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Pièce de théâtre Sur la place du bonheur on trouve un banc de primeurs et un kiosque de fleuriste. La marchande de primeurs et la fleuriste, on une relation très particulière : elles s'aiment et se détestent à la fois. Autour d'elles évoluent des personnages en quête du bonheur. Sauront-ils le trouver ?
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Seitenzahl: 36
Veröffentlichungsjahr: 2018
La place du bonheur
COPYRIGHT D.GOLL
Première
Publié
Dépôt légal
Editions
Nous sommes sur une place de village. Face à face, un peu comme pour un duel, un banc de fruits et légumes, et un kiosque de fleuriste. La fleuriste et la marchande de légumes semblent se détester.
C’est une personne toujours de bonne humeur qui sourit à la vie. Elle a une relation particulière avec la marchande primeurs qui tient un banc en face de son kiosque.
C’est une femme courage qui peine pour joindre les deux bouts. Elle a cependant un grand cœur sous un air un peu rustre
Représente la loi dans ce village où il n’a pas grand-chose à faire
Est un étudiant en Allemand.
Est amoureuse, crois au grand amour. Peut-être le connaîtra-t-elle un jour
La marchande de Primeurs :
Ca alors ! Partir en courant, et emmener les fruits sans payer ! en voilà un qui ne manque pas de toupet ! De nos jours, voler des fruits, je croyais que ça faisait longtemps que ça n’existait plus. Décidément on aura tout vu !
La marchande de Fleurs :
Qu’est-ce qu’elle a encore à ronchonner celle là ? Vous n’aviez qu’à faire attention à votre marchandise ma bonne dame. Sur la place du Bonheur, cela fait plusieurs années que je fais du commerce et il n’y a jamais eu de voleurs. Je vous accorde une chose, cette personne n’a pas de goût.
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Le temps se couvre, tant mieux je n’aurai pas à arroser mes fleurs.
La marchande de Primeurs :
C’est sûr que vos fleurs, personne ne les volera, pour la simple et bonne raison que personne n’en veut. Et puis des fleurs à moitié fanées comme les vôtres, personne n’en a besoin, donc personne ne les achète ni ne les vole, c’est normal ! C’est la jalousie qui vous fait parler comme ça n’est-ce pas ?
La marchande de Fleurs :
Pour vous prouver que je ne suis pas jalouse, donnez-moi deux kilos de pommes s’il vous plait
La marchande de Primeurs :
Donner ? A vous ? Jamais de la vie ! Non je vous les vends et au prix fort ! Ça fait trop longtemps que vous m’ennuyez avec vos histoires vos réflexions. Là, vous allez payer le prix.
La marchande de Fleurs :
Allez-y va arnaquez moi ! Pour deux kilos de fruits je ne vais pas y laisser ma bourse, vous êtes la reine des arnaqueuses c’est bien connu.
(La fleuriste récupère les fruits)
Eh ben A ce prix là j’en aurais eu plus ailleurs, mais bon ne soyons pas trop difficile
La marchande de Primeurs :
Non mais c’est qu’elle me cherche ! Arnaqueuse vous-même, n’est-ce pas vous qui avez vendu hier des fleurs de quinze jours à Monsieur le Gendarme pour sa dulcinée ?
La marchande de Fleurs :
Ne me dites pas que vous êtes vous même blanche comme neige ! Et les poireaux du sud que vous avez cultivés dans votre jardin et vendus trois fois leur prix ? Et les pommes de terres pourries que vous avez réussi à vendre en les faisant passer pour des truffes ?
La marchande de Primeurs :
J’aurais dû vous les vendre, tiens, cela vous aurait certainement fait un repas de gala
La marchande de Fleurs :
Vous êtes méchante ! Pour votre enterrement, je confectionnerai une couronne de fleurs fanées et comme épitaphe je marquerai : « A la reine des arnaqueuses »
La marchande de Primeurs :
De toute façon à mon enterrement, vous ne serez pas invitée. A mon enterrement, ni fleurs, ni couronnes, ni marchande de Fleurs.
La marchande de Fleurs :
C’est bien beau tout ça mais qu’est-ce que vous attendez pour porter plainte
La marchande de Primeurs :
Et de quoi je me mêle ! C’est pas votre marchandise qu’on a volée !
La marchande de Fleurs :
Non je fais attention à ma marchandise moi, et puis quand j’ai un problème, je n’empoisonne pas mon entourage avec mes commentaires désobligeants dus à la colère. A votre place, d’abord, je me réjouirais car je me dirais qu’enfin je pourrais renouveler mon stock plus tôt, et ensuite, j’irais porter plainte à la police. Ainsi le gendarme surveillerait la place du Bonheur un peu plus souvent.
La marchande de Primeurs :
Et qu’est-ce que ça ferait de plus ? Le voleur pourrait lui vendre une part du butin pour sa dulcinée et lui, serait capable de l’acheter.
La marchande de Fleurs :
