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La foret de Baîmes dans le Massif Central abrite l'un des châteaux les plus emblématiques de France de par ses faits historiques depuis l'An 902. Remanié en 1978 pour y construire un hôtel luxueux il sera abandonné en 2001 suite aux phénomènes paranormaux qui s'y produisent. En 2018 un groupe de jeunes s'y retrouvent pour une exploration urbaine et ont l'idée de créer un escape game à l'intérieur, ils y retourneront afin d'installer tout le matériel nécessaire et le jeu d'énigmes. A leur seconde visite tout ne se passera pas comme ils l'avaient prévu. Les disparitions vont s'enchainer rapidement. Un an s'est écoulé, les participants s'étant inscrits à l'escape game, un an auparavant, reçoivent un mail qui les invite à se rendre au château. Ne pouvant plus s'échapper ils vont devoir résoudre les différentes énigmes créées et devront faire face aux forces surnaturelles qui sont bien décidées à les garder enfermés à jamais.
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Seitenzahl: 105
Veröffentlichungsjahr: 2019
Facebook : Mercier Matthieu – auteur indépendant
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
Chapitre XV
Le Château de Baîmes, point stratégique militaire depuis sa construction en l'An 902, culmine sur la pointe du Massif Central à plusieurs centaines de mètres au dessus de la forêt du même nom. Il se situe à une quinzaine de kilomètres de La Chapelle en Baîmes, petite bourgade à cheval entre ce qui est maintenant le département de l'Allier et de la Nièvre. Ces terres se nommaient autrefois Aubresnes. Le château est connu pour ses faits historiques depuis sa construction. Le bois était le seul matériau utilisé pour les fortifications qui résisteront à plusieurs attaques ennemies. C'est au début de l'An 1280 que le Duc de Bourgogne désire acquérir une partie de ces terres qui se trouvent à cheval sur deux territoires.
Le Duc d'Auvergne ayant eu connaissance des intentions belliqueuses de son voisin, ordonna au Marquis de rassembler ses troupes et de trouver, également, une personne qui serait capable de consolider les fortifications qui étaient rongées depuis quelques années.
En selle, il parcourut plusieurs kilomètres. Il croisa sur la route un homme qui, comme un chef d'orchestre, menait ses ouvriers à la baguette. Le tempo donné, ils se hâtaient à la tâche. Chacun avec son outil, ils bâtissaient de nouveaux édifices. Le Marquis stoppa son cheval puis le rejoignit.
— Sur ordre du Duc d'Auvergne je vous réquisitionne vous et vos ouvriers.
L'architecte ne pouvait pas refuser une telle offre. La décliner serait pour eux une trahison envers le Duc et ils ne se battraient plus jamais pour lui. De plus, cela engendrerait tout bonnement la mort par pendaison. L'architecte demanda à ses hommes de rassembler les bœufs ainsi que l'outillage.
— Vous n'avez que ces pierres en votre possession ? S'étonna le Marquis.
— Nous manquons de main-d’œuvre, de temps et d'argent pour concevoir de plus grandes maisons.
Le Marquis regarda l'homme, un large sourire se dessina sur son visage.
— Ne vous inquiétez pas pour ça, je vais en référer au Duc d'Auvergne pour que vous puissiez construire en toute sérénité. Je vous prête également plusieurs de mes cavaliers pour transporter vos machines.
— Puis-je connaître notre destination ainsi que l'objet de vos désirs ?
— Nous partons pour Aubresnes. Là-bas se trouve un château sur les hauteurs, le Duc y ordonne son démantèlement et sa réhabilitation.
L'architecte fut surpris qu'il ait été choisi pour cette construction surhumaine. Les troupes se mirent en route pour la forêt.
— Comment vous appelez-vous ? Donner un nom au Duc est plus gracieux. Il peut être un homme ingrat et autoritaire, il sait donner sa confiance et être généreux en retour.
— Je me nomme Henry de Baîmes.
Le Marquis sur son fidèle destrier fut surpris de rencontrer un gentillet de la haute sur son chemin, de le trouver hors des rangs d'un palais ou même d'un château qui plus est.
— Vous êtes de la petite noblesse ? Que faites-vous avec le petit peuple.
— Le petit peuple, comme vous dites, m'a accueilli après la mort de mes parents. J'ai appris à me battre au corps à corps, à voler, à survivre et tant d'autres apprentissages que peu de hauts personnages sauraient faire, sans vous offenser Marquis.
— Je vous comprends je suis du petit peuple également. J'ai eu hardiesse de sauver notre Duc d'un attentat perpétré contre lui.
