La guerre d'Afghanistan - Mylène Théliol - E-Book

La guerre d'Afghanistan E-Book

Mylène Théliol

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Beschreibung

Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989 en moins d’une heure !

C’est en pleine guerre froide qu’a lieu la guerre d’Afghanistan, qui voit s’affronter sur son sol l’Armée rouge, venue en renfort pour soutenir le Gouvernement communiste afghan en place, et les moudjahidines, aidés par les États-Unis, le Pakistan et l’Arabie saoudite. Pendant 10 ans, le pays est mis à feu et à sang pour de très maigres résultats. De plus en plus critiqué, Gorbatchev finit par annoncer le retrait de ses troupes à la télévision le 8 février 1988. Mais la situation ne s’améliore guère en Afghanistan qui plonge dans la guerre civile. 

Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :

   • Le contexte de l’époque
   • Les acteurs majeurs du conflit
   • Le déroulement de la guerre d’Afghanistan
   • Les raisons du retrait de l’Armée rouge
   • Les répercussions de la guerre

Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES|Grandes Batailles », Mylène Théliol nous fait découvrir la première phase de la guerre d’Afghanistan. Grâce à ses nombreuses explications, elle met à la portée de tous ce conflit dont les répercussions sont encore visibles aujourd’hui. En faisant la lumière sur cette guerre qui fragilise plus encore un pays déjà meurtri, l’auteure nous donne les clés pour mieux comprendre la guerre civile qui s’en est suivie, d’où sortiront les talibans et les réseaux terroristes islamiques. » Stéphanie Dagrain 

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles

La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire. 

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Seitenzahl: 44

Veröffentlichungsjahr: 2015

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La guerre d’Afghanistan

Introduction

Depuis 1947, les États-Unis et l’URSS rivalisent au niveau politique, stratégique, économique et militaire. Bien décidées à prendre le pas sur l’autre, ces deux grandes puissances aux idéologies antagonistes tentent de faire rentrer les différents pays du monde dans leur camp respectif. Dans les années soixante-dix, la zone d’influence de l’URSS s’accroît avec la mise en place de gouvernements communistes dans quelques États en Afrique et en Amérique latine. Tandis que certains pays du Moyen-Orient, tels que le Pakistan et l’Iran, afin d’éviter d’être intégrés dans l’un ou l’autre bloc, empruntent la route du radicalisme islamique dont l’influence amplifie les agitations insurrectionnelles en Afghanistan.

Le 24 décembre 1979, l’armée soviétique reçoit l’ordre d’envahir le pays afin d’y faire cesser la guerre civile qui oppose le Gouvernement communiste à la population locale, désireuse de mettre fin à la soviétisation du pays. Si la présence militaire soviétique sur le sol afghan répond bien à la nécessité d’apporter de l’aide au Gouvernement local afin qu’il puisse reprendre le contrôle du pays, les enjeux géopolitiques d’ordre régional et international ne doivent pas être oubliés et sont eux aussi des éléments déclencheurs de l’intervention. Mais les opérations qui y sont menées ne tiennent pas compte des réalités ethniques et culturelles du pays. Or, ces paramètres sont capitaux et leur ignorance hâte l’échec de l’Armée rouge qui ne sait comment éliminer la résistance afghane. Si l’URSS ne veut pas internationaliser le conflit, le jeu des alliances l’y conduira inévitablement, fragilisant encore plus une Union soviétique aux pieds d’argile et entraînant l’Afghanistan dans une guerre civile meurtrière d’où sortiront les talibans ainsi que les réseaux terroristes islamiques actuels.

