La Puissante voix de Dieu - Rev. Robert A. Tucker - E-Book

La Puissante voix de Dieu E-Book

Rev. Robert A. Tucker

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Beschreibung

Souvent, beaucoup de chrétiens ne reconnaissent pas la voix de Dieu ou se trompent en pensant qu'une autre voix est la voix de Dieu. Dans ce livre, le Révérend Tucker encourage les lecteurs à pouvoir entendre efficacement la voix de Dieu. Vous trouverez des réponses aux questions suivantes :
Comment pouvons-nous connaître la voix de Dieu ?
Comment pouvons-nous distinguer la voix de Dieu au milieu des autres voix dans le monde ?
Comment pouvons-nous éviter de nous tromper ?
Quel est le lien entre la foi, la justice et la sagesse lorsque l’on parle d’entendre la voix de Dieu ?

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La PUISSANTE

VOIX DE

DIEU

L’entendre et Lui répondre

 

 

Robert A. Tucker

Cet ouvrage est la traduction de l’original anglais :

« God’s Powerful Voice »

Traduit de l’anglais par Lydie Benquet

© de l’édition française en 2018

Utilisé avec permission

Tous droits réservés

 

Le dessein de la couverture

© Zion Fellowship Inc.

Sauf indications contraires, les textes bibliques

sont tirées de la nouvelle version Louis Segond

révisée, dite « à la colombe » de 1990.

 

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme ou par quelque moyen électronique ou physique sans l'autorisation écrite de l'éditeur, sauf dans le cas de brèves citations dans des articles ou des revues.

Édité par :

MINISTÈRES INTERNATIONAUX DE SION

Epub Version 1.0 

Publié en tant que livre électronique le 01/10/2019

au Burkina Faso

ISBN 1-59665-454-6

Pour plus d’information, veuillez contacter :

MINISTÈRES INTERNATIONAUX DE SION

06 B.P. 9287 · Ouagadougou 06

E-mail : [email protected]

Site Web : missionsion.com

REMERCIEMENTS

À l’équipe chargée de l’édition anglaise : Anne McDougall et Leslie Sigsby.

Au personnel de la rédaction en français : Lydie Benquet, Justin Kropf, Sarah Kropf, Jerôme Tondé, Suzette Topper et T.A. Topper II.

Nous aimerions adresser également nos remerciements aux bien-aimés dont les nombreuses heures d’assistance inestimable ont permis la publication de cet ouvrage. Nous leur sommes profondément reconnaissants pour leur diligence, leur créativité et l’excellence dont ils ont fait preuve dans la compilation de ce livre pour la gloire de Dieu.

PRÉFACE

« La voix de l’Éternel retentit sur les eaux, le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre ; l’Éternel est sur les grandes eaux. La voix de l’Éternel avec puissance, la voix de l’Éternel avec majesté… » (Psaume 29 :3-4).

Dieu comprend la fragilité du genre humain et son incapacité à observer, par ses propres forces, Ses commandements. Tout au long de l’Écriture, Il évoque pour l’homme l’importance d’entendre la voix du Seigneur. Cette voix communique un pouvoir à ceux qui entendent ce qu’Il déclare et les rend capables d’accomplir ce qu’Il a dit. Comme jadis Israël, beaucoup préfèrent vivre uniquement d’après une loi leur étant apportée par un personnage qui entend la voix de Dieu. Cependant, le pouvoir d’accomplir ce qu’Il demande vient d’une écoute personnelle de Sa voix.

« Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (Jean 10 :4-5).

De nos jours, ils sont nombreux ceux qui suivent la voix d’étrangers. Puisse notre cœur être à l’écoute de Sa voix afin de Lui répondre de manière pleine et entière.

« - Habitante des jardins ! Des amis sont attentifs à ta voix. Fais-la moi entendre ! » (Cantique des cantiques 8 :13).

Chapitre 1

Fais-Moi Entendre Ta Voix Est-Ce  Important ?

Introduction

En 1980, j’effectuai mon premier voyage outre-mer, jusqu’aux Philippines. Voyageur inexpérimenté, j’avais pris un billet pour l’aller mais non pour le retour. Arrivé à Manille, je tentai de prendre une réservation pour un retour deux semaines plus tard. La compagnie me répondit qu’elle n’aurait de place disponible avant plusieurs mois. Elle ajouta mon nom sur une liste d’attente, ce qui me laissait dans l’incertitude quant à la date de mon retour. Quelque peu déprimé du fait de cette situation, je téléphonai à mon épouse Angeline pour lui exposer la situation et lui demander de prier pour que j’obtienne une place sur un vol prêt à décoller.