Le 12 Maius1 1284, tout en continuant son histoire de sauvetage héroïque, ils progressaient dans la forêt, la route était encore longue avant d'arriver au point culminant. Au loin, plusieurs silhouettes se rapprochaient à toute hâte. Le château est en feu, le brasier va le réduire en cendres, hurlaient les pauvres gens effrayés. Sans attendre le Marquis ordonna à ses troupes de partir en éclaireurs. La plus grande partie de son armée s'était déjà postée au château, elle le défendait du mieux qu'elle le pouvait. Quand deux d'entre eux rebroussèrent chemin puis galopèrent jusqu'au palais afin de prévenir le Duc d'Auvergne d'une attaque ennemie. Quant aux ouvriers, ils restèrent livrés à eux-mêmes. L'architecte ne trembla pas et continua l'ascension avec son équipage.
La troupe arriva proche du château, l'unique passage obligeait de croiser les militaires du Duc de Bourgogne. N'ayant aucune autre alternative, ils mirent au point une diversion afin que les ouvriers ne soient pas attaqués par les ennemis. A mi-chemin l'architecte demanda à l'un d'eux de retourner au village, rassembler le plus d'homme possible et ordonna que les forgerons confectionnent des armes pour le combat au corps à corps...
Six mois passèrent, les combats étaient toujours aussi intenses. Les deux camps dénombraient des centaines de morts et de blessés. Le château était devenu un amas de cendres. Pour une fois les attaques ennemies eurent raison de la bâtisse. Les ouvriers se hâtaient à la tâche, ils avaient entièrement déblayé le lieu puis entamèrent les premières fondations du nouvel édifice. Henry de Baîmes, l'architecte combattait au côté du Marquis. Lors d'une attaque il prit l'initiative de partir avec quelques cavaliers en Bourgogne afin de trouver le Duc et d'en faire leur prisonnier. En chemin ils rencontrèrent des ennemis qu'ils dépouillèrent après une cuisante défaite. Ils ôtèrent leurs linges puis s'équipèrent des armures ainsi que de leurs armes et prirent également leurs chevaux. Le plus dur n'était pas encore fait. Il leur fallait encore accéder au palais du Duc. La tâche allait être ardue mais Henry eut une idée. Arrivés proche, avec ses deux complices ils accélérèrent la cadence puis aux portes de la citadelle il hurla de les laisser passer.
— Je dois m'entretenir avec le Duc, promptement. Les gardes leur ouvrirent sans réfléchir. Ils purent pénétrer dans l'enceinte assez facilement. Ils continuèrent jusqu'aux portes du palais sans s'arrêter. Henry sauta de son cheval puis s'engouffra à l'intérieur à la recherche du Duc. Après plusieurs minutes, il le trouva seul dans une pièce. C'était un quatre Sextilis2 1284, n'écoutant que son courage, il sortit son vouge3 puis transperça sa victime de part en part. Sans attendre il ressortit aussi, il tenait à la main le linge qu'il portait sur lui, quelque chose y était emmitouflé. La couleur beige du tissu se teintait de rouge vif. Il remonta à cheval puis tous les trois quittèrent la citadelle en direction du champs de bataille suivi du reste de la troupe qui était de faction aux abords de l'entrée. Il fallait pour eux ne pas se faire rattraper par l'ennemi qui serait susceptible d'être à leur poursuite après qu'une alerte soit donnée.
Quelques mois passèrent entre leur cavalcade, l'assassinat et leur retour. Le château se construisait petit à petit, Henry de Baîmes entendait les cris de guerre et de douleur, le métal des armes qui s'entrechoquaient. A quelques encablures du Marquis, il sortit son vouge maculé de sang.
— Le Duc de Bourgogne est mort, criait-il glorieusement. Victoire au Duc d'Auvergne.
Le simple fait d'entendre ces paroles, les troupes ennemies perdirent courage. Les combats n'étaient plus aussi intenses, le Marquis et son armée avaient pris l'avantage, il ne fallut plus attendre longtemps pour que l'ennemi se soumette à la défaite. Les derniers combattants furent faits prisonniers et condamnés aux travaux.
— Quelle idée lumineuse vous avez eue.
— Marquis ! Le Duc de Bourgogne est bien mort. En voici la preuve.
Henry de Baîmes se dirigea vers son cheval puis il récupéra son linge. En s'approchant à nouveau du Marquis il lâcha un côté du tissu. Une tête en tomba dans le feuillage. Le Marquis invita l'architecte à le suivre...
Tous les deux arrivèrent au palais et demandèrent audience au Duc.
— Que me vaut l'honneur de cette visite ? Comment se passent les combats ? Voilà déjà des mois que je suis sans nouvelle d'aucune action.
