient pas à voir l’homme que tu es, elle est stupide. Tu es beau, drôle, gentil et intelligent, n’importe quelle femme craquerait pour toi.

- Tu vois Nate, Candice est d’accord avec moi mon frère, lance-toi.

- .............

- En plus, tu peux me croire, pour t’avoir déjà vu dans le plus simple appareil, elle serait dingue de se refuser à toi.

- Euh OK......alors moi je veux savoir......comment ça ce fait qu’elle t’a vu à poil ?

- On partage la même salle de bain je te rappelle Tom et une fois je suis entré sans frapper c’est tout, gros curieux, va !

- Si vous pouviez arrêter de parler de moi comme-ci je n’étais pas là, ça m’arrangerait.

- Bon... sur ce…. Les p’tits loups, je vais me mettre au lit. Une dame a besoin de sommeil pour rayonner au petit matin.

- Bonne nuit la chieuse.

- Sois prudent sur la route Tom.

- Bonne nuit demoiselle.

- Rentre bien Jeff. Celui-ci revient de sa pause clope sur le balcon avec les mains gelées, qu’il s’amuse à poser sur mes joues en me faisant un bisou sur le front.

 

Les garçons me font un bisou sur le crâne, étant tous plus grands que moi ils n’ont aucun mal, puis je me dirige vers Nate. Il me tend ses bras comme tous les soirs pour me faire un câlin avant de me dire « bonne nuit, ma belle». Il dépose un baiser sur mon épaule et inspire mon parfum, j’incline légèrement la tête sur le côté pour lui déposé à mon tour un bisou dans le cou et lui demande s’il passera vérifier si des monstres se cachent dans ma chambre avant d’aller dormir.

 

- Évidemment, je suis l’homme de la maison, je dois assurer ta sécurité ma belle.

 

Je souris, lui dit bonne nuit et monte rejoindre ma chambre. J’attrape une nuisette d’été en coton léger et file dans la salle de bain pour une petite douche rapide avant quelques heures de sommeil plus que nécessaire. L’eau chaude qui ruisselle sur ma peau délie mes muscles tendus de la semaine marathon que je viens de passer. Sous les jets brûlants, je masse mon corps avec mon gel douche au jasmin, cela me fait un bien fou.

Quelques minutes plus tard, je rejoins ma chambre avec l’espoir de m’endormir rapidement, puisque demain matin les cours commencent de bonne heure pour moi. Vivement les vacances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 2

 

 

Toc...toc...Toc...

 

- Mmm...

- Tu peux dormir tranquillement, la voie est libre.

- Certain ?

- Aucun monstre, parole de scout ! Dit il en faisait un signe avec ses doigts qui ressemble plus au H du signe de l’enfer qu’au signe gentillet des scouts.

- Merci mon héros.

- Tu as passé une bonne soirée ? Me demande-t-il en venant s’allonger sur mon lit.

- Les talons m’ont détruit le bas du dos, mais c’était drôle, j’ai cru que Jeff allait s’évanouir en me voyant.

- Oui j’ai vu ça.

- Et moi, j’ai vu le coup de pied que tu lui as mis sous la table.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, allez sort de là-dessous que je te masse le dos.

- Mmmm....tu sais parler aux femmes Nate.

- Si tu le dis.

- Mais je suis fatiguée alors j’échange mon massage contre un câlin, si tu veux.

- Bien sûr, pousse-toi un peu ma belle.

 

Il retire son tee-shirt et son jean, puis se glisse sous ma couette, enfin je devrais dire notre couette ces derniers temps. Nous avons pris l’habitude de dormir régulièrement ensemble, il me prend dans ses bras et nous nous endormons en discutant de tout. Mais ce soir, allongé sur le côté, son bras autour de ma taille, le dos contre son torse, une question me taraude, la tête posée sur le bras qu’il a glissé sous ma nuque, je ne parviens plus à la retenir.

 

- Pourquoi tu ne m’as jamais parlé d’elle ?

