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Tout commence par une simple soif de comprendre, un désir presque paisible de trouver un sens au monde. Porté par cette quête silencieuse, un homme, hanté par un vide qu’il ne parvient pas à appréhender, s’aventure loin de tout repère, guidé seulement par la présence attentive d’un chien. Au fil des pas, l’environnement se transforme, dévoilant peu à peu une face plus obscure, peuplée de signes troublants. Les paysages se chargent d’étrangeté, les ombres semblent l’observer, et les certitudes se fissurent. Jusqu’où pourra-t-il supporter ces révélations sur sa propre nature ? Peut-être est-il déjà trop tard pour faire demi-tour.
À PROPOS DE L’AUTEUR
Passionné de mangas et de jeux vidéo à la narration élaborée, Mathieu Gautier puise son inspiration chez Hajime Isayama, créateur de L’Attaque des Titans. Animé par l’ambition de donner vie à ses propres univers, il concrétise son rêve d’écriture et signe avec "La douleur de ce monde" son neuvième roman.
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Seitenzahl: 465
Veröffentlichungsjahr: 2025
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Mathieu Gautier
La douleur de ce monde
Roman
© Lys Bleu Éditions – Mathieu Gautier
ISBN : 979-10-422-8079-6
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Tout commença par un long cauchemar qui semblait ne pas s’arrêter, où défilaient des fragments de passé, de souvenirs, de mémoire. Ceux-là étaient constitués de moments de peur, de panique, d’horreur et de malheur.
À l’intérieur d’un long cauchemar… où tout était flou, mais où toutes les choses semblaient se connecter entre elles.
CAUCHEMAR (comme s’il était personnifié) : Des pleurs… Des cris… Un vacarme immense. Pas le temps pour le repos, le respect en allait de même. Tout allait si vite. Le vacarme immense signait comme une rupture de la civilisation humaine et de sa vie entière, de toutes ses créations qui la faisaient vivre, du moins jusqu’à maintenant… Mais hélas, la destruction était toute faite sans avoir la possibilité du rachat, du retour à la normale… Tout était vain… Tout était dépourvu de sens… La seule chose dont je me souviens est mon nom, ma valeur, mon identité, moi, l’humain que je suis… Alors qu’il ne fallait pas que je sois encore ici… Là, dans ce monde chaotique…
La personne qui faisait des cauchemars se réveilla.
PERSONNE INCONNUE (sortant d’un long cauchemar qu’elle avait fait, en parlant d’elle, voyant de sombres nuages dans sa tête, en plus d’avoir du mal à parler) : Où… Où suis-je ? Je ne vois plus rien, c’est normal… (J’ai du mal à parler, j’ai dû avaler de travers pour parler aussi doucement que ça…)
Elle essaya de se retrouver dans l’endroit où elle était, en bougeant sa tête de gauche à droite, mais tout était absent de couleur.Par cela, elle était livrée au noir le plus complet, suffisant à lui faire perdre ses repères.
Hormis une lumière écarlate et rouge qui illuminait ses yeux, qui l’attirait par la gauche pour l’amadouer avec des scintillements, c’était le néant de la visibilité.
La première chose qu’elle pensa faire fut de s’attacher les cheveux pour ne pas être dérangée, pour bien voir autour d’elle. Une chose était déjà sûre : elle était sur un matelas par son ressenti du toucher qui appartenait aux cinq sens.
En voyant un câble, par l’ombre faite par la lumière pouvant l’attirer du regard, elle commença à le prendre pour le brancher sur une prise aléatoire, à vrai dire la première qu’elle trouva pour le rebrancher.
Elle brancha cette sorte de câble pour rétablir l’électricité dans la pièce où elle se trouvait afin de voir où elle était. Après ça, elle s’habitua à la lumière, ses yeux durent reprendre conscience par la maîtrise de la vision qui lui manquait encore. Trois minutes plus tard, elle put commencer à voir normalement.
PERSONNE INCONNUE (cogitant) : Ce n’est pas normal que je ne puisse pas ouvrir mes yeux aussi facilement. J’ai dû dormir très longtemps pour en arriver là…
Elle avait un peu mal à la tête, un peu le tournis, la lumière lui faisant reprendre ses esprits petit à petit pour commencer à prendre conscience de ce qui l’entourait.
Le simple effet d’allumer l’ampoule qui était au plafond fit vaciller celle-ci par la circulation de l’énergie électrique.
PERSONNE INCONNUE (découvrant l’endroit où elle était) : Tiens, cet endroit où je me trouve a l’air d’être le symbole de quelque chose que j’avais fait de mal pour me retrouver là… Mais quelle était cette chose précisément ? Et est-ce une prison ? Pff… Balivernes si c’est ça. Je n’ai pas de raison d’être ici.
La pièce où cette personne se trouvait était une pièce qui la gardait captive. Toutes sortes de seringues et de poches de transfusion de sang étaient disposées autour d’elle, surtout plusieurs entreposées sur des petites tables. Une lampe était éteinte, par panne de batterie.
PERSONNE INCONNUE (déjà très énervée, regardant la pièce de haut en bas) : Je dois m’évader de cet endroit alors… Que vois-je de si particulier à mes yeux !
Elle vit un câble pendant près d’une prise. En prenant soin de l’arracher et de le tordre en tous sens, elle n’avait pas eu en tête de le brancher directement, à cause de l’étourdissement qu’elle vivait en même temps. Il était relié à l’arrière de sa tête. Pour elle, ce fut un électrochoc en l’enlevant.
Sa main enflait. Elle était rouge, mais semblait se rétablir après son action.
La boîte où le câble était relié à sa tête avait un nom semblant prêter à confusion, mais qui, du point de vue de la personne inconnue qui s’était réveillée, n’avait pas l’air de la faire réagir plus que ça pour la pousser à chercher à comprendre la chose.
PERSONNE INCONNUE (ne comprenant pas son acharnement à prendre et à puiser ses souvenirs avant qu’elle ne se soit réveillée) : Qu’est-ce qui me passe par la tête ? J’ai eu soudainement un électrochoc en enlevant ce câble… Aïe, ça picote…
Elle sortit de la sorte de cellule où elle se trouvait pour regagner le couloir étrange qui venait à elle. D’autres cellules se trouvaient près d’elle, mais étaient vides, n’ayant aucune preuve que d’autres qu’elle purent éventuellement loger ici.
PERSONNE INCONNUE (se révoltant contre son sort, constatant qu’elle était seule et non prise en charge) : D’autres que moi se sont déjà libérés et évadés de cet endroit… Dans ce cas-là, moi aussi je dois faire de même ! Pas question de laisser s’écouler le temps jusqu’à ma fin ici !
Elle regarda vite fait et rapidement qu’un des lits portait une inscription qui commençait par trois lettres, mais dont la suite était arrachée. Ci-dessus, il était écrit : « Mep… ». L’inscription était située sur un petit bout de feuille qui avait déjà jauni, signe qu’il était sûrement là depuis très longtemps.
Après cette légère surprise, elle regarda les autres cellules, sur les lits, mais ne trouva aucun mot ni aucune lettre de marqué sur eux, hormis un grand « K », écrit sur une table.
