Faites vos produits de beauté - Héléna Motrin - E-Book

Faites vos produits de beauté E-Book

Héléna Motrin

0,0

Beschreibung

Pourquoi vous ruiner en cosmétiques onéreux aux composantes pas très nettes, quand vous pouvez piocher dans votre frigo et vos placards pour avoir la peau douce ? 

Êtes-vous obligé de consacrer autant d’argent pour éviter les rides ? Et les parabens, les conservateurs, les sels d’aluminium dans tout ça ?
Nos arrière-grands-mères avaient bien raison de se servir dans leur cuisine pour prendre soin de leur peau et de leurs cheveux. L’auteur est allée piocher dans leurs trucs et astuces pour nous livrer des recettes faciles, rapides, économes, qui n’utilisent que des produits courants et qui vous permettront d’être la plus belle pour aller danser, au moindre frais et la conscience écologique tranquille !

Un guide pratique pour des produits de beauté faits maison bio et efficaces !


EXTRAIT

Bon, vous êtes maintenant convaincue du bien-fondé de la cosméto-frigo. Prête à dévaliser vos placards ? Oui, mais qu’est-ce que vous utilisez au juste ? Le ketchup, par exemple ? Hum… Mieux vaut utiliser des ingrédients simples, c’est-à-dire bruts, non préparés, puisqu’un des buts est de savoir ce que vous vous étalez sur la peau ! Ensuite, armez-vous d’une bonne dose de logique.
Si vous êtes allergique à un aliment pris en interne, il y a de fortes chances que vous y soyez aussi allergique en externe. Et qu’importe sa couleur : un kiwi, vert ou jaune, reste un kiwi ! Ne prenez pas de risque. Au besoin, faites un test en appliquant une petite dose de l’ingrédient que vous soupçonnez dans le pli du coude : si aucune réaction n’est apparue dans les 24 heures, vous pouvez l’utiliser. Au moindre gratouillement, à la moindre rougeur, rincez abondement et oubliez l’ingrédient ! N’oubliez pas que ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est bon : l’amanite phalloïde est naturelle, et pourtant… vous vous en feriez un masque, vous ?
Par ailleurs, la peau n’est pas imperméable, c’est un fait à ne jamais oublier. Donc, utilisez de préférence des ingrédients bio, ou cultivés de façon naturelle, ou soigneusement lavés et essuyés. Ah, pour finir, si un masque s’appelle « masque à la banane » c’est que de la banane rentre dans sa composition : une belle banane bien mûre et appétissante, pas une vieille banane pourrie – sinon, le masque s’appellerait « masque à la vieille banane pourrie ». Laissez les moisissures et autres levures à Pasteur, lui sait les transformer en découvertes révolutionnaires. En ce qui vous concerne, utilisez des produits frais et sûrs.


À PROPOS DES AUTEURS

Toute petite, Héléna Motrin est fascinée par sa grand-mère qui se tartine d’épluchures de pêches. Héléna traverse une adolescence sans acné, avec rien d’autre que l’argile, l’huile de noisette et l’huile essentielle de tea-tree. Alors, c’est décidé, Héléna utilisera les plantes. Et elle pille ses placards et son frigo pour prendre soin d’elle-même. Par plaisir, par jeu et surtout parce que ça marche !
Camille Ravier est une jeune illustratrice de 29 ans. Elle s’est fait connaître sur la blogosphère grâce à son blog dessiné www.camilla-gallapia.com dans lequel elle raconte d’un coup de crayon sa vie de jeune maman d’un ton léger et décalé qui la caractérise.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 133

Veröffentlichungsjahr: 2017

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



L’auteur : toute petite, Héléna Motrin est fascinée par sa grand-mère qui se tartine d’épluchures de pêches. Héléna traverse une adolescence sans acné, avec rien d’autre que l’argile, l’huile de noisette et l’huile essentielle de tea-tree. Alors, c’est décidé, Héléna utilisera les plantes. Et elle pille ses placards et son frigo pour prendre soin d’elle-même. Par plaisir, par jeu et surtout parce que ça marche !

L’illustratrice : Camille Ravier est une jeune illustratrice de 29 ans.