Deux semaines plus tard, tandis que j’attendais un départ, préoccupée à propos de mon retour à la maison, Angeline vécut une nuit agitée. Avant 6 heures du matin, elle se mit à prier pour demander au Seigneur de la tranquilliser et de lui faire savoir si oui ou non je rentrerais à la maison ce même jour. Le Saint-Esprit la poussa à ouvrir sa Bible. Elle n’en avait pas particulièrement envie mais elle comprit que Dieu connaissait bien la situation. Ce jour précis, sa lecture quotidienne portait sur Ésaïe 6. Au cours de sa lecture, son attention se porta sur des mots du verset 2 « deux ailes dont [des séraphins] ils se servaient pour voler ».

Elle sentit alors la paix de Dieu l’inonder et la confiance que j’étais en route vers la maison.

À Manille, avant 6 heures du soir (c’est-à-dire six heures du matin aux États-Unis), je montai à bord d’un avion mais mes compagnons de voyage n’étaient toujours pas à bord. Ils avaient fait une escapade à Hong Kong. Ils arrivèrent juste avant le décollage et « avec deux il vole », exactement comme ce que Dieu avait dit à mon épouse. Quelle parole spécifique Il lui communiqua pour la réconforter ! Il prend plaisir à entrer en relation avec Son peuple.

Dieu désire entrer en communion avec l’homme

Il nous a créés pour Son plaisir, pour que nous ayons contact et communion avec Lui. Quelle extraordinaire pensée : Il désire parler directement avec nous, faire en sorte que nous connaissions Sa voix ! L’Écriture s’ouvre sur le tableau d’une rencontre quotidienne du Seigneur avec Adam et Ève dans le jardin d’Éden. « Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir. » (Genèse 3 :8). Il semble qu’Il soit venu de manière régulière afin de passer du temps avec eux et d’avoir communion avec ce couple.

Le dernier livre de la Bible dévoile le cœur et le désir du Seigneur d’entrer en communication avec l’homme et de faire en sorte que nous entendions Sa voix. « Voici : je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi » (Apocalypse 3 :20). Quelle invitation quand on songe que Dieu créa l’univers et qu’Il règne sur lui ! À ce sujet, le roi David s’écria : « Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de Lui ? » (Psaume 8 :5). Dieu parcourt la terre à la recherche de ceux qui répondront à Sa voix et désireront entrer en communion avec Lui. Comme nous le verrons au cours de cette étude, les Écritures font état de nombreuses invitations à entendre la voix de Dieu.

Pour quelle raison est-il si important d’entendre Sa voix ? Est-il vraiment capital que nous entrions en communication directe avec Lui ? Comment peut-on entendre de manière distincte la voix de Dieu parmi toutes les autres voix du monde ? Comment pouvons-nous avoir la certitude que c’est bien Lui qui parle ? En quoi des sujets tels la foi, l’espérance, les œuvres bonnes, la justice et la sagesse ont-ils un lien avec le fait d’entendre la voix de Dieu ? Voilà une étude passionnante qui fournira des réponses à ces interrogations et à d’autres questions que vous pouvez vous poser à ce propos. Ouvrez votre cœur au Seigneur tandis que nous avançons dans ce livre et voyez si vous entendez Sa voix vous appeler. Puissiez-vous déclarer avec l’auteur du Cantique de Salomon : « Des amis sont attentifs à ta voix. Fais- la moi entendre » (Cantique des cantiques 8 :13).

Chapitre 2

Un Point Central

L’exemple d’Israël

Lorsqu’il écrit à l’église de Corinthe, Paul exhorte ces chrétiens à considérer l’exemple d’Israël pendant son périple, depuis le pays d’Égypte jusqu’en Canaan. Il met le doigt sur ses faillites et met en garde cette église contre les mêmes fautes.

« Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer, ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ. Mais la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu, puisqu’ils tombèrent morts dans le désert. Or, ce sont là des exemples pour nous, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. Ne devenez pas idolâtres, comme certains d’entre eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir. Ne nous livrons pas à l’inconduite, comme certains d’entre eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba 23 000 en un seul jour. Ne tentons pas le Seigneur commeletentèrentcertains d’entre eux, quipérirent pas les serpents. Ne murmurez pas, comme murmurèrent certains d’entre eux, qui périrent par l’exterminateur. Cela leur est arrivé à titre d’exemple et fut écrit pour nous avertir, nous pour qui la fin des siècles est arrivée. Ainsi donc que celui qui pense être debout prenne garde de tomber ! » (1 Corinthiens 10 :1-12).

Israël effectua son périple dans le désert en commettant de multiples fautes, certaines plus graves que d’autres. Il arrive que l’on puisse discerner certaines raisons à l’origine d’une aggravation de problèmes qui suivent. Ce fut certainement le cas pour Israël en ce temps-là. Examinons l’une des principales raisons qui fit que la première génération ne fut pas en mesure d’entrer dans la promesse et mourut dans le désert.

La vocation céleste de Dieu

Israël entreprit son périple hors d’Égypte en commençant par la nuit de la Pâque. Les Israélites traversèrent la mer Rouge et parvinrent au mont Sinaï cinquante jours plus tard. C’est là que Dieu les conduisit et les prépara de manière à pouvoir leur parler. Voici ce qu’Il leur déclara pour commencer :

« Moïse monta vers Dieu ; l’Éternel l’appela du haut de la montagne en disant : Voici ce que tu diras à la maison de Jacob et que tu annonceras aux Israélites ; vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait à l’Égypte ; je vous ai portés sur des ailes d’aigle et fait venir vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez en propre entre tous les peuples, car toute la terre est à moi. Quant à vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux Israélites » (Exode 19 :3-6).

Dieu leur annonça qu’Il ferait d’eux un royaume de sacrificateurs et une nation sainte s’ils réagissaient de deux manières : en obéissant à Sa voix et en gardant Son alliance. Quelle promesse ! Dans Exode 20, Dieu leur communiqua cette alliance : les dix commandements. Du milieu d’extraordinaires manifestations de puissance, Il leur parla depuis le mont Sinaï :

« Tout le peuple observait le tonnerre, les éclairs, le son du cor et la montagne fumante. À ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l’éloignement. Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. Moïse dit au peuple : Soyez sans crainte ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu, et c’est pour que vous ayez pour lui de la crainte, afin de ne pas pécher. Le peuple se tenait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu » (Exode 20 :18-21).

À cause de tous ces événements, le peuple était en proie à une grande frayeur. Moïse s’efforça de le calmer en lui expliquant  ce qui se passait. Dieu ne cherchait nullement à l’effrayer, mais simplement à lui communiquer la crainte de l’Éternel qui le préserverait et le garderait du péché : « Par la bienveillance et la vérité la faute est expiée, et par la crainte de l’Éternel on s’écarte du mal » (Proverbes 16 :6). Dieu encourageait les enfants d’Israël à ne pas redouter les phénomènes naturels ni Son feu dévorant qui brûlait dans leur esprit. Il voulait qu’ils craignent l’Éternel et éprouvent à Son égard un respect plus grand que pour toute autre chose. Jésus, s’adressant à Ses disciples, émit une remarque similaire : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme, craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10 :28).

Dans le livre du Deutéronome, un rappel de cet événement nous en livre un tableau plus complet. Nous voyons Israël refuser d’entendre Dieu :

« L’Éternel vous parla face à face sur la montagne, du milieu du feu. Et moi, je me tenais en ce temps-là entre l’Éternel et vous, pour vous annoncer la parole de l’Éternel ; car vous aviez peur du feu et vous n’êtes pas montés sur la montagne… Telles sont les paroles que l’Éternel adressa à toute votre assemblée, à haute voix sur la montagne, du milieu du feu, des nuées et du brouillard, sans rien ajouter. Il les écrivit sur deux tables de pierre qu’il me donna. Après avoir entendu la voix du milieu des ténèbres, et tandis que la montagne était embrasée, vous vous êtes approchés de moi avec tous vos chefs de tribus et vos anciens et vous avez dit : Voici que l’Éternel, notre Dieu, nous a fait voir sa gloire et sa grandeur, et nous avons entendu sa voix du milieu du feu ; aujourd’hui nous avons vu que Dieu peut parler à l’homme et que celui-ci peut rester vivant. Et maintenant pourquoi mourrions-nous ? Car ce grand feu nous dévorera ; si nous continuons à entendre la voix de l’Éternel, notre Dieu, nous mourrons. Quel est l’homme, en effet, qui ait jamais entendu, comme nous, la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu et qui soit resté vivant ? Approche-toi, écoute tout ce que dira l’Éternel, notre Dieu, et toi tu nous rediras tout ce que l’Éternel, notre Dieu, t’aura dit ; nous écouterons et nous le ferons » (Deutéronome 5 :4-5 ; 22-27).