La lampe qui était allumée se mit à tomber, puis ce fut une autre lampe qui se ralluma à sa place.
PERSONNE INCONNUE (recherchant l’endroit où elle se trouvait, du moins sa dénomination simple) : Un conduit délabré ? Où suis-je ? Une sorte de sous-sol ? Non… Pas un bunker quand même… ! Ne me dis pas que je suis enfermée dans cet endroit pour ne pas sortir au risque de mourir d’asphyxie ? Non… Pas question de rester là toute ma vie, je dois sortir de là à tout prix. Tant pis si je meurs, j’aurai au moins tenté quelque chose ! Qui ne tente rien n’a rien, comme on dit !
Elle parlait toute seule et ne se souciait pas d’avoir honte pour ça, puisque personne ne la regardait.
Des salissures et moisissures se trouvaient dans la cellule à droite de la sienne.
Elle prit son temps pour tout fouiner afin de pouvoir déjà enquêter sur sa raison d’apparition, totalement incomprise de sa part, avant de passer aux choses sérieuses, de prêter plus attention à la sortie de cet endroit, du moins s’il y en avait une.
De l’eau s’écoula partiellement de certaines canalisations. Des asticots et des larves en sortirent.
PERSONNE INCONNUE(fixant des yeux les asticots sortant de la fuite d’eau venant des canalisations) : Tiens, c’est inhabituel ce genre de cochonnerie… (Pouah… Ça empeste vachement fort ! Ça n’a pas dû être refait depuis un bon bout de temps cet endroit…)
Elle se rendit au sous-sol de cet endroit qui semblait déjà être sous le sol par la pénombre, mais aussi par l’ambiance où aucun extérieur n’était possible, ou ne le semblait du moins. Un escalier sous une grande dalle en pierre qu’elle était difficilement parvenue à déplacer se présenta à elle.
En descendant toute la vingtaine de marches qui composaient l’escalier, elle vit des barils et des lumières pouvant être posées dessus, allumées surtout pour qu’elle puisse voir.
PERSONNE INCONNUE : Bon sang ! Pas moyen que je puisse croupir ici ! Il faut que je m’en sorte. Les autres ont dû faire quelque chose pour en sortir ! Et vivants, je l’espère, pour plus de renseignements. C’est sûr qu’ils doivent être un petit groupe ! Et puis ce n’est pas normal que je ne puisse rien voir encore une fois ! Le système électrique est vraiment défectueux ici ! Enfin… Si on peut appeler ça un…
Un levier était enclenché, faisant écho à la pièce du dessus.
À peine le temps d’essayer de passer par l’échelle qui lui tendait les bras, que celle-ci se mit à dégringoler, à se briser en morceaux devant elle. Ses yeux furent ébahis de surprise en voyant ce surprenant agissement se produire de façon inattendue devant elle.
Elle grimpa avec une corde qu’elle fixa à un point d’ancrage pour ne pas tomber, tirant comme une dingue afin de s’assurer de la rigidité et de la fiabilité de la corde.
Une trappe ressemblant à une chatière attendait la personne inconnue à sa sortie.
Par oubli, elle dut redescendre pour prendre le plus de précautions possible afin de ne pas laisser de trace, non pas par peur d’être retrouvée, mais pour ne pas laisser un indice ou plusieurs venant d’elle si des ennemis pouvaient la voir. Malheureusement, aucune trace n’était déjà présente d’elle, donc l’inquiétude put se rompre d’emblée.
Sans raison, sans trouble psychique, elle détruisit l’électricité du lieu avant de sortir à l’air libre.
PERSONNE INCONNUE (déterminée à sortir de là par tous les moyens possibles pour parvenir à créer le destin qu’elle voulait aspirer en survivant à cette incompréhension) : Il n’est pas encore trop tard pour découvrir le monde qui m’entoure !
À peine sortie, des nuages assombris s’éclaircirent à la vue de la personne inconnue, comme pour montrer un signe que la porte étaitouverte, qu’elle avait débloqué ce nouvel endroit après en être sortie d’un autre.
Dès sa sortie, elle essaya déjà de prendre ses repères dans le but de commencer à prendre ses marques, pour prendre conscience de ce qui était proche d’elle.
PERSONNE INCONNUE (fermant à nouveau ses yeux pour s’habituer à la lumière du ciel et du soleil, même si celui-ci n’était pas très visible en ce moment, pour pouvoir le voir par sa lumière étincelante) : Ahhhh… (Tiens, je n’ai pas mis longtemps pour m’échapper de ce lieu que je pourrais caractériser comme inédit, inopportun.)
À sa gauche se trouvait une porte fermée sans possibilité d’ouverture apparente, un passage semblant mener vers une sorte de blockhaus de couleur blanche.
À sa droite, il s’agissait d’un groupement d’arbres, tous espacés les uns des autres comme une répartition de flore menant à une forêt.
Derrière lui, c’était l’endroit d’où il venait, et tout droit devant, c’étaient quelques pins et un chemin de sable qui s’offraient à sa vue.
Elle n’eut pas le temps de rester sur sa réflexion qu’elle commença déjà à partir dans l’exploration du monde qui l’entourait.
Elle commença à opter pour sa droite.
PERSONNE INCONNUE (parlant toute seule, entretenant un dialogue fictif avec elle-même pour ne pas perdre la faculté du langage au fur et à mesure de son aventure, si elle venait à ne pas croiser d’humains ou à se retrouver en mauvaise passe pour pouvoir avoir les moyens de garder contact avec une autre personne qu’elle, du moins si elle parvenait à en rencontrer une) : Je dois aller vers l’endroit le plus rassurant. C’est ma mission première.
Tout à coup, elle se souvint de son nom et de sa vocation à explorer ici par une manifestation rapide dans son cerveau lui disant d’aller de l’avant, en quête de nouveauté, sans pour autant lui éveiller des informations précieuses la concernant, c’est-à-dire tout en ignorant qui elle était réellement, d’où elle venait, comme si son passé sommeillait en elle.
PERSONNE INCONNUE (se déclarant comme un jeune homme à la vie tranquille une fois sorti de l’endroit où celui-ci était plongé dans un sommeil) : Je suis Yugano, un homme libre qui profitera de cette liberté que j’ai acquise en sortant d’où j’étais enfermé pour ériger un monde meilleur ! (Puisque j’ai vu des seringues et des poches de transfusion toutes vides de contenu à stocker, je me dis que quelque chose cloche et que le monde va sûrement mal, alors je me dois d’être le libérateur, mais bon… Je ne vois personne ici pour l’instant… Qui je veux aider en ce sens si rien ne se présente à moi...)
Yugano n’avait pas de barbe ni de moustache, avait des yeux marron et jaune, était de taille plutôt moyenne. Il était de stature maigre et élancée. Ses cheveux longs étaient de couleur blonde dans un premier temps, puis châtains dans un second temps.
Après quelques minutes de marche, le jeune homme arriva à l’arrière du groupement d’arbres.
YUGANO : À peine arrivé, je constate une forêt si grande ! C’est à peine croyable !
