La quête - Marina Leridon - E-Book

La quête E-Book

Marina Leridon

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Beschreibung

Léo est devenu un jeune homme comme les autres malgré un épisode douloureux à l'adolescence. Après de nombreux voyages, il sait enfin quoi faire de sa vie et décide d'ouvrir un Escape Game. Cette entreprise se révèle bien plus difficile que prévue car il se retrouve confronté à ses démons intérieurs. Ses combats contre lui-même dans les rues de Paris et aux environs le pousseront à se surpasser pour réaliser son rêve.

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Seitenzahl: 147

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Pour La Meute

Table des matières

Prologue

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 13

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Chapitre 25

Chapitre 26

Chapitre 27

Chapitre 32

Épilogue

Prologue

Une alarme sonne. Le métro parisien est lancé à pleine vitesse dans un tunnel. Il risque à tout moment d’entrer en collision avec une autre rame. Léo et ses amis, Luc et Antoine, doivent impérativement réussir à l’arrêter.

Le wagon est désert. Le sol est jonché de sacs abandonnés, de vieux papiers, d’habits sales à moitié déchirés, de journaux froissés. Les lumières au plafond clignotent. Les jeunes gens ressentent les vibrations dues à la vitesse.

Antoine se dirige vers la porte du fond. Les vitres séparant les voitures sont couvertes d’affiches. Le verrou est bloqué. Il distingue à peine une ou deux silhouettes.

Léo tape à la cabine du conducteur. Pas de réponse. Il n’aperçoit personne à l’intérieur. La ligne est automatisée depuis trois mois. Pas d’espoir de ce côté.

— On peut toujours essayer de tirer le signal d’alarme, non ?

Luc joint le geste à la parole et déclenche l’alarme qui retentit dans tout le wagon.

Chacun se met à fouiller dans les affaires éparpillées. Luc déniche une carte d’identité au nom de Schutz pendant qu’Antoine parcourt un manuel scolaire. La table des matières est en fait une liste de noms avec un chiffre au bout de chaque ligne. Luc lit par-dessus l’épaule d’Antoine :

— Là ! Regarde ! Schutz, page 2 : ça ne peut pas être un hasard.

Léo essaie d’ouvrir une mallette. Il cherche la clé en passant les mains dans les plis des banquettes. Au troisième, victoire : elle est coincée entre deux sièges. Il ouvre la mallette et trouve un morceau de papier avec le chiffre 7 écrit en gros et en rouge.

— Puisque nous sommes trois, il faut peut-être trois chiffres. Il en manque un.

Antoine est excité par cette aventure, lui qui adore résoudre des énigmes. Léo sent déjà l’angoisse monter. Luc, à son habitude, réfléchit avec calme.

Tous les trois scrutent la rame. Soudain, le regard de Luc se fixe sur un plan de métro quadrillé, fixé à la cloison. Ils sont montés à la station Cardinal Lemoine qui se trouve au croisement de la ligne 5 et de la colonne F.

— Je l’ai ! On fait quoi maintenant ?

Tous les trois se concentrent en arpentant le wagon. Que faire de ces chiffres ? Doivent-ils en trouver d’autres ? Tout à coup, les numéros sur les dossiers des banquettes accrochent le regard de Luc.

— Mais oui, c’est ça ! Les sièges sont numérotés. On peut essayer de s’asseoir chacun sur la place correspondante.

L’alarme leur vrille toujours les tympans alors qu’ils s’assoient. Luc sur le numéro 2, Antoine sur le 7 et Léo sur le 5. La porte du conducteur s’ouvre soudainement. Léo se précipite, bouscule ses amis.

— Bon, laissez-moi passer. Je vais l’arrêter ce métro.

Il tourne sur lui-même dans la cabine. Il aperçoit le levier du signal d’alarme de la cabine et tire dessus de toutes ses forces. Le bruit strident s’arrête enfin. Ils appuient sur tous les boutons mais la rame ne s’arrête pas. Luc ouvre un tiroir sous le tableau de bord et attrape le manuel pour l’arrêt d’urgence.

— Léo : tu appuies tes doigts sur les cinq boulons, au plafond, vers l’avant, à droite. Avec force. Antoine : tu attrapes les trois ficelles sous le tableau de bord et tires dessus, vers toi. Quant à moi…

Luc saisit deux manettes sur la console et les tourne l’une vers l’autre. Rien ne se passe. Il essaie à l’opposé. Rien. Puis chacune dans un sens opposé. Le métro s’arrête. Tous les trois se regardent en riant, soulagés.

Soudain le regard de Léo se fige. Il se rue sur la porte et la claque violemment.

