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Le sujet de la conciliation travail / vie personnelle est dans l’air du temps : aujourd’hui, de plus en plus de femmes ayant eu des enfants veulent retravailler
Vous en avez marre des couches ? Vous en avez ras-le-bol de disserter sur les mérites comparés de Dora versus Hello Kitty ? Vous en avez assez de dépendre financièrement de votre conjoint ? Ce guide est fait pour vous. L’auteur, spécialiste de la conciliation maternité/vie professionnelle, vous donne toutes les pistes pour reprendre, sans culpabilité et en étant bien préparé(e), le chemin du bureau. Quel mode de garde ? Est-il financièrement intéressant de reprendre le travail ? Et quel travail, d’ailleurs ? Cet ouvrage, pratique et bourré d’humour, s’adresse en premier lieu aux jeunes mamans désireuses de retravailler après un congé maternité ou un congé parental, mais aussi à tous les parents au foyer soucieux de leur avenir professionnel. Essentiel avant de refaire son cv ! Du calcul du meilleur mode de garde jusqu’aux arguments à opposer à son conjoint réticent, tous les aspects de la question sont abordés.
Un guide pratique astucieux pour appréhender la fin du congé parental en toute sérénité
EXTRAIT
La dernière fois que vous avez travaillé, souvenez-vous : Facebook n’existait pas, DSK était encore pressenti pour être le prochain président de la République, et vous rentriez dans un petit 38. Vous étiez jeune, plein(e) d’avenir et de projets professionnels.
Et puis, vous êtes devenu parent. Vous avez pris du poids, Madame pour cause de grossesse, Monsieur pour cause de couvade, tous deux parce que vous finissez les frites des enfants, grignotez devant Les Maternelles / les infos / Secret Story et n’avez plus le temps de cuisiner autre chose qu’une pizza décongelée. Vous avez d’abord fait « une petite pause dans votre carrière » puis vous avez décidé que le travail n’était pas si important que ça.
Que ce soit par choix, pour « voir grandir vos enfants » ou par obligation, faute de mode de garde, vous avez décidé d’arrêter de travailler. Tant bien que mal, entre les couches et les biberons, les sorties et des sermons, vous avez mené votre barque et élevé votre ou vos enfants.
Pour certains d’entre vous, cette période fut synonyme de plaisir, option « je fais le plus beau métier du monde, je suis parent ». Pour d’autres, ce fut un véritable calvaire avec hurlements et épuisement à la clé. Pour toutes et tous, ce moment à part restera gravé dans votre mémoire…
Mais aujourd’hui, vous aimeriez reprendre là où vous aviez arrêté. Que ce soit encore par choix (« Ils vont à l’école, je vais occuper mes journées ») ou par obligation (« Allô, c’est la banque, si vous ne faites pas rentrer un salaire d’ici le 30, renvoyez-moi votre chéquier… »), vous commencez à vous imaginer en working parent.
Ce guide s’adresse à vous, jeune parent au foyer, en congé maternité, en congé paternité, en congé parental ou en arrêt de travail de longue durée. Vous qui avez passé un long moment à vous consacrer à votre bébé ou à vos enfants, et qui avez décidé de continuer autrement : en travaillant.
À PROPOS DES AUTEURS
Marlène Schiappa est la fondatrice du réseau de mères actives Maman travaille. Conférencière, une des douze marraines des états généraux de la femme ELLE, Marlène Schiappa intervient régulièrement dans les conférences et les médias au sujet de la conciliation travail/maternité.
L’illustratrice
Popette vit et travaille aujourd’hui dans la région du bassin d’Arcachon. Elle est artiste peintre et illustratrice pour l’édition jeunesse, la publicité et la presse.
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Seitenzahl: 162
Veröffentlichungsjahr: 2017
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L’auteur : Marlène Schiappa a 28 ans, une fille de 4 ans et un bébé. Directrice éditoriale dans une agence de presse, elle a créé Maman travaille, le premier réseau de mères actives, dont elle est présidente. Marlène Schiappa intervient régulièrement dans des conférences et des médias pour parler du travail des mères.