YUGANO (voyant un signe bizarre, comme une présence d’aspect fantomatique se concentrant sur lui derrière de nombreux arbres aux feuilles vert foncé) : Si c’est pour avoir peur, ce n’est pas la peine. Je créerai ma propre vie selon mes envies. Je vivrai de ma propre liberté sans être suivi par ces bêtises.
Malgré la peur de ne pas savoir ce qui pouvait l’attendre à l’intérieur, et ce qu’il allait advenir en sortant de celle-ci, il s’immisça dans cette forêt qui était en réalité une jungle.
Une jungle tellement épaisse et profonde qu’une mangrove était déjà repérée à son début.
Tout en marchant, il examina le lieu d’un regard curieux.
Des libellules volaient autour de lui.
Des moustiques commençaient à lui tourner autour, mais sans le piquer, juste à s’éloigner de lui. Malgré ça, le bruit qu’ils procuraient à l’oreille de Yugano était désagréable. Celui-ci devait s’en méfier en courant pour ne plus les voir.
Après quelques mètres, des murets en pierre l’attendaient. Ils étaient fissurés, dénombrés au nombre de cinq. Il s’assit pendant quelques minutes pour observer le paysage, surtout les arbres de la mangrove et la vase qui avait sa terre mobile par les mouvements de certains animaux.
Des sortes de dessins étaient marqués sur des arbres. Yugano ne prêta pas la moindre attention vis-à-vis de cela. À titre d’indication, ceux-ci n’eurent pas pour vocation de l’induire en erreur pour l’attirer dans un piège.
Par ailleurs, en parlant de piège, il s’en prit un qui était fait de toile, mais non par de la toile d’araignée, plutôt par des nœuds de cordes serrés sur lui. Ce piège s’était déclenché par un dispositif, mais nul ne savait comment celui-ci avait été fait.
Un toucan le fixa avec hargne sans le quitter des yeux à la suite du bruit assez élevé produit par le déclic de ce piège.
Le piège le serrait, l’empêchait de bouger. Il était constitué d’une maille de filet accrochée entre deux arbres, attendant soigneusement qu’une personne passe pour qu’il se déclenche.
Il s’énerva avec force, mais fut obligé de se mettre au calme, de s’imposer une pause pour cerner le cœur du problème afin de mieux comprendre la chose dans l’optique de s’en délivrer.
Après s’en être extrait difficilement, avec essoufflement, il chuta et se fit une coupure sur sa jambe droite. Il se releva tout en apercevant une hyène sauvage le regardant furtivement. Il prit ses jambes à son cou après avoir remarqué sa présence non loin de là où il était.
Pour sortir de ce piège, il arracha les fils du filet en le tendant jusqu’à ce qu’il pût s’aider d’eux afin de faire un trou et de s’en extraire par la torsion des fils. Ses bras furent mis à rude épreuve. Sachant que l’espace n’était pas très grand pour qu’il utilise le maximum d’élan pour couper les fils par sa force, il mit ses coudes en dehors des trous du filet pour avoir plus d’écart afin de tordre au maximum les fils dans la mesure du possible.
Plusieurs variétés de fougères s’accordèrent à l’environnement et Yugano, touchant par la peau plusieurs de celles-ci en courant, trouva la sensation agréable, rassurante. Et même si le temps n’était pas à l’attente, mais plutôt à la fuite, il put garder en mémoire son ressenti en touchant cette plante qu’il n’avait jamais vue.
Au cas où, il prit quelques feuilles de menthe en les arrachant d’une plante afin de les mettre dans sa poche de pantalon, car il en avait envie, se disant que ça pourrait servir plus tard s’il avait le besoin immense de s’accommoder d’un petit remontant pour affermir sa vigueur. Sa tenue vestimentaire n’étant que très légère, s’il venait à faire froid, il ne supporterait pas longtemps les effets, puisqu’il ne portait qu’une tunique marron recouvrant un t-shirt vert pâle. Il portait un pantalon noir et des chaussettes grises dans des chaussures de sport noires.
Son état de santé était plutôt satisfaisant, n’ayant rien à se reprocher, mis à part qu’il pouvait avoir le souffle court à des moments, surtout quand la panique pouvait s’emparer de lui, même si son tempérament de battant était ancré en lui pour ne pas céder à la peur.
Il mit sur son front des tiges d’herbe prélevées du sol pour déposer celles-ci sur sa peau pendant de courts instants avant de les jeter au sol. Il pensa avoir l’air bête, mais s’en cogna de l’avis des autres, à savoir des animaux le regardant de plusieurs regards moqueurs et d’un mépris affligé.
Une queue de singe, pour faire signe de faire un mouvement de retour, fut lancée à Yugano, mais celui-ci n’eut pas dit son dernier mot, continuant sur sa lancée sans aucune envie d’avancer à reculons.
Il poursuivit sur sa lancée comme il l’avait dit, mais n’était même pas à la moitié de la grande forêt. Devant lui, il restait encore une très grande marge avant d’en sortir. Il espéra sortir indemne de ce lieu aux animaux peu ordinaires, peu communs pour être vus tous les jours.
Une rencontre ? Une intrigante manifestation de la nature pour le pousser à agir afin de survivre ?
Suite au chapitre 2…
Après qu’il eut espéré ne plus être dans une forêt qui avait l’air sombre, il arriva à un sous-bois qui n’était pas très rassurant non plus, mais qui était au moins sans réel danger grâce au soleil visible dans le ciel, entre plusieurs feuilles d’arbres, soleil pouvant être source d’énergie positive. Les arbres de ce lieu étaient approximativement tous les mêmes, des hêtres. Après deux minutes où il avait repris son souffle, il tourna sa tête vers la gauche et eut quelques sueurs froides.
Il se détacha les cheveux parce que ça le grattait. En effet, quelques feuilles étaient tombées sur lui.
Ce lieu ou cette partie de zone plus boisée que celle d’avant semblait être le territoire des chenilles, en voyant bon nombre d’entre elles vivre ici. De la soie était disséminée un peu partout et l’effet produit que Yugano avait cru, c’est-à-dire des toiles d’araignées, lui fit très peur.
YUGANO (parlant tout seul) : Oh non, c’est pas vrai ! Tout mais pas les araignées !
Il garda son calme, se rassurant en ne voyant que des chenilles à grande échelle autour de lui, ne faisant rien de mal par leur taille inoffensive. En parlant d’inoffensif, un orvet passa près de lui sans qu’il ne s’en rendît compte, mais par chance, cette bestiole n’eut rien de mal en elle pour le nuire.
YUGANO (ayant fait des constats, regardant son environnement dans lequel il se trouvait) : Même si la créature que j’ai catégorisée comme étant une hyène était de retour, je n’aurais aucun moyen pour échapper à celle-ci puisqu’aucun arbre ne permet de grimper pour m’agripper à des branches assez hautes pour me protéger. Espérons qu’elle ne revienne pas derrière moi…
YUGANO (avec un sentiment de panique, essayant de chercher un moyen de défense s’il venait à se faire surprendre par-derrière) : Zut !