Quand Dieu parle, l’homme vit

La première réponse d’Israël à Moïse fut celle-ci : lorsque Dieu parle, la vie jaillit en l’homme. C’est ce que confirme un grand nombre de versets où nous voyons la puissance de Dieu à l’œuvre lorsqu’Il s’exprime. La vie jaillit en même temps que les paroles de Sa bouche.

La voix de l’Éternel plane au-dessus des eaux ; le Dieu de gloire se fait entendre dans le tonnerre ; l’Éternel est au-dessus des grandes eaux. La voix de l’Éternel est puissante ; la voix de l’Éternel est pleine de majesté. La voix de l’Éternel brise les cèdres, oui, le Seigneur brise les cèdres du Liban. Il les fait également bondir comme un jeune veau, le Liban et Sirion comme un jeune buffle. La voix de l’Éternel fait jaillir des flammes de feu. La voix de l’Éternel ébranle le désert. Le Seigneur ébranle le désert de Qadech. « La voix de l’Éternel fait enfanter les biches, elle dépouille les forêts et dans son palais tout crie : Gloire ! » (voir le Psaume 29 : 3-9).

« Lorsqu’il donne de la voix, les eaux s’amassent dans le ciel ; il fait monter les nuages du bout de la terre, il produit les éclairs pour la pluie, il fait sortir le vent de ses réserves » (Jérémie 51 :16).

« En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront » (Jean 5 :25).

Lorsque Dieu parle, de Sa voix se dégage une puissance et les choses viennent à l’existence. À Sa parole, même les morts se mettent en mouvement ! Jésus déclara également  : « Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie » (Jean 6 :63). Lorsque les officiers  se  présentèrent en  compagnie de Judas au jardin de Gethsémané, Jésus leur demanda qui  ils cherchaient, ce à quoi ils répondirent qu’ils étaient venus arrêter Jésus de Nazareth. À Sa réponse « C’est moi » se dégagea de Sa voix une puissance telle qu’ils reculèrent et tombèrent à terre (Jean 18 :3-6).

Ce jour-là, Israël déclara qu’au mont Sinaï, il avait vu et compris la puissance qui émanait de la voix de Dieu et que de Ses paroles coulait la vie en direction de l’homme. Oh ! Si seulement il était resté fidèle à cette compréhension ! Toute la puissance dont avaient besoin les enfants d’Israël pour garder l’alliance était à leur disposition si seulement ils avaient obéi à Sa voix.

Pourquoi devrions-nous mourir ?

Mais la réponse d’Israël ne s’interrompit pas là. Il comprit également une autre vérité : « Et maintenant pourquoi mourrions-nous ? Car ce grand feu nous dévorera ; si nous continuons à entendre la voix de l’Éternel, notre Dieu, nous mourrons. Quel est l’homme, en effet, qui ait jamais entendu, comme nous, la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu et qui soit resté vivant ? » (Deutéronome 5 :25-26). Comparée à la précédente, cette déclaration paraît contradictoire. Les Israélites comprenaient cependant très bien ce qu’ils disaient. Oui, la vie de Dieu vivifiait leur esprit mais le feu de Sa voix apportait la mort à l’homme charnel, à la chair. Ils avaient conscience de la vie qui émanait des paroles de Dieu, mais ils étaient davantage préoccupés du feu divin qui apportait la mort aux œuvres de  la chair. Un incident vécu dans mes jeunes années peut servir d’illustration et approfondir notre compréhension.

À mon entrée au lycée, j’eus l’occasion de jouer au football. Même après cette période, j’aimais regarder un match, à tel point j’avais le cœur battant d’excitation en soutenant mon équipe favorite alors que j’étais assis dans mon fauteuil. Un jour, alors que je regardais un match à la télévision, soudain et avec douceur, le Seigneur me demanda d’éteindre le poste et de ne plus jamais regarder de match.

