Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Une fois son rodéo terminé, ils purent enfin distinguer quelque chose. Une fine brume masquait légèrement le sol. Le suspens était prenant. Après une descente de deux mille mètres, la brume se dissipa. En cadeau, le spectacle qu'offrait la caméra émut l'assemblée. Matt et Phil, les larmes aux yeux, étaient admiratifs et se félicitaient de cette première étape réussie. Mais tout n'était pas encore joué. Il restait un léger moment de panique. Celui de l'atterrissage. Allait-il se faire sans dégât ? Y aurait-il à nouveau un dysfonctionnement une fois posée ? Où allait se poser la sonde ? Malgré d'innombrables questions sans réponse, tous étaient subjugués par la beauté qu'offrait Ulpia. Le fait de savoir si l'oxygène était la même que sur Terre et toutes autres informations similaires n'étaient plus leur priorité absolue face à cet émerveillement.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 156
Veröffentlichungsjahr: 2019
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Prologue
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
Chapitre XV
Chapitre XVI
Chapitre XVII
Chapitre XVIII
Chapitre XIX
Chapitre XX
Chapitre XXI
Chapitre XXII
Chapitre XXIII
Août deux mille soixante et onze, dans un observatoire à environ soixante kilomètres de Paris. Matt et Phil, deux astronomes, professeurs d’Université et amis de longue date, ont découvert une exoplanète se situant hors du système solaire. Ils communiquèrent à la NASA les coordonnées spatiales de la planète afin de déterminer si la planète était déjà répertoriée. Après de nombreuses recherches infructueuses ils en devinrent légalement acquéreurs. Son nom « Ulpia 712-B ». S’ensuivit un enchaînement d’interviews télévisées et radiophoniques. Les magazines spécialisés ne parlaient plus que de ça. Par la suite la NASA entama la construction d'une sonde afin d’explorer cette exoplanète. En deux mille soixante-treize, la plus grande conquête spatiale allait débuter. La sonde décolla depuis l’aire de lancement Kennedy aux États-Unis. Le voyage vers la planète allait durer huit années. Les nouvelles évolutions technologiques en matière de déplacement étaient telles qu’un voyage Terre-Lune s’effectuait en à peine quelques dizaines d’heures.
« La Terre est-elle la seule planète dans l’Univers à accueillir la vie comme nous la vivons ? Si tel était le cas serait-ce possible d’y vivre comme nous le faisons ? Et si la Terre venait à rendre son dernier souffle, que ferait la population face à une éventuelle fin du monde ? Tant de questions que l'humain s'est toujours posées mais pour lesquelles il n'a jamais trouvé de réponses… »
Une chose était sûre pour plusieurs chercheurs de tous temps, au son de la septième trompette de l’apocalypse la vie de l’humanité serait en grand danger d’extinction. Quelle soit aquatique, terrestre, aérienne et bactérienne.
La toute première trompette aurait, quant aux dires des professionnels, sonné lors de l’extinction des dinosaures, il y a de cela des milliards d’années maintenant. Personne n’était vivant le jour J mais pour les scientifiques c’en était une certitude.
La seconde aurait été entendue, au début de l’An 62, quelques jours avant un tremblement de terre qui frappa Pompéi. Dix-sept ans plus tard, le Vésuve se réveilla. Les nuées ardentes déferlèrent sur Herculanum, Oplontis, Stabies et Pompéi. Elles détruisirent tout sur leurs passages. Les constructions étaient brûlées, la civilisation asphyxiée, le paysage fut modifié. Des dizaines de milliers de personnes périrent. Un grand incendie et la peste frappèrent Rome l’année suivante et emportèrent des milliers de personnes.
La troisième trompette s’abattit peu avant que la variole se propage sur plusieurs décennies. Elle décima plus de trois cent millions d’êtres-humains.
