L'Ardente Passion - Maurice de Vindas - E-Book

L'Ardente Passion E-Book

Maurice de Vindas

0,0

Beschreibung

Un tandem placé sous le signe de la domination...

POUR UN PUBLIC AVERTI. Une femme de 30 ans s'amourache d'un adolescent, Louis. Et afin de ne pas se laisser dévorer par les sentiments et en pâtir, c'est lui qu'elle décide de faire souffrir en en faisant son esclave sexuel.
Mais, aidé par des cousines bienveillantes, le prenant en main à leur tour, le jeune homme ne va plus se laisser faire et les rôles vont alors s'inverser. L'adolescent rebelle devient un dominant à qui la femme autoritaire se soumet.

Un roman combinant sadomasochisme et initiation, signé par Maurice de Vindas, un auteur qui s'illustre dans la littérature érotique.

EXTRAIT

Troublante étude de l’amour naissant chez un adolescent ; mais aussi étude dramatique des ravages que fait dans l’âme d’une femme de trente ans, un amour pour un adolescent. Elle lutte, et afin de fortifier son énergie, elle martyrise le jeune homme qui a révélé en elle, les désirs longtemps assoupis. Elle en fait sa chose, son esclave. Mais enfin, aidé par des cousines astucieuses, il se révolte. À son tour il domine par le fouet, celle qu’il a domptée, goûte alors à l’amertume de cette passion qui la prend tout entière ; ayant connu les caresses de l’adolescence ingénue, elle n’aimera plus jamais un homme, ne trouvant pas sur ses lèvres, la fraîcheur de celles de son petit ami. Quant à lui, ayant vaincu une fois, il ne s’arrête en si bon chemin et les cousines jadis ses alliées, deviennent à leur tour ses esclaves. Le fouet en main, il sera dorénavant, le véritable bourreau des … cœurs et son ambition ne connaîtra plus de bornes.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Peu d'informations sont connues au sujet de Maurice de Vindas, sinon que sous ce pseudonyme se cachait un auteur érotique très prolifique entre 1913 et 1930. Les thèmes de la flagellation et du sado-masochisme sont récurrents dans la multitude de ses récits érotiques.

À PROPOS DE LA COLLECTION

Retrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.
Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces œuvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement.
Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 124

Veröffentlichungsjahr: 2018

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Introduction

Troublante étude de l’amour naissant chez un adolescent ; mais aussi étude dramatique des ravages que fait dans l’âme d’une femme de trente ans, un amour pour un adolescent. Elle lutte, et afin de fortifier son énergie, elle martyrise le jeune homme qui a révélé en elle, les désirs longtemps assoupis. Elle en fait sa chose, son esclave. Mais enfin, aidé par des cousines astucieuses, il se révolte. À son tour il domine par le fouet, celle qu’il a domptée, goûte alors à l’amertume de cette passion qui la prend tout entière ; ayant connu les caresses de l’adolescence ingénue, elle n’aimera plus jamais un homme, ne trouvant pas sur ses lèvres, la fraîcheur de celles de son petit ami. Quant à lui, ayant vaincu une fois, il ne s’arrête en si bon chemin et les cousines jadis ses alliées, deviennent à leur tour ses esclaves. Le fouet en main, il sera dorénavant, le véritable bourreau des… cœurs et son ambition ne connaîtra plus de bornes.

1

De la grille, il lui jeta, avec un sourire :

« Veillez bien sur mon fils, madame Teillay. »

Elle s’inclina, en signe d’assentiment, mais glissant de son côté un regard haineux. Elle le détestait cet homme, sans savoir pourquoi. Simplement parce qu’il était le patron, un parvenu, à qui la fortune avait souri, tandis qu’elle-même, d’une vieille famille bourgeoise, elle se voyait contrainte de travailler, d’être la gouvernante, chez ce veuf solitaire. Quand elle le vit loin sur la route, elle eut un soupir de soulagement : enfin il était parti, il ne serait de retour avant six mois. Pendant tout ce temps, elle serait maîtresse de ce home silencieux, maîtresse d’elle-même.

Le personnel était réduit à une bonne à tout faire ; quant à elle, sa tâche consistait en une surveillance générale, une direction de l’existence matérielle de la famille.

Maussade, elle parcourut les pièces du rez-de-chaussée de cette vaste demeure, dont une faible partie était occupée. Mme Le Breuil décédée, il semblait que toute la vie s’était tue, la mélancolie était tombée pour régner en despote.

À la serrure de la bibliothèque, elle se pencha, et vit le fils du maître, celui que M. Le Breuil à son départ, lui avait confié. Celui-là aussi, elle le détestait, parce que, sa joliesse, depuis longtemps réveillait sa chair assoupie.

