J'écris mon expérience de vie - Marjorie Holmes - E-Book

J'écris mon expérience de vie E-Book

Marjorie Holmes

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Beschreibung

Où trouver des idées ? Qu'est-ce que les lecteurs veulent lire ?

" Ma vie est un roman " Combien de fois entend-on les gens dire cette sentence pour résumer, dans ces mots, la richesse des événements qui ont jalonné leur existence. En réalité. c'est toute vie humaine qui pourrait ainsi être définie.
Dans cet ouvrage, l'auteur vous donne de nombreuses pistes pour écrire un livre sur votre vie. Vous aurez, après avoir lu ce riche propos, un regard beaucoup plus ciblé, d'auteur pour ainsi dire, sur vous-même et c'est très spontanément que vous saisirez un crayon pour revisiter un passé que, jusqu'ici, vous n'aviez que subi.
Et, surtout, vous serez très tôt confronté à la question suivante : " Dans tout ce que j'ai vécu, dois-je tout raconter, y aura-t-il dans mon futur ouvrage des espaces pour de la fiction ? "

J'écris mon expérience de vie est une banque de données d'idées et de sujets pour écrire sur des sujets que nous avions toujours côtoyés de près sans en avoir la moindre idée.

EXTRAIT

Les articles écrits avec le coeur ne sont ni de la fiction, ni la simple relation de faits, bien qu'ils contiennent des éléments des deux à la fois. Ils doivent être créatifs. Ils évoquent les relations humaines. Les idées sont plus importantes que les faits dans ces articles, dont le but est d'aider le lecteur, lui apprendre quelque chose, le distraire, l'émouvoir ou l'inspirer. Il est bien sûr préférable que tous ces aspects soient réunis dans le même texte. Mais par-dessus tout, ces articles doivent être sincères : en un mot, écrits avec le coeur.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Marjorie Holmes (1910 - 2002) est une chroniqueuse et écrivaine américaine, auteure de nombreux best-sellers (32 parmi ses 134 ouvrages). Elle a rédigé la trilogie biblique Two From Galilee.

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Seitenzahl: 288

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Ce livre est dédié aux deux personnes ayant eu la plus grande influence sur ma carrière d’écrivain :Dewey Deal, qui m’a vivement encouragée,à Buena Vista College,Storm Lake, Iowa.Et le professeur Clyde Tull (Toppy)à Cornell College,Mount Vernon, Iowa.

INTRODUCTION

Je suis un écrivain né. J’ai passé les heures les plus heureuses de mon enfance assise à un petit bureau que mon grand-père m’avait fabriqué, un bureau magnifique et confortable, plein de petits recoins secrets. Je passais beaucoup de temps à gribouiller pendant que les autres enfants jouaient. Et quelle joie le jour où mon père me rapporta une vieille machine à écrire “Oliver” qu’il avait achetée d’occasion cinq dollars ! J’y ai tapoté mes premiers poèmes, mes premières histoires. J’attendais avec impatience d’entrer au collège, où m’était promise la magie de taper sur des touches. Là, j’ai gagné toutes les médailles de rapidité et j’ai failli gagner une machine portable : un prix offert par Smith Corona pour copier un texte pendant quinze minutes, à raison de soixante mots à la minute, sans erreur. Après le coup de sifflet, je me suis mise à pleurer. J’avais tapé quatre-vingt-deux mots à la minute ! Mais j’avais fait deux fautes. Le vendeur de chez Smith était sidéré, et mon professeur aussi. Ils ne purent que me donner une autre médaille.

Quand j’y pense, aujourd’hui, je trouve toutes ces courses de vitesse symboliques. Je crois que j’étais tout simplement pressée d’avoir un emploi, de faire mon chemin à l’université puis de me mettre sérieusement à mon apprentissage d’écrivain.

A l’université, deux professeurs ont éclairé ma route vers ce but : le premier était Dewey Deal, professeur d’anglais que j’avais eue au lycée et que, par chance, j’ai retrouvée en première année à Buena Vista, la petite mais excellente université de ma ville. Le premier devoir qu’elle nous a donné fut d’écrire chaque jour dans un cahier. Descriptions, dialogues, idées philosophiques, peu importait, pourvu que cela vînt de notre propre vie, “du cœur”.

Les mots qu’elle nota dans mon cahier devaient profondément influencer ma vie :

“Marjorie, Marjorie, vous devez tirer le meilleur de votre talent. Je ressens de la joie dans ces lignes, je ressens du chagrin, je suis émue par les images qu’elles font naître. Je suis sûre que si vous en avez vraiment envie, vous pourrez écrire de belles choses pour ceux qui meurent d’envie d’en lire. C’est votre devoir !”