Elle s’est fait connaître sur la blogosphère grâce à son blog dessiné www.camilla-gallapia.com dans lequel elle raconte d’un coup de crayon sa vie de jeune maman d’un ton léger et décalé qui la caractérise.

Préambule

Ou pourquoi se ruiner en cosmétiques onéreux aux composantes pas toujours très nettes quand on peut piocher dans son frigo et ses placards ? Comment se fait-il que certaines aiment savoir avec quoi elles se tartinent ? Comment le cosmétique, c’est pas que du futile (mais un peu quand même, sinon, ça fait médicament, alors autant se faire plaisir en plus) ?

Huiles et minéraux sont les alliés de la peau des êtres humains depuis… à vrai dire, les traces de cosmétiques retrouvées par les spécialistes sont presque aussi anciennes que les traces de l’Homme, c’est dire ! Donc, pendant ces milliers d’années, l’homme (en fait, surtout la femme, mais ça dépend un peu des civilisations, il faut l’avouer) a appris à tirer le meilleur parti de son environnement pour devenir beau – enfin plus beau (ok, ils utilisaient aussi onguents et parfums à des fins rituelles, magiques, médicales, etc., mais c’est une autre histoire) ! Puis est arrivée la Révolution industrielle… Gras et pigments ont été mis en tubes pour les peintures mais pour les cosmétiques aussi ! Pour faire baisser leurs coûts de fabrication, les industriels se sont mis à utiliser des produits moins onéreux, souvent dérivés de la pétrochimie grâce à laquelle on mime les produits naturels à partir du pétrole – malheureusement, on ne fait que les mimer, on ne sait pas les copier. Heureusement, nos grands-mères n’ont pas perdu les recettes de nos arrière-arrière-arrière-grands-mères. Celles-ci n’avaient pas forcément les moyens de s’offrir de supers produits de beauté, mais elles étaient les héritières de toutes les traditions qui ont donné naissance à ces mêmes produits. Mais pourquoi les imiter aujourd’hui ? Allez-y, regardez l’étiquette de votre soin… Là où il y a la composition… Oui, vous y êtes ? Il y a quoi en premier ? « Aqua » ! C’est de l’eau ! Dans un soin « aux fruits » du commerce, il y a de fortes chances qu’il n’y ait que 1 % de fruit dedans ! Pour tout un tas de raisons, qui ne sont pas toujours mauvaises, d’ailleurs. Arrêtons de ne voir que le négatif partout : le pessimisme, ça donne des rides ! Alors que, quand vous utilisez directement le fruit, il y a environ 100 % de fruit, donc 100 % d’actifs naturels et efficaces ! C’est pas génial ça : des milliers d’années de recherches concentrées dans un masque à la banane ? Et en plus, ça ne coûte (presque) rien ! Donc, avec toutes les économies réalisées, imaginez la collection de chaussures que vous allez pouvoir vous offrir !

En résumé : la cosméto-frigo, c’est pas cher et ça marche. Mais en plus, c’est rigolo. N’écoutez pas les rabat-joie qui claironnent que les féministes ne se sont pas battues pour que vous remontiez dans le temps avec des recettes antiques : ce qui est le plus long, dans un masque, c’est le temps de pause, pas sa préparation. Et ce temps de pause est le même que vous ayez acheté ou fabriqué ce masque. Et toc ! Et en plus, on peut se marrer à peu de frais entre copines, avec le souvenir régressif des batailles de bouffe à la cantoche, et ça, ça n’a pas de prix !

Le chimique, c’est pas fantastique ?