Sous un doute, il se retourna par prudence, remarquant que deux fauves de petite taille voulaient l’attaquer. Il courut avec hâte jusqu’à gagner une issue potable. En effet, de petits arbres aux feuilles brunes où Yugano pouvait se réfugier par une cachette secrète pour échapper aux animaux qui le traquaient par derrière furent l’endroit le plus sûr qu’il avait vu pour se sauver du mieux possible de cette situation mauvaise pour sa sécurité.
Entre-temps, il prit un bâton en bois et le traîna avec lui. Il l’avait pris à l’intérieur de cette cachette naturelle d’arbres et de buissons et en avait vu un autre, mais pris par la frayeur, il n’eut pas pu prendre le bâton qui était à sa gauche avant d’être surpris par les deux petits fauves se révélant être deux bébés hyènes.
YUGANO (d’un air peu convaincu ni sûr de lui-même, ayant pris le bâton le plus grand qu’il avait vu, le gardant à la main) : J’ai l’air ridicule avec ce moyen de défense. Au moins si la hyène tente de m’avoir avec ses griffes, je pourrai l’embrocher avec celui-ci. Les petits peuvent faire l’affaire, mais je ne compte pas m’attaquer à eux. J’ai bien remarqué qu’ils avaient eu peur de moi, qu’ils ne voulaient pas m’effrayer en réalité. Leur regard traduisait et disait tout sur leurs agissements. (Enfin, je dis embrocher, mais franchement je ne vais pas faire long feu face à elle qui pourrait me massacrer. Je n’ai que ce pauvre bâton entre mes mains tremblantes comme moyen de défense…).
Il se trompa en disant que la hyène pourrait attaquer avec ses griffes, puisque ce n’était pas l’élément le plus dangereux pour lui, c’était une autre partie de son corps qui était bien plus redoutable. Cela dit, les deux petits fauves n’allaient pas lui poser problème. Ils étaient juste curieux de le voir, sans intentions néfastes en tête.
Par précaution, il prit plusieurs bâtons, se présentant autour de lui-même. Il en avait mis un derrière son dos, précisément entre sa tunique et son t-shirt, d’autres autour de son pantalon.
YUGANO (d’une joie précoce) : J’espère qu’après je vais pouvoir aiguiser avec de la pierre la pointe des bâtons que j’ai à ma disposition afin de rendre plus efficace ma défense plutôt que mon attaque qui me ferait défaut par ma peur de me faire avoir à l’inverse de ce que mon adversaire aurait prévu de faire en attendant que je riposte, mais le moment n’est pas venu pour parler de ça. Il faut surtout éviter que je recroise une de ces terreurs que peut abriter cette gigantesque forêt…
Il entendit un cri désagréable au loin qui paralysa son sang. C’était une hyène à la fois tachetée et rayée, précisément celle qu’il avait aperçue juste avant d’accéder à cette seconde partie de la jungle. Les deux petits l’avaient averti pour lui dire qu’un danger était parti vers l’est. Elle n’avait pas mis très longtemps avant de venir jusqu’à Yugano. Sans le savoir, la hyène avec sa mâchoire très puissante pouvait arracher des mains le bâton le plus robuste qu’il avait trouvé, et c’est ce qu’elle fit actuellement. Voyant cela se produire sous ses yeux diablement épouvantés, Yugano prit ses jambes à son cou. Bien qu’il fût dans l’impossibilité de deviner le sexe de cet animal, la hyène présente était un mâle cherchant de la viande à se mettre sous la dent. Son agressivité était principalement due à ce facteur.
Il se tapissa dans les branches pour se camoufler de la hyène revenue, le traquant en sentant son odeur. Elle l’avait repéré, mais ne le voyait pas par le feuillage qui était tombé sur elle, feuillage qui l’avait détournée du regard. Après trois minutes d’attente mêlée de peur, la hyène alla par où elle était venue, à droite. Yugano put réussir à s’extraire. Il était content, mais pour ne pas perdre de temps, il repartit déjà vers la gauche pour ne pas la recroiser.
Un rosier effleura sa peau. Il sentit son odeur vite fait avant de repartir. Par la distance qu’il avait parcourue, il préféra continuer à marcher plutôt qu’au pas de course qu’il avait effectué bien avantd’être ici, surtout sous l’exercice et la pression que pouvaient faire les animaux d’avant, qu’il trouva plus ou moins dangereux.
Sans être aux aguets, mais par précaution, il se faufila dans des buissons pour ne pas être vu par les prédateurs sauvages de la zone. Sans le savoir, il était arrivé à une sorte de canopée, la partie la plus haute de la forêt.
Un quetzal était fixé sur un arbre, signe qu’il veillait sur son territoire. Yugano ne l’avait pas vu, mais lui l’avait vu d’en haut.
Des sauterelles à flots lui tombèrent dessus, mais par chance, elles partirent. Il fallait dire que c’était plus une frayeur qu’autre chose. L’instant ou le temps de cet inconvénient avait duré au moins une minute.
Il commença à passer par de petits cailloux en forme de rond, d’un diamètre d’un mètre, pour sautiller et venir explorer en plus amples détails la suite de ce qui l’attendait.
Il était monté en haut de certaines pentes de la forêt par des escaliers naturels faits de rondins de bois.
L’aspect congelé d’un animal qui ne bougeait pas était en réalité autre chose de plus traumatisant. En effet, celui-ci était un renard empaillé. Yugano fut pétrifié de voir ça. Il prit vite la fuite loin de celui-ci qui était resté fixe pour ne pas faire durer son supplice de désespoir en voyant ce genre de chose qu’il n’avait jamais vue et qu’il trouvait ignoble, sans en comprendre le but ni l’origine de qui avait fait cela, cet acte barbare, et ce même s’il avait un soupçon de doute concernant l’humain qui en était la cause par préméditation de ce qu’ils sont capables de faire d’inimaginable.
Il descendit des hauteurs de la forêt en bas par certains chemins menant vers le bas. Il faillit trébucher, mais se colla à un arbre par chance, car l’inclinaison des pentes était très à la verticale ici, contrairement à avant où la possibilité de tomber et le taux de chute pouvaient être amoindris.
Il explora ensuite les quelques rivières bordées de bambous autour de lui pour profiter de sa solitude afin de se reposer. Il s’imagina que cet endroit était un petit paradis. Des algues étaient visibles.
Un chenal entrecoupait ce point de passage, mais par un pont suspendu en corde, à la fois robuste et rassurant, il put traverser celui-ci sans craindre de tomber dans le courant de cette eau entremêlée avec de gros rochers massifs de couleur blanche à sa gauche, mais aussi à sa droite, pour regagner la suite de la jungle, car il fallait le dire, l’allure un peu humide de l’atmosphère pouvait être prise comme un climat tropical.
YUGANO (voyant devant lui des semblants de construction humaine) : Des infrastructures ? Il y a eu de la vie ici ? Une preuve que des survivants seraient ici ? Ou du moins des habitants ?
YUGANO (commençant à chercher des informations, mais abandonnant en voyant que ses recherches n’aboutissaient à rien, sauf à du gaspillage de temps) : Vu comment c’est abandonné, pas besoin d’aller rechercher plus de détails. Tout est détruit et personne ne vit ici, mais il y a eu du vécu là, ça se sent !