- De qui tu parles ?

- Ne fais pas l’idiot, d’Elle, de la fille qui te plaît.

- Parce qu’il n’y a rien à dire.

- Je la connais ?

- Pourquoi tu veux savoir ça ?

- Et bien on est amis et les amis se disent ce genre de chose normalement, non ?

-...............

- Nate ?

- Non, tu ne la connais pas et je n’ai pas trop envie d’en parler.

- Pourquoi tu ne lui dis pas ? Tu as peur de quoi ?

- C’est pas aussi simple, si elle ne ressent pas la même chose, je risque de perdre son amitié et je ne supporterais pas de la perdre, alors.

 

Surprise par cette révélation, je me tourne brusquement. Allongé à présent sur le dos, sa main sur mon ventre, en appui sur son coude, il me surplombe légèrement, ma main posée sur la sienne, nos doigts s’entremêlent naturellement.

 

- Je suis certaine qu’elle ressent la même chose pour toi.

 

Il pose son front contre le mien et ferme les yeux comme pour disparaître.

 

- Si seulement tu savais. Souffle-t-il à mon oreille.

 

Nous sommes vraiment très roche l’un de l’autre si quelqu’un nous voyait en ce moment, ils penseraient que nous sommes sur le point de faire des galipettes, mais pas du tout, nous sommes amis lui et moi.

 

- Ne laisse pas passer ta chance d’être heureux, tu le mérites tellement. Mais je dois avouer que je suis un peu jalouse.

- Ah oui. Dit-il surpris à son tour, il plonge ses yeux bleus dans le caramel des miens et semble chercher la raison de ce sentiment.

- Nos moments vont me manquer.

 

La paume de sa main sur ma joue, il caresse ma lèvre du bout du pouce et sourit tendrement. Le bout de son nez vient frôler le mien et son souffle chaud sur ma peau me donne des frissons.

 

- Personne ne m’empêchera de venir te dire bonne nuit ma belle.

- C’est vrai, mais…nos câlins devront s’arrêter. Même si pour nous, c’est devenu naturel, pour elle ce serait pas correct.

 

Il se redresse de nouveau et me fixe sans un mot.

 

- Je te fais un simple câlin, il n’y a rien de mal là-dedans, par contre si ma main venait à.......

 

Il fait glisser sa main sur le côté de ma mâchoire et le long de mon cou, du bout des doigts il vient caresser mon épaule et très lentement il se dirige vers ma poitrine recouverte d’un simple tissu fin.

 

- Si nos câlins devenaient de douces caresses…

 

La pulpe de son pouce passe sur la pointe de mon téton durci, une fois, puis deux avant qu’il ne prenne mon sein en coupe.

 

- Si mes mains se promenaient sur ton corps…

 

Sa main continue de descendre le long de mon flanc, arriver au niveau de ma hanche, ses doigts se resserre dans ma chair et il vient soulever légèrement mon bassin pour me rapprocher un peu plus à lui. Son entrejambe, dressé dans son boxer, coller à ma cuisse, ne laisse aucun doute quand à son excitation.

 

- Nate qu’est-ce que tu fais ?

- Je te prouve que nos câlins sont tout ce qu’il y a de plus...correct.

 

Il agrippe ma cuisse puis glisse sa main baladeuse sous ma nuisette.

 

- Si je te disais que j’aime caresser ta peau si douce....

- Nate... Soufflais-je.

- Si mes doigts venaient à se glisser....

 

Lorsqu’il franchit la barrière de ma petite culotte, un gémissement m’échappe et cela le fait sourire.

 

- Si je venais à effleurer...

 

Son index glisse lentement de haut en bas le long de mon intimité, mon corps se couvre de frissons, mon cœur bat à toute vitesse, mon bassin se soulève pour accentuer cette délicieuse sensation. Il recommence encore et encore ce geste terriblement érotique et mon excitation coule sur son doigt explorateur. Nate me caresse avec tellement de subtilité que je suis sur le point de me consumer alors qu’il ne m’a pas encore, vraiment, touché.

