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Quarante-quatre ans après, à partir de notes d'époque et de souvenirs, l'auteur rédige son journal de 1972, année de ses 13 ans. Au-delà d'évènements publics, il raconte sa passion pour les programmes télévisés de l'époque, son amour pour la comédienne Muriel Baptiste alors à l'apogée de sa carrière, son quotidien de collégien de quatrième à Montélimar, dans la Drôme, et ses souvenirs familiaux. Un journal de l'année 1972 dans laquelle Muriel Baptiste tient une place prépondérante.
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Seitenzahl: 59
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Montélimar, 1er janvier 1972 (Lorsque cela n’est pas précisé, le journal raconte une journée se déroulant à Montélimar, ville qui est à nouveau mentionnée dès qu’il y a un déplacement).
Maurice Chevalier est mort. Cela affecte ma tante Renée, venue passer les fêtes chez moi en famille. Il ne m’a jamais intéressé. Je suis né en 1959 et l’ai toujours considéré comme un « vieux ». L’idole de mon enfance était Richard Anthony, mais en 1972, je ne suivais plus son parcours depuis plusieurs années.
Si je commence ce journal en 1972, cela vient du fait que j’aurais treize ans en septembre et qu’avant cela, mes souvenirs sont trop touffus et imprécis.
Et puis 1972 est l’année où je vais connaître l’amour. La France va pleurer Raymond Souplex, le célèbre commissaire Bourrel, mais aussi Henry de Montherlant. La reine Elizabeth va porter la couronne d’Angleterre lors d’un voyage en France en mai, et les jeux olympiques de Munich seront ensanglantés.
En 1972, les français vont découvrir deux séries télévisées majeures : « Columbo » et « Amicalement vôtre ». Ce sera l’année de tous les succès pour un inconnu, Louis Velle, dès janvier avec « La demoiselle d’Avignon » et qui enchaînera les feuilletons.
Je fais ce journal un peu à la manière de feu Pascal Sevran, mélangeant ma vie intime et les évènements majeurs, les succès du hit parade. La chanson de l’année pour moi est « Une belle histoire » de Michel Fugain et de son Big Bazar. Mais on peut citer aussi un refrain entêtant l’été, « Pop Corn », par le groupe éphémère Anarchic System.
1972 commence, et j’ignore que cela va être sans doute ma plus belle année, avec une partie de 1973.
8 janvier
25 janvier
1 er avril
2 avril
6 avril
30 mai
1 er juin
La Garde Adhémar, 22 juin
Montélimar, 28 juin
1 er juillet
4 juillet
5 juillet
6 juillet
8 juillet
9 juillet
12 juillet
14 juillet
15 juillet
16 juillet
17 juillet
18 juillet
20 juillet
22 juillet
25 juillet
31 juillet
1 er août
7 août
12 août
13 août
16 août
Paray-le-Monial, 17 août (matinée)
Etampes, 17 août (soirée)
Bagnoles-de-l’Orne, 18 août
Bagnoles-de-l’Orne, 22 août
Bagnoles-de-l’Orne, 23 août
Bagnoles-de-l’Orne, 5 septembre
Fontainebleau, 10 septembre
Montélimar, 11 septembre
12 septembre
13 septembre
17 septembre
18 septembre
19 septembre
21 septembre
25 septembre
28 septembre
30 septembre
2 octobre
3 octobre
9 octobre
11 octobre
16 octobre
18 octobre
19 octobre
23 octobre
25 octobre
30 octobre
31 octobre
1 er novembre
8 novembre
10 novembre
12 novembre
18 novembre
19 novembre
21 novembre
22 novembre
24 novembre
25 novembre
27 novembre
1 er décembre
5 décembre
6 décembre
7 décembre
12 décembre
13 décembre
14 décembre
16 décembre
17 décembre
18 décembre
19 décembre
20 décembre
21 décembre
22 décembre
23 décembre
24 décembre
25 décembre
26 décembre
27 décembre
28 décembre
29 décembre
30 décembre
31 décembre
C’est le premier épisode de « La demoiselle d’Avignon ». Je connais bien la ville puisque mon oncle Emile, son épouse Renée et leur fils y habitent depuis janvier 1971.
