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James
J'ai vraiment eut la poisse quand mes parents sont morts et qu’ils m'ont laissé en charge de ma jeune sœur, mais je me suis battu et j’ai réussi à atteindre des sommets. Le problème, c'est qu'il y a toujours quelqu'un qui essaye de prendre votre place.
Cette personne a voulu saboté mon entreprise, mais elle m’a en fait rendu service. Ça l'a menée à moi. Gia était un cadeau tombé du ciel, une vraie surprise, mais pas forcément une bonne surprise !
Gia
La perte de ma mère avait fait des ravages sur moi, mais j'avais besoin d'aller de l'avant. Je devais trouver un nouvel emploi, même si cela signifiait mentir et que cela fonctionnait.
J’ai donc menti pour obtenir un gros poste dans une belle et riche entreprise, mais le big boss a commencé a avoir des doutes et une relation de suspicion et d’espionnage à commencer au bureau entre nous deux… cela était très excitant et rendait mon job incroyable… et puis savoir qu’un patron riche et sexy vous observe en permanence, çà change tout !
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Veröffentlichungsjahr: 2020
Le Cadeau du BOSS – Tome 3
Mila Leduc
Gia
Je venais de recevoir un paquet. Tampon encreur « Anna Cohen, photographe d’atmosphères ».
En voilà une qui n’avait pas volé son titre. J’étais complètement excitée, et pourtant, je n’arrivais à me décider à ouvrir l’enveloppe. Derrière moi, la bouilloire sifflait. Je coupais le gaz, versai une cuillère de café soluble au fond de la tasse, remplis d’eau.
Du coin de l’œil, j’observai le papier épais, l’adresse élégamment rédigée. Je me demandai bien ce qu’avait pu ressentir Anna après un tel événement. Avait-elle eu conscience, en préparant le courrier, de l’ironie de la situation ? Je n’en étais pas sûre.
Cette femme me semblait planer dans des sphères aériennes, accueillante à ce qui pouvait lui apporter du plaisir, ni plus ni moins. Son côté instinctif, purement sensuel, presque animal, m’avait complètement fait chavirer. Rien que d’y repenser, toute seule devant ma tasse de café, je sentais mon bas-ventre se contracter délicieusement.
Bon, puisqu’il le fallait… et puis, c’était de l’art, au fond… d’un coup de ciseaux, j’éventrai l’enveloppe, dont le contenu se déversa sur la table de la cuisine. Alors que je me doutai parfaitement de la teneur de l’envoi, en voyant le tas de négatifs, une vague de chaleur me submergea.
Ça commençait bien… Je saisis une photo au hasard. Elle était prise de si près que j’eus du mal à en identifier le sujet. Je finis par comprendre : c’était moi, mais le cadrage avait évincé une bonne partie de mon visage.
On voyait d’un côté ma bouche et mon buste, jusqu’au repli sous les seins. Toute la gauche de l’image était noyée une obscurité bleutée, si bien que ma silhouette, artificiellement pâle, paraissait jaillir du cadre de façon totalement surnaturelle.
Un érotisme peu consensuel, cru et primitif, suintait de la composition, dont les ressortissaient surtout les lèvres et les seins gonflés. Mon doigt effleura les lignes de ce corps qui était le mien, étrangement. Je pouvais presque sentir la douceur de la peau.
C’était agréable et déroutant. La poitrine surtout, était provocante, disproportionnée si on la comparait aux autres éléments (bouche, menton, cou) qui venaient structurer l’image. Instinctivement, je passai la main sur mes seins, mes tétons déjà durcis : cette photo faisait ressurgir d’autres images, des souvenirs absolument délicieux.
Gia ? Tu es là ?
Je sursautai, effrayée. On tambourinait à ma porte ! Je remis le plus vite possible tous les tirages dans l’enveloppe et courus ouvrir. C’était Amy : elle avait l’air, comme d’habitude, surexcité.
- Gia ! Mais qu’est-ce que tu fabriques ? Il y a une éternité qu’on ne s’est pas vues !
Le défi était de me composer un visage enthousiaste tout en réfléchissant au meilleur moyen de l’éconduire poliment. Mais je sous-estimais clairement mon amie. Sans me laisser le temps de dire un mot, elle se retrouva dans ma cuisine, fouillant dans les tiroirs.
- Tu as un truc à manger ? Je meurs de faim !
Soudain, elle se retourna :
- Et le boulot, alors ? Comment tu trouves le boss ? Tu sais, je connais un peu sa sœur, on a fait quelques colloques ensemble, c’est une pointure... Un peu taciturne, mais sympa je crois...