Avec la participation de Cédric Bruguière, expert ressources humaines. Manager carrières dans une grande entreprise française, chroniqueur emploi sur plusieurs sites web (MSN Finances, Monnaie Time / Yahoo Finances, Business Bondy Blog 20minutes.fr) ancien conseiller en gestion salariale, chasseur de têtes et responsable recrutement.
L’illustratrice : Popette vit et travaille aujourd’hui sur le bassin d’Arcachon. Elle est artiste peintre et illustratrice pour l’édition jeunesse, la publicité et la presse.
La dernière fois que vous avez travaillé, souvenez-vous : Facebook n’existait pas, DSK était encore pressenti pour être le prochain président de la République, et vous rentriez dans un petit 38. Vous étiez jeune, plein(e) d’avenir et de projets professionnels.
Et puis, vous êtes devenu parent. Vous avez pris de poids, Madame pour cause de grossesse, Monsieur pour cause de couvade, tous deux parce que vous finissez les frites des enfants, grignotez devant Les Maternelles / les infos / Secret Story et n’avez plus le temps de cuisiner autre chose qu’une pizza décongelée. Vous avez d’abord fait « une petite pause dans votre carrière » puis vous avez décidé que le travail n’était pas si important que ça.
Que ce soit par choix, pour « voir grandir vos enfants » ou par obligation, faute de mode de garde, vous avez décidé d’arrêter de travailler. Tant bien que mal, entre les couches et les biberons, les sorties et des sermons, vous avez mené votre barque et élevé votre ou vos enfants.
Pour certains d’entre vous, cette période fut synonyme de plaisir, option « je fais le plus beau métier du monde, je suis parent ». Pour d’autres, ce fut un véritable calvaire avec hurlements et épuisement à la clé. Pour toutes et tous, ce moment à part restera gravé dans votre mémoire…
Mais aujourd’hui, vous aimeriez reprendre là où vous aviez arrêté. Que ce soit encore par choix (« Ils vont à l’école, je vais occuper mes journées ») ou par obligation (« Allô, c’est la banque, si vous ne faites pas rentrer un salaire d’ici le 30, renvoyez-moi votre chéquier… »), vous commencez à vous imaginer en working parent.
Ce guide s’adresse à vous, jeune parent au foyer, en congé maternité, en congé paternité, en congé parental ou en arrêt de travail de longue durée. Vous qui avez passé un long moment à vous consacrer à votre bébé ou à vos enfants, et qui avez décidé de continuer autrement : en travaillant.
Au sein de l’association Maman travaille, que j’ai fondée, les jeunes mamans qui désirent retravailler après une pause-bébé rencontrent souvent les mêmes difficultés.
En restant chez elles, beaucoup ont perdu une part de confiance en elles. Le monde du travail leur apparaît comme difficile, concurrentiel, peu accessible. Les mots qu’elles associent à « travail » sont « chômage », « crise économique », « contraintes »… Elles ont parfois oublié les aspects positifs du travail – car il y en a ! L’épanouissement personnel, la rémunération, la socialisation, sont pour elles de vagues souvenirs. Si elles exerçaient des emplois valorisés, qu’elles ont obtenus après des années d’étude ou d’expérience, elles craignent d’être dépassées aujourd’hui par les avancées technologiques.
Après avoir passé des années à tout donner à leur carrière, le coup de frein est douloureux pour elles : anciennes cadres, elles vont se retrouver sous les ordres de stagiaires, être moins considérées que les jeunes diplômées, accepter un poste moins bien payé qu’à leurs débuts… Plus difficile mais non moins intéressant, le cas de femmes qui ont eu leurs enfants très jeunes et n’ont jamais eu l’opportunité de travailler. À 25 ou 26 ans, sans diplôme et sans expérience, certaines se retrouvent en concurrence sur le marché de l’emploi avec des femmes de 20 ans sans enfant et titulaires de BTS ou de licences.