J’étais totalement abasourdi et pensais que le Seigneur plaisantait. Mais Il ne plaisante pas à propos de telles choses ! Il me rassura pour me dire qu’Il voulait me parler et qu’il me fallait Lui obéir. Je regimbai à cette directive de Sa part en pensant que ce n’était pas un péché de regarder un match de foot et que j’avais bien le droit de me distraire de temps à autre. Mais le Seigneur insista et je me soumis à Sa volonté.

Quelques semaines plus tard devait se dérouler un autre match. Je pensais que probablement, le Seigneur ne verrait pas d’inconvénient à ce que j’allume la télévision, simplement le temps de savoir quel était le résultat final. Le Seigneur me fit comprendre sans la moindre ambigüité qu’Il était en désaccord. Je me soumis alors à Sa volonté car le feu de Sa voix apportait la mort à mon être charnel. Quelle douleur lorsque la puissance de Sa voix opéra Son œuvre en moi !

À cette époque, je m’étais mis à chercher le Seigneur au sujet d’autres problèmes dans ma vie. Le fait d’être coupé du football semblait être un problème isolé, mais tandis que le feu de la voix de Dieu brûlait en moi, je compris qu’il existait une relation directe entre les deux. Au fil du temps, le Seigneur me révéla que ce problème avec le football n’était que la partie émergée de l’iceberg et qu’Il répondait à mes prières quant à d’autres questions qui me préoccupaient. Il se servit de ce sevrage du football pour entreprendre une nouvelle œuvre dans mon cœur et pour apporter des changements dans ma vie. Sa voix   avait apporté la mort aux sphères charnelles de mon existence mais une vie nouvelle à mon esprit. Au fur et à mesure que je répondais à la voix du Seigneur, le Saint-Esprit put accomplir une œuvre qui fut source de liberté dans d’autres domaines de ma vie.

« Que Dieu ne nous parle pas »

Les enfants d’Israël avaient des perceptions exactes de leur situation au mont Sinaï. Les deux déclarations en opposition apparente étaient justes : Dieu parle à l’homme et il vit et Dieu parle à l’homme et il meurt. Voyons quelle fut la réponse d’Israël en la matière : « Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de  peur que nous ne mourrions » (Exode 20 :19). Les Israélites demandèrent à Moïse de découvrir ce que Dieu voulait dire pour qu’ensuite, il leur transmette Ses paroles auxquelles ils obéiraient. Malheureusement, Israël choisit de ne pas entendre la voix du Seigneur pour éviter la mort qui l’accompagnait.

Peut-être sans bien le réaliser, rejetaient-ils aussi la vie présente dans la voix de Dieu et qui leur aurait communiqué le pouvoir de triompher dans les épreuves à venir. La capacité à accomplir ce que Dieu exige de notre part doit procéder de Lui. L’Éternel fut affligé de leur réaction car Il le savait, ils n’avaient pas en eux-mêmes le pouvoir d’observer Ses commandements. « Oh ! S’ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour observer tous mes commandements, afin qu’ils soient heureux à jamais, eux et leurs fils ! » (Deutéronome 5 :29). Dieu désire que nous observions Ses commandements car ils sont bons, justes et produisent ce qui est le meilleur pour nous.

Israël refusa d’entendre la voix de Dieu et choisit de vivre en fonction d’une loi et non d’une relation. Il en résulta que Dieu dut lui donner de nombreuses lois et préciser les choses en détail. Telle n’avait pas été Son intention à l’origine. Après le don des dix commandements, nous lisons ceci : « Telles sont les paroles que l’Éternel adressa à toute votre assemblée, à haute voix sur la montagne, du milieu du feu, des nuées et du brouillard, sans rien ajouter. Il les écrivit sur deux tables de pierre qu’il me donna » (Deutéronome 5 :22). Israël prit une décision qui obligea Dieu à lui communique de multiples lois mais il n’était pas en son pouvoir de les observer. La loi ne comporte rien de mal. « Ainsi la loi est sainte, et le commandement saint, juste et bon » (Romains 7 :12). La loi n’est pas le problème mais bien plutôt l’incapacité de l’homme à l’observer. Il était dans les intentions de Dieu que l’homme reçoive le pouvoir d’observer Ses commandements lorsqu’il entendrait Sa voix !

Une loi qui convienne à chacun ?