En 1970 une quatrième trompette se fit entendre. C’était la première fois qu’un bruit aussi étrange, venant du ciel, était perçu par l’humain. Plusieurs personnes furent interloquées par ce son. Le premier cataclysme frappa l’île de Bhola, le Bangladesh et l’État du Bengale-Occidental en Inde. Le cyclone de Bhola fit plus de cinq cents mille victimes. Ailleurs dans le monde, une avalanche se produisit suite au déclenchement d’un séisme au Pérou qui donna la mort à une vingtaine de milliers de personnes.
Fin deux mille neuf, une cinquième trompette fit pâlir le monde entier. Pour les humains, une invasion extra-terrestre allait se produire. En proie à tous ces films de science-fiction où des vaisseaux spatiaux viennent tout détruire, cela pouvait être une réalité pour certains d’entre eux. Il fallait attendre un bon mois avant qu’un cataclysme ne se produise. En effet en Janvier deux mille dix un séisme en Haïti tua plus de trois cents mille personnes. Un an et deux mois plus tard, au Japon, une vingtaine de victimes périrent lors d’un tremblement de terre qui déclencha un puissant tsunami. Il arriva sur les côtes japonaises puis frappa la centrale nucléaire de Fukushima.
La sixième trompette fut entendue en deux mille quarante-deux. Aux États-Unis la plus grande canicule jamais répertoriée fit des millions de morts, la température avoisinait les soixante-cinq degrés pendant près de cinq jours. En pleine nuit le thermomètre ne baissait pas en dessous des cinquante degrés. A la première étincelle les forêts et les parcs prenaient automatiquement feu. Des cyclones de flammes se déplaçaient puis s’abattaient sur les bâtisses. La canicule ne frappait pas spécialement le continent américain. Les deux pôles étaient eux aussi en proies aux chaleurs extrêmes. La fonte de l’Arctique ainsi que l’Antarctique engendraient des super tsunamis ainsi que de puissantes inondations meurtrières. Le plus effrayant pour le monde entier fut le possible réveil du super-volcan dans le parc de Yellowstone. Tous les spécialistes étaient à son chevet. Nul doute que s’il entrait en éruption, les conséquences auraient été terribles pour l’humanité entière.
La Terre comptait les heures qui lui restaient à tenir. Il ne manquait plus qu’une trompette pour qu’une catastrophe planétaire ne vienne déclencher la fin d’un monde. Comment en sommes-nous arrivés au point de non retour ?
Avril deux mille quatre-vingt-un. Les températures étaient douces cette nuit-là sur Paris. Le ciel dégagé, la lune éclairait toute la capitale, son reflet miroitait sur la Seine. Dans le premier arrondissement, une ambiance festive égayait un café restaurant chic de la capitale. En face, une silhouette traversa le jardin public éclairé par les lampadaires rechargés par le soleil de l’après-midi. Elle bifurqua dans une ruelle puis pénétra dans un immeuble. Au dernier étage, à la fenêtre entrouverte d’un appartement, la lumière s'alluma. Un brouhaha incessant de klaxons, sirènes, rires et tintements de verres masquait le son de la télévision tout juste allumée.
Affalé dans son canapé en tissu gris, Matthieu une trentaine d'années, éreinté d'une journée de travail, cheveux courts poivre et sel, une longue et fine barbichette dépassant de son menton, jambes croisées, un bras pendant derrière le dossier, tenait un verre de whisky coupé avec deux glaçons qui s’entrechoquaient. Il le tenait par le bout des doigts. Sur la table du salon une cigarette se consumait. N’entendant plus la télévision et ne voulant pas augmenter le volume afin de ne pas déranger le voisinage, il déposa son verre puis se leva pour fermer la fenêtre. Il en profita pour jeter un coup d’œil dans le ciel étoilé. Depuis maintenant plusieurs années, plus de quatre-vingt-dix pourcent de la pollution avait disparu. Les véhicules roulaient à l'électricité, certains avaient gardé les anciens modèles à diesel mais les utilisaient que très rarement. Des filtres antipollution détruisaient les mauvaises odeurs des usines. Paris et toutes les grandes villes du Monde respiraient enfin l’air pur. Matt ferma sa fenêtre pour ne plus entendre les bruits extérieurs, derniers remparts de pollution.
