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Dans "Le Pèlerin du silence", Remy de Gourmont propose une réflexion introspective qui s'inscrit dans un style symboliste, cher à la fin du XIXe siècle. À travers une prose poétique et dense, l'auteur évoque les thèmes de la quête spirituelle et du retrait du monde, offrant une exploration des états d'âme de l'individu en quête de vérité. Le livre, qui se déroule dans un contexte où la modernité croissante ébranle les certitudes traditionnelles, nous plonge dans un univers où le silence devient synonyme de sagesse et de profondeur spirituelle. Remy de Gourmont, écrivain, critique et théoricien, est un protagoniste central de la littérature symboliste. Fort d'une solide culture littéraire et influencé par des penseurs tels que Baudelaire et Nietzsche, il développe une approche qui réconcilie l'esprit et la sensibilité. Ses propres luttes avec l'identité, la maladie et la solitude ont indéniablement nourri "Le Pèlerin du silence", rendant son propos d'autant plus authentique et personnel. Je recommande chaleureusement "Le Pèlerin du silence" à quiconque s'intéresse aux subtilités de l'âme humaine et aux réflexions sur la spiritualité. Ce livre constitue non seulement un voyage intérieur, mais aussi une invitation à écouter le monde dans sa profondeur, offrant un répit bienvenu face à l'agitation du quotidien. Dans cette édition enrichie, nous avons soigneusement créé une valeur ajoutée pour votre expérience de lecture : - Une Introduction approfondie décrit les caractéristiques unifiantes, les thèmes ou les évolutions stylistiques de ces œuvres sélectionnées. - Une section dédiée au Contexte historique situe les œuvres dans leur époque, évoquant courants sociaux, tendances culturelles и événements clés qui ont influencé leur création. - Un court Synopsis (Sélection) offre un aperçu accessible des textes inclus, aidant le lecteur à comprendre les intrigues et les idées principales sans révéler les retournements cruciaux. - Une Analyse unifiée étudie les motifs récurrents et les marques stylistiques à travers la collection, tout en soulignant les forces propres à chaque texte. - Des questions de réflexion vous invitent à approfondir le message global de l'auteur, à établir des liens entre les différentes œuvres et à les replacer dans des contextes modernes. - Enfin, nos Citations mémorables soigneusement choisies synthétisent les lignes et points critiques, servant de repères pour les thèmes centraux de la collection.
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Veröffentlichungsjahr: 2020
La présente collection, Le Pèlerin du silence, rassemble sous un seul regard des pièces de Remy de Gourmont, écrivain majeur du symbolisme français. Ni roman continu ni somme doctrinale, l’ensemble offre un itinéraire de textes brefs où l’invention, la méditation et l’image se relayent. Son objectif est de donner accès, en un volume cohérent, à des œuvres essentielles et à des pages rares, afin de dégager l’unité d’une voix singulière. Le lecteur rencontrera des fantômes, des palais de signes, des châteaux intérieurs, mais surtout une manière d’écouter le monde. Chaque titre promet une étape, chaque page une halte de pensée.
Les formes réunies ici couvrent plusieurs genres cultivés par Gourmont: proses poétiques, courts récits, fragments réflexifs, évocations dramatiques, notations critiques et portraits. Des titres tels que Théâtre muet, Les Correspondances, Prose pour un poète ou Pages retrouvées signalent des usages variés du récit, de la scène et de l’essai. D’autres – Le Livre des Litanies, Litanies de la rose, Les Images, Les Figures – privilégient la répétition, la variation et l’invocation, selon un art proche de la prière laïque. L’existence de suites numérotées (I à VII) confirme ce goût des cycles, sans enfermer la lecture dans une chronologie.
Une même constellation thématique traverse ces pièces: solitude et communauté, rite et profanation, rire et larmes, duplicité et dévoilement. Les titres en portent déjà l’empreinte: Duplicité, Les Larmes, Les Licornes, Le Rire, La Flagellation. D’autres annoncent l’espace mental du symbolisme, entre apparition et architecture: Le Fantôme, Le Palais des symboles, Le Château singulier. Le Dit des arbres et La Neige invitent à une écoute saisonnière du monde; Les Petits pauvres et Le Phonographe signent l’attention au réel contemporain. De l’errance aux demeures, d’Une maison dans les dunes aux Figures, l’itinéraire compose une géographie intérieure.
Rémy de Gourmont (1858–1915), poète, romancier, essayiste et critique associé au Mercure de France, a façonné une prose musicale, allusive et sensuelle, où la pensée se fait image. Sa signature mêle précision lexicale, ironie discrète, érudition sans pedantisme et goût des analogies, dans une tradition symboliste attentive aux correspondances. Ici, la phrase cherche l’onde, le rythme, l’ellipse, préférant la suggestion à l’argument. Les leitmotive – encens, orgue, bagues, litanies – agissent comme des refrains qui structurent l’écoute. L’imaginaire mythologique et médiéval dialogue avec des notations contemporaines, composant un continuum où l’abstraction demeure charnelle.