La seconde personne à avoir eu une forte influence sur moi fut Toppy Tull, à Cornell, une plus grande université de l’Iowa, dans laquelle je suis entrée au bout de deux ans en grande partie parce que ce professeur avait la réputation d’aider les jeunes écrivains à démarrer. Sa femme, Jewell Bothwell Tull, était un auteur populaire. Ils enseignaient tous les deux et publiaient un magazine du campus, The Husk, qui non seulement offrait aux étudiants l’occasion de s’exprimer, mais auquel des géants comme leur ami Cari Sandburg apportaient fréquemment leur contribution.

Les devoirs donnés par Toppy étaient directs, pratiques ; il citait Samuel Johnson : “Il n’y a que les crétins qui n’écrivent pas pour de l’argent”. Il nous faisait envoyer nos papiers à des supports qui payaient, même si c’était peu, et auprès desquels nous avions quelque chance d’être acceptés.

A ma grande surprise, j’ai commencé à vendre. D’accord, ce n’était qu’à des magazines de moindre importance, et je recevais des petits chèques, mais c’était une véritable manne céleste en ces temps de Dépression.

Et le plus important, c’est que Toppy déclara en voyant mon premier chèque : “Maintenant, vous êtes une pro. Allez-y, écrivez !”

Mais le conseil le plus précieux qu’il nous a donné, ce fut d’étudier les magazines de nos écrivains. “Ils vous enseigneront tout ce que vous avez besoin de savoir”.

Grâce à Toppy Tull, à Samuel Johnson et à ces magazines, je suis effectivement devenue un écrivain de métier. Je savais que la seule chose à faire pour moi était d’écrire, et je comptais bien vendre. J’avais besoin de cet argent. Mais ce furent les paroles de Dewey Deal au sujet de mon talent et de mon devoir d’écrire qui eurent le plus grand impact sur mon écriture elle-même. Elles me permirent de prendre conscience du bonheur, et de la responsabilité, qu’offrait la possibilité de s’exprimer personnellement et de partager ses propres souffrances, ses plaisirs et ses émerveillements avec les autres. En d’autres termes, le bonheur d’écrire avec le cœur.

Après avoir obtenu mes diplômes, je me suis mariée et je me suis essayée à la radio, surtout pour trouver un exutoire. Mais un jour, j’ai réalisé que ce n’était pas vraiment ce que j’avais envie de faire. J’ai donné ma démission, j’ai rangé mes affaires et je suis partie pour toujours vers d’autres lieux de travail. J’aurais à nouveau mon propre bureau, avec ou sans recoins secrets, ma propre machine à écrire, même si ce n’était - Dieu m’en garde ! - que cette bonne vieille Oliver ! Je resterais chez moi et je deviendrais un écrivain à plein temps (si l’on ne tient pas compte du fait d’élever des enfants).

Et malgré de nombreux refus, ça a marché. Essentiellement parce que j’ai découvert les articles créatifs : la débrouillardise, l’intérêt humain, des papiers sur l’art de vivre qui ne requièrent pas, ou presque pas de recherches car ils sont écrits avec l’esprit et le cœur. Alors que j’avais vendu beaucoup de nouvelles, puis le roman sur lequel j’avais travaillé dur, la fiction prit plus de temps et j’eus plus de difficulté à la placer. Mais ce genre n’a jamais échoué. Il avait suffi que je m’arrête, et que j’écrive un article court, brillant, basé sur mes propres idées et mes propres expériences, pour apprécier ce merveilleux stimulant : mon article était accepté. Le chèque pouvait être modeste ou au contraire impressionnant parfois, mais il arrivait invariablement, quoique pas toujours après la première proposition. Pour moi, c’était la voie la plus directe vers les publications payées. Mais surtout, cela racontait ce que j’avais envie de raconter. Et il n’y a rien de plus satisfaisant, quand le cœur est plein d’histoires à partager, qui que l’on soit.

J’ai compris comment y parvenir et j’ai même écrit un livre à ce sujet, en me concentrant sur les techniques et les débouchés pour l’écrivain en herbe.

Ecrire des articles avec le cœur contient une partie de ces informations. Ce livre s’adresse également à ceux qui ont du talent, et qui ont la volonté et le sens de la discipline nécessaires pour réussir dans le métier d’écrivain.

Il s’adresse à tous ceux qui pourraient écrire et qui en avaient l’intention, mais dont la première brillante promesse ne se réalisa jamais. Combien de fois ce rêve n’est-il pas supplanté par un autre travail, anéanti, dévoré par les exigences de la vie, ou encore reporté jusqu’au jour où “vous trouverez le temps de vous y consacrer” ? Peut-être êtes-vous de ceux qui ont commencé à écrire mais ne sont jamais allés jusqu’au bout. Souvent, des gens pleins de talent manquent de détermination, de confiance et de patience pour affronter des refus. Ils se découragent et abandonnent trop vite. Chez d’autres, le talent peut avoir longtemps sommeillé avant d’être découvert tardivement (parfois, quoique rarement, un écrivain qui s’épanouit tard dans la vie fait éclore un best-seller sur le champ littéraire).

