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Deuxième partie du Journal Intime 2016 de Patrick Sansano
Das E-Book Journal 2016 seconde partie Août décembre wird angeboten von Books on Demand und wurde mit folgenden Begriffen kategorisiert:
journal, patrick, Sansano, Muriel, Baptiste
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Veröffentlichungsjahr: 2023
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Clermont Ferrand, Roanne puis Valence, 30 novembre
Valence, 2 décembre
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27 décembre
28 décembre
Viviers et Montélimar, 29 décembre
Valence, 30 décembre
31 décembre
Il se révèle impossible, à cause d’un bug, de commander mon journal 2015 sur le site de Publibook. J’ai été obligé de le signaler à leur direction.
Au courrier, de Books on demand, je reçois le journal 2016 première partie. Voilà qui me changera ce soir des « guerriers du silence ».
Je pense renoncer à Publibook pour mes futurs ouvrages. Je note qu’un biographe vient de publier un livre sur Bernard Noël (le premier « Vidocq ») assez imposant, plus de 300 pages, chez Books on demand. L’ennui, c’est l’absence de correcteur orthographique.
J’ai eu les plus grandes peines du monde à trouver un ventilateur colonne avec oscillation, la saison est bien commencée, et les magasins n’en ont plus. J’ai quand même pu en trouver un de justesse, le tout dernier, dans un supermarché.
Dimanche, sur TF1, à « Reportages », il y avait une émission hommage à Coluche, mais la question de sa mort, de son potentiel assassinat, n’a pas été évoquée. En parcourant le net, on trouve des documents troublants. Mais si l’on écoute toutes les rumeurs, Daniel Balavoine lui aussi a été assassiné. On y perd un peu son latin. Mitterrand se serait débarrassé de tous les opportuns, Jean-Edern Hallier notamment. Et à force de trop en dire, en révélations sensationnelles, on finit par ne plus rien croire du tout. François Mitterrand n’était pas Joseph Staline tout de même !
Je regarde ce soir (car il n’y a rien à la télé) « Les envahisseurs » en DVD (l’épisode « L’étau »). Malgré les années, je trouve que cette série a très bien vieilli.
« L’étau » est un épisode que je ne risque pas d’oublier car j’en fus privé lors de la première diffusion en février 1972. Mes parents, la semaine auparavant, n’avaient pas trouvé naturelle la peur que m’inspirait la série, l’épisode effrayant en question étant « Embargo sur le rêve ». Je fus aussi privé pour d’autres raisons de la deuxième diffusion en octobre 1973 de « A l’aube du dernier jour », m’étant fait inscrire au club de judo et la série passant à cette heure là le samedi après-midi. Il est étrange comme ces programmes dont j’ai été privé dans mon enfance m’ont profondément marqué. Alors que si je fais un bilan honnête, j’ai vu bien plus de choses que je n’en ai manquées.
La chaleur ce soir est retombée et comble de l’ironie, j’ai dû arrêter le ventilateur.
Hier soir, j’ai cru prendre une attaque. J’ai voulu lire la prose de ce journal par le biais d’une édition personnelle Books on Demand. C’était bourré de fautes. Je pense plus vite que j’écris, c’est une véritable catastrophe. Des fautes graves « essayais » au lieu de « essayé », l’absence d’article avant le mot « décennies », des dizaines de fautes de syntaxe, de grammaire, des omissions à la pelle. Je me comprends, mais j’ai livré un véritable torchon, comme quelqu’un qui ne saurait pas écrire.
Je pense que je me « mets » au journal trop tard le soir, sans avoir le temps de me relire, ce que j’aurais été bien inspiré de faire avant de demander un tirage Books on Demand de janvier à juin qui relève de la Bérézina.
Je vais désormais surveiller attentivement mon écriture. Les omissions constituent la chose la plus pénible, on comprend ce que j’ai voulu dire, mais j’ai tapé trop vite. J’ai révisé 91 pages ce soir, mais j’en suis à 243.
Il faut impérativement que j’obtienne la destruction de ce monument de honte que constitue la première mouture de ce journal partiel de janvier à juin 2016 chez Books on demand. On dirait que cela a été écrit par un enfant de dix ans ! Je vais leur proposer un janvier juillet en remplacement. Heureusement que je ne chronique plus les séries pour « Le monde des Avengers », sinon l’entreprise serait impossible.
Renaud Camus en s’obligeant à écrire quotidiennement a l’autre jour mis un « er » là où il fallait mettre un « é ». Lui qui manie les imparfaits du subjectif et les mots précieux du langage de l’aristocratie n’est pas à l’abri des fautes de français les plus inélégantes.
Cela fait froid dans le dos. On se croit doué en écriture et tout d’un coup, l’écriture vous domine.
La plupart des fautes étaient évitables, il suffisait de se relire, ce que je n’ai sans doute pas fait. Ecrire « depuis décennies » au lieu de « depuis des décennies » est une étourderie.
« Essayez » pour parler d’un médicament que le psy m’a donné, dans le sens « il a essayé » est impardonnable. C’est la faute bête, idiote, qui montre que j’ai voulu vite passer à autre chose.