Dans notre église locale, nous n’avons pas de lois ou, devrais-je plutôt dire, nous n’avions autrefois aucune loi. Dans notre idée, si chacun entendait la voix du Seigneur et Lui obéissait, les lois ne seraient pas nécessaires, ce qui est exact. Cependant, chaque responsable spirituel est confronté au même problème : les gens ne réagissent pas toujours comme ils le devraient. C’est ainsi que nous avons établi des lois quand cela était nécessaire, en nous efforçant de faire ce qui est le meilleur pour chacun.

Aucune loi ne présente la perfection digne d’un tailleur pour s’adapter totalement à chacun. C’est, à mon sens, la raison pour laquelle Dieu désirait qu’Israël (et, soit dit en passant, nous aussi) obéisse à Sa voix. Il établit le fondement des dix commandements et voulut que chaque créature entende Sa voix délivrer un message construit et adapté à tous et à chacun en particulier. Nous avons tous de nombreuses variantes dans notre façon de penser, dans nos motivations et notre personnalité. Ce qui constitue un problème pour moi peut ne pas l’être pour un autre. La voix de Dieu qui parle de manière spécifique et individuelle traite de notre besoin précis et nous libère de tout ce qui nous prive du meilleur de Dieu.

Un problème toujours d’actualité

Le cœur humain n’a guère changé depuis les jours où Israël erra dans le désert. Dieu n’a absolument pas changé, Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Le problème de fond entre Dieu et l’homme ne s’est pas non plus modifié. Il désire toujours et encore former pour Son service des rois et des sacrificateurs qui garderont Son alliance et entendront Sa voix. Tout au long des pages de la Bible, nous percevons le cri de Son cœur à la recherche de ceux qui répondront à Sa voix lorsqu’Il s’exprime.

L’épître aux Hébreux nous présente Jésus comme étant la voie par excellence et le prix à obtenir. L’un des messages essentiels pour la marche vers le meilleur de Dieu porte sur le fait d’entendre Sa voix : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, au jour de la tentation dans le désert… » (Hébreux 3 :7-8, 15 ; 4:7). Cette citation tirée du Psaume 95 :7 apparaît à trois reprises dans cette épître aux Hébreux tandis que le cœur de Dieu est à la recherche d’individus prêts à entendre Sa voix, quelles qu’en soient les conséquences pour la chair. Ceux qui aspirent à la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ répondront à cette voix puissante, capable de communiquer à l’homme la possibilité d’accomplir la volonté de Dieu.

Selon ce que déclare l’auteur de l’épître aux Hébreux, Israël ne fut pas en mesure d’obtenir les promesses ni d’entrer dans le repos parce qu’il n’était pas disposé à entendre la voix du Seigneur. Paul insiste sur le fait que nous n’entrerons pas dans ce saint repos si nous ne répondons pas à la voix de Dieu. Le refus d’entendre Dieu nous parler du haut du ciel reste, aujourd’hui encore, une question centrale et critique. Notre refus ne nous permettra pas d’entrer dans le meilleur de Dieu et nous assignera une demeure loin du but initialement prévu.

Nous pouvons comprendre l’importance de ce sujet étant donné que Dieu réitère ce message dans de nombreux textes scripturaires. En les lisant, remarquez que le Seigneur établit une distinction entre le fait d’obéir à la loi et celui d’écouter Sa voix.

« Si tu oublies vraiment l’Éternel, ton Dieu, et que tu te rallies à d’autres dieux, si tu leur rends un culte et te prosternes devant eux, je vous atteste aujourd’hui que vous périrez. Oui, vous périrez comme les nations que l’Éternel fait périr devant vous, parce que vous n’aurez pas écouté la voix de l’Éternel, votre Dieu » (Deutéronome 8 :19-20).

« Voici toutes les bénédictions qui viendront sur toi et qui t’atteindront, lorsque tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu… Toutes ces malédictions viendront sur toi, elles te poursuivront et t’atteindront jusqu’à ce que tu sois détruit, parce que tu n’auras pas obéi à la voix de l’Éternel, ton Dieu, pour observer ses commandements et ses prescriptions qu’il te donne » (Deutéronome 28 :2, 45).

« J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance, pour aimer l’Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix et pour t’attacher à lui : c’est lui qui est ta vie et qui prolongera tes jours, pour que tu habites le territoire que l’Éternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob » (Deutéronome 30 :19-20).