Histoire de Kentucke, Nouvelle Colonie - John Filson - E-Book
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Histoire de Kentucke, Nouvelle Colonie E-Book

John Filson

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Beschreibung

L'Histoire de Kentucke, Nouvelle Colonie, se présente comme une œuvre collective essentielle, regroupant des récits captivants qui explorent les thèmes de la colonisation et de l'aventure sur le nouveau territoire américain. Cette anthologie met en lumière la diversité des styles littéraires, passant de récits historiques détaillés à des descriptions vivantes de la nature sauvage encore inexplorée. Parmi les morceaux les plus remarquables, on trouve des descriptions saisissantes de la vie quotidienne en pionnier, oscillant entre la conquête et la survie. Cette collection s'inscrit dans le contexte littéraire du XVIIIe siècle, où la fascination pour les nouvelles terres naturelles était à son apogée. Les contributeurs, notamment John Filson et Daniel Boone, apportent une richesse de perspectives grâce à leurs expériences personnelles et historiques. Filson, avec ses racines académiques et son rôle de cartographe, offre un récit structuré et pédagogique, tandis que Boone, légendaire pionnier et explorateur, partage ses expériences authentiques et pratiques du terrain. Cette collaboration unique illustre la convergence des mouvements de découverte et d'expansion territoriale propres à l'époque, ainsi qu'une quête d'identité nationale émergente. Ensemble, ces auteurs amplifient la voix collective de ceux qui ont vécu en ces temps de transformation. Cette anthologie est vivement recommandée aux amateurs d'histoire et de littérature désireux de découvrir un amas de perspectives autour d'un même thème captivant. Elle offre une occasion rare d'explorer une diversité stylistique et thématique, enrichissant la compréhension du lecteur de l'Amérique naissante. En parcourant ce volume, les lecteurs sont invités à engager un dialogue profond avec les récits des pionniers, tout en appréciant la valeur éducative et culturelle de ces documents historiques. Plongez dans cette collection pour une immersion complète dans l'esprit aventureux et indomptable des premiers temps de la colonisation du Kentucke. Dans cette édition enrichie, nous avons soigneusement créé une valeur ajoutée pour votre expérience de lecture : - Une Introduction succincte situe l'attrait intemporel de l'œuvre et en expose les thèmes. - Le Synopsis présente l'intrigue centrale, en soulignant les développements clés sans révéler les rebondissements critiques. - Un Contexte historique détaillé vous plonge dans les événements et les influences de l'époque qui ont façonné l'écriture. - Une Analyse approfondie examine symboles, motifs et arcs des personnages afin de révéler les significations sous-jacentes. - Des questions de réflexion vous invitent à vous engager personnellement dans les messages de l'œuvre, en les reliant à la vie moderne. - Des Citations mémorables soigneusement sélectionnées soulignent des moments de pure virtuosité littéraire. - Des notes de bas de page interactives clarifient les références inhabituelles, les allusions historiques et les expressions archaïques pour une lecture plus aisée et mieux informée.

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Veröffentlichungsjahr: 2021

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John Filson, Daniel Boone

Histoire de Kentucke , nouvelle colonie à l'ouest de la Virginie, contenant... la relation historique du colonel Boon,... ouvrage pour servir de suite aux "Lettres d'un cultivateur américain", traduit de l'anglais de M. John Filson, par M. Parraud

Édition enrichie. Exploration littéraire de la frontière américaine et de la colonisation à Kentucke
Introduction, études et commentaires par Bastien Vernier
Édité et publié par Good Press, 2021
EAN 4064066331559

Table des matières

Introduction
Synopsis
Contexte historique
Histoire de Kentucke , nouvelle colonie à l'ouest de la Virginie, contenant... la relation historique du colonel Boon,... ouvrage pour servir de suite aux "Lettres d'un cultivateur américain", traduit de l'anglais de M. John Filson, par M. Parraud
Analyse
Réflexion
Citations mémorables
Notes

Introduction

Table des matières

Entre la promesse d’un Eden de vallées fertiles et la rudesse d’un passage ouvert par des pistes incertaines, ce livre met en tension la volonté de nommer et de mesurer un pays encore perçu comme lisière et la réalité vécue d’une conquête de l’espace où le récit, la carte et l’épreuve physique s’allient pour transformer le lointain en propriété, la rumeur en information, et l’itinéraire singulier en matrice d’une communauté naissante animée par le désir d’établir, de circonscrire et de durer au seuil occidental de la Virginie que l’on commence alors à appeler le Kentucke.

