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Remy de Gourmont

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Beschreibung

Le Songe d'une femme, publié en 1911, est un roman aux accents symbolistes, écrit par Remy de Gourmont, qui s'inscrit dans le mouvement littéraire français du début du XXe siècle. L'œuvre explore les méandres de la psyché féminine à travers le prisme des rêves, des désirs inassouvis et des questionnements identitaires. Le style de Gourmont se caractérise par une prose riche et évocatrice, dont les métaphores et les descriptions créent une atmosphère onirique et introspective, mettant en lumière les luttes émouvantes des femmes de son époque, tout en se démarquant par un ton parfois provocateur et audacieux. Remy de Gourmont, écrivain et critique littéraire, est une figure emblématique du symbolisme et de la modernité littéraire. Son intérêt pour la psychologie et sa profonde sensibilité envers les conditions des femmes dans la société influencent sans doute ses écrits. Gourmont, qui vit à une époque de changements sociaux et politiques significatifs, utilise la littérature comme un moyen d'expression et de réflexion sociale, ce qui trouve un écho particulier dans Le Songe d'une femme. Je recommande vivement ce livre aux lecteurs en quête d'une exploration profonde et nuancée de la féminité et des aspirations humaines. La richesse stylistique de Gourmont et sa capacité à capturer les nuances des émotions féminines font de cet ouvrage une lecture incontournable pour ceux qui s'intéressent à la condition des femmes et aux subtilités de la psyché. Dans cette édition enrichie, nous avons soigneusement créé une valeur ajoutée pour votre expérience de lecture : - Une Introduction succincte situe l'attrait intemporel de l'œuvre et en expose les thèmes. - Le Synopsis présente l'intrigue centrale, en soulignant les développements clés sans révéler les rebondissements critiques. - Un Contexte historique détaillé vous plonge dans les événements et les influences de l'époque qui ont façonné l'écriture. - Une Analyse approfondie examine symboles, motifs et arcs des personnages afin de révéler les significations sous-jacentes. - Des questions de réflexion vous invitent à vous engager personnellement dans les messages de l'œuvre, en les reliant à la vie moderne. - Des Citations mémorables soigneusement sélectionnées soulignent des moments de pure virtuosité littéraire. - Des notes de bas de page interactives clarifient les références inhabituelles, les allusions historiques et les expressions archaïques pour une lecture plus aisée et mieux informée.

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Veröffentlichungsjahr: 2020

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Remy de Gourmont

Le songe d'une femme

Édition enrichie. Exploration des thèmes de l'amour et du désir dans un roman symboliste captivant
Introduction, études et commentaires par Léonard Toussaint
Édité et publié par Good Press, 2022
EAN 4064066076436

Table des matières

Introduction
Synopsis
Contexte historique
Le songe d'une femme
Analyse
Réflexion
Citations mémorables
Notes

Introduction

Table des matières

Entre veille et rêve, l’identité vacille et cherche sa vérité dans le clair-obscur du désir. Dans Le songe d'une femme, Remy de Gourmont convie le lecteur à suivre une conscience au travail, au plus près des vibrations secrètes de l’âme. Plus qu’un récit d’événements, c’est un mouvement intérieur, une chorégraphie d’images et de sensations où la logique des songes tend un miroir au réel. La progression repose sur la résonance plus que sur la causalité, et la lecture se fait écoute. On y avance à pas feutrés, porté par une prose qui préfère l’ellipse à l’affirmation, et la nuance à l’évidence.

Œuvre de la période fin-de-siècle, ce livre s’inscrit dans la veine symboliste dont Gourmont fut l’une des voix singulières. Récit en prose, il privilégie des espaces mentaux et des paysages oniriques plutôt qu’un décor topographique affirmé, plaçant d’emblée le cadre au dedans. Publié au tournant du XXe siècle, à un moment où la littérature française interroge l’intériorité et le langage, il participe à ce mouvement d’expérimentation formelle et de subjectivité accrue. Le songe d'une femme apparaît ainsi comme un laboratoire de sensations et d’idées, un texte qui joue de la porosité entre expérience vécue et fable intérieure.