— Seigneur, cet homme par son courage et sa bravoure a pris plusieurs hommes, et ensemble, ils ont vaillamment pénétré dans le palais ennemi. Voici notre victoire en main, s'écria-t-il fièrement.
— Viens-t'en me la remettre aux pieds. Tu seras récompensé par ton geste héroïque.
Henry de Baîmes s'avança tel le preux chevalier puis, à ses pieds, il déposa la tête du Duc de Bourgogne assassiné lors de la conquête des terres.
1285
Les années passèrent, les prisonniers étaient à pied d’œuvre pour la construction du nouveau château. Henry fut proclamé Baron et pour son courage, le Duc lui offrit les terres défendues. Aubresnes n'existait désormais plus, le village s'appelait désormais La Chapelle en Baîmes. Le château ainsi que la forêt portèrent également son nom. Il se maria à une femme de la petite noblesse, Elisabelle.
1287
Le Baron fut pris d'amour d'une nouvelle domestique, Jeanne. Elisabelle les épiait dans les jardins. Sur le départ pour une nouvelle bataille aux côtés du Marquis, Henry quitta ses quartiers. Elisabelle, prise de jalousie, fit emprisonner la domestique dans l'une des tours du château. Elle lui choisit celle qui était encore en construction et en ordonna l'arrêt des fondations. La pauvre Jeanne y survivra quelques mois. Un régime strict lui était donné : de l'eau et du pain. Sans toit pour se protéger des intempéries elle réussit à survivre jusqu'à ce que l'hiver suivant arrive. Les températures y étaient glaciales, elle perdit la vie. Quant à Elisabelle, sa mort était proche également. Elle écrivit une lettre d'adieu à son époux qu'elle laissa sur la petite table à côté du lit puis s'empoisonna dans sa chambre à coucher. Dans sa lettre elle promit vengeance de sa mort.
1290
Le Baron revint de nouveau victorieux mais sa joie ne fut qu'éphémère. La garde avait eu connaissance de la lettre après le suicide d'Elisabelle. Dans celle-ci elle avait ordre d'arrêter le Baron pour adultère. Il fut emprisonné dans les geôles. Pour se repentir il demanda aux gardes d'être puni comme le fut la domestique. Il avait pour seule lecture la lettre de son épouse qui lui était destinée. A bout de force il ne put supporter de vivre plus longtemps, il se donna la mort.
2018
Le château fut remanié pendant des siècles. De nouvelles tours avaient été érigées. Celle où fut emprisonnée Jeanne fut terminée. Il y eut des agrandissements, des chemins de garde y furent fondés. Autant de changements jusqu'à devenir en 1978 l'un des plus somptueux hôtels de la région. En ses murs les clients pouvaient entendre lors de quelques nuits des pleurs, des murmures et des cris. Un sentiment de mal être s'emparait d'eux dès le franchissement de la porte de l'hôtel. En 2001 les propriétaires durent le vendre à perte. Tous ces phénomènes paranormaux faisaient fuir les clients et les potentiels acheteurs. Depuis il resta à l'abandon faute de repreneurs. La mairie elle-même ne procéda plus ni aux réparations ni à aucun changement. Il était destiné à la destruction mais c'est sans compter le soutien des baîmensais pour que l'hôtel reste intact. Il est à ce jour un lieu où viennent se réfugier des squatteurs. Des amateurs de phénomènes paranormaux et des nouvelles tendances vidéos sur internet, l'Urbex, s'y rendent afin d'y ressentir les sensations.
1 Mois de Mai dans le calendrier romain
2 Mois de Septembre dans le calendrier romain
3 Arme artisanale issu d'un outil agricole. Fin XIIIème siècle
Une équipe formée de quatre jeunes munis d'un sac à dos à l'intérieur desquels se trouvent caméras et appareils photos ; leurs téléphones portables sont à portée de main. Ils débutent une vidéo et se trouvent à moins de deux mètres les uns des autres.
— Salut à toute ma communauté fantomatique c'est Urbénator03 et aujourd'hui avec Sylver-Bex, Christôme et la ravissante TyfBex nous nous trouvons dans la forêt qui se situe à quinze kilomètres de La Chapelle en Baîmes.
Toute l'équipe se filme en pleine forêt et avance en expliquant sans trop donner de détails sur le lieu qu'ils vont visiter. Leurs communautés sont éparpillées dans toute la France et visionnent le direct que chacun d'eux fait sur internet. Certains fans se doutent de l'endroit quand d'autres le supposent ou ne le savent pas du tout.
Le soir venu ils se postent devant le château, cette fois-ci ils se filment sans passer par internet. Ils