L'audition - Pierre Campo - E-Book

L'audition E-Book

Pierre Campo

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Beschreibung

À la découverte des mystères de l'audition

Spécialiste de l’audition, Pierre Campo nous raconte une histoire qui prête à sourire parfois. Son objectif : rendre sa passion accessible à tout un chacun. La science n’est qu’un problème de sémantique : inutile de se cacher derrière des concepts fumeux, ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.

Un ouvrage de vulgarisation pour tout comprendre sur l'un des sens fondamentaux de l'être humain !

EXTRAIT

Le saviez-vous ?
Quand, au détour d’une conversation, nous sommes amenés à parler de notre oreille, ou de nos oreilles, beaucoup d’entre nous font référence aux deux pavillons auriculaires lestés de boucles scintillantes. C’est un raccourci grossier, car chaque individu possède non pas 2, mais 6 oreilles, ou plus exactement :
2 (gauche & droite) X 3 oreilles.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Pierre Campo a fait ses études de neurophysiologie à Nancy. Chercheur en bioacoustique à ses débuts, il est devenu aujourd’hui Chef d’un départe-ment de Toxicologie industrielle. Son premier roman Amours Collatérales a été récompensé par le prix Léopold Stanislas en décembre 2010. Le second, La face cachée de Gandhi, a été publié en juin 2011 et nominé pour le prix Victor Hugo. En 2016, il publie deux thrillers : Paradis in vitro aux éditions des Tourments et Foi de Mécréant aux Editions Ex Aequo.
L’audition, un joyau si brillant que seul Dieu pouvait l’inventer ! est son dernier ouvrage : un défi de vulgarisation de la discipline qu’il a enseignée de nombreuses années.

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Seitenzahl: 64

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Table des matières

Résumé3

L’audition4

Préambule5

Épilogue63

Remerciements64

Dans la même collection64

Résumé

Pierre Campo a fait ses études de neurophysiologie à Nancy. Chercheur en bioacoustique à ses débuts, il est devenu aujourd’hui Chef d’un département de Toxicologie industrielle. Son premier roman : « Amours Collatérales » a été récompensé par le prix Léopold Stanislas en décembre 2010. Le second : « La face cachée de Gandhi », a été publié en juin 2011 et nominé pour le prix Victor Hugo. En 2016, il publie deux thrillers : « Paradis in vitro » aux éditions des Tourments et « Foi de Mécréant » aux Editions Ex Aequo. « L’audition, un joyau si brillant que seul Dieu pouvait l’inventer ! » est son dernier ouvrage : un défi de vulgarisation de la discipline qu’il a enseignée de nombreuses années. Spécialiste de l’audition, Pierre Campo nous raconte une histoire qui prête à sourire parfois. Son objectif: rendre sa passion accessible à tout un chacun. La science n’est qu’un problème de sémantique : inutile de se cacher derrière des concepts fumeux, ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.

Pierre Campo

L’audition

Un joyau si brillant que seul dieu pouvait l’inventer !

Préambule de François Math

ISBN : 978-2-35962-963-7

ISSN : 2428-9450

Collection : Les savoirs

Collection encadrée par le Professeur émérite François MATH

Dépôt légal septembre  2017

© Couverture Ex Aequo

© 2017 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays. Toute modification interdite.

Préambule

par le Dr François MATH,

Professeur Émérite à l’Université de Lorraine

J’ai plaisir à rappeler que le Docteur Pierre Campo fut un de mes élèves, car cette présentation des mécanismes de l’audition répond à notre attente scientifique.

L’organisation du système auditif, comme celle des autres sensorialités est complexe et peu rester impénétrables pour le lecteur qui n’a pas fait d’études médicales.

Or, Pierre Campo a organisé son texte sur un ton jovial, plaisant, presque humoristique grâce à des dialogues imaginaires de la genèse. Cela permet de franchir les étapes de la progression de cette étude depuis l’oreille externe jusqu’à l’oreille interne, contenant cette cochlée, si merveilleuse dans sa structure enroulée, mais si ingénieuse et complexe. Ainsi, la lame sur laquelle reposent les deux types de cellules auditives est mise en oscillation par les vibrations sonores et cela représente curieusement quelques similitudes avec les instruments de musique. Les fréquences et les intensités des sons sont ainsi codées selon la région de la lame et précisément par la rampe cochléaire dans laquelle les longs cils cellulaires sont poussés ou tirés et contribuent à générer des phénomènes électriques. Cette progression très pédagogique des mécanismes auditifs est accompagnée d’informations plus physiologiques. Ainsi, la mécanique cochléaire ne servirait à rien s’il n’existait pas un milieu, l’endolymphe, très riche en potassium. D’ailleurs même si cela n’est pas décrit ici, rappelons qu’un certain nombre de troubles de l’oreille interne, tels des vertiges par exemples, peuvent résulter d’un taux de potassium anormalement bas dans l’oreille interne.