 

- Tu vois ma belle.... Dit-il d’une voix sensuellement posée en retirant sa main de ma vulve pour venir sucer son doigt, Mmm...délicieuse, seulement si je te faisais...tout ça, nos câlins seraient moins…correct. Mais nous, nous ne faisons que dormir... Puis il embrasse mon front avant de se réinstaller sur le dos. Bonne nuit ma belle...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 3

 

 

Sous le choc, je ne parviens ni à répondre, ni à bouger, les yeux braquer sur le plafond, je cherche à m’expliquer ce qu’il vient de se passer entre nous. Pendant de longues minutes, le silence règne dans la pièce et quand le souffle de mon ami ce fait plus lent et régulier, je me tourne de nouveau sur le côté pour entamer ma nuit, mais c’est avec les idées en vrac, que je passe les heures suivantes à courir derrière le marchand de sable, sans succès.

 

Les premiers rayons du soleil me sortent de ma bulle de réflexion, Nate dort encore profondément, je m’extirpe le plus discrètement possible de mon lit pour rejoindre la salle de bain en vue de prendre la fuite comme une dégonflée.

 

La matinée est passée à toute vitesse j’ai l’impression, seulement, je ne saurais pas quoi vous répondre si vous me demandiez ce que j’y ai fait. Je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait en cours, l’esprit trop encombré par les images de la nuit dernière. Comment ça a pu se produire ? Pourquoi je l’ai laissé faire ? Et surtout qu’est-ce qu’il va se passer à présent ?

 

Je décide de ne pas rentrer déjeuner à l’appartement comme je le fais tous les jours, mais d’aller à la cafétéria puis à la bibliothèque. Nate m’a envoyé un SMS pour m’informer que son entraînement de basket a été décalé à ce soir alors, il a l’après-midi de libre si je veux. Je lui réponds que je ne suis pas disponible et coupe mon portable. Vers 19h, je quitte le bâtiment qui m’a servi de planque pour la journée pour rentrer, il doit être parti à cette heure-ci normalement.

 

C’est, bien décidé à mettre les choses à plat avec lui quand il reviendra, que je me dirige vers l’appartement. J’y découvre comme toujours un petit mot me disant qu’il a vérifié qu’il n’y avait aucun monstre avant de partir et que je ne l’attende pas pour dormir. Ce qui signifie, je sors avec les mecs et je compte ne pas faire attention à l’heure, si vous voyez ce que je veux dire.

 

Je suis soulagé de voir que ce qui c’est passer hier soir n’était finalement rien d’autre qu’une connerie, je ne veux pas gâcher notre amitié, maintenant reste à espérer que la fille ne l’apprenne pas sinon, elle ne voudra plus que je sois sa coloc.

 

Je range la part de Nate de ma commande chez Wang au frigo et monte réviser un peu, mais je suis claqué alors je m’installe sous mes couettes et tombe comme une souche. Dans la nuit, mon lit s’affaisse dans mon dos, un corps chaud se colle au mien et un bras musclé me sert fort. Je n’ai même pas à ouvrir les yeux pour savoir que mon ami est venu me rejoindre pour les heures restantes de la nuit.

 

- Tu as passé une bonne soirée ?

- Mmmm… Tu m’as manqué ma belle.

- Tu es soûl ?

- Ouais un peu, désolé.

 

Il me sert encore plus contre lui et dépose sa tête dans mon cou.

 

- Tu sens bon.

- Tu devrais dormir, demain tu dois voir ton prof d’économie, je te rappelle.

- Oh merde ! J’avais oublié. Je vais prendre une douche et je reviens.

- En fait, je préférerais que tu ailles te coucher dans ton lit ce soir.

- ......................

- Bonne nuit Nate. Lui lançais-je en me retournant vers le mur.