Mais quelle que soit la catégorie à laquelle vous appartenez, cet ouvrage peut vous interpeller et vous aider, y compris à rattraper le temps perdu, et à redémarrer.

Tout le monde n’est pas écrivain.

Le livre que vous tenez dans vos mains touche aussi un autre public, peut-être encore plus large. Il est vrai qu’ “ il y a un roman dans chaque vie”, comme il a été dit. Malheureusement, écrire un roman n’est pas à la portée de tout le monde. Mais tout le monde a des idées, des convictions, et souvent des histoires personnelles qui ne demandent qu’à être écrites. Je crois vraiment que chacun devrait essayer de les écrire, ne serait-ce que pour le simple plaisir de s’exprimer ; mémoires, aventures, expériences amoureuses et mariage, éducation des enfants, maladie et santé, la liste est sans fin. Et la plupart des gens ont envie de s’exprimer, d’être écoutés et de faire partager aux autres leurs découvertes.

Peut-être le faites-vous déjà dans du courrier envoyé aux magazines et aux journaux, aussi bien qu’à des parents et des amis - et parfois à des gens comme moi. Dans ce cas, l’article créatif écrit avec le cœur pourrait être un autre débouché pour vous. Ce livre montre comment s’y prennent les professionnels. Il vous aidera aussi, pourquoi pas, à améliorer votre écriture.

Si vous êtes en train de rédiger vos mémoires, bravo ! J’encourage tout le monde à écrire l’histoire de sa vie. C’est important, réellement. Il y a même certaines universités qui acceptent des autobiographies. Mais je conseille aussi aux nombreuses personnes qui m’envoient du courrier : “Ecrivez surtout pour le plaisir de revivre votre vie. Couchez-la sur le papier. Ainsi, vous ne la perdrez jamais et vous ferez un lègue inestimable à votre famille.”

Ecrire des articles avec le cœur peut aider chaque personne qui a envie d’écrire, quelles que soient ses raisons. Lisez ce livre pour voir comment font les auteurs qui ont réussi. Toutes les règles, tous les secrets sont là : comment reconnaître les bonnes idées ; comment organiser votre matériau pour le rendre plus efficace ; comment améliorer votre style afin que les lecteurs prennent du plaisir à lire ce que vous produisez. Et par-dessus tout, comment toucher au cœur ceux qui ont les mêmes problèmes et les mêmes souffrances que vous, qui peuvent être aidés et encouragés par ce que vous avez à raconter.

Comme me l’a dit, il y a bien longtemps, un de mes premiers professeurs, le monde a soif de réponses ; il espère un instant de beauté, une voix, une parole, ou une chanson qui fera chanter son cœur.

Si par hasard, cette voix est la vôtre, souvenez-vous : Vous avez le devoir d’écrire !

PREMIÉRE PARTIE

Types d’articles écritsavec le cœur

CHAPITRE 1Écrire avec le cœur

Les articles écrits avec le cœur ne sont ni de la fiction, ni la simple relation de faits, bien qu’ils contiennent des éléments des deux à la fois. Ils doivent être créatifs. Ils évoquent les relations humaines. Les idées sont plus importantes que les faits dans ces articles, dont le but est d’aider le lecteur, lui apprendre quelque chose, le distraire, l’émouvoir ou l’inspirer. II est bien sûr préférable que tous ces aspects soient réunis dans le même texte. Mais par-dessus tout, ces articles doivent être sincères : en un mot, écrits avec le cœur.

Trop exigeants ? Non, pas si vous êtes bien équipé pour les écrire. Et ils présentent de nombreux avantages. Ces articles créatifs ne nécessitent aucun déplacement, ils vous obligent même rarement à sortir de chez vous. Ils sont moins compliqués à écrire que la fiction et plus faciles à vendre, dans la mesure où les magazines publient en général peu de nouvelles. Vous n’avez pas besoin d’un agent littéraire. Et bien que certains rédacteurs en chef aient des préjugés contre les “fruits de la pensée”, sauf s’ils proviennent d’experts en la matière, les très bons articles sont les bienvenus dans la plupart des quotidiens et des magazines. Ils sont souvent illustrés en couverture et on se les arrache pour les réimprimer.

Ceci nous amène à la question suivante : “Pourquoi doivent-ils être créatifs ?”

Il est certain que tout bon travail d’écriture exige des capacités créatrices, qu’il s’agisse d’un rapport sur les autoroutes, les supermarchés ou les “supermen”, et que les meilleurs articles reflètent la personnalité créatrice qui a habilement rassemblé et fait concorder les faits. Mais l’article vraiment créatif, telle la fiction, émerge entièrement de la vision de l’auteur et de sa propre expérience de la vie. Et tandis que vous pouvez, et devez même, soutenir ce que vous avancez avec quelques témoignages, c’est l’originalité de vos propres conceptions et convictions qui domine. Vous écrivez avec le cœur. Etes-vous prêt à vous lancer ?