Ma grand-mère utilisait, dans les années 1950, une laque radioactive. Elle est décédée à 98 ans, de vieillesse. Et dans certains cas, des dérivés pétroliers sont irremplaçables : la vaseline, par exemple, force la sudation en bouchant les pores de la peau, c’est pourquoi on l’utilise dans certaines applications médicales. Cependant, il ne faut pas en abuser en cosmétique. Ce préambule ne veut pas dire qu’il faut se mettre n’importe quoi sur la peau : ce qui est sur la peau rentre sous la peau et se diffuse dans tout le corps via le réseau sanguin. C’est le principe de fonctionnement qu’on utilise pour les patchs, d’ailleurs. Néanmoins, il ne faut pas sombrer dans la parano. Pour résumer, il y a quelques années, les parabènes semblaient être LA solution la plus efficace pour lutter contre les bactéries et champignons capables d’altérer les cosmétiques (mais aussi les aliments) et à l’origine de vilains désagréments. Puis, à l’usage, il s’est avéré que certains parabènes pouvaient devenir toxiques – ils ont d’ailleurs été interdits en 2011. Il en est de même pour l’usage des « sels d’aluminium » dans les déodorants…. N’oubliez jamais qu’un produit déclaré miraculeux un jour peut se révéler une catastrophe le lendemain. Et il y a aussi les ingrédients qui ne posent pas de problème direct mais qui ont un impact désastreux sur l’environnement, comme le Sodium Lauryl Sulphate (SLS), très toxique pour les organismes aquatiques – et il est inévitable que ce détergent moussant se retrouve un jour dans l’eau puisqu’il est très courant dans les shampooings et bains moussants, mais aussi dans les produits de nettoyage pour la vaisselle ! D’où l’importance d’apprendre à lire les INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients – nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques) et surtout de se tenir informé(e) des évolutions de la recherche.

Les noms, dans les INCI, sont généralement donnés en latin pour les noms de plantes et en anglais pour les noms de molécules. Ils sont cités dans l’ordre d’importance dans la composition : les premiers sont les plus importants, les derniers se trouvent en quantité infime (ce qui n’a aucun rapport avec leur toxicité). Il existe heureusement de nombreux sites pour s’y retrouver, dont le célèbre site de Rita Stiens : http://laveritesurlescosmetiques.com/. La fondation David Suzuki a aussi publié une liste des 12 ingrédients à éviter absolument sur : www.davidsuzuki.org. Le site « Le flacon » propose également des analyses assez poussées, avec notamment une très pratique liste de produits cosmétiques par marque : http://leflacon.free.fr/

Quelques composants à éviter :

• Les silicones qui sont imperméables et étouffent la peau et les cheveux en s’y accumulant. Ils interfèrent aussi avec les fonctions hormonales.

• L’huile minérale, dérivée du pétrole, que l’on trouve dans presque tous les produits cosmétiques : cette huile n’est pas nocive à proprement parler, mais elle a un impact écologique déplorable sur l’environnement ! Elle est notée « Petrolatum » dans l’INCI.

• Les SLS et SLES (Sodium Lauryl Sulphate et Sodium Laureth Sulphate). Ce sont des surfactants, autrement dit des agents moussants. Très courants, même dans des produits dits « pour peau sensible », ils sont néanmoins trop détergents et asséchants et sont suspectés d’être cancérigènes.

• Les filtres UV chimiques sont réputés interférer avec les fonctions hormonales et sont destructeurs de l’environnement : choisissez des filtres minéraux.

• Certains agents de blanchiment de la peau, dont l’hydroquinone, sont soupçonnés d’être aussi mauvais pour le corps que pour la planète.

• Les colorations aux métaux, que ce soit pour les cheveux ou le maquillage, sont particulièrement néfastes : attention, ils sont bien plus courants que l’on croit, notamment dans les rouges à lèvres, contenant très souvent du plomb – et on en avale des kilos de rouge à lèvres dans une vie ! On les repère car ils sont notés « CI » suivi de 5 chiffres dans les INCI.

• Les parfums : cancérigènes, allergisants ou anodins, difficile de faire la différence, d’autant que l’INCI ne comporte que le mot « Parfum », sans aucun détail. Dans le doute, donc, on s’abstient !

Spéléo-placards

Bon, vous êtes maintenant convaincue du bien-fondé de la cosméto-frigo. Prête à dévaliser vos placards ? Oui, mais qu’est-ce que vous utilisez au juste ? Le ketchup, par exemple ? Hum… Mieux vaut utiliser des ingrédients simples, c’est-à-dire bruts, non préparés, puisqu’un des buts est de savoir ce que vous vous étalez sur la peau ! Ensuite, armez-vous d’une bonne dose de logique.