Œuvre de description historique et de relation de voyage, Histoire de Kentucke, nouvelle colonie à l’ouest de la Virginie présente, dans sa traduction française par M. Parraud, le texte de M. John Filson accompagné de la relation historique du colonel Boon. Composée à la fin du XVIIIe siècle, l’ouvrage se place sur le théâtre de la frontière occidentale alors en formation et se propose comme suite aux Lettres d’un cultivateur américain. Le cadre est celui du territoire du Kentucke, à l’ouest de la Virginie, tel qu’il se donne à voir au moment où établissement, relevés et récits s’imbriquent.

Le livre déploie une double trame: d’un côté, un exposé ordonné des lieux, ressources et voies de passage; de l’autre, une relation attribuée au colonel Boon, relayée par Filson, qui condense années de pérégrination, d’épreuves et d’initiatives pionnières. Le lecteur avance entre inventaires concrets et épisodes vécus, dans une prose claire, appliquée, soucieuse d’utilité publique et d’exactitude. L’expérience de lecture oscille ainsi entre le registre informatif d’un guide destiné aux colons et l’allure haletante d’un témoignage de terrain, où la sobriété du ton laisse affleurer la gravité des enjeux et l’âpreté des transitions.

Au cœur de ces pages se dessine l’entrelacs de thèmes qui structurent la frontière: accès à la terre, organisation des établissements, circulation, périls et protections, promesse d’abondance et coût humain de l’implantation. S’y ajoute la question de la connaissance: mesurer, nommer, situer, pour rendre le territoire partageable et transmissible. La figure de Boon, à la fois éclaireur et relais d’informations, incarne cette tension entre expérience individuelle et utilité collective. Le livre interroge également le contact avec un environnement encore mal cartographié et la manière dont le récit fabrique des repères, prépare des décisions et légitime des projets.

Pour les lecteurs d’aujourd’hui, Histoire de Kentucke demeure précieuse parce qu’elle montre, à l’instant de leur formation, les discours qui accompagnent l’ouverture d’un espace, entre promotion colonisatrice et exigence de précision documentaire. On y voit comment l’écriture organise l’imaginaire du départ, conçoit la communauté et définit la valeur d’un lieu. Ce texte éclaire ainsi la généalogie d’une vision du monde où l’exploration, l’arpentage et l’établissement se pensent de concert. Il invite en outre à relire la frontière comme un montage culturel, où la mesure et le récit confèrent autorité à des perspectives en compétition.

La traduction française par M. Parraud donne à ce matériau une portée transatlantique, adressant à des lecteurs européens un tableau informé de la nouvelle colonie et de ses voies d’accès. Le style conjugue un vocabulaire pratique, hérité des relevés et des instructions, et une narration resserrée où l’ellipse et la sobriété dominent. La voix de Filson, attentive à l’utilité et à l’ordre, ménage un espace où la relation du colonel Boon apporte une proximité avec les gestes, les paysages et les hésitations du cheminement. L’ensemble administre une pédagogie de la conquête ordinaire, sans éclat rhétorique superflu.

Lire Histoire de Kentucke, c’est accepter un livre qui se tient à hauteur d’arpenteur autant qu’à hauteur d’homme, préférant l’agencement des faits et des repères aux ornements du romanesque. On y entre pour comprendre de quoi se compose un territoire en train d’être nommé, et pour saisir comment une relation de première main, cadrée par un auteur soucieux d’ordre, institue un horizon d’action collective. L’ouvrage demeure actuel parce qu’il apprend à déchiffrer les récits d’établissement: entre promesse, méthode et risque, il propose une grammaire de l’installation qui éclaire notre rapport durable aux lieux et aux commencements.

Synopsis

Table des matières

Histoire de Kentucke, nouvelle colonie à l’ouest de la Virginie réunit, sous la plume de John Filson et dans la traduction française de M. Parraud, un exposé descriptif du pays et la relation historique attribuée au colonel Daniel Boone. Conçu à la fin du XVIIIe siècle pour prolonger l’enquête des Lettres d’un cultivateur américain, l’ouvrage s’adresse à des lecteurs européens curieux des terres occidentales des États-Unis. Filson rassemble des informations tirées d’observations, de récits de pionniers et de documents administratifs, afin d’offrir un tableau cohérent d’un territoire alors en cours de peuplement, mêlant topographie, ressources, itinéraires, mœurs de frontière et enjeux de colonisation.