Cette réunion n’entend pas canoniser une unique facette, mais restituer l’ampleur d’une pratique de la prose qui regarde la poésie et l’essai en miroir. Elle permet d’apprécier la cohérence d’une œuvre traversée par la curiosité linguistique, l’examen des croyances et la liberté d’esprit. La durabilité de Gourmont tient à cette capacité de faire vibrer, sans dogme, la relation entre sensation et idée. Les lecteurs d’aujourd’hui y reconnaîtront une modernité calme, où l’expérience esthétique se confond avec une éthique de l’attention. Le Pèlerin du silence désigne alors moins un personnage qu’une méthode de lecture.
On lira ainsi une progression par échos: du Fantôme aux Images, des Figures au Rire, des Larmes aux Licornes. Le Livre des Litanies et les Litanies de la rose instaurent des modules répétitifs, tandis que Théâtre muet ouvre un plateau d’ombres et de gestes. Les chapitres numérotés et les suites I à VII jalonnent des cycles, sans exclure les irruptions du monde — Le Phonographe, Les Petits pauvres. Entre Le Château singulier et Une maison dans les dunes, l’architecture se déplace, de la forteresse mentale vers l’abri élémentaire. L’ordre choisi privilégie les résonances plutôt que l’histoire.
Que l’on aborde ce volume d’un trait ou par fragments, l’expérience reste celle d’un pèlerinage où la pause compte autant que la marche. Il convient d’y goûter l’économie de moyens, l’art de l’ellipse, l’exactitude des métaphores, l’équilibre entre érudition et simplicité. Les motifs sacrés y dialoguent avec des objets familiers, l’orgue avec la bague, l’encens avec la neige, sans hiérarchie. Cette alliance nourrit une poétique de l’intimité ouverte, capable de survivre aux modes. Ainsi s’affirme l’ambition de la collection: offrir une porte d’entrée claire et hospitalière vers l’ensemble d’une œuvre, et ses silences porteurs.
À la fin du XIXe siècle, Paris devient le laboratoire du symbolisme, défini par le manifeste de Jean Moréas (1886) et par les mardis de Mallarmé jusqu'à sa mort en 1898. Autour du Mercure de France, fondé en 1890 par Alfred Vallette et Rachilde, Remy de Gourmont élabore une prose allusive, éprise d’analogies. Cette atmosphère façonne des pièces telles que Le Fantôme, Les Images ou Le Palais des symboles, où l’objet visible renvoie à une réalité intime. Le climat fin-de-siècle, nourri de Verlaine et de Villiers, confère au recueil un timbre méditatif, attentif aux correspondances entre sensation, idée et mythe.
Dans la France de la Troisième République, la crise religieuse culmine avec la loi de séparation des Églises et de l'État (1905). L'anticléricalisme politique n'empêche pas la fascination esthétique pour le rite, l'encens et les litanies, hérités d'un catholicisme sensible. Des pièces comme L'Encens, L'Orgue, Le Livre des litanies ou Litanies de la rose réfractent ce paradoxe, entre désir d'absolu et soupçon. À Paris, les grandes orgues de Saint-Sulpice, marquées par l'héritage de César Franck (mort en 1890), nourrissent l'imaginaire d'un sacré sonore. Ainsi la contemplation gourmontienne se teinte d'une religiosité privée, adaptée à une époque de déconfessionnalisation.
Les inventions bouleversent la perception moderne. Le phonographe, perfectionné et diffusé par Pathé vers 1900 après l'invention d'Edison (1877), transforme la mémoire du son; la prose Le Phonographe en enregistre l'étrangeté. En 1895, le cinématographe des frères Lumière inaugure une ère d'images mouvantes dont Théâtre muet et Les Images gardent le tremblement. Dans le même Paris, la Morgue, encore ouverte au public jusqu'en 1907, et la vogue spirite héritée d'Allan Kardec déploient une iconographie des morts; L'Opérateur des morts en reflète l'éthique troublée. Ces techniques suscitent chez Gourmont une méditation sur trace, simulacre et survivance.
L'industrialisation tardive et l'urbanisation de la Belle Époque accentuent inégalités et colères. Les lois dites scélérates (1893–1894), adoptées après les attentats de Ravachol et Vaillant à Paris, serrent l'étau sur la presse et la rue, tandis que grèves et manifestations culminent autour des mines et des chemins de fer. La catastrophe de Courrières (1906) symbolise cette détresse ouvrière. Des pages comme Les Petits pauvres ou Les Bras levés résonnent de cet arrière-fond social, où la compassion côtoie l'ironie. Le Rire devient alors une épreuve morale: savoir rire ou s'abstenir, dans une cité qui discipline et exclut.
Au tournant du siècle, de nouveaux savoirs reconfigurent l'intériorité. La Salpêtrière de Charcot, puis les travaux de Pierre Janet sur la dissociation psychique, installent un lexique du double et du symptôme; Duplicité, Les Figures ou Les Larmes en portent l'empreinte. Parallèlement, la réception de Nietzsche en France, diffusée au Mercure de France par Henri Albert dès 1898, et l'essai Le Rire de Bergson (1900) nourrissent une critique de la morale et des automatismes. Avec La Flagellation et L'Enfer, l'érotisme fin-de-siècle, réévaluant Sade et le plaisir de la douleur, affronte la censure et interroge les limites du corps.