Divorcée à vingt-huit ans, elle s’était jurée de ne jamais plus connaître les caresses de l’homme. Et pourtant… le désir était en elle, qui la mordait cruellement, faisant fléchir sa volonté.

Elle se retira dans un petit boudoir contigu au grand salon, et là, sur un divan moelleux, elle s’allongea, les yeux clos, l’être frémissant. Plus rien autour d’elle n’existait, seulement son rêve ailé, qui la transportait en des mondes nouveaux, insoupçonnés, où la volupté était déesse et la gêne exclue.

Dans la maison, nul bruit, le silence du tombeau, avec parfois le hululement lointain d’une corne d’auto sur la route.

Louis, le fils du maître, lisait. Dans la grande bibliothèque austère. Elevé seul, sans amis, par l’égoïsme d’un père trop aimant, il vivait une vie à part, au milieu de héros de romans. Il avait seize ans et l’instabilité de sa santé l’avait obligé à interrompre ses études. Il s’en consolait, sachant qu’il serait riche, que son père lui gagnait une fortune. D’ailleurs, il ne se connaissait pas de besoins et se croyait privé d’ambition.

Lassé de lecture, il sortit et descendit dans le parc. Devant lui, se dressa soudain, la gouvernante, les paupières bleuies, les yeux baignés de langueur. Il l’admira, comme toujours, poussé sans le savoir, par l’instinct qui le tourmentait. Mais il baissa les yeux, sous le regard fixe, brillant de Marthe qui l’examinait.

— Vous ne vous occuperez donc jamais à rien ! maugréa-t-elle avec mauvaise humeur, se sentant forte, à cause de l’absence du père.

Il s’étonna, persuadé d’être attelé à une œuvre considérable : une nouvelle traduction d’Hésiode les Travaux et les Jours.

Elle haussa les épaules et s’éloigna avec un rire mauvais. Il en fut dépité et un chagrin au cœur, courut se réfugier sous une tonnelle obscure.

Elle retourna au boudoir, qu’elle avait quitté uniquement pour le croiser dans le chemin. Jusqu’au soir, elle s’attarda là, fouillant le rêve, jusqu’en ses plus infimes détails. Quand elle gagna la salle à manger pour le dîner, une exaspération la secouait, taudis qu’une mollesse physique l’anéantissait.

Louis, timide et gauche, lui parut plus faible encore que de coutume ; il lui semblait que si elle le voulait, elle pétrirait cette chair puérile, la modèlerait à son image, la roulerait dans la souffrance.

À table, ils se retrouvèrent face à face, lui plus doux encore ; elle, maussade, les reins brisés, une mauvaise humeur au fond du cœur.

— Maintenant que votre père est loin, vous savez que vous devez m’obéir. 

Il rougit, blessé dans sa jeune fierté ; il répondit par un rire sourd, qui voulait être de l’audace et qui n’était que la manifestation de son trouble intime.

Elle le considéra de ses grands yeux noirs qui brillaient. Elle se refusait à comprendre la passion qui la brûlait, ne cherchant qu’à se moquer de ce jouvenceau aux lèvres rouges qui l’attiraient.

Avant le dessert, elle se leva et lui jeta au visage, sa serviette roulée en boule :

— Vous m’agacez avec vos mines béates… ne croyez pas que vous me tromperez par votre hypocrisie.

Il ne comprit pas en quoi il avait pu lui déplaire, mais néanmoins en fut contrit. Il courut au salon, dans l’espoir de la rencontrer ; elle n’y était plus, déjà enfermée dans sa chambre.

Il monta l’escalier sur la pointe des pieds et appliqua un œil curieux à la serrure. Il ne vit rien, mais en revanche entendit un soupir prolongé. Il la crut triste et s’en sentit peiné.

Sans bruit, il redescendit et retourna à la bibliothèque, au milieu de ses chers livres. D’ordinaire son père ne l’autorisait pas à veiller ; il espérait que la gouvernante se montrerait plus indulgente, peut-être même qu’elle l’oublierait.

Marthe dans sa chambre, au contraire, prêtait l’oreille inconsciemment, attendait son retour. Onze heures sonnèrent à la pendule elle sursauta, secouée par une colère irraisonnée. Elle se figurait que c’était là un défi de la part du jeune homme, qu’il marquait son autorité impuissante.

D’un geste nerveux, elle jeta un peignoir sur ses épaules et pieds nus dans des babouches descendit.

Sans frapper, elle entra, surprenant Louis qui rougit. D’une démarche saccadée, elle alla vers lui et le saisissant par les épaules, le poussa dehors, énergiquement.

Ils étaient seuls, dans l’obscurité du couloir, il ne se rebella point.