Le sol était très boisé, impraticable à certains endroits de sa progression pour explorer, car l’abondance de feuilles et de bois morts concentrés en un point pouvait faire l’objet d’un obstacle très grand. À l’écart de la trajectoire à droite et à gauche était implanté un champ d’herbes de taille moyenne qui entourait, en son centre, un petit espace de terre fertile et humifère de couleur marron foncé, avec quelques rochers de grès insérés sur le même espace.
C’était là qu’il savait qu’il ne serait plus seul. À juste titre et de manière légitime, il pouvait s’en douter en découvrant ce qu’il allait voir d’un instant à l’autre. En effet, il vit un chien. Celui-ci, l’ayant vu, s’empressa de courir jusqu’à lui pour le renifler avant de le regarder d’un air douteux, en étant assis devant lui, et ce, tout en regardant chaque fait et geste de sa part, comme s’il attendait quelque chose.
YUGANO (voyant que le chien était triste, ne bougeait pas en fixant le sol, attendant une réaction de sa part) : Je vois… Toi aussi tu es perdu, ou du moins… On t’a abandonné ? Je dis ça parce que j’ai l’impression d’être comme toi…
YUGANO (ne croyant dire que des bêtises en inventant sa propre venue à la suite de ses propres analyses de lui-même) : Ma mémoire a été effacée, mais tu dois te demander pourquoi un homme basique te parle alors qu’il devait être à l’état infantile, psychologiquement parlant après avoir perdu la mémoire, mais en fait je n’ai conservé que mes compétences de langage. Enfin, c’est ce que j’ai déduit de moi-même en ayant eu vent et connaissance de la machine à côté de moi à mon réveil qui semblait être révélatrice d’une terrible tragédie pour me voler mon savoir.
Le chien lui sauta dessus pour le lécher en remerciements et de joie, soupçonnant que celui-ci allait cultiver un vif intérêt pour lui.
YUGANO (voyant que le chien venait vers lui pour se blottir afin de le tenir au chaud) : Tu m’as l’air de bien communiquer toi aussi…
YUGANO (serrant le chien de sa fourrure chaude, tout en fermant ses yeux au même moment) : Je compte un jour te rendre le rôle de ta venue ici pour avoir existé parmi ce monde inconnu que je compte découvrir avec toi.
Il vit un collier où était écrit : « Tiami ». Cela ne pouvait être que son nom.
YUGANO (détachant le collier du chien qui était autour de son cou) : Tiami, je retire ton collier. Tu es à présent libéré, tandis que moi j’ai l’air d’un prisonnier. Regarde-moi… Ma dégaine est vraiment déplorable… Et tu as su venir, oser t’approcher de moi… Tu ne m’as pas l’air d’être un peureux, c’est bon signe.
Le collier de Tiami fut balancé avec un geste brusque.
YUGANO (jetant le collier de Tiami au sol) : Comme ça, tu seras libre de faire ce que tu veux. (Je déteste la soumission, encore moins envers un animal tel que lui qui a l’air gentil, affectueux.)
YUGANO (voyant Tiami se coller à lui) : Ta décision est donc de rester à mes côtés ? C’est mignon.
Tiami était un chien qui ressemblait à un loup, sûrement par ses origines différentes par rapport à un chien de race lambda. Son caractère était hyperactif, très amical à première vue, selon Yugano. Sa race était sûrement croisée avec un loup, certes, mais pouvait être représentée et caractérisée comme un tamaskan ou un husky de Sibérie en même temps, même si le plus à deviner serait largement le tamaskan pour ce qui est de l’apparence physique. C’était un mâle.
YUGANO (relevant la tête de Tiami) : Si tu n’as pas de maître, alors je veux bien devenir le tien. Ça me ferait plaisir, mais vu ton comportement, on dirait que c’est déjà prévu. (Mince, je me suis dit que je détestais les actes de soumission, mais il faut bien un dominant. Il veut être à mes côtés… Je ne peux tout de même pas refuser. C’est un cadeau du ciel, ou bien de la terre.)
YUGANO : Bon, ça te dirait une petite balade ? Quoique, je n’ai pas le choix à vrai dire…
Il alla dans un semblant de galerie souterraine. Au bout de dix minutes, il renonça à progresser davantage dans la profondeur de celle-ci pour rebrousser chemin. Des cristaux de tailles différentes se trouvaient à l’entrée de cette galerie, mais Yugano n’avait même pas osé avoir l’envie de les prendre, pas même Tiami non plus.
De la lavande en grande quantité était tout autour de l’endroit, approximativement tout autour de la galerie profonde. Elle avait environ une taille de 1,20 mètre au lieu de 80 centimètres. Yugano sentit les bienfaits qu’elle pouvait avoir.
YUGANO (montrant la lavande à Tiami) : Tu vois ça ? Tu devrais la renifler, elle peut te relaxer et ça sent bon en plus. Il faut faire son curieux, ça apporte le bien.
Tiami l’avait déjà sentie avant que Yugano ne le lui dise. Son flair était déjà à l’affût de tout ce qu’il pouvait voir. Il épia tout ce qui passait sous ses yeux, surtout sous son museau.
Yugano marcha sur sa gauche par curiosité, qui d’ailleurs était grande en ces temps-ci. Tiami cherchait toujours de quoi farfouiller dans tous les endroits suspects qu’il trouvait, mais suivait les pas deYugano pour ne pas le perdre de vue, ne pas être abandonné, comme avant, semblerait-il, d’après les dires de Yugano lorsqu’il l’avait vu il y a quelques minutes.
Plusieurs rangées d’arbres aux feuilles tombantes obstruaient sa route, mais le passage était praticable pour qu’il puisse se serrer entre les différents écarts opposant chaque arbre, d’environ deux ou trois mètres de distance entre chacun d’eux.
Les feuilles étaient denses et grandes. Leur couleur verte significative pouvait être reconnue facilement.
Des pavots et coquelicots s’étendaient conjointement sur tout le sol où il se trouvait, dans le petit coin de forêt paisible et pas aussi sauvage que la jungle où il était bien plus tôt que maintenant, dans un endroit moins camouflé, mais abrité tout de même par de l’ombre.
YUGANO (avant que Tiami ne tienne à lui faire signaler quelque chose) : La nature est vraiment florissante ici. C’est vrai que c’est un peu la même chose, mais c’est sympa ici. Cela étant, je suis convaincu qu’il y a mieux que ce coin. Ah, tu as une piste à me faire parvenir ou est-ce un danger que tu aurais repéré ?
Yugano regarda autour de lui, mais ne vit rien de particulier.
Tiami donna des coups de patte affectueux pour le faire revenir à l’endroit où ils s’étaient rencontrés tous les deux. Par incompréhension de Yugano, celui-ci mordilla la jambe de Yugano sans lui faire mal, mais uniquement pour lui serrer le pantalon dans le but de le faire venir à l’endroit où il voulait l’emmener afin de lui faire comprendre quelque chose.
Une fois arrivé à l’endroit où voulait l’attirer Tiami, celui-ci aboya, jouant des mimiques pour lui transmettre la signification de cet espace délimité par des planches en bois. Il agit ainsi afin de lui faire deviner la fonction qu’il avait attribuée à ce petit endroit, se roulant en boule en guise d’indice.