Si vous êtes allergique à un aliment pris en interne, il y a de fortes chances que vous y soyez aussi allergique en externe. Et qu’importe sa couleur : un kiwi, vert ou jaune, reste un kiwi ! Ne prenez pas de risque. Au besoin, faites un test en appliquant une petite dose de l’ingrédient que vous soupçonnez dans le pli du coude : si aucune réaction n’est apparue dans les 24 heures, vous pouvez l’utiliser. Au moindre gratouillement, à la moindre rougeur, rincez abondement et oubliez l’ingrédient ! N’oubliez pas que ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est bon : l’amanite phalloïde est naturelle, et pourtant… vous vous en feriez un masque, vous ?

Par ailleurs, la peau n’est pas imperméable, c’est un fait à ne jamais oublier. Donc, utilisez de préférence des ingrédients bio, ou cultivés de façon naturelle, ou soigneusement lavés et essuyés. Ah, pour finir, si un masque s’appelle « masque à la banane » c’est que de la banane rentre dans sa composition : une belle banane bien mûre et appétissante, pas une vieille banane pourrie – sinon, le masque s’appellerait « masque à la vieille banane pourrie ». Laissez les moisissures et autres levures à Pasteur, lui sait les transformer en découvertes révolutionnaires. En ce qui vous concerne, utilisez des produits frais et sûrs.

Bref, les fruits, les légumes, les féculents, les produits laitiers, certaines épices, le sel, le sucre et les huiles sont les composantes principales d’une cosméto-frigo, mais on peut y ajouter certains ingrédients faciles à trouver dans la plupart des moyennes et grandes surfaces : de l’argile, des hydrolats et des huiles essentielles. Oui, mais comment les choisir ? Pour l’argile, filez voir l’encadré « Argiles » (cf p 121). Pour les hydrolats, on retiendra celui de rose (adoucissant, calmant et surtout, hum, cette odeur !), d’eau de fleur d’orange (ou néroli – tonifiant pour les peaux sèches) et de lavande, aux multiples bienfaits pour toutes les peaux, y compris acnéiques ! Pour les huiles essentielles, le choix est beaucoup plus complexe : si on en trouve couramment une douzaine, il en existe près de 300 dont les pouvoirs sont infiniment variés. Pour ne pas se planter en commençant, on se concentre sur une seule seulement : la lavande – on choisit son huile essentielle grâce à son nom latin : lavendula angustifolia en l’occurrence. Pourquoi celle-ci ? Parce qu’elle a de multiples usages, comme l’hydrolat de la même plante : elle cicatrise, régénère et tonifie les peaux sèches et assainit les peaux grasses. Donc tous les types de peaux l’aiment ! Mais vous, vous savez quel est votre type de peau ?

Les huiles essentielles

Pourquoi y a-t-il un engouement pour les huiles essentielles ? Parce qu’elles marchent ! Les Égyptiens les utilisaient déjà – on en a trouvé des traces dans leurs momies.

Ok, mais une huile essentielle, qu’est-ce que c’est ? C’est le principe actif des plantes, qui est obtenu par distillation à la vapeur ou, pour certaines plantes, par d’autres procédés, dont certains utilisent des solvants. Contrairement à ce que laisse entendre leur nom, les huiles essentielles ne sont pas forcément des huiles, mais plutôt des essences.

Si elles sont toutes solubles dans le gras (liposolubles), elles ne se dissolvent pas dans l’eau. Leur prix élevé est expliqué par la grande quantité de plantes nécessaire à leur obtention. Mais leur concentration est extrême : on les utilise généralement diluées de 0,5 à 5 % dans de l’huile. À cause de cette concentration et de leurs capacités, les huiles essentielles doivent être utilisées avec toutes les précautions nécessaires : il faudra tout d’abord choisir une huile essentielle de qualité, de préférence bio, sur laquelle figure le nom de la plante en latin. Assurez-vous que l’huile essentielle choisie est adaptée à l’usage que vous voulez en faire (certaines huiles sont agressives pour la peau, d’autres réagissent à la lumière, comme les agrumes).