Etonnée, elle s’enhardit, se devinant forte soudain.

— Vous croyez que vous ferez toutes vos volontés ! 

Elle distingua son bras qui se levait comme pour parer un coup ; ce lui fut un trait de lumière : il avait peur.

Une gifle sonore claqua dans le silence :

« Oh ! madame ! gémit-il », et ce fut tout, il s’éloigna, penaud, dompté, non point par la brutalité, mais par la chair qui troublait ses jeunes ans.

Elle monta derrière lui, l’obligeant à courir le long de l’escalier à demi-éclairé. Puis, elle attendit qu’il fût rentré dans sa chambre, obéissant et doux.

Elle ne sut pourquoi, mais elle ne se sentit satisfaite de cette victoire, elle regrettait maintenant de n’avoir été plus loin, afin de se rendre compte jusqu’où irait la faiblesse de l’enfant. La crainte d’un reportage au père, lui fit juger cependant sa conduite prudente et elle cessa de réfléchir à l’incident.

2

Berthe Jaure était une cousine de Louis, son aînée d’un an, c’est-à-dire, plus vieille que lui de beaucoup, étant fille. Ayant appris le départ de M. Le Breuil, elle accourut en bicyclette, visiter son cousin. Il lui semblait que l’absence du père, accroîtrait leur intimité.

Marthe la vit venir avec mauvaise humeur, sans bien se rendre compte de ce sentiment de jalousie qui la tordait subitement.

Berthe joyeuse, demanda aussitôt des nouvelles du jeune homme. La gouvernante la reçut froidement :

— Il est dans la bibliothèque sans doute, si vous voulez le voir.

Le cœur de la jeune fille sauta dans sa poitrine ; l’idée de cette solitude auprès du cousin la troublait soudain. Pourtant, elle voulut paraître forte :

— J’y vais !

Elle y courut en effet, mais dans la vaste pièce point de Louis. Il errait pour l’instant mélancoliquement à travers le parc.

Berthe enhardie par cet insuccès, se mit à sa recherche, avec désinvolture. Elle le découvrit au fond du jardin, la mine triste, l’attitude veule.

Il y avait en lui en effet de la tristesse ; il se figurait avoir blessé la gouvernante ; il songeait au soufflet reçu la veille et il lui semblait que sa joue brûlait encore.

Berthe lui serra la main avec une tendresse inaccoutumée, instinctivement liée à lui par un même désir insouciant.

— Je m’ennuie, fit-il, depuis que mon père est parti.

Elle crut au mensonge et tendre l’attira vers un banc, avec l’intention de le consoler. Ils étaient assis l’un près de l’autre, sans idée mauvaise, uniquement réunis par leur commune affection qui datait de leurs premières années.

Tout en parlant à voix basse, elle lui tenait la main, se conduisant en grande sœur sage, prodiguant des conseils.

Une ombre surgit devant eux ; Marthe était là, très rouge, les sourcils froncés, bouleversée par une jalousie insoupçonnée. À sa colère, elle donnait une raison honnête.

— Monsieur Le Breuil a-t-il jamais autorisé ces solitudes ?… En tout cas, vous ne prendrez de pareilles libertés en son absence.

Sa voix était rauque, du geste, elle leur montrait la maison. Ils se levèrent, honteux, se sentant vaguement en faute.

Quand ils furent tous dans le salon, Marthe se retourna vers la jeune fille :

— Mademoiselle, je répéterai cela à votre maman.

Berthe trembla ; elle avait peur de Mme Jaure qu’une maladie de foie rendait impatiente. D’un mouvement puéril, elle joignit les mains :

— Oh ! non madame !

Marthe se radoucit, presque cauteleuse :

— Elle vous battrait ?

La pauvrette rougit ; elle songeait que sa mère avait la main leste et que malgré ses dix-sept ans, une gifle était pour elle, menue monnaie.

La gouvernante se redressa, victorieuse ; vis-à-vis de celle-là aussi, elle se sentait forte.

— Bien… Je me tairai pour cette fois, ne souhaitant pas la mort du pécheur.

Ils prirent le chocolat, tous trois, une intimité étrange les réunissait soudain, comme un secret commun les liait. Avec la naïveté de la jeunesse, Berthe admirait Mme Teillay, belle brune, au profil aigu et ferme.

Une heure plus tard, elles se quittèrent amies, sans que rien n’eut été dit, qui put expliquer cette sympathie. Les reproches de la femme faisaient germer mille idées saugrenues dans l’esprit de la jeune fille et elle se figurait en outre, avoir gagnée une complice, qui se tairait toujours, comme elle le faisait une première fois.

