L'année blanche - Patrick Sansano - E-Book

L'année blanche E-Book

Patrick Sansano

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Beschreibung

Le journal de l'année 2018, une année creuse et sans saveur, qui constitue la suite des trois précédents journaux de l'auteur, de 2015 à 2017, où il se raconte.

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Seitenzahl: 172

Veröffentlichungsjahr: 2019

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Sommaire

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

1er janvier

Pour la première fois, je commence un journal dont je ne sais pas s’il ira jusqu’au bout. Il sera plus succinct que ceux des deux dernières années. L’année commence avec des ennuis mécaniques, ceux de mon Opel Meriva, chose embêtante mais pas gravissime. La santé est là, mais c’est une chose précieuse et fragile.

Pour dire le fond de ma pensée, depuis ce qui est arrivé à Johnny Hallyday, je ne me sens à l’abri de rien. Je me dis que tout peut basculer du jour au lendemain. Les médecins généralistes et spécialistes se raréfient, les chercheurs sont des incapables.

En cette fin d’année, j’ai revu les quatre premiers épisodes des « Rois maudits », et la scène de la mort de Robert d’Artois dans le sixième et dernier. Le monde n’a pas changé depuis les capétiens. Toujours les mêmes luttes de pouvoir. L’argent, la puissance, les crimes.

Je me rends compte que je manque de temps, que mon blog dédié à l’actrice Muriel Baptiste est chronophage même si je le fais de bon cœur. Il me faudrait faire beaucoup de tri dans mes affaires, surtout dans mon salon et ma cave, je manque autant d’argent que de temps. Mais je ne manque pas de santé, et pour moi, c’est primordial.

2 janvier

Le vendeur va me prêter une voiture, la couronne du dentiste n’est pas au point. Dans l’actualité, on ne parle que du lynchage d’une policière. Les islamo-gauchistes de la France Insoumise observent un silence assourdissant.

Je pense beaucoup à Muriel, mais je fais des cauchemars la nuit.

4 janvier

On m’a prêté une vieille Peugeot Diésel, 107 ou 1007, je n’arrive pas à savoir. Le T de Peugeot ne figure même plus sur la carrosserie. Mon Opel Meriva va me manquer cruellement le temps des réparations dues à un vendeur incompétent (mauvaise affaire pour lui, la voiture est garantie). Ces réparations doivent durer quinze jours.

La remplaçante de mon ophtalmologiste se permet pour « problèmes familiaux » de déplacer un rendez vous pris des mois à l’avance et de m’en coller d’office un autre un jour où c’est impossible. Accrochage téléphonique avec sa secrétaire, obtention d’un autre rendez-vous. L’année aurait pu mieux commencer.

5 janvier

Ce soir, il y a deux heureux : Mon dentiste et moi. La pose des couronnes est terminée, ouf !

6 janvier

J’éprouve de la fatigue. Le sommeil ne semble pas y remédier. Me voilà soupçonner quelque vilaine et sournoise maladie latente. Toutefois, dès que « la machine est lancée », je ne la ressens plus et suis soulagé. Cela m’évite de faire une analyse de sang, je n’en ai pas fait depuis des années. Je suis de ceux qui préfèrent « ne pas savoir ». Tout cela doit être dans ma tête, je suis en bonne santé.

7 janvier

Triste nouvelle : la mort de France Gall. Je l’ai vue deux fois en concert la même année, en 1984. J’aimais surtout Michel Berger. Cela me fait le même effet que pour Michel Delpech il y a deux ans, sauf que je ne m’y attendais pas. France Gall nous quitte victime de la sournoise maladie que j’évoquais hier. Je l’avais vue chanter « La groupie du pianiste » uniquement au rappel au concert de Michel Berger à la Bourse du Travail, puis à son propre récital à la halle Tony Garnier.

Visite de mes voisins pour la galette des rois à 17h00.

10 janvier

Depuis trois nuits, je me réveille à 4h30 du matin. Je suis fatigué le matin. Quelque chose m’obsède et provoque de l’anxiété, mais quoi ?

Hier soir, il y a eu un hommage à France Gall sur France 2, après un ratage lundi sur la 3 car l’émission parlait plus de Michel Berger que de France.

Au bureau, je me suis fait menacé et gravement insulter par un agriculteur, et j’ai dû remplir le cahier d’incivilités. J’ai raccroché. Il a rappelé et je lui ai passé un collègue avec lequel il a été calme. J’ai essuyé la tempête.