Des planches en bois servaient de lieu de coucher pour le jeune chien Tiami. C’était là ce qu’il avait voulu faire signe à Yugano. Ces planches symbolisaient son lit pour dormir.
YUGANO (voyant ces planches en bois qui symbolisaient l’endroit où dormait Tiami, puisqu’il était resté à cet endroit précisément pour s’endormir) : Tu dors sur ça… Ça ne doit pas être impeccable. Tu ne mérites pas ce traitement… Tu mérites un traitement de faveur au contraire, pas ce confort misérable…
Yugano prit les planches en bois et les balança à quelques mètres de là où ils étaient tous les deux.
Après une longue attente pour Tiami pendant que Yugano avait pris de nombreux quarts d’heure pour tailler des bâtons sans voir passer le temps ni l’heure, la nuit allait bientôt tomber.
Au lieu de bien tailler l’extrémité des bâtons comme il le fallait, il s’égara pour faire autre chose que ce qu’il aurait fallu faire, et donc trouva une autre méthode pour mieux dormir qu’initialement prévu par ce qu’avait montré Tiami, ne lui correspondant pas du tout.
Il espéra qu’elle pouvait être astucieuse et adéquate, mais avant de se mettre à l’œuvre pour la faire, il gratta avec de la pierre prise autour de lui ses bâtons pour les rendre pointus avant de penser à une idée pour dormir qui était structurée comme cela : en se recouvrant intégralement de plantes et de feuilles d’arbres pour faire un abri en un amas qu’il pensait juste comme idée, ça aurait été la bonne idée pour dormir afin d’être un minimum à l’aise, mais au lieu de ça, il avait créé du feu sans le vouloir par l’accélération de ses mouvements d’aiguisage des bâtons par étourderie et égarement, puisqu’il était dans la lune en pensant à autre chose que ce qu’il fallait qu’il fasse, à savoir rendre l’extrémité des bâtons pointue.
YUGANO (voyant les flammes jaillir du mouvement qu’il avait produit pour créer du feu) : Oh yes ! Avec cette chaleur que je n’ai pas souhaité avoir, elle pourra nous mettre dans un confort tel que tes vieilles planches de bois qui servaient de pauvre matelas ne pouvaient pas rendre plus agréable à avoir. Cela dit, c’est embêtant. Faut-il que je taille les bâtons plus lentement ...? Mais ça ne va jamais les aiguiser…
Le feu commença à prendre de l’ampleur par la friction qu’il put faire en raison des planches ayant plusieurs découpures et encoches sur elles. Pour ralentir la progression rapide des flammes, il se servit du peu de planches qu’il restait pour faire des mouvements à la verticale afin d’atténuer l’ampleur que prenait le feu.
Tiami souffla et Yugano aussi, mais celui-là s’était surtout arrangé avec les planches en les jetant par-dessus le feu pour le diminuer et ne plus allonger sa propagation, créant ainsi un feu de camp par le bois participant à cela.
YUGANO (d’un léger humour) : C’est chaud, il ne faut pas éteindre l’incendie. Le ralentir et le maintenir dans une plus petite utilité, je suis d’accord avec ça, mais il ne doit pas causer de sérieux dommages immenses !
YUGANO (ayant pris une initiative très au sérieux) : Bien, maintenant on doit manger, mais nous avons trois problèmes qui se présentent à nous, je dirais, dont un que nous pouvons régler plutôt que deux autres que je vais te dire. Le premier étant qu’il fait nuit. La visibilité peut être bien embêtante. Le deuxième est que les animaux chassent sûrement à cet horaire-ci et le troisième est que nous n’avons pas à manger. Il nous faut donc chercher et trouver à manger quelque part. Suis-moi Tiami, je sais que tu pourras me protéger ou m’avertir d’un quelconque danger.
YUGANO (se rassurant lui-même, disant quelque chose à Tiami qui avait un sens pour lui, sens qui lui tenait particulièrement à cœur) : Tu sais, Tiami, si je te parle tout seul en sachant pertinemment que tu ne comprendras jamais rien, mais que tu pourrais percevoir ça comme étant utile pour essayer de traduire cela pour un bien ou pour un mal à minima, c’est surtout pour que je n’oublie pas ce que je fais, que je ne perde pas la faculté de réfléchir et de penser pour parler, puisque si je ne fais plus ça, au fil du temps je pourrais devenir sauvage puisque j’aurais peu à peu délaissé les mœurs de la société humaine pour hériter des habitudes primitives via la nature, puisque j’ai l’air de penser qu’elle n’existe plus en voyant tout ce qui se passe ici avec le caractère sauvage des biotopes. Et ce que je crois comprendre comme disparu, ce sont les territoires humains, à moins que l’une d’entre elles soit située très loin vers où je pense aller régulièrement demain, tu comprends ? Ah bah, non du coup, comme je te l’ai expliqué avant, tu ne piges rien. Mais tu peux cerner le bien et le mal par mes intentions et les accentuations de ma voix… Bref, passons à autre chose de plus compréhensible par les actes. Trop parler me donne la fatigue bien plus tôt qu’elle ne devrait survenir. Partons tout droit.
Pour cela, c’est-à-dire aller chercher de la nourriture pendant le début de la nuit, il décida de prendre le seul bâton restant, celui qui n’avait pas été mis dans le feu de camp, qui était derrière son dos précisément. Il mit un peu de feu au bout de ce bâton pour s’en servir comme une torche naturelle.
YUGANO (chuchotant à Tiami pour ne pas faire de bruit, pour être discret) : On part devant. Pas question de revenir sur nos pas. J’avais déjà croisé plein de bestioles dangereuses dans la jungle et je n’imagine pas le nombre qui doit être de sortie le soir. C’est pas le moment pour aller me diriger là-bas. Le mieux qu’on puisse faire, c’est d’aller tout droit ou dans les environs à gauche et à droite, mais pas derrière. Loin de là, nous devons juste trouver de quoi survivre. Demain, on aura mieux. Ne t’inquiète pas, c’est certain.
Par la démarche qu’il avait entreprise d’exécuter, il marcha lentement, regardant chaque détail autour de lui avec l’éclairement de la torche, faisant attention de ne pas la faire tomber au risque de générer un feu de forêt capable de tout détruire et de poser un sérieux problème partout où il se rendait. Il regarda scrupuleusement les plantes qui l’entouraient pour voir si des fruits pouvaient s’y cacher.
YUGANO (pensant à quelque chose qu’il ne pouvait pas concevoir à la base, tout en cherchant de quoi se nourrir pour tous les deux) : Quelle veine quand même ! J’ai pu allumer un feu de camp sans l’avoir prévu avec le bois et ça a pu nous faire du bien. D’ailleurs, je devrais le tenir à l’œil, à portée de ma vue au cas où. Ça pourrait dégénérer sans que je puisse le voir, ce petit feu de camp bien chaleureux. (Mince quand même, j’aurais pu essayer d’en chercher avant, de prévoir le coup, mais je ne pensais pas que le temps allait passer si vite jusqu’à la nuit… Pendant que j’avais dit de faire la balade, j’aurais dû me mettre ça dans ma tête… Pourquoi je n’ai pas pensé à récolter de la nourriture plus tôt... C’était dans l’après-midi que j’ai dû me réveiller dans une pièce sombre, c’est forcément ça.)