— Au feu ! Y’a le feu dans la rame !

Effectivement, une odeur de brûlé pénètre dans la cabine. Ils regardent par la vitre : la fumée a envahi le wagon. Ils sont coincés. Léo écarquille les yeux, sa respiration s’accélère. Luc n’est pas très fier. Antoine reste calme et appuie sur le bouton « porte » qu’il a déjà repéré.

Ils se précipitent à travers la fumée et sortent sur le quai. Ils sont toujours seuls au monde.

Sur leur gauche, un caddy bancal, sur trois roues, est rempli de vieux habits, de bouteilles, de chaussures, de sacs en plastique pleins à craquer, de journaux… Sur le mur en face d’eux, un distributeur de boissons fraîches. Aucune sortie visible. Léo recommence à paniquer. Il est tout pâle.

— Bon, on sort par où ? Il reste plus beaucoup de temps !

Antoine commence à s’énerver.

— Réfléchis et cherche au lieu de dire n’importe quoi !

Ils répandent le contenu du caddy sur le sol et fouillent dans les affaires. Ils trouvent quatre tee-shirts « Fruit of the Loom » tous identiques, propres, de quatre couleurs différentes dans un sac plastique.

— C’est bizarre, ces tee-shirts. Ils paraissent neufs.

Luc remarque que les couleurs correspondent aux étiquettes de certaines boissons dans le distributeur. Chaque produit est aussi identifié par un chiffre.

— Je crois qu’il faut taper les chiffres sur le clavier. Mais dans quel ordre ?

Léo regarde sa montre.

— Bon, plus que 50 secondes.

Ils essaient plusieurs combinaisons. La porte du distributeur, en réalité une vraie porte, s’entrouvre enfin. Léo se retourne radieux. Son coude cogne la porte et la referme.

— Bravo ! T’en loupes pas une, toi !

Antoine parvient à retaper le code du second coup. Ils ouvrent la porte en grand. Le maître du jeu les attend de l’autre côté avec un grand sourire.

— Félicitations ! Vous avez réussi à sortir dans le temps imparti : 59 minutes et 48 secondes.

Chapitre 1

En ce beau dimanche de juillet, Maryse et Jacques déjeunent sur leur terrasse avec leurs amis de toujours : Lucie et Henry. La chaleur est intense et Maryse se félicite d’avoir proposé des glaces pour la fin du repas. Elle n’aime pas trop préparer à manger et encore moins les desserts qu’elle rate les trois quarts du temps. Les enfants viennent de filer avec leurs coupes glacées pour jouer à des jeux vidéo et se raconter leur vie. Tous les sept forment une vraie famille et sont toujours contents de se retrouver. Mais les jeunes ont vite fait de se sauver à la fin du repas.

Lucie les regarde s’éloigner d’un air attendri :

— Ils sont beaux tous les trois, non ?

Jacques et Henry se regardent d’un air complice, l’air de dire « Ça y est, c’est reparti ! ».

— Vous vous rappelez quand ils étaient petits ? Ils étaient tout le temps fourrés ensemble.

Jacques fait un signe de tête à Henry. Les deux hommes se lèvent.

— Bon ben nous on va faire un tour, dit Jacques. Allez Rio, on y va !

Le Golden Retriever, mascotte de la famille, accoure en remuant la queue.

Les repas se terminent souvent comme ça : les femmes restent à papoter de tout et de rien (souvent des enfants…) et les hommes refont le monde en marchant le long de la Marne.

Maryse et Lucie sont bien contentes de pouvoir monopoliser, sans concurrence, les deux transats qui leur tendent les bras à l’ombre du grand chêne. Une très légère brise apporte un semblant d’air frais de temps à autre. Les feuilles brillent au soleil et de jolis reflets dansent devant le ciel bleu.

— Léo a l’air en forme, dit Lucie.

— Ah oui tout va bien : il est rentré de Norvège la semaine dernière. Il a adoré le pays. On a bien cru avec Jacques qu’il allait s’installer là-bas !

— Il a rencontré l’amour ?

— Non, je ne crois pas. Mais les paysages, la propreté, la mentalité des Norvégiens et les légendes autour des trolls l’ont envoûté. Il veut maintenant se lancer dans l’ouverture d’un Escape Game : c’est la grande mode. J’espère qu’il va enfin se stabiliser.

— Oui c’est une bonne idée. Ça marche fort ces trucs-là. Les miens m’en parlent souvent : ils en font régulièrement avec leurs copains. C’est devenu leur sortie préférée.

— Il a fait connaissance avec un français, en vacances là-bas, qui a créé un jeu d’évasion à Paris. Ils ont prévu de se revoir. Jules et Émilie ont l’air en forme aussi. Elle en voit le bout de ses études ta fille ?