Dans I’affirmative, vous avez probablement déjà flirté un peu avec la fiction. Vous avez le sens du dialogue, et vous êtes fasciné par la personnalité des gens, par ce qui les fait fonctionner. Vous savez créer une atmosphère, ou alors vous l’apprendrez vite. Les bons articles se lisent comme des histoires assaisonnées d’anecdotes et de petites scènes. Commencer par une anecdote est une technique très appréciée. Elle accrochera le lecteur et le fera entrer dans votre sujet. Certains auteurs poussent l’anecdote si loin qu’il est parfois difficile pour le lecteur de savoir avant plusieurs paragraphes s’il lit un article ou une histoire. Je ne recommande pas d’aller jusque-là, mais il est vrai que l’auteur d’articles créatifs doit avoir de l’imagination et la capacité de resserrer l’action pour la rendre imagée.

Vous aimez aussi probablement donner des conseils. Les lecteurs vous confient leurs problèmes.’ Et, bien que vos solutions ne fonctionnent pas toujours, elles paraissent malgré tout intéressantes. Votre première réaction passe sans doute par l’émotion, puis par la logique, non seulement face à leurs problèmes mais face aux vôtres (les articles créatifs nécessitent les deux).

Vous devez être foncièrement optimiste et amoureux de la vie ; et quels que soient les coups durs qui vous arrivent, vous essayez de les contrer avec des projets qui arrangeront les choses. Comment s’entendre avec vos voisins, votre conjoint, ou vous-même ? Comment trouver de la beauté dans la vie quotidienne, affronter la peur, traverser des périodes infernales, sinon sans égratignures du moins sans brûlures au troisième degré ? Les articles écrits avec le cœur sont une affirmation de la vie, ils doivent être optimistes, positifs.

Vous devez être fondamentalement égotiste. Vos idées et vos expériences vous paraissent si importantes que vous vous sentez obligé de les exprimer et de les raconter, sinon sous forme de fiction, du moins sous celle qui lui est la plus proche : essais ou articles, qui transmettront votre enthousiasme, vos idéaux et vos convictions profondes.

Enfin, vous devez déjà avoir, ou être capable de développer le sens de l’organisation ainsi qu’un style souple et amical, jamais didactique. Si vous pouvez ajouter un trait d’esprit, une pincée d’humour, ce sera d’autant mieux. A part la valeur et la fraîcheur des idées qu’ils expriment, c’est la façon dont ils sont écrits qui fait vendre ce genre d’articles.

CATEGORIES D’ARTICLES

Les articles créatifs appartiennent à l’une des catégories suivantes :

- Conseils

- Expérience personnelle

- Protestation et controverse

- Essais et sketches

- Nostalgie

- Humour

- Stimulation, inspiration

Naturellement, les catégories se chevauchent. Par exemple, il est impossible de donner des conseils sans évoquer son expérience personnelle. On peut y ajouter un brin de nostalgie et même une controverse, ce qui, à l’arrivée, devrait inspirer le lecteur. C’est identique pour d’autres genres d’articles. Mais il y a des différences certaines entre ces différents types.

1. L’article Conseils correspond exactement à ce que l’on vient de voir. Le célèbre livre de Dale Carnegie, Comment se faire des amis et utiliser son influence, est l’exemple classique qui doit être à l’origine de toute cette tendance. Dans leur titre, les articles de ce genre utilisent souvent l’expression “Comment”, de manière explicite ou implicite. Voici quelques-uns des miens :

“Comment rendre la vie heureuse chez soi”, “Gardez votre mari dans vos bras”. Ils impliquent aussi “Faites ou ne faites pas” de la même façon : “Débarrassez-vous de ce fusil”, “Ne craignez pas d’être amical”.

Si l’idée n’est pas rebattue et si le conseil est distrayant autant que valable, l’article aura toujours de nombreux lecteurs.

2. L’article Expérience Personnelle ne tente pas de donner un conseil mais plutôt de raconter une histoire significative, ou dramatique, qui vous est arrivée à vous ou à un membre de votre famille. Une véritable aventure ou une expérience, qui paraîtra si intéressante que les autres auront envie de la lire. Mais elle devra apporter aussi des vérités dignes d’être mémorisées. Ce genre d’histoire arrive pratiquement dans toutes les familles : “Le jour où grand-père fut chassé par les loups”, “Le jour où papa perdit son emploi et où la maison brûla”, “Pourquoi nous avons acheté un éléphant”. Chacun de nous a ses propres aventures et des expériences inoubliables qui ne demandent qu’à être racontées.

Le Reader’s Digest appelle ce genre d’histoires “Histoires vécues”. Il en achète de très bonnes, qui sont joliment bien payées. Plongez-vous dans les magazines pour vous imprégner de leur style, de leur sensibilité. Ils offrent de parfaits exemples d’articles écrits avec le cœur.

