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Étudiante en économie, Jessica a tout pour elle, elle est belle et brillante, tous les garçons de son université n’ont d’yeux que pour elle. Mais voilà, Jessica préfère les hommes plus âgés, c’est tout naturellement qu’elle traîne dans les bars huppés de la ville, car c'est là qu'ils se trouvent ! Un soir, un bel homme vient la voir et lui paye un cocktail, ils discutent, mais rapidement il va lui faire une proposition à laquelle elle ne s’attend pas, il lui dit dans le creux de l'oreille : “Je souhaiterai vous payer pour coucher avec vous" Comment va réagir Jessica ? Succombera-t-elle aux avances de cet homme si beau et charmant ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?
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Veröffentlichungsjahr: 2019
ESCORT Malgré Elle
LA TRILOGIE
Mila Leduc
TOME 1
Jour de rentrée aujourd’hui, une de plus, la dernière de ma licence d’économie. Je soupire, j’essaye de calculer le nombre de rentrées que j’ai pu passer de mes 3 à 20 ans ; un paquet.
J’aurai 21 ans dans un mois, le 15 octobre plus précisément. J’ai cette impression d’éternel recommencement, de roue qui tourne et qui revient toujours au même point de départ. À chaque nouvelle année qui commence, j’essaye de compter le nombre d’année d'étude qui me reste encore à faire, pour me motiver, pour faire le décompte et surtout pour me dire que c’est bientôt fini. Qu’un jour je quitterai le statut d’étudiante, que je quitterai cette fac pourrie. Mais je m’étais faite la promesse de ne pas repartir les mains vides, de ne pas repartir sans diplôme. Car ne n’avais pas fait tout ça pour rien, je n’avais pas passé toutes ces soirées à réviser au lieu de sortir ou de voir mes amis pour du vent.
Je savais que cette année le réveil serait encore à 5h du matin pour réviser avant d’aller en cours. Je savais aussi que ce serait dur, mais comme on dit : « on a rien sans rien ».
Bon, je savais qu’à la fac d’économie, par rapport au collège, je n’avais plus droit à la remarque « ehh l’arienne » du fait de mes longs cheveux blonds platines, de mes yeux bleus très clairs, presque translucides et de mon teint de porcelaine. J’avais un physique plutôt typé slave, alors que j’étais française : de hautes pommettes, un grand front, une bouche pulpeuse, un nez petit. J’étais grande aussi, trop grande à mon goût, mais ça ne m’avait jamais empêché de plaire aux garçons. Enfin, plutôt après le lycée, à la fac, car avant je ne prêtais pas de réelle attention à eux, j’avais trop la tête dans mes cahiers de cours et dans les livres. De toute façon à cet âge-là les garçons s’intéressent d’avantage aux filles plus petites, bronzées et avec des formes bien présentes, c’est-à-dire mon exact opposé. Ce n’est qu’à la fac que j’avais senti que les garçons posaient sur moi un œil différent que celui de la bonne amie avec qui il ne se passera jamais rien. J’avais senti du désir dans leurs regards, ce qui me déstabilisait fortement au début et me prenait au dépourvu quand ils venaient vers moi pour me parler. À cette époque, je ne savais pas maintenir la conversation qu’ils s'efforçaient d’engager, j’étais encore trop timide.
Au second semestre de ma première année de licence, je baissa enfin les armes et me laissa charmer par un étudiant très charismatique, drôle et plutôt pas mal. Nous étions côte à côte en salle de travail lorsqu’il trouva un prétexte futile pour m’aborder, je décida de me laisser faire et de rentrer dans son jeu de séduction. Il me demanda mon adresse mail pour soit-disant m’envoyer des cours, ce que j’accepta, mais en ayant compris aussi que c’était pour garder une trace de moi, un moyen de me joindre et de ne pas me laisser m’envoler dans la nature.
Ce fut sans surprise que le lendemain matin je découvris dans ma boîte mail qu’il m’avait envoyé lesdits cours, il avait quand même attendu une nuit pour ne pas faire le mec qui se précipite. Il s’appelait Christophe, un grand brun aux yeux marrons, qui passait son temps à faire rigoler ses amis, mais il était intelligent et je savais que c’est ce détail qui avait fait que je lui avais laissé une chance de m’approcher. Car je ne supportais pas la médiocrité, ce contre quoi je m’étais toujours battue pour ne pas en faire partie.
Je l’ai remercié et au bout de quelques échanges par mails, on avait déjà échangé nos numéros de portable. Naturellement l’initiative venait de lui, car même si j’avais décidé de sortir de ma timidité, je n’aurai jamais osé ainsi prendre les devants.
On a commencé à s’envoyer des textos quotidiennement, en fait on était en permanence collés à nos portables vu le nombre de messages que l’on s’envoyait au quotidien. J’aimais ce lien de proximité, cette phase de découverte, même si l’on savait tous les deux que l’on finirai ensembles. Il aborda rapidement le sujet de la sexualité en m’informant que pour lui c’était important dans un couple. Je lui avoua alors que j’étais vierge, il ne paru pas surpris, comme s’il s’en doutait. Bon visiblement il était écrit « vierge » sur mon front. Il m’affirma que ça ne le dérangeait pas, qu’il avait connu beaucoup de filles vierges et que la plupart de ses anciennes copines l’étaient avant qu’elles le fasse avec lui. Il me rassura et me dit que tout irait bien, qu’il serait doux et délicat.
Ce qui était assez dingue c’est que nous avions eu cette conversation avant même que nous soyons ensembles, avant même notre premier baiser, car oui je n’avais jamais embrassé de garçons alors que j’avais 18 ans. Les choses avaient bien changées depuis.
Nous nous revimmes deux semaines plus tard après notre première rencontre. On ne tarda pas à s’embrasser, il voulu dormir chez moi et tout alla très vite entre nous puisque quelques jours plus tard je fis ma première fois avec lui. J’eus mal, ça ne voulait pas rentrer, selon lui j’avais un petit peu saigné. Il me déçu en me demandant ce que ça faisait d’être « décapsulée », rien, j’avais envie de lui dire, mais je le garda pour moi afin de ne pas le vexer. Puisqu’à part de la crispation et de la douleur je n’avais rien ressenti, aucun plaisir, mais je l’avais fait et il fallait bien se lancer un jour dans le sexe même si c’était décevant au début.
Notre histoire dura un mois, j’essayais de me persuader que je l’aimais mais en fait je crois qu’au fond de moi ça n’a jamais été le cas. Et puis plus tard je découvris que l’amour ce n’était pas ça, l’amour c’est quelque chose qui vous prend aux tripes et qui vous retourne complètement, l’amour c’est le temps qui s’arrête, l’amour c’est ressentir les sentiments de l’autre personne sans que celle-ci ait à le dire.
L’amour ça vous transcende et ça vous fait dire que tout cela en valait la peine.