— Oui ça y est, répond Lucie en souriant, c’est sa dernière année. Elle présente son mémoire en octobre et aura ses résultats mi-décembre.

— Elle est courageuse ! Et Jules ?

— Jules est toujours dans sa boîte de pub où il s’éclate en créant, entre autres, des publicités alléchantes pour des yaourts et du fromage blanc !

Les deux femmes pouffent de rire.

— L’essentiel c’est qu’il s’éclate. Il fait vraiment une chaleur étouffante. Je vais nous chercher à boire.

Lucie admire le pavillon de ses amis. C’est une maison moderne avec de grandes baies vitrées qui laissent entrer la lumière. En été, des stores discrets mais efficaces font barrage à la chaleur. La terrasse fait le tour de la maison. Plusieurs salons de jardin créent des ambiances différentes. Ils peuvent ainsi s’installer en fonction du temps et du vent sans subir les inconvénients de la météo.

À l’autre extrémité du jardin, Lucie aperçoit le cerisier. Ils sont venus un peu tard : il ne reste que quelques petites taches rouges dans l’arbre. Il faut dire que, cette année, la nature est particulièrement précoce : le réchauffement climatique sans doute…

Maryse revient avec un plateau sur lequel elle a posé deux verres, une carafe d’eau et du jus de pamplemousse. Elle sait que Lucie en raffole.

— Ah super ! Merci Maryse. Je suis vraiment contente qu’ils s’entendent toujours aussi bien tous les trois.

— Émilie et Léo sont très proches : je crois qu’ils connaissent tout l’un de l’autre.

— C’est normal : ils ont le même âge. Tu te rappelles quand on les posait tous les deux sur le canapé et qu’ils se regardaient d’un air enamouré, à même pas trois mois ? Je n’aurais jamais cru que Léo deviendrait si grand et si costaud. Il était tellement frêle à côté d’Émilie.

Jacques et Henry reviennent de leur balade.

— Ça vous dit un tarot, mesdames ?

— Oui, volontiers.

Chapitre 2

Les enfants se sont repliés dans le grenier. La chaleur y est insupportable, mais ils s’en moquent. Ils sont tellement contents de se retrouver, surtout Émilie et Léo. Jules aussi mais il a un peu de mal à trouver sa place entre ces deux-là. Pourtant il a à peine deux ans de plus qu’eux, mais on dirait des jumeaux tellement ils sont proches. Il s’est installé avec la console devant le dernier Crash Bandicoot. Ils en ont passé des heures sur ce jeu !

Léo raconte son voyage en Norvège.

— J’ai l’impression d’être parti pendant une éternité. Pourtant je ne suis resté que six mois là-bas.

Espiègle, Émilie s’approche de lui et le renifle en pouffant.

— Ça va. Tu ne sens pas trop le poisson pour quelqu’un qui a travaillé au Fish Market !

En riant, Léo la repousse sur les gros coussins qui recouvrent le sol.

— Tu as rencontré des trolls ?

Émilie a les yeux qui pétillent. Jules, soudain intéressé, tend l’oreille.

— Les trolls font vraiment partie de la vie et de la culture norvégienne, raconte Léo. Ces petits bonshommes sont présents partout : dans les magasins, les restaurants, les maisons… La route des trolls est vertigineuse mais avec des paysages tellement grandioses ! Personne les a jamais rencontrés mais les nombreux tunnels qui passent sous les montagnes sont en partie aménagés pour eux.

— Ah oui ! Et comment ça ?

Émilie fait un clin d’œil à son frère en souriant.

— Il existe des sortes de ronds-points dans les tunnels. Ceux-ci sont tellement importants et étendus que les routes se croisent. Les ronds-points sont éclairés avec des spots de toutes les couleurs : on les appelle des manèges à trolls. Les espaces aménagés pour pouvoir s’arrêter en cas de problème sont éclairés de la même façon : les Norvégiens disent que ce sont des boîtes de nuit pour les trolls. Tu vois : c’est bien la preuve qu’ils existent !

Tous les trois se regardent en riant. Cela leur fait un bien fou et les ramène des années en arrière.

— Et maintenant, tu vas faire quoi ? demande Jules.

— J’ai envie d’ouvrir un Escape Game dans Paris ou à proximité.

— C’est cher un local à Paris. Et tu as déjà choisi le thème ?

— J’ai des idées mais c’est trop tôt pour en parler… Et si on parlait un peu de vous ? Toujours dans la pub, Jules ?