Je regarde ce soir le dernier épisode de « Grantchester » avec le successeur probable de Daniel Craig en James Bond, Daniel Norton, juste pour voir la bobine du comédien qui effectivement est beaucoup plus « RogerMooresque » que Craig (à la limite, Norton, qui a le tort de porter le nom d’un antivirus Internet, pourrait aussi jouer le Saint, Simon Templar).
J’ai pris une grande leçon de modestie. Le comble est que je ne puisse prendre de l’avance sur le journal ! En effet, il dépend de l’actualité.
Publibook m’a envoyé un mail, pour l’instant la vente de mon journal 2015 est impossible car ils n’ont pas intégré dans leur site de vente le poids du livre, qui donne le prix de l’expédition.
Ce qui est dommage, c’est qu’aussi bien, ce James Norton, favori des bookmakers britanniques ne sera jamais le successeur de Daniel Craig. Il y a tellement de prétendants au titre de nouveau 007 que forcément il y aura un élu au détriment de moult appelés.
Dans le passé, j’avais mes préférences, quand Roger Moore voulait raccrocher, Ian Ogilvy (son successeur en 1977 dans le rôle du Saint), puis Pierce Brosnan, mais bien avant qu’il ne soit choisi. Ces beaux gosses constituaient pour moi d’excellents choix. Et l’on a vu apparaître des interprètes saugrenus, comme Timothy Dalton et Daniel Craig, après avoir longtemps pensé… à Mel Gibson !
Le plus ironique de l’histoire est que le sieur Craig est peut être en train de faire monter les enchères et tournera alors un cinquième James Bond, enterrant complètement la franchise qu’il a bien mis à mal. Tout le monde a envie d’être Roger Moore, Sean Connery ou Pierce Brosnan, mais quel homme (à part pour ses muscles) aurait pour idéal d’être Daniel Craig ? Je rappelle que pour l’auteur-créateur Ian Fleming, James Bond était l’homme que tous ses lecteurs auraient rêvé d’être.
Tout cela ne m’empêche pas de penser beaucoup à Muriel, sur la tombe de laquelle dimanche j’irai me recueillir.
Nous sommes le 2 août et j’ai une pensée pour Michel Berger, comme chaque année depuis 1992.
En sortant du bureau, j’ai passé des heures à corriger mon journal 2016 que j’espère expurgé des fautes les plus évidentes. Sans correcteur, il en reste sans doute. Je fais le fanfaron, mais je proposerai probablement début 2017 le journal à Publibook, dont le correcteur trouvera d’autres coquilles et fautes de syntaxe. Désormais, je fais très attention, j’écris moins, je me surveille, je me relis.
Je dois avouer que cette nuit, dans les bras de Morphée, je n’avais pas envie de me lever. J’ai en effet, une fois de plus rêvé de ma chère Muriel. La vie est plus belle en rêve qu’en réalité.
Cela me rappelle un passage du James Bond « Le monde ne suffit pas ». Les personnages de Sophie Marceau et de Robert Carlyle disent la même devise, qui les trahit aux yeux de l’agent double zéro sept. « La vie ne vaut pas d’être vécue si on ne la vit pas comme un rêve ». Les deux personnages joués par Marceau et Carlyle prononcent en effet la même (très belle) phrase, que je reprends à mon compte vis-à-vis de ma passion pour Muriel Baptiste.
« La vie ne vaut pas d’être vécue si on ne la vit pas comme un rêve ». Quelle belle citation. Cela ressemble un peu à du Proust « Il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre ce soit encore la rêver ».
Je perds mes repères parfois, entre rêve et réalité, entre 1973 et 2016, entre l’enfant que j’étais, perdu à jamais, et l’homme mûr que je suis devenu.
J’étais mieux cette nuit dans mon rêve avec Muriel Baptiste que dans la vraie vie. En anglais, pour le Bond, « There’s no point in living if you can’t feel alive”. Il n’y a aucun intérêt à vivre si vous ne vous sentez pas vivant”.
Finalement, après une communication téléphonique, les choses sont entrées dans l’ordre avec Books on Demand. Il suffisait d’utiliser la fonction appelée « Easycover ». Je l’avais effectivement fait les autres fois, sans recourir au fameux « PDF ». Mais sur ce point précis, j’ai une mémoire de poisson rouge. J’ai donc pu lancer une édition janvier juillet du journal 2016 qui ne comporte pas de fautes, l’autre me faisant honte. Cela dit, il faut relativiser, l’exemplaire que j’ai acheté (dans le cadre d’une impression à la demande) sera sans doute le seul existant.
En effet, le journal d’un inconnu n’a à priori aucun potentiel commercial, raison pour laquelle payer 500 euros à Publibook pour le faire éditer chaque année ne me paraît pas opportun.
Renaud Camus lui se lamente du bug de son site qui a entraîné l’arrêt de la consultation de ses écrits pendant plusieurs jours. Cela génère des mécontents puisqu’il fait payer ses « crédits de lecture ». Je viens de lire d’un coup toutes les journées depuis l’interruption, et Camus se plaint que certains de ses lecteurs ne le considèrent plus comme un écrivain car on ne trouve pas ses ouvrages en librairie, et qu’il n’a plus d’éditeur. Il affirme n’en plus vouloir, mais après ses prises de positions politiques, il est devenu un auteur sulfureux que les maisons d’éditions ne s’arrachent pas.