La première partie dresse un portrait du Kentucke comme espace charnière entre les montagnes orientales et l’Ohio, où l’abondance des forêts, des pâturages naturels et des cours d’eau promet une agriculture aisée et des communications favorables. Filson insiste sur la fertilité des sols, la richesse en gibier et la variété des climats, éléments censés garantir la subsistance et stimuler le commerce. La description géographique, attentive aux vallées et aux rivières, situe le pays dans un réseau hydrographique qui relie la région aux marchés émergents, soulignant les avantages naturels d’un territoire perçu comme neuf aux yeux des colons anglophones.

Dans le fil historique, l’auteur retrace le passage d’explorations sporadiques à des établissements permanents. Il expose comment des chasseurs, éclaireurs et arpenteurs ont ouvert des voies à travers un défilé des Appalaches, puis comment des familles se sont groupées en postes et stations fortifiés. L’ouvrage rend compte de la croissance rapide du peuplement après la guerre d’Indépendance, tout en rappelant les risques liés à l’isolement, au climat et aux tensions avec les populations autochtones. Cette progression s’accompagne d’un effort d’organisation du territoire, où la circulation des informations, des capitaux et des vivres se combine avec l’implantation de cultures et d’élevages.

La relation historique du colonel Boon, insérée comme témoignage clé, met en scène l’expérience d’un éclaireur passé guide de familles, dont la connaissance des pistes, des rivières et des retraites naturelles devient ressource collective. Récits d’expéditions, de guets, de pertes et d’évasions y dessinent une éthique de la vigilance et de l’endurance. Filson présente cette voix comme exemplaire de l’esprit de frontière, sans gommer l’incertitude permanente qu’imposent l’éloignement, les événements imprévus et les alliances mouvantes. Le texte articule ainsi aventure individuelle et genèse d’un espace colonial en voie d’intégration aux circuits politiques et économiques.

Parallèlement, Filson aborde les modalités d’acquisition et de délimitation des terres, les difficultés d’arpentage et les conflits d’intérêts nés de titres concurrents. Il évoque l’émergence d’embryons d’autorité civile et de structures de défense, la mise en culture progressive (céréales, jardins, bétail) et l’essor d’échanges basés sur les produits de chasse et les surplus agricoles. L’accent est mis sur la nécessité d’un ordre juridique plus sûr pour stabiliser la propriété et encourager l’investissement. Cette dimension pratique, destinée aux candidats au départ autant qu’aux observateurs, fait du livre un manuel d’orientation autant qu’un récit de découverte.

Les rapports avec les nations autochtones occupent une place constante, envisagés dans un registre où se mêlent observations des usages, descriptions d’itinéraires de chasse et chroniques d’hostilités. Filson décrit un front mouvant fait de négociations, de ruptures et de précautions quotidiennes, où les stations fortifiées et les patrouilles répondent à l’exposition des hameaux isolés. Le regard de l’auteur, marqué par son époque, valorise la sécurité des colons tout en reconnaissant la connaissance indigène du terrain. L’ensemble éclaire la dynamique conflictuelle d’un territoire disputé, où la présence européenne s’affirme au prix d’une vigilance prolongée et d’une organisation collective serrée.

En se présentant comme une suite aux Lettres d’un cultivateur américain, l’ouvrage étend vers l’Ouest l’inventaire moral, économique et géographique d’une société nouvelle. Il contribue à populariser le Kentucke et la figure de Boone auprès d’un public transatlantique, en articulant promesse d’abondance et rudesses de la frontière. Sa portée dépasse la simple information pratique: il participe à la formation d’un imaginaire de l’expansion, où s’éprouvent les tensions entre propriété, souveraineté et coexistence. Cette synthèse, à la fois descriptive et narrative, demeure une source précoce sur la formation d’une région et un jalon durable de la littérature de frontière.