Le gros problème était que la torche que Yugano portait commença à s’éteindre très rapidement.
YUGANO (voyant que la torche s’était éteinte) : Merde ! Je crois qu’il faudra remettre ça à demain matin. Tant pis, on dormira sans manger. Impérativement demain, il faudra trouver une chose consistante pour tenir beaucoup de temps. Notre vie en dépend !
Tiami déterra trois concombres cachés sous le sol sans raison et à la suite, ils se rendirent directement au camp pour les réchauffer et les manger avec d’une part ses mains pour Yugano et d’autre part ses pattes pour Tiami, sans se poser de question si ce légume était bon ou mauvais pour la santé, pour être apte à être consommé par Tiami. Il faut dire que la pluie était souvent présente ici et elle était passée pendant l’après-midi, ce qui jouait à la croissance et à la présence accrue de ce type de légumes bien riche en eau.
YUGANO (mettant ses mains dans ses poches, pensant à un élément qu’il avait pris bien avant ce moment même, remarquant qu’il avait oublié un ingrédient qu’il voulait mettre sur les concombres cuits) : Mais où avais-je la tête ? J’avais les feuilles de menthe que j’avais prises ce matin. Ça aurait pu servir ! Quoique, ce n’était pas le matin. Mais je n’ai aucune preuve de quelle heure il était à ce moment-là, mais là n’est pas la question. Je vais nous concocter quelque chose, tu vas voir ! (J’ai la tête ailleurs ou quoi ? C’est pas possible d’avoir ignoré ça jusque-là…)
Tiami ne saisit pas où il voulait en venir en disant qu’il allait concocter quelque chose.
Là où voulait en venir Yugano, c’était une astuce qu’il avait pensé vouloir faire à l’instant où il s’était rappelé que les feuilles de menthe étaient dans sa poche. Pour ce faire, il serra de la poigne de sa main les feuilles de menthe prises le matin qui étaient effectivement mises dans sa poche, pour extraire un résultat attendu afin de se délecter de la source énergétique et purifiante de cette plante, la mélangeant à une source d’eau à côté du feu de camp. Il pressa les feuilles après les avoir mises dans l’eau, puis après les avoir mises sur des galets pour qu’elles sèchent, écrasa celles-ci pour en voir s’extraire de l’huile. Tout ça dans le but de les mettre sur une feuille d’arbre prise au hasard afin d’en faire quelques gouttes pour les boire.
L’astuce sembla complexe, mais Yugano trouva cela simple. Tiami fut aux aguets, mais fut captivé par l’activité de Yugano.
Il coupa en petits morceaux quelques feuilles de menthe pour les donner à Tiami, comme un début d’amitié entre lui et Yugano, bien que pour Tiami l’amitié était déjà née, et ce, dès qu’il l’avait vu pour la première fois.
YUGANO (donnant les morceaux de feuilles de menthe à Tiami pour qu’il puisse y goûter) : Tiens ça une seconde. J’en ai pour une seconde. Je vais juste trouver de quoi servir pour ma défense et pour mon activité ludique entre nous deux.
Par la noirceur de la nuit devenant de plus en plus prépondérante et prédominante sur le feu de camp qui vit son éclat se perdre sans pour autant s’éteindre, il prit son courage à deux mains pour aller vers un passage où il était déjà passé avant afin de récupérer quelque chose qui avait suscité son attention.
En effet, celui-ci, en allant à l’endroit prévu qui ne se situait pas à plus de vingt mètres de distance par rapport au feu de camp, prit un ciseau camouflé par de l’herbe qui avait été repéré bien avant. Le ciseau avait l’air intact, petit.
YUGANO (revenant vers Tiami qui était resté au feu de camp en ayant émis des cris plaintifs, lui montrant le ciseau) : J’ai trouvé ça. J’ai hésité à le prendre puisque c’est dangereux, mais je me suis dit que qui ne tente rien n’a rien, et puis je suis sûr que ça pourrait nous servir. Je sais que ça paraît exagéré de dire que c’est un bon moyen de défense, car ça n’a rien d’une arme, mais si ça peut offrir une action qui peut être déterminante sur un problème qu’on pourrait être à même de rencontrer plus tard, alors vaut mieux avoir ça que ne rien avoir. Je ne sais pas si je me suis fait comprendre, mais toi-même sais d’ores et déjà que ça n’a rien de quelque chose d’inutile ce que je suis allé chercher.
YUGANO (relevant sa tête vers le ciel en rangeant le ciseau dans sa poche) : Vu la teinte noire du ciel, je pense qu’on remettra à demain la chose ludique que je voulais te montrer.
Pour supprimer les risques d’incendie qui pouvaient éventuellement se présenter, Yugano ralentit le feu de camp en le diminuant de moitié juste avant de dormir sans faire d’installation autre que simplement s’allonger sur le sol. Tiami était venu vers lui, ayant compris que c’était le seul moyen pour dormir, malheureusement sans confort. Il se blottissait encore à lui, s’allongeant en boule pour justement avoir du confort alors qu’il n’y en avait pas à la base. C’était pour qu’ils se réchauffent tous les deux en plus du feu de camp avantageux offrant une bonne température au lieu de la température froide qu’il y aurait eu au départ si Yugano n’avait pas eu l’inventivité inconsciente d’en produire un.
Avant de dormir, Yugano vit écrit sur une pancarte accrochée à un arbre : « C’est quand c’est vide qu’on a du mal à trouver son chemin, sa voie. » L’écriture était faite avec du sang séché qui n’était pas récent.
YUGANO (d’un air mélancolique à Tiami, le serrant très fort sans lui faire mal) : Bonne nuit copain. (Qu’est-ce que je peux comprendre par ce message... Suis-je suivi ?)
Il se blottit près de Tiami déjà endormi, fermant les yeux avec de la peur en pensant à cette phrase inscrite sur une pancarte toute la nuit. Il éteignit le feu de camp en plein milieu de la nuit par doute que celui-ci ne se manifeste dans un but qu’il ne faudrait pas qu’il n’atteigne.
Le lendemain matin, il se fit réveiller par une coccinelle posée délicatement sur son visage.
YUGANO (s’exclamant à cause de la coccinelle qui ne lui avait pas fait peur, mais qui l’avait surpris, revoyant la pancarte qui ne l’avait pas fait dormir de la nuit) : Whah ! Encore un insecte cette fois-ci. C’est bien, mais quand est-ce que je verrais un des miens, de la même espèce que moi ? Je vois surtout les autres espèces que la mienne que c’en est carrément stupéfiant ! (Tiens, il y a toujours cette pancarte. Pas étonnant que je ne l’avais pas vue hier avec la pénombre de la nuit, sauf par la lumière du feu de camp à une rare chance près…)
En parlant d’une manière plus ou moins forte, Yugano réveilla Tiami.
Celui-ci était déjà motivé, d’aplomb. Il sautait, tournait autour de Yugano.