L’éventail des expériences humaines est immense. Il comprend la naissance et la mort, la maladie et la santé, la joie et la douleur. Il ne connaît aucune frontière due à l’âge, et ses aventures autant que ses problèmes sont partagés par les hommes comme par les femmes. Vous pouvez écrire sur tout ce qui vous arrive - si vous écrivez suffisamment bien pour rendre votre article intéressant, voire bénéfique pour le lecteur.

3. Dans l’article Protestation et Controverse, vous rouspétez, de tout votre cœur et avec une bonne dose de logique, au sujet de ce qui vous chagrine, en un mot, vous vous attaquez à quelque chose que vous déplorez : “A bas la nourriture industrielle”, “A bas les ogm”, “Assez parlé de sexe”, “Comment osent-ils envoyer des femmes à la guerre ?”

Ou au contraire, dans une controverse, vous allez défendre quelque chose que les autres déplorent : “Une mère demande la censure”, “Les hommes sont plus intelligents que les femmes - Dieu merci !”, “Eloge des lettres de Noël”. Si quelques lecteurs sont furieux, c’est tant mieux. Ils le liront uniquement pour vous désapprouver. Vous serez surpris, cependant, de voir le nombre de lecteurs qui s’en réjouiront.

4. Les articles Essais et Sketches sont plus difficiles à définir. Ils ne cherchent ni à conseiller, ni à protester, mais à observer, à exprimer une émotion, un aspect significatif ou charmant concernant les choses que nous considérons généralement comme acquises. Rarement aussi long qu’un article, peut-être un peu plus qu’une seule colonne, ce sont de simples ébauches, ou des poèmes en prose s’ils sont écrits avec art. Ils s’épanouissent comme des fleurs inattendues dans les journaux et dans une grande variété de magazines.

Le premier que j’ai lu, c’était chez le dentiste. Il m’a inspiré l’écriture, dès que je suis rentré chez moi, de “La balançoire”, qui évoque l’effet magique et l’émerveillement procurés par la balançoire qui se trouvait dans la cour de la maison. Better Homes ne I’a pas simplement aimé, ils m’en ont demandé d’autres. Ce qui m’a conduit à écrire avec le cœur des articles plus longs, plus approfondis. C’est ainsi que commença l’une des plus heureuses relations de ma carrière. (Moralité : lire les magazines ça paie !)

5. Pour l’article Nostalgie, il vous faut une bonne mémoire et un style coloré. Vous n’êtes pas obligé de croire que le bon vieux temps était meilleur, mais vous en parlez avec tendresse et bonne humeur.

Mes voyages le long du sentier de la mémoire débutèrent avec des articles pour les magazines. J’ai écrit une série complète pour Today’s Health, dont voici quelques titres : “Jours dorés dans le jardin de grand-père”, “Jour de lessive à l’aube, linge sur la corde”, “Quand le cinéma était enchanteur”. Tous sont très populaires, ainsi que ceux qui parurent dans le Reader’s Digest... Plus tard, j’en ai fait un livre intitulé Vous et moi et hier, édité chez William Morrow, et devenu un best-seller. A notre grand étonnement, il a fait un tabac auprès des jeunes.

C’est très divertissant de rassembler ses souvenirs, qu’on ait l’intention de les publier ou non. Mais s’ils sont bien écrits, ils plairont aux lecteurs de tous âges.

6. L’humour sera toujours populaire, les rédacteurs en redemandent. Mais naître avec la bosse de l’humour est aussi rare que d’avoir un don de voyance. Il existe cependant des humoristes nés. Chaque génération en produit une belle récolte. Les plus célèbres écrivent pour les agences spécialisées ou écrivent des livres à gros tirage. Mais vous pouvez en trouver d’autres aussi drôles dans vos journaux locaux. Lisez-les, pas uniquement pour rire mais pour apprendre.

Et même si vous n’avez aucune intention de vous spécialiser dans les articles humoristiques, une note d’humour donnera du piquant et du charme à ce que vous voulez faire passer.

7. L’article de stimulation ou d’inspiration est au croisement de l’essai, du conseil et de l’expérience personnelle. Il s’attelle à un seul thème, qui est toujours bien choisi, positif et constructif. Vous utiliserez souvent un symbole pour le rehausser ou le souligner.

Voici un exemple : dans l’un des articles du Guideposts, “Les dernières lueurs”, j’ai décrit le soleil couchant, qui, pour ma mère, signifie l’espoir : ne vous inquiétez pas, soyez patient, nous y arriverons - les choses vont bientôt s’arranger.

Par sa nature profonde, l’article d’incitation vient inévitablement droit du cœur. L’auteur évoque et illustre quelques découvertes qu’il a faite sur l’art de vivre, avec l’intention d’inciter les autres à en faire autant. Il peut aussi proposer quelques suggestions. Mais il ne prêche ni ne dicte jamais une conduite à tenir. Il se contente, disons, d’inspirer.