Contexte historique

Table des matières

L’ouvrage de John Filson, The Discovery, Settlement and Present State of Kentucke (1784), inclut la « relation » du colonel Daniel Boone. Sa traduction française par M. Parraud, Histoire de Kentucke, parut peu après et se présente comme une suite aux Lettres d’un cultivateur américain. Il surgit dans l’immédiat après-guerre d’Indépendance, quand l’Europe s’interroge sur la société et l’expansion de la jeune république. Filson décrit le Kentucky, alors dépendance occidentale de la Virginie, et rassemble cartes, notices et témoignages pour en fixer l’image. L’enjeu est à la fois informatif et pratique: orienter lecteurs, investisseurs et migrants vers une région en cours de colonisation américaine.

Situé au-delà des Appalaches, entre la Cumberland Gap et l’Ohio, le Kentucky forme au XVIIIe siècle la lisière occidentale de la Virginie. Après la Proclamation de 1763, la Couronne britannique interdit l’implantation à l’ouest de la crête, mais le traité de Fort Stanwix (1768) obtint des Iroquois la cession de vastes terres au sud de l’Ohio. Cette cession ne fut pas reconnue par toutes les nations qui y vivaient, notamment Shawnees, Lenapes et Mingos, d’où un contentieux durable. Filson écrit dans ce contexte de souverainetés imbriquées, de frontières mouvantes et de droits fonciers concurrents qui structurent l’accès aux terres et les conflits.

Depuis les années 1760, des chasseurs au long cours explorent ces vallées, dont Daniel Boone, actif dès 1769. En 1775, la Transylvania Company de Richard Henderson achète aux Cherokees, lors des traités de Sycamore Shoals, un vaste territoire et charge Boone d’ouvrir la Wilderness Road par la Cumberland Gap, menant à Boonesborough. L’Assemblée de Virginie invalide ensuite cette acquisition privée, tout en aménageant certains droits. La Land Law de 1779 crée un Land Office et des procédures de warrants et de levées pour régulariser titres de colons, spéculateurs et vétérans. Filson situe clairement son récit dans cet ordre foncier.

Les conflits armés encadrent la mise en valeur du Kentucky. La guerre de Lord Dunmore (1774) oppose Virginie et nations de l’Ohio, avec Point Pleasant pour bataille majeure. Pendant la Révolution américaine, la frontière reste en état de guerre: commandants britanniques de Détroit appuient des expéditions autochtones contre les établissements américains, tandis que la milice de Virginie défend stations et convois. Des sièges tels que celui de Boonesborough (1778) et des combats jusqu’à Blue Licks (1782) rythment la période. Le traité de Paris (1783) reconnaît l’indépendance américaine et fixe l’Ohio et le Mississippi comme frontières, sans éteindre les tensions locales.

La structuration institutionnelle accompagne l’afflux de migrants. La Virginie crée en 1776 le comté de Kentucky, puis le subdivise en Fayette, Jefferson et Lincoln (1780), avec tribunaux, registres et milice. La sécurité repose sur des « stations » fortifiées comme Harrodsburg, Boonesborough ou Logan’s Fort, et sur la circulation par la Wilderness Road et l’Ohio. L’économie associe chasse, agriculture de subsistance et spéculation foncière; l’esclavage est présent dès les débuts de l’implantation. Dans cet environnement, arpenteurs et juges jouent un rôle central pour certifier titres et arbitrer litiges, cadre que Filson expose pour éclairer droits, devoirs et risques des colons.

Instituteur et arpenteur originaire de Pennsylvanie, John Filson rassemble témoignages, statistiques et une carte détaillée pour son livre de 1784; cette carte est l’une des premières imprimées consacrées au Kentucky. Il recueille le récit de Daniel Boone, dont la notoriété grandit avec la diffusion de l’ouvrage. Filson s’adresse à la fois aux lecteurs curieux et aux acquéreurs potentiels de terres, et sa prose met en avant fertilité, accès aux eaux et opportunités, tout en décrivant dangers et obligations légales. La traduction par M. Parraud fait entrer ce dossier dans la conversation européenne sur l’Amérique, en le reliant à des attentes éclairées.

Au moment de la parution, la jeune confédération américaine définit ses règles de peuplement. Les ordonnances de 1785 (arpentage) et 1787 (Northwest Ordinance) organisent les territoires au nord de l’Ohio, tandis que le Kentucky demeure sous juridiction de la Virginie. Ces normes éclairent la question de la propriété, de l’instruction publique et de l’esclavage dans l’Ouest. À l’aval, l’Espagne contrôle la basse vallée du Mississippi, enjeu crucial pour l’écoulement des produits agricoles. Filson prend place dans ce débat politique et économique: assurer sécurité, titres clairs et débouchés, conditions nécessaires à la prospérité que l’ouvrage promet aux nouveaux établissements.