— Je vais allumer une bougie parfumée pour chasser les odeurs de tabac, j'ouvrirai la fenêtre après les infos.
Il se dirigea vers la cuisine puis chercha après une bougie dans ses placards. D’une oreille il écoutait les informations.
— Et maintenant, vous rappelez-vous il y a dix ans environ, cette exoplanète découverte par ces deux professeurs et astronomes. Un communiqué nous est parvenu il y a peu de temps. La sonde était enfin arrivée proche de la planète. Mais voilà qu'un nouveau phénomène rarissime va se produire au mois d'Août prochain. Si vous possédez un télescope chez vous, vous pourrez observer un alignement parfait des planètes de notre système solaire. Avec nous le professeur David R., invité de ce soir, nous explique l’impact que pourrait avoir ce phénomène.
— L'alignement des planètes est une chose assez rare. Une perte légère d'énergie solaire, une grande marée ? Dit-il dubitatif avant de répliquer. Nous ne savons pas l'effet que produira cet alignement. Peut-être rien de spécial. Le plus troublant c'est que Ulpia 712-B sera approximativement sur cette même ligne imaginaire, alors qu'elle ne fait pas partie de notre système.
Matthieu revint au salon, bougie à la main. Il avait opté pour un parfum ambre et Ylang-ylang. Il ramassa le briquet à terre puis alluma la bougie. Il écoutait les dernières explications du professeur tout en se rasseyant. Le téléphone sonna. Il était en possession d’un vieux modèle centenaire avec cadran tournant. Un de ses amis électriciens lui avait modifié la prise, devenue complètement obsolète avec l’âge. Seule la sonnerie était celle d’autrefois. Matt s'allongea sur le canapé, tendit son bras pour attraper le combiné, posé sur une pile de magazines divers et variés eux-mêmes disposés sur une tablette à côté du canapé.
— Salut Matt c'est Phil. Tu regardes les infos en ce moment ? Ils nous pondent cet article aujourd'hui et dans quelques jours les psychopathes de fin du monde vont affluer sur internet.
— C'est clair. On va avoir le droit à des « ça y est c’est la fin du monde » ou encore que « les petits bonshommes verts vont débarquer » enchaîna-t-il ironiquement.
— Attendons-nous aussi à répondre aux questions de nos élèves demain.
Matt raccrocha aussitôt. Malgré son attachement au téléphone, il n'aimait pas y rester des heures. C’était dans sa nature. La suite des informations ne l'intéressant guère, il se redressa sur son canapé, prit la télécommande déposée à côté du cendrier, attrapa sa cigarette consumée pratiquement pas fumée. Il l’amena à ses lèvres, tira dessus tout en changeant de chaîne pour regarder son film du soir.
Philippe était plus vieux d'une année, cheveux noir, barbe noire d’une dizaine de jours. En plus de la porter c'était le surnom qu'il détestait le plus. Il vivait à quelques pâtés de quartiers. Matthieu et Phil étaient amis depuis vingt-cinq ans. Ils se considéraient même comme des frères. Ils avaient effectué les mêmes études en astrophysique et en astronomie. Tous deux sortis diplômés, ils étaient devenus professeurs à l'université de Paris. C’était à eux désormais d’enseigner à de futurs scientifiques ce qu’ils savaient. Depuis plusieurs années ils possédaient leur propre observatoire. C'était un projet sur lequel ils avaient réfléchi et travaillé depuis leur deuxième année d'étude. Ils l'avaient implanté à plusieurs kilomètres de Paris en pleine campagne, loin du tumulte et du tracas urbain et médiatique. Le projet leur coûta excessivement cher, une partie était financée par l’État et quelques organismes. Professeurs la semaine, ils ne s’y rendaient que les week-ends et périodes de vacances. C’était grâce à leur télescope doté d'une technologie de pointe qu’ils purent découvrir Ulpia 712-B.