13 janvier

Le week-end me permet de me reposer. Je vais écrire à Khadija pour connaître ses intentions sur le renouvellement de la concession de son mari, tombe où se trouve Muriel. En 2025. Il n’y a qu’elle qui puisse effectuer cette formalité, sinon Muriel ira a la fosse commune. Mais serai-je encore là en 2025 ?

Ce samedi, j’avais le moral dans les chaussettes lorsque le soleil a inondé Valence. On se croirait au printemps. Tout d’un coup, je me suis senti heureux. Un signe de Muriel ?

16 janvier

Dans mon journal 2015 paru chez Publibook, je disais à la journée du mardi 16 juin : Mon ophtalmologue que j’ai vu en 2013 devait me faire du laser. Il s’est contenté de me changer mes lunettes. Lorsqu’il m’a dit « prochaine visite dans trois ans », il ne peut savoir le plaisir qu’il m’a fait. J’aime autant les ophtalmologues que les dentistes ! »

Ce jour, j’avais rendez-vous avec sa remplaçante, qui m’en fixe un avec l’opthalmologiste, le docteur Hervé, celui de 2013 et 2015. Elle ne peut me refaire des lunettes. Après un fond de l’œil, elle me dit que de la peau a poussé son mon implant droit (Œil où j’ai 9/10, le meilleur). Le 11 septembre, il me fera à son cabinet « un coup de laser », et ne pourra me prescrire des lunettes qu’ensuite. Ma vue a baissé (œil gauche 7/10). Je ne suis pas trop inquiet pour le laser, par contre, lorsque j’ai montré les implants que le chirurgien docteur Fretto m’a placé à Montélimar en 2012, je croyais en avoir fini à vie avec les opérations des yeux. La remplaçante, le docteur Mos-Costea, m’a dit que ce n’était pas important de montrer les implants que l’on m’a mis, sauf s’il faut les changer ! Le lecteur comprendra mon profond malaise.

23 janvier

J’ai récupéré hier mon Opel Meriva immobilisée au parc automobile Espace France Auto depuis le 27 décembre. Ils m’ont perdu le manuel d’utilisation, et j’ai dû me rendre à nouveau ce soir à Romans chez eux pour le récupérer.

Maintenant, espérons que cette automobile fonctionne normalement.

24 janvier

Beau rêve de Muriel cette nuit, et de fait, la journée s’est révélée agréable. Hier, mon entretien individuel annuel avec ma responsable s’était bien passé, et aujourd’hui, ma maîtrise de la conduite de ma nouvelle voiture s’est améliorée, je sens que je l’ai bien prise en mains.

Il me semble que Muriel communique avec moi par les rêves, hélas, ils ne sont pas fréquents.

25 janvier

Encore un rêve de Muriel. Elle veille sur moi, elle me protège.

30 janvier

On a trouvé le meurtrier d’Alexia Daval : le mari. Reste maintenant à avoir des preuves contre le tueur de la petite Maëlys.

Je suis commandé hier un cd, ce qui devient très rare, il s’agit du cinquième album studio d’Emma. L’album s’appelle « Essere qui », soit « être ici ». Un titre qui me parle car elle est toujours là, malgré deux cancers de l’utérus, cette chère Emma Marrone, née en 1984. J’apprécie désormais chaque cd acheté car ce n’est pas tous les jours. J’ai écouté sur Internet le premier single, « L’isola ». Le titre n’a pas la force des premiers tubes de la jeune italienne : « Cercavo amore », « Non è l’inferno », « Sarò liberà » , « Amami », « Calore ». Mais elle a cherché à se renouveler, et à ne pas répéter à l’infini le même style, ce qui pour moi est méritoire.

Au Cercle Algérianniste le dimanche 21 janvier, j’ai sympathisé avec Alain M. et nous avons échangé nos adresses et téléphone. Il me conseille d’écouter « Radio Courtoisie », j’irai sans doute le voir pendant mes vacances la semaine prochaine. Il a 75 ans. Bon, ce sera sans doute un bon copain, mais ce n’est pas grâce à lui que je trouverai une compagne. Qu’il est difficile d’avoir une amorce de « vie sociale ».

31 janvier

Il y avait un beau soleil ce matin, aux couleurs de printemps, qui m’a mis de bonne humeur. Et tout de suite, j’ai pensé à Muriel. Au fond, dans mes rêves, ou par des pensées fulgurantes comme celle-là, ne m’envoie-t-elle pas des signes me disant « Je veille sur toi » ?