L’ouvrage reflète les attentes du temps: curiosité des Lumières pour la nature et les mœurs, foi républicaine dans l’agriculture indépendante, et confiance dans l’expansion vers l’Ouest. Il leur juxtapose une expérience de frontière marquée par l’insécurité, les ambiguïtés juridiques et la négociation permanente avec puissances autochtones et autorités civiles. En mettant en scène Boone et les pionniers, Filson contribue à forger un récit national, mais conserve un registre documentaire sur routes, sols, institutions et lois. La traduction française prolonge ce regard, proposant aux lecteurs européens un miroir des promesses et limites américaines.

Histoire de Kentucke , nouvelle colonie à l'ouest de la Virginie, contenant... la relation historique du colonel Boon,... ouvrage pour servir de suite aux "Lettres d'un cultivateur américain", traduit de l'anglais de M. John Filson, par M. Parraud

Table des Matières Principale
PRÉFACE DU TRADUCTEUR.
PRÉFACE DE L’AUTEUR.
HISTOIRE DE KENTUCKE.
AVENTURES DU COLONEL DANIEL BOON, CONTENANT LA RELATION DES GUERRES DE KENTCUKE .
ASSEMBLÉE DES PIANKASHAWS.
DES INDIENS OU SAUVAGES.
ARTICLE II DU TRAITÉ DEFINITIF ,
ADDITIONS.
PASSAGES De Diodore de Sicile, d’Aristote, de Platon, d’Elien&de Plutarque, qui prouvent que l’Amérique étoit connue des Anciens.
DU GOUVERNEMENT DES SAUVAGES, DE leurs Conseils, de leur Eloquence: Discours choisis.
EXTRAIT DE LA RELATION Du Capitaine ISAAC STEWART .
CERTIFICAT DONNÉ A L’AUTEUR Par trois Habitans de Kentucke.
APPROBATION.

PRÉFACEDU TRADUCTEUR.

Table des matières

IL n’y a personne, je pense, qui ne[1q] sente l’importance de la révolution qui vient de s’opérer en Amérique. Notre siecle, célebre en découvertes, sera à jamais mémorable par un événement unique dans l’Histoire, rétablissement d’une grande République, dans un Pays, qui, par son heureuse position, la richesse&la variété de ses productions, l’industrie&la sagesse de ses habitans, &plus que tout cela encore, par le systême de tolérance qui y regne,& la liberté dont l’homme y jouit, ne peut manquer de tenir un rang distingué parmi les États politiques de l’Europe,& d’intéresser tous les amis de l’humanité.

Il n’en est pas de cette République naissante, comme de ces anciennes Républiques, de Carthage&de Rome, les plus célebres que l’Histoire nous fasse connoître, qui ne parvinrent à ce degré de puissance&de grandeur, où on les vit s’élever, que successivement&en envahissant les terres de leurs voisins,&dont les Citoyens, à cette époque même, n’étoient encore que des guerriers à demi barbares, presque sans connoissance des Beaux-Arts&des Lettres. Les Anglo-Américains n’ont pris les armes, que pour se soutenir dans leur Patrie adoptive,&en fondant leur République, ils ont mis à contribution leurs propres lumieres& cesses des autres Nations, l’expérience de tous les âges,&celle de leur siecle. Tout à coup on a vu s’élever parmi eux, ou, pour mieux dire, on y voyoit déjà régner les arts&les sciences, l’industrie &les talens, les Manufactures&le Commerce. Que ne doit-on pas espérer d’un Peuple qui dès son enfance, pour ainsi dire, montre déjà la vigueur& l’énergie de la virilité?

Tout ce qui a rapport à cette naissante République, mérite sans doute l’attention du Philosophe observateur: hommes, animaux, plantes, les êtres même inanimés, tout est curieux&intéressant dans ce nouvel hémisphere, où la nature est dans toute sa force&comme dans sa fleur, malgré les assertions de quelques Auteurs célebres, qui ont prétendu que le regne animal, sans en excepter l’homme, ainsi que le végétal, y étoient dans une espece de dégénération,&fort inférieurs à ceux de l’ancien Continent.