C’est extrêmement réconfortant pour moi de voir que tant d’articles créatifs, chaleureux et optimistes, sont publiés. Cela prouve qu’un nombre impressionnant de lecteurs en ont assez de la délinquance, de la violence, de la sexualité, de la maladie et des problèmes de toutes sortes. Les gens cherchent encore la tendresse, l’espoir, l’encouragement, l’humour et le chemin de la paix intérieure.

Si vous pouvez offrir toutes ces qualités en écrivant, vous viendrez en aide à de nombreuses personnes tout en ayant la joie de voir votre travail imprimé. Comme je l’ai déjà dit, de tels articles ne prennent pas beaucoup de temps ; ils n’exigent pratiquement jamais de recherches, et vous pouvez les écrire n’importe où.

Certains rédacteurs disent qu’ils émanent du “sommet de la tête”. Mais pour moi, ils viendront toujours du fond du cœur.

CHAPITRE 2La magie des idées

Où trouvez-vous vos idées ?

C’est certainement la question le plus souvent posée aux écrivains.

Les idées, par leur nature même, ont quelque chose de magique - elles semblent jaillir d’une source mystérieuse. Il est vrai qu’il y a une certaine magie dans toute écriture créative, comme dans toute forme d’art. L’écrivain ou l’artiste doit avant tout posséder cette lanterne magique - le talent - capable de produire le génie des idées. Le génie peut venir sans y avoir été invité, mais la plupart du temps, il apparaît avec tous ses trésors parce que celui qui possède la lanterne magique (l’écrivain ou l’artiste) a appris comment le convoquer.

Ainsi, à cette question, l’écrivain expérimenté ne peut donner qu’une seule réponse : “Quand cesse-t-on d’avoir des idées ?” Lorsqu’il a appris à être conscient, à reconnaître les idées, le problème qui se pose à lui est beaucoup moins le manque d’idées que le moyen de les sélectionner. Il est possible d’affirmer qu’il n’existe aucune personne, situation, émotion, expérience, ou remarque, spirituelle ou non, aucun sujet aussi humble soit-il qui ne puisse lui procurer une idée, parfois une douzaine, pour un article créatif.

Une fois qu’un écrivain a atteint cette heureuse étape, il risque d’avoir du mal à se rappeler que le simple fait de trouver un thème d’écriture est souvent le problème du débutant. Cependant, s’il est honnête, il se souviendra d’une époque à laquelle il ressentait lui aussi la terrible brûlure de cette lanterne très spéciale tout en étant impuissant à libérer le génie capable de lui procurer des idées. Comment, me direz-vous, a-t-il réussi à libérer ce génie ? En s’asseyant et en se mettant à écrire.

N’ATTENDEZ PAS, ÉCRIVEZ !

Le premier pas à faire vers cette “magie” qui semble venir avec le professionnalisme consiste simplement à s’asseoir et à écrire. Votre première idée peut être bonne, mauvaise ou banale, mais la seule façon d’avancer vers les suivantes, qui seront peut-être meilleures, est de vous débarrasser de celle-ci. Pour beaucoup de gens, cela est extrêmement difficile. Ils ne cessent de reporter au lendemain, de peur qu’après avoir utilisé cette précieuse idée, aucune ne vienne lui succéder. Partout où je vais, je rencontre quelqu’un qui a “une idée” pour un article ou une histoire, souvent depuis plusieurs années, qui ne sait comment l’utiliser, et qui se demande s’il faut en faire enregistrer le copyright au cas où un rédacteur la lui volerait. Très souvent, il prie un écrivain professionnel de l’écrire à sa place (pour la moitié de la somme qu’il en recevra), afin de s’épargner l’épreuve de l’affronter seul et de se retrouver ensuite privé d’idées.

Ces spécialistes de l’idée unique ne deviennent jamais des écrivains. Ils ne peuvent même pas se qualifier pour l’école maternelle dans le long et difficile apprentissage de l’écriture - qui exige des habitudes de travail régulières. C’est peut-être préférable, car ils sont davantage motivés par le désir persistant d’être publiés que par la brûlante nécessité d’écrire.

La personne réellement créative (la seule qui devrait s’attaquer-soit à la fiction soit à l’article créatif) se sent obligée d’écrire, qu’elle ait l’impression ou non d’avoir quelque chose à dire. Elle est entraînée vers son bureau presque malgré elle. Elle peut trouver une excuse pour différer l’éventuelle et douloureuse découverte qu’elle n’a pas la moindre idée, mais elle finit par se rendre et commence à se soumettre à une besogne quotidienne.