N’utilisez jamais une huile essentielle pure sur la peau ou les muqueuses, diluez-la dans une huile végétale comme l’huile d’olive, ou grâce à un dispersant spécial type Disper ou Solubol (on en trouve dans les biocoops et les boutiques spécialisées), à une concentration maximale de 5 % d’huile essentielle (2 % si le mélange est destiné au visage). Il faut aussi systématiquement procéder à un test d’allergie dans le pli du coude 24 heures avant l’utilisation : en cas de rougeur, démangeaisons ou tout autre réaction, n’utilisez pas l’huile et parlez-en à un professionnel.

N’utilisez les huiles essentielles qu’en usage externe.

L’usage interne est réservé à la prescription d’un médecin aromathérapeute. Gardez toujours une huile végétale à portée de vos huiles essentielles pour diluer tout incident (flacon renversé accidentellement, huile pure sur la peau, ingestion accidentelle…) ! Au départ, utilisez-les seules, pour apprendre à bien les connaître, ensuite, vous pourrez essayer des synergies (mélanges), en vous aidant d’ouvrages spécialisés (L’Aromathérapie de Dominique Baudoux, Aromathérapie du Docteur Jean Valnet et Norman Defrance, Ma Bible des huiles essentielles de Danièle Festy, La Bible de l’aromathérapie de Nerys Purchon et Denis Montagnon, L’Aromathérapie exactement de Pierre Franchomme et Daniel Pénoël, etc.), sans perdre de vue que la concentration maximale est donnée sur le total, pas huile par huile !

Alors oui, ça semble compliqué tout ça, mais les huiles essentielles sont un vrai bonheur à utiliser, car en plus de leurs bienfaits, elles sentent bon. Et cette odeur elle-même participe au processus des huiles essentielles. Bon, d’accord, mais laquelle choisir selon sa peau ?

• peau normale : lavande, géranium

• peau grasse : tea-tree, lavande, genévrier, cyprès, bergamote, citron, pamplemousse, sauge

• peau sèche : rose, carotte, palmarosa, jasmin, bois de santal, géranium, camomille, néroli, ylang-ylang

• peau mixte : géranium, lavande, ylang-ylang

• peau sensible : camomille noble, tanaisie bleue, néroli

• peau mature : rose, carotte, encens, néroli, palmarosa, géranium, immortelle, ciste ladanifère

L’allergie

Une allergie peut être fatale : elle n’est jamais à prendre à la légère. Mais une « simple » intolérance cutanée peut avoir des conséquences désagréables et visibles, fatalement, alors, faites tout particulièrement attention au moindre signe : rougeur, tiraillement, gratouillis… Dans ce cas, rincez immédiatement à grande eau, tiède de préférence, et parlez-en à votre médecin. Mieux, filez directement à la pharmacie pour montrer ça tout de suite à un œil expérimenté qui saura vous dire s’il y a lieu de paniquer ou pas. Parce que la différence entre intolérance et allergie n’est pas forcément évidente quand c’est sur soi ! Par contre, si votre visage gonfle, notamment autour des yeux et de la bouche, filez aux urgences, ça peut être grave.

Comment savoir si vous avez un risque allergique ?

Oui, parce que urticaire, œdème de Quincke, eczéma ou dermatites ne vous donnent bizarrement pas très envie… Évidemment, évitez absolument de prendre le moindre risque : si vous être allergique à la cacahuète, n’utilisez pas d’huile d’arachide pour vos cheveux. Si, quand vous mangez des fraises, vous vous couvrez de plaques rouges, imaginez ce que ça donnerait si vous vous étaliez de la purée de fraise dessus ! Et essayez de penser « famille » : il y a de gros risques que deux aliments de la même famille possèdent les mêmes actifs. Ainsi, vous risquez d’être allergique à toutes les noix, pas seulement au fruit du noyer…

Le seul moyen de prévention, c’est le test de tolérance cutané systématique, dans le pli du coude, pendant au moins 24 heures avant toute utilisation à l’état pur ou dilué. Si vous observez une réaction (rougeur, irritation, picotement,…), n’utilisez pas l’ingrédient. Faites ce test même pour les ingrédients a priori « innocents », comme le jus de citron, par exemple : vous avez peut-être une sensibilité inconnue.

Comment reconnaître son type de peau ?