Un ami à qui j’envoie le journal chaque jour m’a fait observer hier une faute évidente, qui démontre que je pense plus vite que j’écris. Cette faute m’avait échappé. Je vais donc me relire dix fois plutôt qu’une.
Les vacances tardent à arriver (demain soir, et pour quatre semaines). La correction du journal 2016 m’a montré que je fais des fautes phonétiques, par exemple « au temps » au lieu de « au tant » ainsi que des répétitions. Il me faut plus de temps pour écrire correctement ce journal.
J’espère que ces quatre semaines ne vont pas filer comme de l’eau de pluie dans les ruisseaux. Le 7, je serai à Paris sur la tombe de Muriel (avec ou sans X). J’ai prévu de voir au moins deux fois ma fille.
Mais ma fille a sa vie, et je ne peux l’accaparer. J’irai peut être à Lyon à la maternité où est née Muriel (vue déjà en 2009), je dis peut être car la canicule l’an dernier avait empêché ce projet. J’aimerais bien aussi, pour le concert de Lara Fabian le 8 novembre, faire des repérages à Voiron. Il n’y a qu’une petite route, où il faut
rouler doucement avec de nombreux villages à traverser. L’aller et retour en soirée serait fatigant, et un hôtel
serait le bienvenu dans les alentours, ce qu’une visite de l’endroit peut permettre de trouver.
Il faut écrire « fatigant » lorsque c’est un adjectif, comme plus haut, et « fatiguant » quand il est un participe présent ou un « adjectif verbal ».
« Books on Demand », maintenant que trois biographies sont faites sur Muriel Baptiste, est la solution idéale pour un journal mais le coût plus que modeste ne propose pas de correcteur orthographique. J’en suis réduit en fait au même sort que Renaud Camus, qui bien qu’il domine l’orthographe et la syntaxe mieux que moi publie parfois des coquilles en ligne.
Je me demande aussi si « OVS » (On va sortir) n’est pas une expérience à tenter pour me faire quelques relations, de simples copains, mais pouvant me dépanner lorsque je me trouve, comme hier, dépourvu et désarmé devant les embûches informatiques. On peut s’inscrire pour « boire un pot ». Après, c’est une question d’affinités qui se font ou ne se font pas, sachant qu’OVS est tout de même une microsociété privée où il faut être coopté.
Cela n’est pas apparent, et pourtant, combien de sorties se font entre habitués ? La plus grande part. Mon psy me dit avoir renoncé faire de la moto avec eux, s’il y avait six places, elles étaient prises d’entrée, dès la mise en ligne de la sortie proposée, ce qui suppose que les organisateurs se connaissent et ne veulent pas de nouveaux.
A mon âge, je ressens deux forces en moi : l’une très positive, mon amour pour Muriel Baptiste, qui me pousse à être affable et aimable, en un mot gentil. L’autre concerne diverses rancunes envers des collègues de bureau qui me font passer du côté obscur de la force. Je fais en sorte que Muriel ait le dernier mot.
En effet, ruminer et haïr des gens qui ne pensent plus ou pas à moi ne mène à rien. Il est assez absurde que j’en veuille encore à une petite racaille qui avait réussi vers 2010 (ou 2009 ?), une jeune fille insolente. Elle n’a d’ailleurs pas obtenu de CDI (Contrat à durée indéterminée) à l’époque pour son manque absolu de respect envers autrui, son arrogance, ses écarts de langage.
Il existerait donc en moi deux Patrick : l’un qui aime éperdument Muriel et serait, dirons-nous, « un brave type », qui ne ferait pas de mal à une mouche, et un Mister Hyde qui cultive la rancune à long terme. J’aimerais étouffer le rancunier. A quoi bon penser à cette Audrey de 2009 que le sort n’a pas gâté (mère atteinte dans un premier temps d’une leucémie, puis emportée par une tumeur au cerveau, une mère prénommée Muriel, prénom devenu rare aujourd’hui, mais la dame en question devait être contemporaine de Muriel Baptiste).
Je ne voudrais vivre que pour le positif, je ne dis pas de pardonner aux terroristes et à tous les excès de l’Islam mais en vouloir encore à cette Audrey dotée en plus d’un physique peu avantageux, et y penser en 2016 relève de l’absurde.
Il y a cependant, et en particulier au sein de ma famille, des personnes auxquelles je ne pardonnerai jamais leur méchanceté, une tante disparue, mon cousin germain qui m’a traité d’abruti et suspecté d’en vouloir aux économies de son père, pour ne citer que ces deux cas.
Que je le veuille ou non, je ne suis pas un bisounours et j’ai la rancune tenace.
J’aimerais être un saint, qui ne pense qu’à sa chère Muriel. Mais je me méfie toujours des gens qui plaisent à tout le monde, comme par exemple les hommes politiques. Il leur faut le plus d’électeurs possibles, alors séduire tout un chacun.