Le lendemain matin à l’Université, Matt et Phil étaient stationnés sur le parking du campus. Alors qu’ils débattaient dans le véhicule, ils ne se doutaient pas un instant qu’à quelques mètres de là, dans leur amphithéâtre respectif, les étudiants étaient également focalisés sur l’information qui leur était destinée. Chacun donnait son point de vue sur les effets que produirait l’alignement des planètes. Chacun d’entre eux donnait un point de vue différent. Ils se demandaient ce qu’adviendrait la planète ainsi que le système solaire.
— Tu crois vraiment que cet alignement aura un impact sur la Terre ? Interrogea l’un des étudiants.
— P’t’être bin qu’oui, p’t’être bin qu’non. On ne peut pas savoir à l’avance à moins de travailler à la NASA.
Matt et Phil rejoignirent leur amphi. Ils auraient dû continuer le cours de la veille mais au lieu de cela, ils préférèrent partir sur le même sujet que leurs étudiants. Ils savaient qu’à un moment ou un autre, le sujet du journal télévisé allait être le principal débat. Un des élèves se trouvant dans l’amphithéâtre où Matt enseignait, l’interpella.
— Monsieur, connaissez-vous le Professeur David R. qui est passé aux informations hier soir ?
— Oui et non. Je le connais de par la collaboration qu'il a entretenu avec mon père quand ils étaient plus jeunes. Ensemble ils étaient partis à la recherche de morceaux de météorites qui s’étaient écrasées il y a de cela une soixantaine d'années en Russie.
Les élèves l’écoutaient, passionnés par ce que leur professeur racontait. Matt avait souvent une anecdote. Il leur expliqua qu'il était le fils et petit-fils de grands scientifiques. Son père et son grand-père scrutaient également le ciel. Cette passion pour l’astronomie était dans les gênes de la famille. Tout en expliquant la vie de sa famille, il se rapprochait d’une vitrine se dressant dans un coin de la salle. Il posa sa main dessus puis observa toute l’assemblée.
— Vous voyez ce vieux modèle de télescope poussiéreux et vétuste dans la vitrine ? Celui-ci date des années 1980, 90 et a approximativement quatre-vingt-dix ans. Mon grand-père l'avait fabriqué avec les moyens techniques de l'époque qui avaient déjà bien évolué en ce temps-là.
Ce télescope était transmis de génération en génération de père en fils. Matthieu avait une certaine fierté de le présenter à chaque fois. Il avait eu l’idée de le mettre en évidence dans une vitrine quand un jour un de ses étudiants lui demanda s’il possédait un vieux modèle de télescope. Depuis il ne quitta plus jamais l’amphithéâtre. Les élèves restèrent en admiration face à cet objet. Avant de quitter le cours les étudiants se rapprochèrent de la vitrine pour l’observer de plus près.
Les journées défilèrent telles des étoiles filantes. Le week-end approchait à grands pas. Matthieu et Phil s’impatientaient de retrouver leur observatoire. La voiture stationnée sur le parking de l’Université, sacs dans le coffre, ils n’avaient plus qu’à sauter dedans et prendre la route juste après la fin des cours. Un week-end sur deux ils alternaient de voitures. C’était leur rituel. Cette fois-ci c'était au tour de Matthieu de prendre la sienne. Elle n’était pas aussi vieille que son téléphone, mais commençait à avoir de l’âge aussi. Il ne la sortait que les week-ends de beau temps. Les autres jours étaient consacrés à une voiture plus récente. Il possédait deux modèles d’une marque française aux chevrons. L’une d’elles datait de deux mille soixante-quinze. Puis celle avec laquelle il conduisait en ce moment venait de fêter ses cinquante ans, il y avait tout juste trois ans. Un vieux modèle « VB » de deux mille vingt-huit. C’était un nouveau modèle redessinée par la firme, le premier exemplaire datant de mille neuf cent soixante-douze. Les concepteurs avaient gardé le chic de la plaque d’immatriculation dans la calandre vitrée.