Une fois cette étape franchie, il se passe quelque chose d’extraordinaire : les idées viennent. Et elles ne sont pas faites pour être mises en réserve. A l’instar des vaches qu’il faut traire, ou des fleurs qu’il faut cueillir pour permettre aux autres de poursuivre leur floraison, chaque idée doit être développée. Et plus vous serez prodigue de pensées, plus votre imagination s’enrichira et plus vos dons créatifs se multiplieront. Dans les affres de l’écriture d’un article ou d’une histoire, il y a souvent tant d’idées nouvelles qui se signalent à votre attention que vous avez du mal à attendre d’avoir fini ce que vous êtes en train de faire pour continuer avec l’idée suivante.

COMMENT RECONNAÎTRE LES IDÉES

Trop de prétendus écrivains, incapables de reconnaître le merveilleux trésor qui les attend dans les histoires de leur propre vie, cherchent des idées à l’aveuglette.

Après ma première conférence à l’Université de Georgetown, à Washington D.C., une étudiante m’envoya un mot désespéré. Elle avait un style vif, habile et elle mourait d’envie d’écrire, mais elle prétendait n’avoir aucune idée. “Je n’en ai absolument pas”, affirmait-elle. Un jour, je pris un café avec elle après le cours et je découvris qu’elle était anglaise, qu’elle avait une personnalité rayonnante et qu’elle possédait une mine d’anecdotes hilarantes sur ses voyages à travers le monde. Son mari était diplomate. Elle déplorait le cycle incessant des réceptions, l’éternel déracinement que représentait cette vie pour elle et ses enfants. Pendant qu’elle parlait, je n’arrêtais pas de l’interrompre : “Voilà une idée !” : le masque affiché par les invités dans les cocktails ; comment apprendre à supporter ce genre de choses qui ne vous intéressent absolument pas ; les comparaisons passionnantes entre l’enseignement britannique et américain ; comment s’entendre avec un mari dont le métier est de voyager alors que vous n’avez qu’une envie, vous installer dans un fauteuil avec une tasse de thé et un bon livre.

Elle livrait son cœur, et le mien répondait : rien à écrire ? En fait, elle débordait de sujets ! Mais elle n’avait jamais considéré sa vie de façon positive, chaleureuse, professionnelle. N’ayant jamais pris conscience de la richesse du matériau qui se nichait dans sa propre expérience, elle n’en avait jamais rien utilisé. Son imagination ne parvenait donc pas à fonctionner de façon constructive.

Elle n’avait trouvé aucun angle d’interprétation, ce qui est réellement le point crucial pour une idée d’article créatif. Nous reparlerons plus longuement de l’angle d’interprétation dans le chapitre douze. Par ailleurs, certaines personnes ayant beaucoup voyagé, et vécu peut-être de nombreuses expériences, sont avides d’écrire parce qu’elles détiennent tout “ce magnifique matériau”. Et elles méritent certainement d’être encouragées. Nous voulons lire ce genre d’histoires, nous en avons besoin. Mais il ne faut pas se contenter de relater simplement ses observations et ses expériences, quelle que soit l’intensité avec laquelle elles ont été vécues. En tant qu’auteur, vous devez les montrer sous un autre angle, les remodeler de façon à les exposer sous un autre éclairage, à en tirer une leçon nouvelle. En un mot, vous devez trouver cet incontournable angle d’interprétation. Afin de reconnaître les bonnes idées, il est nécessaire d’être constamment à l’affût des possibilités cachées dans votre propre cœur et dans votre tête. Rappelez-vous que vous êtes vous-même votre meilleure source d’idées. Tenez un journal intime et attendez-vous à en voir jaillir des idées utilisables. Le seul fait d’anticiper fonctionne de façon magique. Et lorsqu’une bonne idée vous frappe, quel frisson ! Chaque véritable écrivain le ressent. Mais aussi, vous devez lire, lire et encore lire - les articles les plus créatifs de préférence. Les idées des autres vous aideront à ranimer votre lanterne magique et à convoquer votre propre génie qui, à son tour, débordera d’idées.

APPRENEZ À EXERCER VOTRE ESPRIT

Ce merveilleux instrument qu’est l’esprit fonctionne, pour tout objectif utile et pratique, sur deux niveaux : le conscient et l’inconscient. L’écrivain apprend à les utiliser tous les deux pour faire naître les idées.

Considérons d’abord l’inconscient, ce niveau de l’esprit qui s’éveille soudain, débordant de pensées quand tout le reste de votre être veut dormir. Si vous êtes soucieux, il vous harcèle sans arrêt, à la recherche de solutions. Si vous avez eu une expérience stimulante, l’inconscient vous la fait revivre plusieurs fois. En bref, son activité est constamment suscitée par une pensée, un événement, une expérience ou un être humain. Donc, si vous désirez vraiment avoir une bonne idée ou quelques idées fortes pour ce que vous projetez d’écrire, essayez de lire simplement quelques bons articles de la même veine, avant de vous installer. Ou lisez seulement plusieurs titres ! Puis fermez les yeux et relaxez-vous pendant que les idées commencent à faire leur chemin.