Données clés

Quand ? Du 24 décembre 1979 au 15 février 1989.Où ? En Afghanistan.Belligérants ? L’URSS et le Gouvernement communiste afghan contre la résistance islamique et traditionaliste afghane soutenue par les États-Unis, le Pakistan et l’Arabie saoudite. Acteurs principaux ? Ahmad Shah Massoud (1952-2001), commandant des commandos du Panshir, intégrés au sein du Jamiat-i islami.Boris Gromov (né en 1943), officier supérieur puis commandant en chef de la 40e armée soviétique en Afghanistan.Issue ? Défaite de l’URSS. La guerre civile continue en Afghanistan.Victimes ?Dans le camp soviétique : 14 453 morts et 53 754 blessés.Dans le camp afghan : environ 1 242 000 morts, dont 80 % de civils.

Contexte politique et social

L’Afghanistan en proie aux insurrections populaires

L’objectif majeur de l’intervention soviétique en Afghanistan est de soutenir le régime communiste afghan face aux révoltes populaires menées depuis la mise en place, au mois de juillet 1978, de la collectivisation des terres, réforme inspirée par l’URSS elle-même.

Depuis l’assassinat, le 27 avril de la même année, du premier président de la république d’Afghanistan, le prince Mohammad Daoud Khan (1909-1978), et de toute sa famille, le pays est aux mains de Nour Mohammad Taraki (1913-1979), leader de la tendance Khalq du Parti communiste afghan.

Un parti divisé

Le Parti communiste afghan est créé en 1965 sous le nom de Parti démocratique du peuple afghan (PDPA) dont le secrétaire général est Nour Mohammad Taraki. Mais en 1967, le parti éclate en deux factions rivales connues sous le nom de leurs journaux respectifs : le Khalq (« le Peuple ») et le Parcham (« le Drapeau »). Le premier est dirigé par l’écrivain Taraki, et le second par Babrak Karmal (1929-1996). Les adhérents aux deux factions communistes sont des Pachtounes, l’ethnie majoritaire du pays. Les leaders sont issus d’une des tribus de cette ethnie, les Ghilzaï.

Le Parti communiste afghan a peu d’influence sur le monde de la paysannerie, et recrute l’essentiel de ses membres parmi les intellectuels, les professions libérales, la bourgeoisie et les étudiants.

Le Gouvernement est résolument marxiste et prosoviétique : son économie est intégrée dans le Conseil d’assistance économique mutuelle (CAEM ou COMECON), créé par Staline (1878-1953), et un traité d’amitié et de coopération, signé avec l’URSS le 5 décembre 1978, prévoit entre autres le recours à une aide militaire soviétique en cas de besoin. Plus encore, la politique en vigueur remet en cause les structures traditionnelles de la société afghane basées sur le morcellement ethnique et l’islam : les réformes agricoles, telles que l’abolition des dettes hypothécaires des paysans envers les grands propriétaires fonciers, ne sont pas comprises, et la politique d’alphabétisation forcée suscite une grande hostilité des campagnes vis-à-vis des villes.

Au mois d’octobre 1978, l’adoption du drapeau rouge sur lequel sont exclues toutes références à l’islam, ciment culturel du pays, finit de priver le régime du soutien populaire et renforce le mécontentement. Le pays tombe alors dans les affres de la guerre civile. Les chefs religieux proclament le djihad contre le pouvoir central qui éprouve de plus en plus de difficultés à maintenir l’ordre dans de nombreuses régions. En mars 1979, la ville d’Hérat (Ouest de l’Afghanistan) se rebelle. Elle est alors bombardée par l’armée de l’air afghane, faisant de nombreuses victimes.

Ne parvenant pas à rétablir la situation, le Gouvernement fait appel à l’URSS qui, pour renforcer ses positions dans le pays, fournit des armes et des conseillers militaires, et pousse le dirigeant afghan à modérer les réformes menées par le Premier ministre et le ministre de la Défense, Hafizullah Amin (1929-1979). Taraki et les dirigeants soviétiques conviennent d’éliminer Amin. Mais ce dernier déjoue le complot, fait assassiner Taraki, et se fait reconnaître chef de l’État afghan par l’URSS.