Ce feuilleton était peut-être le signe qu’une année romantique allait commencer pour moi.
Toutefois, à la télévision, ce qui me passionne, au point de me rendre malade par excès, c’est la série américaine « Les envahisseurs », que mes parents me laissent regarder le jeudi soir fort tard, à 21h40, après l’émission de Guy Lux. C’est la seconde sélection de 13 épisodes choisis par la France, mais pas une passion nouvelle pour moi, mes parents m’ont déjà donné la permission de voir les 13 premiers épisodes du jeudi 4 septembre au 27 novembre 1969.
Je ne suis pas parti en vacances depuis plusieurs années, 1968 exactement. En janvier, je l’ignore mais je vais découvrir la Normandie en août.
Mon parrain Emile, adjudant-chef, part à l’île de la Réunion, après avoir fait une mission semblable de 1964 à 1966 à Tahiti. Son épouse et son fils le rejoindront six mois plus tard, en juillet.
Depuis la rentrée de septembre 1971, j’ai un très bon copain, Francis. On le verra dans ce journal, il va avoir une grande importance dans ma vie. C’est plus qu’un copain, un ami.
Un incident assez grave arrive ce soir-là, je suis traumatisé par « Les envahisseurs » dont le neuvième épisode, « Embargo sur le rêve », est vraiment effrayant. Ce qui entraînera l’interdiction de voir l’épisode de la semaine suivante, le dixième, « L’étau ».
Mes parents réalisent que ce programme télévisé me perturbe. Mais ils me laisseront regarder les trois derniers épisodes : « Mission de vie », « Inquisition » et « Contre-attaque ». Trouvant que cela me fait coucher trop tard, ils seront inflexibles et ne me laisseront pas voir « Mannix » dont l’ORTF a la mauvaise idée de programmer la troisième saison à compter du mardi 29 février, toujours en deuxième partie de soirée. Or, je vais au collège le mercredi matin.
Une comédie sur la première chaîne avec Danièle Evenou, « Allo Juliette », fort désopilante. Le samedi, mes parents regardaient d’habitude les Carpentier. Cette dramatique, qui ressemble à du théâtre filmé, est une suite savoureuse de quiproquos. Dans un petit rôle, il y a Muriel Baptiste.
Ma mère est alitée, très malade. Je me souviens que ce jour-là est diffusé l’après-midi « Le comte de Monte Cristo », version avec Pierre-Richard Willm. J’ai rarement vu ma mère malade. Elle sera obligée de retourner travailler le mardi 4. Triste week-end pascal pour elle.
Visite de mon demi-frère André et de ma belle sœur Gisèle, laquelle s’offusque que mes parents me laissent regarder le deuxième épisode de la très belle série américaine « L’immortel », avec Christopher George : « Le dernier voyage ».
Gisèle trouve ce programme très violent. Malgré cela, je regarde mon film.
Ce jour-là, ma grand-mère veut absolument voir la première chaîne qui propose une émission spéciale sur l’Algérie. Il faut dire qu’entre-temps, j’ai (enfin !) obtenu la permission de voir « Mannix ». Elle me demande de lui laisser regarder la Une, et je ne verrai donc que les dernières images de « Guerre des nerfs », le 13e et dernier « Mannix ».
Ma grand-mère a vécu en Algérie de sa naissance en 1898 à l’indépendance, en 1962.
Ce mois de mai, je ne sais ce qui m’a pris, je me suis rendu à un spectacle de cirque, à Montélimar, moi qui n’ai jamais aimé cela, tout un dimanche après-midi.
La visite de la reine Elizabeth II pendant cinq jours m’a laissé indifférent. Pour moi, cela s’est surtout limité à une couverture de Télé Poche.