 

 

Je bois tranquillement mon café adossée au plan de travail de la cuisine quand mon coloc sort de sa chambre. Il porte un jean qui lui tombe bas sur les hanches et un polo noir très bien tailler, qui le moule exactement là où il faut. Je suis littéralement en train de baver devant lui et quand nos yeux se croisent, je vois qu’il n’a pas raté une miette du spectacle. Il me vole ma tasse, la porte à ses lèvres en restant très proche de moi.

 

- Tu vas être en retard si tu ne te dépêches pas un peu.

- T’en fais pas ma belle, la prof m’adore, elle ne me dira rien tu peux me croire.

- Non ! C’est elle la prof que tu t’es tapée l’an dernier ? Dis Jeff en entrant dans la pièce.

- Mmm, Mmm.

- Salut beauté.

- Coucou beau gosse. Répondis-je à Jeff qui vient de me prendre dans ses bras sous le regard noir de Nate, qui c’était assis à table en entendant son ami arrivé. Qu’est-ce que tu fais là à cette heure là ?

- J’ai besoin de ton aide ma douce, comme tu n’as pas cours aujourd’hui, tu vas m’accompagner chez mon ex. Me dit-il en m’attirant entre ses bras de nouveau, Nate ne rate rien de cette étreinte.

- Et pourquoi elle devrait venir avec toi chez Sally ?

- SALLY ? La Sally qui t’a harcelé pendant des semaines après votre rupture ? La Sally qui a crevé tes pneus ? La Sally qui à forcer la porte de ton appartement pour venir coller des photos d’elle partout sur ton lit ? Cette Sally là ?

- Oui ma belle, cette Sally là !

- HORS DE QUESTION ! Elle est cinglée cette fille et je ne veux pas me la mettre à dos. Tu te débrouilles sans moi.

- Trop tard de toute façon elle te déteste déjà à l’heure qu’il est.

- Hein ? Mais pourquoi ? Elle ne me connaît même pas !

- C’est vrai, mais... il est possible que...je lui ai dit que tu étais ma nouvelle meuf.

- Mais pourquoi tu as dit ça !?

- Nate, tu es bien gentil, mais tu n’as pas idée de ce que cette tarée peut faire pour me coller au cul, alors j’ai improvisé.

- Et pourquoi je dois aller chez elle, moi ?

- Elle m’a tiré mon passeport quand elle est venue chez moi.

- Tu es sûr que c’est elle, si ça se trouve tu l’as perdu.

- Non ma jolie, j’en suis sûr. Bon je passe aux chiottes et on décolle.

 

Nate vient reposer ma tasse dans l’évier derrière moi, pose ses mains sur mes hanches et me fait un bisou dans le cou.

 

- À ce soir.... j’espère que tu me laisseras reprendre ma place sous ta couette, j’ai très mal dormi loin de toi, il va falloir te faire pardonner beauté.

 

Je ne lui réponds rien puisque Jeff vient de revenir des toilettes et ce qui ce passe en ce moment entre mon coloc et moi, ne le regarde pas, mais je ne peux m’empêcher de plonger mon regard dans celui qui à envahi mes pensées et ce que j’y découvre me donne des frissons, il remarque ma peau toute électrisée et me souffle à l’oreille.

 

- J’aime l’effet que j’ai sur toi, c’est trop sexy.

- Prête ? C’est pas que je m’ennuie, mais j’aimerais avoir le temps de choper un petit cul ou deux avant la soirée de ce soir.

- La soirée ? Demande Nate étonner.

- C’est l’anniversaire de Tom ce week-end, on fait une fête avant qu’il parte chez ses parents. Tu n’as pas oublié quand même ?

- Bah un peu oui.

- Mec c’est toi qui devais t’occuper des préparatifs !

- Laisse tomber, je vais m’en occuper après notre petite visite à Sally.

- Tu es sûre ? Je peux y aller après les cours vite fait.