L’Audition, est un joyau

si brillant que seul Dieu pouvait l’inventer !

Je mâchais mon dernier morceau de pomme quand j’entendis un grondement sourd rouler de la montagne. Pourtant le ciel était serein et il n’y avait plus de neige sur les sommets. Je jetai un œil inquiet à Ève qui, elle, ne semblait pas partager mes craintes. Moi, j’étais certain d’avoir réveillé la colère de Dieu. Et pour cause !

Un moment, je pensai à fuir, mais c’eût été peine perdue, car il nous rattraperait en quelques foulées. D’ailleurs, je sentais déjà sa présence. Tout tremblait autour de nous et maintenant le cri de la montagne résonnait au plus profond de mes entrailles. Une chose était étrange : j’étais incapable d’identifier la provenance du bruit. Oui, il surgissait de droite, de gauche, il montait en moi sans que je puisse le maîtriser. À présent, Ève était aussi désemparée que moi. Il faut dire que nous avions mal, le souffle de Dieu frappait nos tympans au rythme de ses respirations haletantes. Il tournait autour de nous comme un fauve autour de sa proie. C’était devenu si inconfortable que, de concert, nous plaquâmes nos mains sur nos deux oreilles. Face à l’adversité, d’aucuns hissent pavillon tandis que d’autres le cachent au creux de leurs mains. Et puis Dieu m’apostropha. Sitôt, les feuilles du pommier sous lequel nous nous étions réfugiés se mirent à trembler ; quelques-unes s’envolèrent au vent.

En s’adressant à Adam, Dieu, comme tout un chacun, avait créé des ondes de pression acoustiques, une succession de contractions et de dilatations des couches d’air provoquées par la source de bruit : ses cordes vocales. Plus la source est éloignée, plus l’intensité sonore est faible. De toute évidence, Dieu se rapprochait de nous.

Figure 1

Par chance, Dieu a dressé un écran, notre tête coincée entre nos deux pavillons auriculaires ; or la célérité du son dépend de la nature, de la température et de la pression du milieu de propagation. Que votre tête soit bien pleine ou que vous soyez un écervelé, la diffraction des ondes à son contact modifie les célérités des sons et décale la perception que nos oreilles peuvent en avoir. Oui, qu’on se le dise, cette simple configuration : une tête flanquée de deux oreilles suffit à notre cerveau pour percevoir le retard, le décalage de phase du signal acoustique. En fonction du positionnement de la source, le son parcourt un chemin plus ou moins long pour atteindre l’une ou l’autre des deux oreilles. De plus, l’intensité perçue par les deux oreilles n’est pas identique. Elle peut être amplifiée ou atténuée selon la position des pavillons dans l’espace. Des décalages de temps, de phase et d’intensité, voilà tout ce que demande notre matière grise affamée pour localiser la source du bruit. On comprend mieux pourquoi Dieu a nanti les prédateurs de pavillons auditifs orientables à présent.

C’est pour mieux te manger, mon enfant ! Miam, miam !

Figure 2

Le saviez-vous ?

Un son aigu, ou son de fréquence élevée, est une variation de pression acoustique dont la longueur d’onde (λ) est courte. En revanche, un son grave, ou son de fréquence basse, est une variation dont la longueur d’onde est grande, elle peut parfois dépasser la largeur de notre tête. Difficile dans de telles conditions de localiser la source ; pour notre cerveau, elle pourrait venir aussi bien de droite ou de gauche.

L’identification d’une source sonore est d’autant plus difficile que la longueur d’onde est plus grande que la tête. Cette dernière ne joue plus alors son rôle d’écran. L’identification est beaucoup plus aisée lorsque la longueur d’onde est plus petite que la largeur de notre tête.

Sans diffraction, pas de décalage de phase, ni d’intensité. Sans décalage, pas de localisation précise !

Figure 3

C’est entendu : il est plus difficile de localiser un son grave qu’un son aigu.

À chacun de ses reproches, Dieu me vrillait les oreilles. Diable qu’il parlait fort ! Si fort que sa colère résonnait jusque dans mes entrailles. À présent, je respirais au rythme de ses aspirations. Je faillis m’évanouir à plusieurs reprises tant j’avais des difficultés à reprendre mon souffle. J’aurais voulu le lui dire, mais la force de ses propos me laissait sans voix.

Le saviez-vous ?

Si l’énergie acoustique est reçue par notre corps entier, elle n’est traitée que par nos oreilles. Plus le bruit est riche en basses fréquences, plus notre corps se comporte en récepteur.