Ce vendredi soir-là ils ne s'attendaient pas à ce qu'à leur arrivée ils y fassent une rencontre. Au loin, deux véhicules noirs étaient stationnés devant l'observatoire. Deux hommes vêtus de noir inspectaient les alentours. Un autre se tenait fixe près d'un des deux SUV. Combien étaient-ils réellement et que voulaient-ils ? Autour de l'observatoire ce n'étaient que des champs à perte de vue puis une forêt se dressait face à l’énorme télescope. Seul ce chemin caillouteux, qu’ils empruntaient, conduisait dans les champs et à l’observatoire. Ils l’empruntaient tous les week-ends et pendant les périodes de vacances. Seuls quelques tracteurs et sportifs du dimanche faisaient un bref passage. Des petits avions de tourisme et autres objets volants identifiés survolaient la zone, c’était dû à la présence d’un aérodrome à quelques kilomètres de là. La forêt se fondait dans le paysage, il n’y avait aucune civilisation à moins d’une vingtaine de kilomètres, à part un corps de ferme tenu par un couple de retraités. L’agriculteur tenait encore ses champs comme au bon vieux temps. En somme, ils avaient tout pour être dans la tranquillité la plus totale. Enfin c’était ce qu’ils pensaient jusqu’à aujourd’hui.
Matt freina brusquement puis gara la voiture sur une parcelle de champs. Le moteur tournait encore. Phil remarqua aussi les deux gros véhicules noirs stationnés devant le bâtiment.
— Ah la vache regarde-moi ça ! Les « Men in black » en personnes, s’exclama Phil en rigolant. Plus moyen d'être tranquille.
— Effectivement, cela me paraît bizarre … Ce ne sont en aucun cas des fans qui veulent un autographe. Restons prudents.
Phil dévisagea son acolyte puis ironisa en levant son pouce.
— T’es hyper rassurant comme mec.
Ils s’approchèrent lentement du bâtiment puis se collèrent derrière un des véhicules. Ils sortirent de la voiture, un des deux hommes en noir vint à leur rencontre sans montrer de signes menaçants. Tout en marchant il sortit sa plaque et se présenta.
— Vous êtes bien les propriétaires de cet observatoire, enseignants à l’Université de Paris ainsi que les découvreurs d’Ulpia ?
— Mazal tov !!! Il connaît notre curriculum vitae sur le bout des doigts, s’exclama Phil.
L’homme resta de marbre, attendant une réponse.
— Non ! Non ! On vient chasser la marmotte avec des Petits Beurre et du soda autour de la tour Eiffel, ironisa Matt.
— Et sinon, vous venez pour des funérailles ? Enchérit Phil.
L'homme, vraisemblablement, n'aimait pas leur humour sarcastique. Toujours aussi froidement, il enleva ses lunettes de soleil et les invita, sur un ton sec, à les suivre à l’intérieur du véhicule. Pendant que Matt observait chaque fait et geste des hommes se trouvant autour d’eux, Phil inspecta l’intérieur de la voiture. Deux banquettes arrières se faisaient face. Une vitre teintée séparait l’avant du véhicule de l’arrière. Installé sur le siège contre la vitre, un homme au léger rictus les invita à monter à bord. A côté de lui se trouvait une console. Sur l’écran apparaissait le même logo que celui plaqué sur l’étui qu’avait présenté le malabar dès leur arrivée. Le véhicule ne bougea pas de l'observatoire. L'homme s'excusa de cette intrusion sur leur terrain puis avant même de leur expliquer quoi que ce soit il prononça distinctement un mot de passe. Sur l’écran, venait de s’affichait le dessin d’un combiné téléphonique. Un appel longue distance débuta. Matt donna un coup de coude à Phil lui montrant les micros et haut-parleurs au plafond et la webcam installée au-dessus de la vitre teintée. Phil demanda ironiquement s'ils n'avaient pas un minibar comme