— Eh oui ! En ce moment, ce sont les yaourts et le fromage blanc… Si je m’en sors bien, mon boss m’a promis que je pourrais participer au prochain spot publicitaire pour une voiture Renault. Avec un peu de chance, je pourrais essayer une Alpine : on peut toujours rêver, non ?

Jules regarde Léo qui semble tout à coup parti bien loin, en dehors du grenier. Ses yeux sont rivés sur le Velux. Jules se penche mais ne voit qu’un ciel tout bleu sans même un nuage à l’horizon. Il regarde Émilie d’un air interrogateur. Celle-ci hausse les épaules, l’air de dire « T’inquiète, ça va passer ». Jules discerne une trace d’inquiétude au fond de ses yeux.

Elle agite les mains devant le visage de Léo. Il donne l’impression de tomber du ciel et, comme si de rien n’était :

— Excuse-moi Jules, j’ai pas entendu ce que tu m’as dit.

— Il t’a expliqué qu’il fait des pubs pour des yaourts et bientôt pour une voiture, s’agace Émilie.

— Ah c’est cool ! Bon, et toi, tu finis bientôt ?

Tout en discutant, Léo a l’air un peu absent comme s’il n’était pas tout à fait revenu parmi eux.

— Dans cinq mois, je serai libre ! Je vais enfin pouvoir prendre du bon temps et arrêter d’étudier.

— Tu devais pas faire trois ans de stage en entreprise après ton diplôme ?

— Si, mais je peux le faire plus tard. J’ai vraiment besoin d’une pause maintenant. Et il faut que je réfléchisse à ce que j’ai réellement envie de faire. Je ne suis pas sûre que l’expertise comptable soit le but de ma vie !

— Je te comprends…

Chapitre 3

Émilie et Léo se retrouvent le lendemain à la salle de sport. Lucas, le copain d’Émilie, lui a fait découvrir le Cross Fit deux ans auparavant. Depuis, ils y vont tous les trois, deux fois par semaine et se retrouvent sur place, en fonction de l’emploi du temps de chacun. Aujourd’hui, ils ne sont que tous les deux.

Peu sportive, Émilie ne pensait jamais réussir dans cette discipline. À sa grande surprise, elle a tout de suite adoré l’intensité des entraînements et la diversité des exercices : tirer, lancer, soulever, pousser, sauter avec du matériel varié : haltères, sangles, barres de traction, kettlebells…

Les temps morts sont bannis d’une séance de Cross Fit. La convivialité fait partie intégrante de cette discipline : chacun est aussi là pour encourager, aider et féliciter l’autre.

Émilie arrive la première à la salle et commence à s’échauffer. Léo la rejoint. Il n’a pas l’air dans son assiette.

Mais, la séance ne laisse pas de temps au bavardage. Ils se retrouvent dehors à la fin de l’entraînement et décident d’aller boire un verre chez Lulu et Marcel.

Ils s’installent sur la terrasse. Cette brasserie parisienne a le charme désuet des années d’après-guerre. Les murs et le plafond sont en bois. Des bouteilles de vin, d’anciennes boîtes de bouillon ou de sucre sont exposés. Une épicerie, un bureau, une pâtisserie sont reproduits dans différents endroits de la salle.

Émilie commande un thé glacé. Léo prend une limonade. Ils se seraient bien laissés tenter par une glace, mais la gourmandise ne fait pas bon ménage avec le sport.

— Tu avais l’air un peu absent hier. Tu vas bien ?

Émilie a toujours en tête la dépression qui a failli détruire son ami quand ils avaient treize ans. Dès qu’elle sent une baisse de moral ou remarque une attitude un peu bizarre chez Léo, elle s’inquiète. Elle s’en passerait bien mais c’est plus fort qu’elle.

— Oui, oui, t’inquiète. Il me faut juste un peu de temps pour me remettre de mon voyage en Norvège. J’ai vraiment adoré ce pays et je n’exclus pas d’aller y vivre un jour. La vie en France me paraît bien insipide.

— Je comprends, ça m’a fait un peu la même chose quand je suis revenue de mon semestre Erasmus en Suède. Mais j’ai vite repris pied car j’avais mes cours et mon chéri qui m’attendait avec impatience. Le problème c’est que tu n’as rien qui t’attend ici. Tu es toujours en transit le temps de gagner de l’argent pour pouvoir repartir à l’étranger. Tu dois vraiment te poser un peu et construire quelque chose de pérenne même si c’est dans un autre pays. Et côté amour, tu en es où ? demande-telle d’un air malicieux.

— J’attends toujours le coup de foudre qui me poussera à me poser quelque part…

— Ça viendra quand tu t’y attendras le moins.

Émilie sourit en pensant à sa rencontre avec Lucas.