Toutes et tous suscitent des réactions étranges. Suspicieuses, méfiantes, malveillantes parfois : « Pourquoi veux-tu retravailler ? » Les jeunes parents qui regagnent le monde du travail après une pause-bébé mettent les recruteurs face à leurs contradictions personnelles. Ils leur rappellent indirectement que le travail n’est pas tout et qu’on a beau ne pas générer de « valeur ajoutée » pour une entreprise, on n’en a pas moins de « valeur personnelle ». Il faut de l’ouverture d’esprit, de la tolérance, de l’intelligence pour recruter de jeunes parents au foyer et parier sur leur capacité d’adaptation et leurs compétences. Les recruteurs ne sont pas nombreux à relever le défi.
Dans ce guide, nous essaierons de débroussailler cet univers, parfois devenu hostile, pour ces femmes et ces hommes qui veulent retravailler après un bébé.
Nous emploierons dans ce guide un ton léger, aussi facile à lire que possible, pour ne pas plomber les réflexions personnelles de chacun(e). Nous éviterons les cours didactiques, les théories professorales, et resterons aussi concrets et pratiques que possible, accessibles à toutes et tous. Avec un objectif assumé : que votre retour au travail se passe dans les meilleures conditions possibles !
Nous y sommes : vous avez envie de retravailler ! Que cette envie survienne par surprise un matin en vous réveillant, ou qu’elle soit le fruit d’une mûre réflexion, l’idée fait son chemin : alors à vos marques, prêts ? Retravaillez !
1) Passer une journée toute seule à la maison avec bébé, pour vous, c’est…
A. Le rêve ! Votre mignon-bébé-choupet est d’une compagnie idéale 24 heures sur 24…
B. Le cauchemar ! Entre couches sales odorantes, biberons à remplir-donner-laver ou tétées non-stop, rien que l’idée vous agace.
C. Nécessaire : pour l’instant, faute de mode de garde, vous n’avez pas tellement le choix…
2) Les horaires fixes, pour vous…
A. Quelle horreur… vous avez déjà du mal à arriver à l’heure à la sortie de l’école, alors au travail… n’en parlons pas.
B. Si c’est nécessaire, vous pouvez vous y plier.
C. Ca permet de structurer la journée ! D’ailleurs, vous êtes matinale.
3) Quand on vous demande quelle est votre profession, vous répondez :
A. Parent à plein temps
B. Avant mon congé parental, j’étais assistante trilingue…
C. Je suis assistante trilingue
Résultats :
Une majorité de A :
Êtes-vous certaine de vouloir retravailler… ?
Une majorité de B :
Vous aurez hâte, une fois débarrassée de vos doutes. Une majorité de C :
Vous êtes plus que prête, quelques conseils et c’est parti !
Les parents au foyer ou en congé parental ont tendance à dire, quand on leur demande ce qu’ils font dans la vie, qu’ils sont parents à plein temps. Cette formulation revêt un caractère affectif plaisant dans la sphère familiale, mais est-ce qu’elle ne revient pas à dire que les autres parents, ceux qui travaillent en plus d’élever leurs enfants, ne sont pas parents à plein temps ? On ne cesse pas d’être parent lorsqu’on va travailler, de même qu’on ne cesse pas d’être parent lorsque son enfant change de pièce ! Tous les parents sont des parents à plein temps. « La qualité ne varie pas selon la temporalité » confirme la sociologue Christine Castellain Meunier, dans l’émission Les Maternelles, en octobre 2011.
Débarrassez-vous donc de cette formule toute faite, au risque de vous sentir désormais parent à temps partiel, ce qui serait vraiment déprimant. Un parent, mère ou père, est parent à plein temps de la naissance de ses enfants à sa mort, et ce même pendant le temps où il/elle est au travail, dans le bus, avec des amis, sans son enfant…
Retravailler, pour vous, cela ne signifiera pas devenir parent par intermittence. Cela signifiera devenir parent autrement, faire évoluer votre parentalité. Si votre enfant rentre à l’école, vous n’avez de toute façon plus le choix : les enseignants n’accepteront probablement pas que vous passiez toute l’année scolaire assis à une table d’écolier, à défendre Doudou quand il se fait embêter, à lui tendre son goûter et à jouer à la marelle avec ses copains dans la cour de récréation !