Dès qu’elle fut dehors, Marthe se tourna vers Louis, et le fixa, longuement, cherchant à mesurer le niveau de sa peur.

Elle le vit, troublé mais non tremblant, le regard en-dessous, les lèvres humides. Sans un mot elle marcha vers lui ; une claque sonna, la joue de l’adolescent bleuit :

— Je vous apprendrai à débaucher les filles !

Il n’osa pas se fâcher, quoique blessé dans son orgueil. Vigoureusement, elle le secoua par le bras :

— Mais voyons, défendez-vous au moins… promettez de ne plus recommencer…

Il comprenait à demi, ne saisissant pas, comment il avait pu débaucher une fille en se laissant tenir par la main :

— Je n’ai rien fait… balbutia-t-il.

Elle entra en fureur, certaine qu’il disait vrai, mécontente de cette ingénuité. Une deuxième gifle claqua ; d’un mouvement brusque, elle le poussa à terre, le martelant du poing et du pied.

Il ahanait sous les coups, terrorisé par cette brutalité insoupçonnable chez cette femme si courtoise en face de son père. Les petits poings lui broyaient la chair, les gifles écrasaient ses oreilles qui bourdonnaient longuement.

Elle le lâcha et il se redressa, honteux, le vêtement débraillé, la cravate arrachée.

Calmée, les yeux plus brillants, la respiration haletante, elle l’attira et maternellement remit de l’ordre dans le costume. Les mains tièdes le frôlaient, caressaient son cou en rajustant le col, pétrissaient sa chair de l’extrémité des doigts fins.

Elle le repoussa et il se sauva, défaillant, allant chercher un refuge, dans la morne bibliothèque aux rayons de chêne noir. Il s’effondra dans un fauteuil de cuir, l’esprit en délire, ayant déjà oublié les coups qui pourtant avaient odieusement meurtri son corps.

Marthe était retournée au petit boudoir où elle s’allongea sur un sofa, l’âme trouble, la conscience bouleversée. Soudainement, elle comprenait le désir qui la rongeait et par cette faute de son moi instinctif, elle en voulait un peu plus à l’adolescent.

Le rêve ne lui apporta point l’apaisement, seule une colère sourde subsista en elle. Au dîner, elle retrouva Louis, anxieux les traits blêmes, l’attitude veule.

Ils se regardèrent, cherchant mutuellement à se deviner, mais la femme seule perçut le secret qui les unissait ; lui ne conservait que la peur de l’avoir mécontentée.

Il se fit immédiatement servile, se dérangeant aux moindres de ses gestes, afin de lui éviter un effort. Devant elle, il ouvrit la porte respectueusement lorsqu’ils passèrent au salon.

Furieuse de cette attitude, qui lui assurait une proie facile, elle se sauva très tôt dans sa chambre, où elle s’enferma.

Derrière elle, il enleva ses chaussures et pieds nus monta l’escalier. Contre sa porte, il s’agenouilla et écouta. Une plainte, un soupir parvinrent jusqu’à lui.

Il s’enfuit, le cœur déchiré, persuadé qu’elle pleurait et qu’il était la cause de ses larmes.

Au matin il avait repris courage, se disant que s’il l’avait peinée, elle lui avait fait mal en le battant, et qu’ils étaient quittes.

Ce fut elle qui, au premier déjeuner, n’osa le regarder en face. Durant ses rêves du soir, elle avait vu son corps blond d’éphèbe et une honte à ce souvenir, la torturait.

3

Berthe revint l’après-midi du même jour : la gouvernante l’attirait, invinciblement, comme un aimant caché, attire quand même le fer.

En entrant, elle ne se montra pas aussi rieuse que la veille, une gêne la paralysait. Par contre, Marthe la reçut avec plaisir et la fit asseoir auprès d’elle, sur le grand sofa.

Elles parlèrent de choses futiles, et pourtant elles se tenaient hanche à hanche. Une bouffée brûlante monta aux tempes de la femme. Dans un état de viduité prolongé, tout lui était maintenant sujet à exaltation. Elle se leva, brusquement ; sans raison apparente :

« Allez voir votre cousin… mais soyez sage ! »

Elle prononça ces mots, d’un ton bas, comme hypocrite, voilant une pensée secrète.

Berthe obéit, sans réfléchir, poussée par un démon mystérieux. Elle songeait à sa conduite de la veille et se demandait en quoi elle était répréhensible. Toutefois, ce sentiment de la faute, l’incitait à recommencer.

Louis était dans la bibliothèque, fouillant ses dictionnaires épais, attelé à sa traduction d’Hésiode qu’il voulait avoir terminée pour le retour de son père.

Berthe entra, hautaine, mais désinvolte, sûre de la supériorité de sa science.