3 février

Début d’une semaine de vacances, on annonce de la neige en pleine pour mercredi, jour où je vais voir ma fille et mes petits enfants. Ce matin, j’ai mis de l’ordre dans ma cave afin de pouvoir jeter des cartons et choses inutiles à la déchetterie. J’apprends qu’on rouvre l’enquête sur la noyade de Natalie Wood et que son mari, l’acteur Robert Wagner, est suspecté de meurtre, lui le héros qui fait triompher la justice dans « Opération vol » et « Pour l’amour du risque ». J’aimerais être 45 ans en arrière, le 3 février 1973, attendant le lendemain la diffusion des « Risques du métier » avec Muriel Baptiste.

Bourg de Péage, 5 février

J’ai passé une agréable après-midi, de 14h30 à 19h30, chez Alain M. rencontré au Cercle Algérianiste. Discussions historiques, géopolitiques et culturelles. Il m’a offert le café à 14h30 et l’anisette à 19h00. Un homme vraiment érudit. J’aurais plaisir à le revoir.

Valence, 6 février

A Valence, les travaux sont perpétuels, les alentours de la gare du centre ville sont inaccessibles : camion bennes, tracto-pelles, trottoirs voisinant des tas de sables, accès de parkings impossible. Je me demande quand tout cela va s’arrêter.

Viviers et Montélimar, 7 février

Bonne journée avec un climat glacial (3 degrés) en famille où j’ai pu voir avec mon petit fils Lucas notre dix-huitième film commun, « Belle et Sébastien 3, le dernier chapitre », de Clovis Cornillac, où l’on retrouve la musique de « Belle et Sébastien » et « Sébastien parmi les hommes », feuilletons de mon enfance. Lohan était malade et a dû être conduit chez le médecin, Lucas a fait du kart, j’ai eu le grand plaisir de voir que Lohan réclamait et souhaitait venir au cinéma lorsque je suis parti avec son frère. Il est encore trop jeune, mais pas de doute, la relève sera assurée.

Valence, 10 février

Hier soir au festival de San Remo que je suis depuis mardi sur la chaîne RAI Uno, il y avait en invitée exceptionnelle la chanteuse Alice, née en 1954, qui s’est éloignée à la fin des années 2000 du monde de la chanson et y revient épisodiquement pour des albums confidentiels en Italie.

Je ne l’avais pas vue depuis longtemps, et si elle est encore belle, elle accuse son âge. Je me demande comment serait ma chère Muriel Baptiste aujourd’hui.

Qu’importe, je l’aime pour l’éternité (Muriel, pas Alice), je viens de travailler pour son blog et aborde la période d’avril 1973. Quel bonheur c’était. Le plus beau des printemps pour moi.

Riccardo Fogli semble avoir peu de chances de gagner la finale ce soir, il a accumulé depuis mardi les mauvaises notes. Il n’y a pas d’éliminations cette année. J’aurais préféré qu’il chante seul son titre « Il segreto del tempo » plutôt qu’avec son ancien comparse du groupe « Pooh », Roby Facchinetti.

Je n’ai pas eu de coup de cœur cette année, à part peut être un titre d’une jeune chanteuse, Annalisa, « Il mondo prima di te ».

14 février

Mon poste de délégué syndical CGT serait de nouveau menacé. Cette-fois, je ne m’accrocherai pas, comme en 2015, car cela m’empêche, avec les réunions obligatoires, d’organiser à mon gré mes vacances et mes visites à ma fille et mes petits enfants, à poser des congés facilement.

Je ne partage d’ailleurs plus les idées de la CGT sur nombre de points, comme l’accueil des migrants, la conformité à la pensée unique où l’on est vite traité de raciste et de « facho » dès que l’on dit ce que tout le monde pense tout bas.

C’est la Saint-Valentin et l’année passé à pareille époque, je pensais que j’aurai trouvé une compagne. Je me suis trompé.

Voici ce que dit Charlélie Couture, impayable, sur Facebook, au sujet de cette fête :

Une journée de bruit autour de Saint Valentintamare ! What Saint Valentin ? Non mais allo quoi! En cette période de dénonciations calomnieuses faisant réapparaître de vieilles rancœurs onze ans plus tard, comme les champignons vénéneux qui poussent là où on les attend le moins (sur la mousse d’un ministre de l’écologie comme une vengeance au lendemain de sa réussite à faire interdire la construction de cet aéroport inutile à Nantes), c'est quand même très surfait d'entendre parler dudit Saint Valentin. Cacher ce Saint que je ne saurais voir... Faudrait savoir ce qu’on veut ? Ou bien on souhaite un «Love-love», façon «compatible», «on se comprend», «on s’assume», «on s’essaie», «on recommence», «on s’engueule mais c’est sans conséquence», «on se retrouve», «on se partage», «on se suggère», «on s’épaule contre épaule», «on se tolère -même les défauts-», «on se touche au bouche à bouche», en babouche, en bottines, pieds nus ou en escarpins ?