Dans la culture visuelle parisienne, le médiévalisme et l'ésotérisme prospèrent. Les Salons de la Rose+Croix de Joséphin Péladan (1892–1897), les débats wagnériens et l'Art nouveau révélé aux Expositions universelles de 1889 et 1900 légitiment licornes, blasons, palais intérieurs. Chez Gourmont, Les Licornes, Le Palais des symboles, Ariane et Héroïde moderne transposent ces imaginaires en allégories souples, détachées du dogme mais fidèles au charme de la vision. Cette aspiration à l'idéal, héritée de la génération de Mallarmé, se conjugue avec une ironie laïque; elle convertit la mythologie en instrument d'analyse des affects, du désir et de la solitude.
Originaire de Normandie, familier des côtes de la Manche, Gourmont inscrit la retraite et le silence dans des paysages de dunes, de lande et de neige. L'essor du rail et des villégiatures, de Cabourg à Dieppe, démocratise ces horizons au tournant du siècle, mais l'auteur en fait des espaces d'ascèse: Une maison dans les dunes, La Neige I–VII, Le Dit des arbres. Après les grands travaux haussmanniens et l'agitation de la capitale, cette géographie personnelle devient contreville. Elle accueille Pages retrouvées et Fleurs de jadis, où la mémoire se fixe sur des traces minces, plus durables que le vacarme urbain.
La France intellectuelle est ébranlée par l'Affaire Dreyfus (1894–1906), dont l'éclat divise périodiques, salons et amitiés. Entre l'ombre de Zola et les querelles nationalistes, la réception d'une prose méditative comme Le Pèlerin du silence se joue à bas bruit, au Mercure de France et dans quelques cercles. Le marché du livre de la Belle Époque privilégie les tirages limités et l'objet typographique, ce qui favorise ces fragments. Après 1914, la guerre reconfigure les attentes; le deuil collectif donne une gravité nouvelle à des pages comme Les Larmes ou Vision, tandis que le scepticisme de l'auteur apparaît prophétique.
Une suite inaugurale érige un sanctuaire de visions où le spectre, le palais mental et les doubles guident un pèlerinage intérieur vers la source des signes.
Tonalité liturgique et musicale, parfums et synesthésies dominent, affirmant la prose-poème incantatoire et l’art du masque comme signatures précoces.
Galerie d’emblèmes où pureté chimérique, douleur, ornement et sarcasme s’affrontent pour éprouver la véracité des idéaux.
Le ton alterne entre ferveur et ironie froide, travaillant l’allégorie charnelle et le renversement des mythes par une rhétorique précise et baroque.
Mini-roman allégorique où un lieu clos et ses couloirs deviennent les plans d’une introspection méthodique sur la solitude et la connaissance.
Atmosphère claustrale et rêveuse, architecture mentale et motifs de miroir instaurent un mouvement de la vignette vers la fable continue.
Chapelet d’invocations qui élève la beauté à la hauteur d’un rite, multipliant les appellations pour cerner l’insaisissable.
Répétition, rythme responsorial et ferveur sensuelle composent une dévotion à la fois païenne et méthodique.
La flore parle la langue du temps, ressuscitant des saisons révolues et une mémoire diffuse entre sève et souvenir.
Tonalité élégiaque et panthéiste, regard patient sur les métamorphoses, signature d’une sensibilité botanique et méditative.
Tableaux silencieux où la neige recouvre gestes et paroles, composant une dramaturgie sans voix en panneaux numérotés.
Écriture minimaliste et lumineuse, images blanches et pauses, explorant l’effacement comme forme de vérité.
Entre supplication et réapparition, ces pièces dressent des silhouettes en prière et des fragments sauvés de l’oubli.
Tonalité d’ex-voto et d’archive, marquant le motif du retour et la poétique du fragment recomposé.
Vignettes de la modernité où la misère et la machine s’observent à distance, l’une miroir moral de l’autre.
Compassion mesurée et scepticisme lucide, mêlant observation sociale et symbolisation du mécanique comme écho des voix.
Intimités sororales et réseaux secrets de signes tissent une sociabilité cachée entre êtres et choses.
Tonalité tendre et hermétique, motif de l’affinité occulte et art du lien discret hérités des correspondances symbolistes.
Reprise d’un mythe d’abandon en adresse contemporaine, donnant à la voix féminine un espace d’autorité calme.
Élégance classique et lucidité moderne se conjuguent, montrant le déplacement du mythe vers l’expérience intime.
Deux pièces d’ars poetica qui interrogent le voir comme façon de penser et la prose-poème comme instrument d’exactitude.
Tonalité réflexive et sobre, motifs de lumière et de prisme, scellant la conscience critique de l’atelier.
Descente finale aux travaux de la mort, au jugement et à l’isolement dans une demeure battue par le vent.
Gravité nue et images dépouillées ferment le parcours, conduisant la méditation du visible au silence.