Dans le magazine Alternatives économiques , en 2007, Louis Maurin déplorait l’absence de statistiques concernant les mères au foyer : « On compte 13 millions de femmes “inactives” de plus de 15 ans, mais parmi elles, il y a des étudiantes et des retraitées. L’INSEE ne publie même pas directement le nombre de femmes au foyer d’âge actif, mais on peut tenter de l’approcher. Selon les données du recensement de 1999, on enregistrait 2,2 millions de femmes sans activité professionnelle parmi les ménages comprenant au moins un couple (hors retraités et autres inactifs). Plus récemment, en 2005, on comptait 2,9 millions de femmes inactives non étudiantes parmi les moins de 55 ans.
Ces femmes au foyer détonnent dans une société centrée sur le travail. Elles constituent le symbole du modèle dépassé de la France des années 1950 et 1960, quand l’homme rapportait le fruit de son travail et la femme gérait la maison. “En ne se ‘réalisant’ pas sur le marché du travail, les femmes au foyer prennent le risque d’une forte disqualification, tant personnelle que sociale”, écrit Dominique Maison. Il leur est difficile, en société, de se définir une place.
Pourtant, ces “inactives” ne passent pas leur temps dans l’oisiveté ; elles ont aussi une vie active même si c’est hors de l’univers professionnel. L’utilisation du temps dégagé diffère selon les catégories sociales, mais aussi selon l’écart de ressources entre les conjoints (revenu, diplôme, etc.). Les femmes des catégories populaires ou celles qui ont le plus d’écart avec leur mari sont davantage tournées vers les activités domestiques. Les femmes les plus diplômées s’investissent davantage dans la vie sociale hors de la maison. »
Si votre enfant est encore petit et s’apprête à prendre le chemin de la crèche ou de la nourrice, ça ne permettra que de mieux le préparer à l’école et d’anticiper cette séparation inéluctable.
Vous n’élevez pas un enfant pour qu’il reste collé à vous ad vitam aeternam – même si nous écrasons toujours une petite larme en pensant au moment où bébé quittera la maison, le plus tard possible – il paraît que nous changerons d’avis d’ici là ! L’occupation de « parent au foyer » n’est pas reconnue. Un parent au foyer est considéré comme « inactif », hors de la population active, et assimilé à la catégorie sociale « sans profession ». Un manque de reconnaissance qui peut s’avérer déprimant pour les parents concernés…
Si vous vous êtes procuré ce livre, vous pensez sans doute à retravailler. Mais peut-être hésitez-vous encore, ou changez-vous d’avis régulièrement… Vos tergiversations sont légitimes ! Travailler, cela signifie confier son bébé, changer une organisation qui sans doute fonctionnait bien, se mettre en danger en se confrontant au monde extérieur, sortir de son identité de maman ou de papa à la maison, affronter le regard des autres… Pour autant, l’envie ou le besoin sont présents. Mais êtes-vous réellement apte à reprendre le travail ? Voici quelques questions à vous poser.
Vous allez retravailler, alors sus à la nostalgie ! En toute subjectivité, voici quelques éléments à garder à l’esprit.
• Le bruit des enfants (oui, on les adore, mais ils sont bruyants non ? Que celle qui n’a jamais entendu hurler un bébé 3 heures durant sans pouvoir le calmer nous jette la première pierre…)
• Les gens qui pensent que vous glandouillez en vous faisant une pédicure maison, sous prétexte que vous êtes chez vous
• L’horizon limité aux quatre murs du salon – avec incursions dans la chambre ou au parc, youhou !
• Le sentiment de solitude, les journées sans parler à personne (le démarcheur KparK au téléphone ne compte pas) ou alors seulement des discussions sur le temps qu’il fait avec la boulangère
• L’impression de ne rien pouvoir dépenser, comme on ne gagne pas d’argent
• Le laisser-aller physique (qui parvient à se faire un brushing et à se maquiller pour un nourrisson ?)
• La lassitude
• Le sentiment de devoir tout décider, tout conduire, tout arbitrer… difficile de se reposer sur un enfant en bas âge ! Et ça peut finir par devenir épuisant…
• Les tâches répétitives (courses – repas – sortie d’école, etc.)