Ou alors : «on se Sainte Nitouche», «chacun pour soi» en se regardant en chien (et chienne) de faïence, arcboutés sur ses positions de complexes de supériorité/infériorité, ou type Œdipe toxique et autre psychopathologie mal assumée.

Si, le cœur battant, un éperdu, un peu débile ou décidément vieille école, voulant escalader l’infranchissable mur de l’amour, se permet d’acheter un bijou, un grigri ou des fleurs pour convaincre celle qu’il convoite, que ce même tendre épris lui offre un jour un billet pour un voyage au septième ciel sur le transsibérien, à Venise ou Acapulco, qu’il fasse quoi que ce soit pour séduire sa dulcinée capricieuse récalcitrante, voire même qu’il lui envoie un SMS pour l'inviter au restau, alors là, mon pote, gare aux conséquences : il risque tout simplement de voir débouler les flics et les huissiers dix ans plus tard avec une plainte aux fesses pour harcèlement.

Saint Valentin, tiens.

Un jour spécial pour les amants déments, ceux qui tombent dans le brasier de la passion allumé par les démons pernicieux de l’excitation amoureuse ? Mais pourquoi donc fêter les amoureux? Pour eux c'est déjà la fête quand ils se croisent du regard, quand ils s'envient à chaque instant, béats d'admiration l'un pour l'autre. Pour eux qui vivent dans leur monde à part, c'est facile, ils ne se préoccupent pas de la réalité, ils flottent sur le nuage de leur merveilleux fantasme idéalisé, amants sans démenti, amoureux au présent, ils vivent au futur, remplis d’espoir et d’optimisme, imaginant l’avenir comme un infini parfait avec des enfants gentils qu’ils sauront chérir, un job qui va leur permettre de se réaliser, des amis qui seront toujours là quand ils auront besoin d’eux, et une société qui toute entière ne pourra que s’améliorer… c’est ça être amoureux.

La légende de Valentin de Terni qui subit jadis le martyre pour avoir redonné la vue à une jeune femme aveugle, aurait plutôt dû être choisie en vue de regonfler le moral des malheureux qui voient la vie pour ce qu’elle est. Ceux qui se sont réveillés au milieu de la nuit, envahis par un cauchemar de lucidité. Qu’ils soient nantis à Nancy, menteurs à Mantes la jolie, divorcés à New York city, ou hagards à Austerlitz, défoncés à Tripoli, célibataires impairs (en manque) à Paris, divisés à Djibouti, débauchés à Rimouski, anars désenchantés, veufs de guerrières, orphelins magyars ou téléspectateurs isolés sur un brancard, geeks obsédés ou chanteurs maniaco-dépressifs, danseurs place de l'Etoile ou chippendales mondains, tous ceux qui sont seuls et saouls au-dessus de rien en-dessous de tout, Et ceux qui s’agrippent aux choses qu’ils possèdent, les misanthropes qui se veulent pragmatiques, ceux pour qui l’autre n’existe pas, Et ceux qui sont tellement avertis qu’ils ont l’impression d’en valoir deux, ceux qui se suffisent à eux-mêmes, (main droite ou main gauche), Et ceux qui jouent double jeu/je et qui regardent cette fête des amoureux en se disant que tous les mots d'amour sont morts quand 17 gamins viennent de se faire descendre par un de leurs pairs, un copain énervé et débile dans un collège de Floride, par exemple...

Tous ces bougres-là auraient bien besoin d'un petit remontant candide, ou à défaut un coup de pouce pour les envoyer faire un voyage en stop sur l'autoroute des rêveries amoureuses...

Et en passant, plutôt que Saint Vantentin-tintin, Pourquoi pas Saint Dominique-nique, nique ?