- Non, c’est bon et en plus j’ai un petit ami aujourd’hui, alors il va me prêter ses bras, n’est-ce pas mon chéri ?

- Hein !? Voilà pourquoi baiser, oui, se caser, NON ! Tu profites de ma détresse, c’est pas joli, joli, tout ça, mademoiselle Harris.

- Amuse-toi bien mon frère !

- Ouais, bon tu me rejoins à la voiture, je t’attends.

- Mm, Mm.

 

La main de Nate glisse de ma hanche à la chute de mes reins et puis très haut sur mes fesses avant de s’éloigner et d’attraper son sac de cours et quitter l’appartement. S’il continue comme ça, je vais finir par devenir folle, il n’a pas la moindre idée de l’effet qu’il produit sur moi, ça va bien au-delà de quelques frissons, bien au-delà.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 4

 

 

Le trajet en voiture avec Jeff est léger et amusant, ce type est incroyablement drôle et gentil, un brin nigaud, mais vraiment un mec bien. Nous avons décidé de passer chez Sally avant de faire les courses pour la soirée, elle habite dans un petit appartement à la sortie de la ville. Jeff descend de la voiture et me regarde hésiter devant la poignée de la portière. Il se moque gentiment de mon manque de courage et m’attrape par la main pour me sortir de l’habitacle flambant neuf de son coupé sport. La sonnette retentit, une fois, deux fois, trois…. Et bah non, deux fois seulement avant d’une rouquine maquiller comme une voiture volée ouvre la porte avec des yeux de tueuse à gages. Les deux se prennent la tête pendant que je vaque dans l’appartement incognito, c’est pas mal grand et bien décoré, ça aurait pu faire une super coloc si elle n’était pas complètement dingue.

 

Je vois une pièce qui doit lui servir de dressing, par curiosité je voudrais savoir la quantité de fringues qu’une nana qui porte des jupes moins larges qu’un ceinturon de cow-boy doit avoir pour remplir une armoire.

 

- Oh putain de merde !

 

Devant moi une pièce de taille moyenne, des portants avec des vêtements plus ou moins classe, mais ce qui me fait bloquer c’est la photo de Jeff qu’elle à accrocher au mur, elle doit mesurer au moins deux mètres sur deux, dingue !

Mais c’est surtout les fléchettes plantées dedans qui me font rebrousser chemin. Alors que je m’apprête à quitter la pièce, mon manteau se croche dans la poignée de la porte de son placard ouvert et une boite à chaussure tombe au sol. Des affaires de Jeff, mais aussi d’un autre gars et d’un autre et d’un autre, mais pourquoi elle leur prend leurs affaires ? Bref, je récupère le passeport de Jeff, le fiche dans ma poche, remets la boite à sa place et m’empresse de retourner dans la cuisine discrètement.

 

- Jeff, chéri je pense que tu as du le perdre, allons y nous ferons une déclaration de perte, ce n’est pas grave.

- TOI LA PÉTASSE FERME-LA !

- Laisse ma copine tranquille, tu as intérêt à me le rentre avant la fin de la semaine sinon je porte plainte contre toi espèces de malade ! On y va bébé.

 

Jeff claque la porte de l’appartement et me colle aux fesses au cas où la cinglée chercherait à sortir pour me pousser dans les marches, mais comment il a pu se mettre avec une gonzesse comme elle ?

 

- Elle baise bien. Répond-il comme s’il avait lu dans mes pensées.

- Ça va peut-être te donner envie de connaître la fille un peu plus avant de la mettre dans ton lit, maintenant ?

- Sûrement pas, maintenant je me barre avant qu’elles ne se réveillent.

- Très classe.

 

Il se marre en prenant la route du centre commercial, nous dévalisons les rayons et chargeons le coffre avant qu’il ne me dépose chez moi. Les courses mises au frais, les meubles déplacés contre les murs, le salon est lui aussi prêt à accueillir la dizaine d’amis que nous avons invités, en plus de l’équipe de basket des Lyons.