• Le sentiment de perdre son identité, de devenir uniquement « maman » ou « papa » et plus une personne
• Les repas du midi, tout(e) seul(e), devant un plat surgelé
• La dépendance économique vis-à-vis du conjoint
• Le manque d’air
• Les discussions entre collègues qui ont toujours un potin d’avance
• La pause déjeuner qu’on n’a pas eu besoin de cuisiner (pour peu qu’on ait une cantine ou des tickets restaurant, on n’a presque pas besoin de la payer non plus !)
• La possibilité de se pomponner, de recevoir des compliments pour une nouvelle coiffure ou des chaussures d’été
• La liberté de pouvoir lire ou écouter de la musique tranquille pendant son trajet
• Les RTT ou autres jours de congés, impensable quand on est parent au foyer
• Le soupir d’admiration des gens à qui l’on dit qu’on est mère ET qu’on travaille
• La rémunération !
Il existe évidemment des avantages dans une journée à la maison et des inconvénients dans une journée au travail, mais aujourd’hui, nous les zappons volontairement ! N’oubliez pas, nous nous concentrons pour vous aider à reprendre le travail, pas à repartir en courant. Cependant, abordons ensemble les points négatifs et les obstacles que vous pourrez être amenée à rencontrer en retravaillant :
• Le regard d’autrui : Belle-Maman qui rappelle dès que possible que, elle, elle s’est « sacrifiée » pour élever ses enfants… Vous n’y couperez pas, mais en contrepartie, vous aurez aussi sans doute quelques compliments admiratifs de personnes vous félicitant pour votre courage de tout mener de front. Faites la part des choses dès à présent…
• La copine, maman au foyer, qui vous appelle à 15 heures pour boire un thé, et n’a pas compris que vous, maintenant, vous n’êtes plus libre de vos horaires. À vous de lui expliquer que, désormais, vous ne pouvez plus aller et venir à votre guise… et de rester en contact en lui proposant un apéritif à la sortie du travail, par exemple !
• Les courses à faire le samedi après-midi comme tout le monde, et non plus le jeudi matin tranquille en ne trouvant que trois personnes à la caisse. Voilà une belle opportunité de laisser votre compagnon s’en charger ! Ou de passer par Internet…
• Les tracas du quotidien au travail : un patron tyrannique, des collègues médisants, la clim’ en panne en pleine canicule… Certes, mais souvenez-vous quand vous deviez gérer une urgence médicale pour bébé tout en prévenant le voisin qu’il y avait une fuite de gaz chez lui ? La vie est faite de ces petits tracas que vous parviendrez très bien à relativiser !
La majorité des mères qui s’arrêtent de travailler le font aussi pour économiser les frais de garde… mais elles reprennent aussi souvent le travail pour les mêmes raisons : à cause de l’argent. Alors si vous travaillez à perte ou presque, les calculs doivent être posés précisément. Concrètement, par rapport à votre budget habituel, voici ce qui va changer :
Vous êtes parent, vous savez hiérarchiser vos priorités : votre famille passe avant tout. Ce n’est pas une raison pour ne pas prendre à cœur vos missions au travail. En revanche, c’est une raison suffisante pour ne pas vous laisser polluer par les personnes toxiques au travail. Vous avez assez de soucis au quotidien, entre les vaccins et les maladies de vos enfants, pour en rajouter et prendre à votre propre compte ceux des autres. Restez à l’écart des commérages, ne vous laissez pas atteindre par les reproches que votre manager vous adressera fatalement – il est payé pour ça – et gardez à l’esprit que ce travail doit être une source d’enrichissement à tous points de vue : personnel, social, intellectuel, financier… et qu’il vous permet, au final, d’être plus à l’aise dans votre fonction de parent !
À lire : Mère épuisée, éditions Les Liens qui Libèrent. Stéphanie Allenou, mère au foyer de trois enfants, explique comment elle en est venue à vivre un burn-out, ou épuisement, qu’elle a réussi à vaincre… en retravaillant ! Pour elle, s’entendre appeler par son prénom et échanger avec des adultes, mais aussi « échapper » quelques instants à ses enfants turbulents, était vital.