C’est un très vieux truc que j’ai appris d’un professeur qui enseignait dans une université d’art. Il nous avait conseillé de regarder des livres de design ou de peinture avant d’aller dormir : “Vous serez étonnés par le nombre de nouvelles images, originales mais excellentes, qui vont surgir de votre inconscient.” Et c’était la vérité. Cela fonctionnait et fonctionne toujours. D’autres écrivains l’ont vérifié.

Certains ont même un divan prévu à cet effet dans leur bureau. (J’en ai eu un moi aussi, mais comme il était toujours recouvert de papiers, je ne le trouvais plus).

J’ai écrit mon premier article créatif après avoir lu un magazine qui donnait des conseils pour mieux vivre. Son style était amical, informel et engageant. Quand j’ai posé ce magazine et que j’ai éteint la lumière, mon imagination s’est mise à bouillonner d’idées. L’une d’elles était si persistante que j’ai dû me lever pour écrire. Avant l’aube, j’avais rédigé un article de 1.500 mots : “Vous pouvez être trop beau joueur”, qui fut très vite acheté. C’est aussi un exemple de cette loi bien connue : Ecrivez sur les sujets que vous lisez. Le conseil est bon à plus d’un titre. Si vous lisez les magazines pour lesquels vous voulez écrire, vous apprenez à vous orienter vers un marché bien défini. Et pendant ce temps, votre inconscient absorbe un certain ton, un certain rythme d’écriture, et engrange ce curieux pouvoir qui, en retour, crée vos propres idées.

Une fois que vous aurez établi cette habitude d’écriture, l’émergence de nouvelles idées ne sera pas limitée au temps que vous passerez devant votre machine à écrire. Votre inconscient vous les présentera au moment où vous ferez des choses qui n’auront aucun rapport avec l’écriture - quand vous réparerez votre toit, conduirez sur l’autoroute ou laverez votre carrelage. Bien que je déplore le temps perdu en travaux ménagers, je trouve que c’est parfois un avantage d’avoir à nettoyer la cuisine ou à passer l’aspirateur avant d’aller au bureau. L’esprit a besoin d’être occupé par quelque chose et souvent, il médite sur la complexité des relations à autrui, des situations familiales ou de voisinage, il se remémore des morceaux de dialogue, des petites scènes révélatrices de la nature humaine - ses mémoires. Tout le matériau fourmillant de l’article créatif. Et de cela s’envolera soudain une phrase, une orientation, un titre qui proposera ou établira lui-même la base d’un article probable. Quelle que soit votre occupation, si vous écrivez régulièrement, votre inconscient vous incitera toujours à écrire davantage en vous alimentant sans cesse en idées. Il deviendra votre plus grand allié.

Il existe également des méthodes que vous pouvez appliquer en toute connaissance de cause, et des lieux précis où vous pouvez chercher des idées. Considérons une de ces méthodes. Exercez consciencieusement votre esprit avant de vous mettre au travail sur votre nouveau projet d’écriture, même si vous êtes en train de rouler sur l’autoroute, de réparer votre toit ou de gratter votre plancher. Concentrez-vous sur l’idée principale et laissez votre esprit trouver et assembler les idées périphériques qui vont apparaître. Ce genre de discipline mentale est inestimable. Cela vous épargnera la frustration causée par les projets remis au lendemain et vous fera gagner du temps. Et quand vous irez vous asseoir à votre bureau, vous vous rendrez compte qu’un grand pas a été accompli.

OÙ SE TROUVENT LES IDÉES

En vous-même

Comme je l’ai déjà dit, c’est en vous-même que se trouve votre principale source d’idées pour écrire des articles avec le cœur : vos réactions à la condition humaine, vos suggestions pour l’améliorer (conseil) ; votre indignation légitime (protestation) ; votre progression spirituelle (stimulation, inspiration) ; vos aventures, simples ou complexes (expérience personnelle) ; vos souvenirs (nostalgie, ou essai de réflexion) ; tout ce qui vous fait rire (humour).

Ce qui ne signifie pas que l’emploi du pronom “Je” va pimenter vos articles ; il doit être utilisé judicieusement. Mais puisqu’il s’agit de votre point de vue et de votre propre voix, vous, l’auteur, représentez la source de matériau la plus précieuse que vous puissiez avoir.

Mais supposons que les idées ne déferlent pas dans votre tête pour récompenser vos efforts, votre agilité d’esprit et votre fervente confiance en vous. Existe-t-il des endroits où vous pouvez en chercher d’autres ? Oui, évidemment.

Dans les journaux

Ceux qui écrivent des articles de société parcourent sans arrêt les journaux à la recherche d’histoires, de lieux et de projets qu’ils pourront approfondir et développer. L’auteur d’articles écrits avec le cœur devrait avoir tous ses sens en alerte chaque fois qu’il lit les journaux, afin de capter l’émotion qui se cache derrière chaque histoire. Comme lorsqu’il lit un roman, il doit se demander : qu’est-ce qui motive les gens ? Que ressentent-ils ?