CharlElie COUTURE

Fev 20XVIII

15 février

Les voisins du dessus m’obligent à recourir aux services de Ivan Flaud, bâtonnier de Valence, mais sa secrétaire n’a pu me donner un rendez vous avant le 6 mars. Cette nuit, j’ai été réveillé à deux heures et contraint de monter demander aux voisins de faire moins de bruit. Ils ont mis longtemps à ouvrir. En guise de Saint-Valentin, ils étaient en train de se disputer. J’ai entendu la femme dire « C’est encore l’autre qui nous emmerde ». Le syndic me répond ce soir qu’une procédure contre le propriétaire ne peut qu’être votée en Assemblée Générale. Aujourd’hui, n’ayant dormi que trois heures (car je ne me suis pas rendormi), j’ai été comme un zombie toute la journée.

Vivement qu’Ivan prenne l’affaire en mains.

L’assassin de la petite Maëlys a avoué. L’enquête aura duré six mois.

16 février

Appel téléphonique de 3h30 avec David qui m’a envoyé de magnifiques photos de Muriel datant d’un reportage prévu pour Paris Match en juillet 1968 et jamais paru.

J’avoue que je suis comblé par ces photos où Muriel est splendide et que je mettrai demain sur mon blog.

Je lis la correction que Publibook me propose de mon journal 2017 : De Muriel Baptiste à Lara Fabian, et donnerai sans doute le bon à tirer lundi. J’en suis au premier juillet, et il n’y a pas de faute, à part un accent sur le prénom d’Izia Higelin, qui passera inaperçu, je suis sûr que tout le monde s’en moque.

Je me suis offert deux CD italiens, un live de Vasco Rossi et le dernier album studio de Renato Zero. Je réalise qu’en 1998, quand j’étais très endetté, j’avais acheté ensemble deux CD de ces deux mêmes chanteurs.

Je n’achète rien qui provienne du festival de San Remo cette année, même pas la chanson de Riccardo Fogli qui était un duo médiocre.

J’espère que je vais rêver de Muriel cette nuit, et que de là où elle est, elle me protège. David, qui est athée, pense qu’elle n’est plus nulle part, chose qui m’est intolérable. Je sens bien sa présence de temps à autre pour me réconforter. Mais pas seulement d’elle, l’âme de ma grand-mère Clotilde disparue en 1983 à 85 ans aussi. Qu’elles prennent soin de moi du haut du ciel, je sens que j’en ai besoin.

18 février

Izia Higelin a changé son prénom, en ajoutant un tréma sur le i (« Izïa ») et donc le correcteur de Publibook a bien fait son travail.

Les week-ends sont trop courts et je n’ai pas le temps de tout faire : alimenter le blog Muriel Baptiste où je reconstitue à partir de magazines de programmes télévisés l’année 1972-73, chose que je ne peux faire en semaine, écouter tout ce que j’ai reçu (Le coffret seul de Vasco Rossi représentait trois CD et deux DVD). Ce rocker a débuté en 1977 et il s’agissait là du concert de ses 40 ans de carrière, une scène monstrueusement géante montée à Modène en Italie, une foule de milliers de fans, tout cela prend du temps. Deux jours, c’est bien trop peu. Je devais aussi rechercher mon diplôme de médaille d’honneur agricole, ayant eu celle de vermeil en 2014, je dois attendre cinq ans selon l’accord d’entreprise pour avoir celle des trente-cinq ans (en fait, la prime et non la médaille qui m’intéresse). Il faudra que je fasse ma demande en 2019. Il semble que ce soit mon employeur qui ait reçu le diplôme de la préfecture directement. Je vais devoir me renseigner car chez moi, il est introuvable.

Laurent Wauquiez s’est fait piéger en racontant des bêtises et le discrédit sur la classe politique s’agrandit.

Ce dimanche s’achève par une triste nouvelle : Didier Lockwood, compositeur de musiques de films et violoniste, est mort d’une crise cardiaque à 62 ans au retour d’un concert. J’avais failli le voir en décembre 2013 dans le cadre de « Romans scène ». Sa meilleure musique de film restera « Les enfants de la pluie ».

20 février

Kadhija Delberghe a téléphoné, répondant à un courrier où je lui parlais de la concession de son mari qui se termine en 2025, et où repose Muriel Baptiste. Madame Deleberghe a 66 ans et n’est pas très en forme. Elle seule pourra en 2025 renouveler la concession. Nous allons donc, David et moi, lui rendre visite en juin quand j’irai à Paris. Elle est tout à fait d’accord pour nous donner l’autorisation de prolonger la concession et faire les formalités.

Elle a du mal à payer des charges de son appartement (Pourtant la rue Budin dans le 18e