Salaires ou équivalent :
Tickets restaurants :
Remboursements mutuelle :
Primes, chèques cadeaux du CE :
Aides à la garde d’enfants (allocations familiales) :
Total recettes :
Mode de garde :
Frais de transport :
Frais de déjeuner :
Impôts sur le revenu :
Total dépenses :
Votre total est-il positif ? Si oui, travailler va vous permettre de renflouer vos finances, d’être plus à l’aise et peut-être même de faire des économies ou des investissements.
Si le total est négatif, la question de la reprise du travail se pose. Avez-vous la possibilité d’équilibrer les comptes, par exemple en trouvant un mode de garde moins onéreux, ou en adaptant mieux les horaires de travail au mode de garde ?
Si le total est toujours négatif, pas de panique. À terme, le travail a aussi une valeur que vous ne devez pas oublier : si vous ne travaillez pas, vous ne cotisez pas pour votre retraite… Travailler vous fait donc peut-être perdre quelques euros en raison des frais de garde, mais ça deviendra rentable dans quelques années, quand vous toucherez vos indemnités. Et si vous ne reprenez pas le travail maintenant, la reprise sera d’autant plus difficile plus tard ! Le marché du travail accueille plutôt mal les parents quinquagénaires sans aucune expérience. Le salaire moyen brut, en France, est d’environ 2600 euros (source INSEE).
Il varie bien sûr selon votre expérience, votre niveau d’études, votre lieu de travail…
Les femmes gagnent en moyenne 20 % de moins que les hommes à poste égal, et elles occupent la plupart des emplois à temps partiel. Ce n’est pas une raison pour accepter cette inégalité : exigez, si vous êtes une femme, d’être payée autant que vos collègues hommes de même niveau.
Sortez les budgets, les tableurs Excel et les calculatrices : voici quelques informations chiffrées et utiles pour calculer ce que vous allez précisément gagner.
• Allocations familiales pour 2 enfants : 125 euros (vous les touchez automatiquement dès la naissance de votre deuxième enfant, que vous travailliez ou pas)
• Allocations familiales pour 3 enfants : 286 euros (vous les touchez automatiquement dès la naissance de votre troisième enfant, que vous travailliez ou pas)
• Allocations familiales pour 4 enfants : ajoutez 161 euros par enfant (idem)
• Allocation CLCA (congé parental) : 379 euros jusqu’aux 3 ans de l’enfant si vous touchez la PAJE, 560 euros si vous ne la touchez pas (vous les touchez uniquement si vous cessez totalement de travailler et renoncez donc à obtenir une place en crèche ou des aides pour une garde à domicile)
• Allocation CLAC temps partiel (plus de 50 % mais moins de 80 %, c’est-à-dire que vous retravaillez en prenant un congé parental à temps partiel) : 141 euros (par exemple en 4/5e ou en 3/5e : attention, il faut remplir des conditions d’ancienneté dans l’entreprise et de nombre de trimestres travaillés)
Le petit truc de survie en + :Vive les surgelés et les boîtes de conserves ! On en trouve de toutes sortes : discount, bio, hallal, vous trouverez forcément votre bonheur. Souvenez-Vous, dans Desperate housewives, quand Bree dit à son fils « J’ai passé 3 heures à cuisiner cet osso-buco » et que son fils répond « Mais personne ne t’a demandé de passer 3 heures à cuisiner ! » Vos enfants n’exigeront jamais de vous que vous restiez enfermée dans la cuisine 3 heures par jour – et s’ils le font, remettez-les à leur place ! Toutes les familles du monde dînent rapidement en semaine, que ce soit avec des pâtes, un plat préparé ou un poulet rôti. « Pendant que je ne travaillais pas, je préparais des plats maison à mes filles » raconte Sandrine, 31 ans, mère de deux enfants. « Le soir de mon retour au bureau, j’avais vraiment honte de leur préparer des raviolis en boîte, plus rapides (2 minutes à micro-ondes) et plus économiques (2 euros pour 2, on ne fait pas mieux !). Je culpabilisais beaucoup, et ma fille m’a dit avec ses petits yeux : “Maman, c’est le meilleur plat que j’ai mangé de ma vie !” Un vrai bonheur… et un grand soulagement ! »