YUGANO : Tu m’as l’air d’une humeur enjouée aujourd’hui, toi ! Tu as de la chance, je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai flippé qu’on vienne nous faire du mal, mais pour ne pas te mettre dans la peur toi aussi, je ne vais pas te montrer ce qui m’a fait cogiter toute la nuit ! (De toute façon, il ne sait pas lire l’écriture humaine.)
YUGANO : Bien, j’ai mis le ciseau dans ma poche. Je n’ai plus de bâtons, mais j’en verrais probablement pleins d’autres qui feront l’affaire sur notre route. Et puis voilà, le feu est éteint. On est assuré que celui-ci ne redémarrera pas, alors fuyons ce coin qui nous a bien pris notre temps.
En sortant de ce petit coin de forêt qui lui avait pris bien du temps et de la patience comme Yugano l’avait très bien dit à Tiami, petit coin qui semblait d’ailleurs être le lieu de vie du chien énergique, lui et le jeune homme partirent vers le nord-est.
Sur leur chemin où Yugano avait pris cela comme un jeu sportif, il courut le plus vite possible à certains endroits avec Tiami courant après lui. Quelquefois, c’était l’inverse, Tiami était devant lui et Yugano était derrière. Chacun devait rattraper l’autre pour se chatouiller en alternant les positions avant et arrière, sinon ça n’aurait pas été drôle de leur point de vue.
C’était ça l’activité ludique que Yugano avait prévu de faire, malgré qu’il voulût la faire hier sur un parcours différent, avec divers matériaux trouvés un peu partout dans l’environnement. Il voulait créer une bonne ambiance par un jeu de course.
Le chemin qu’ils avaient emprunté était comme une longue allée piétonne recouverte à moyenne hauteur d’herbes plus ou moins denses. Quelques lampadaires indistincts et parfois brisés, pas allumés, étaient sur ce chemin.
YUGANO (parlant des lampadaires) : Ils ne doivent pas fonctionner, car si c’était le cas j’en aurais vu la lumière hier soir. Ça m’aurait attiré l’œil pour que je puisse venir ici. Intrigant…
À quelques rares moments, occasions et exceptions, il perçut et prit connaissance de quelques marquages au sol, de zones piétonnes plus grandes où le sol présent ici était fait majoritairement de goudron. Tout cela souligné par une couverture d’herbes et d’arbustes de toutes tailles différentes sur ce sol étant la source de nombreux questionnements pour lui.
YUGANO (examinant sous ses pieds puis essuyant avec ses mains le sol, pour voir une ligne blanche apparaître sous ses yeux) : J’ai failli ne pas voir ce détail. Tout est masqué par l’herbe et les petites plantes qui poussent par ici. On dirait que quelque chose cloche ici, mais quoi donc… À nous de le savoir, Tiami.
Tiami renifla le sol d’une façon prolongée. Son comportement était un peu plus long, comme s’il menait une enquête, une inspection. Il ne fit ni de bruit ni de gémissement, mais était sérieux, impliqué dans ce qu’il voulait faire. Après quelques minutes, voyant Yugano partir plus vite pour continuer le chemin, il reprit son humeur un peu plus joyeuse puisqu’il voulait le voir, ne voulant pas s’affairer dans une sorte de rancune mélangée avec du découragement.
Une sorte de tapis complété par une moquette était vu sous de la paille en plein chemin qu’avait pris Yugano, suivi de Tiami.
YUGANO (étant quand même bouleversé de voir de telles trouvailles laissées à l’abandon dans la nature au lieu de trouver ça normal et logique) : On dirait de la brocante… Qu’est-ce que ça fait là, ça...
Au loin, il préleva quelques myrtilles et les mangeait sur un myrtillier qui l’avait attiré de l’œil, dans un autre coin de forêt où des oiseaux chantaient. Les branches n’étant pas très hautes ni emmêlées les unes aux autres, il put les prendre comme bon lui semblait.
Tiami en réclama à Yugano d’en avoir, car la hauteur du myrtillier ne lui permit pas d’en récupérer, ni d’avoir l’énergie nécessaire pour secouer l’arbre afin d’en faire tomber quelques exemplaires. Avant d’avoir la certitude que ce fruit n’était pas un danger pour son compagnon, Yugano en donna d’abord un seul avant d’en donner une grappe entière pour qu’il puisse en ingérer plein dans son estomac.
Yugano, voyant qu’il était plus stimulé qu’avant, arrêta de lui en donner pour qu’il ne s’excite pas de trop. Il constata que l’effet était plutôt positif sur lui et que comme ce petit fruit n’avait pas de risque de lui causer de mal par son absence en noyaux ou en pépins, il put rapidement déculpabiliser.
YUGANO (voyant que Tiami ne s’était pas rendu compte de l’intérêt qu’il portait aux myrtilles, concentrant son attention ailleurs que là où il fallait selon lui) : Tu m’as l’air bien recouvert de myrtilles autour de ton visage. Si on trouve un point d’eau, j’irais te nettoyer si possible. Enfin, tu iras te nettoyer, tu sais comment faire pour ton hygiène. Vous êtes plus propres que les hommes en général. Je ne dis pas par-là que je suis sale, mais là si puisque je n’ai pas ce qu’il me faut pour me laver correctement, comme du savon surtout, l’élément principal et indispensable d’une hygiène correcte pour ma part.
YUGANO (voyant un tout petit lac à sa droite, allant tout droit vers celui-ci) : Ah bah, tiens, par chance, une petite zone d’eau entourée d’arbres volumineux est ici. Ça a l’air creusé et je n’en vois pas le fond même si ça a l’air d’être du sable. Si je plongeais dedans ? Tu en dis quoi, toi, Tiami ? (Ah, il a déjà plongé dedans avant moi… Sacré petit ! Enfin, il est grand pour sa taille, mais il m’a l’air jeune…)
Il plongea dans cette eau très froide. Des grenouilles affluèrent vers son visage, en quête de nouveauté, comme si elles n’eurent pas vu des humains comme lui depuis longtemps. Yugano ne les toucha pas comme elles vinrent devant lui sans le toucher également.
YUGANO (essayant de calmer sa fausse peur, estimant la taille du petit lac) : Oh, je n’avais pas vu ces petits amphibiens ! J’espère qu’ils sont sans danger… Faut que je tienne bon, enfin, je n’ai pas à m’inquiéter de trop, car sinon Tiami me l’aurait dit par un signal comme un aboiement, à moins qu’il ne les ait pas vus lui non plus ? Faut que je me fasse confiance… (Ce lac doit couvrir un espace de dix mètres, pas plus. Ça doit être ça vu sa longueur pas si grande.)
Effectivement, Yugano avait eu raison et le lac faisait effectivement dans les dix mètres. C’était même plutôt une mare à la place d’un lac. Sa profondeur pouvait être d’un mètre cinquante. Yugano s’allongea pour immerger son corps, laissant sa tête hors de l’eau. Ses vêtements furent trempés. Il ne les avait pas enlevés, car il s’en fichait, n’y avait pas pensé exprès pour se rendre libre de tout faire tout en mesurant ses actes et leurs conséquences.
YUGANO (à Tiami, pensant à quelque chose qu’il avait rencontré avant et qui l’avait dérangé