Sa prémisse tient dans l’exploration suivie d’une figure féminine dont les rêveries, les désirs et les peurs composent un itinéraire intérieur. Les scènes s’ouvrent comme des chambres de mémoire, se referment, puis se répondent par récurrence d’images et variations de motifs, tissant une continuité atmosphérique plutôt qu’une intrigue au sens strict. Le narrateur accompagne sans s’imposer, laissant affleurer la pensée à son propre rythme. L’expérience de lecture est à la fois enveloppante et précise: on est guidé par une voix mesurée, sensuelle sans emphase, qui ménage des silences, installe une lenteur habitée, et sollicite la participation imaginative du lecteur.

La prose adopte une écriture de la suggestion: images filées, métaphores tactiles, couleurs et parfums qui se répondent en échos discrets. Le rythme privilégie des périodes souples, parfois brèves et incisives, parfois amples et ondoyantes, afin d’épouser la mobilité des états d’âme. On y perçoit une attention soutenue aux transitions, à la valeur des connecteurs, à l’ombre portée des mots, qui fait naître des zones de demi-jour propices à l’interprétation. Le ton demeure mesuré, presque confidentiel, sans se départir d’une tenue classique, et l’ensemble produit une musique intérieure qui soutient la tension narrative sans l’alourdir.

Les thèmes majeurs affleurent avec constance: porosité du rêve et du réel, travail du désir, tension entre autonomie et abandon, pouvoir formateur des images. La figure féminine, centre de gravité du livre, n’est pas un simple objet de contemplation; elle devient foyer de perception et agent de sa propre fable, ce qui déplace le regard et redistribue les rapports de force. La mémoire, l’imagination et la chair composent un triangle mobile où s’inventent des possibles. À travers cette dynamique, l’œuvre réfléchit aussi la capacité du langage à créer des mondes, et la lecture à devenir expérience transformatrice.

Pour les lecteurs d’aujourd’hui, cette œuvre garde une force singulière parce qu’elle aborde des questions que notre époque redécouvre: la fluidité des identités, la souveraineté des subjectivités, le besoin d’une attention lente à soi et aux autres. La manière dont le texte articule sensibilité et intelligence, tout en refusant la tyrannie de l’explication, répond au désir contemporain d’expériences esthétiques ouvertes. La présence d’une conscience féminine au cœur du dispositif narratif offre en outre un prisme fécond pour penser le regard, la voix et l’agentivité. Le songe d'une femme demeure ainsi un compagnon de lecture exigeant, mais hospitalier.

Lire ce livre, c’est accepter un pacte d’attention et de disponibilité, et recevoir en retour une amplitude de résonances qui excède la somme des scènes. Inscrit dans l’itinéraire d’un auteur majeur du symbolisme, il offre un visage accessible de l’expérimentation fin-de-siècle: inventif sans hermétisme, sensuel sans lourdeur. Sa manière de faire du rêve un mode de connaissance, et de la prose un instrument de musique, lui conserve une fraîcheur durable. Qu’on y cherche un portrait d’âme, une méditation sur le désir ou un art de la nuance, Le songe d'une femme demeure une entrée privilégiée dans l’univers de Gourmont.

Synopsis

Table des matières

Le Songe d'une femme, récit de Remy de Gourmont, propose l’itinéraire intérieur d’une conscience féminine saisie entre veille et rêve. Sans s’attacher à une intrigue événementielle, le texte installe une situation simple: une femme s’abandonne au sommeil, et ses pensées, nourries d’impressions et de lectures, se réorganisent en figures. Gourmont privilégie la continuité de la sensation et la mobilité de l’image; la narration suit les glissements de l’esprit plutôt que des actions extérieures. Dès l’ouverture, les motifs du désir, de la mémoire et de la liberté s’annoncent comme les ressorts d’une exploration où l’analyse intellectuelle côtoie l’émoi sensuel.

Dans le songe, les frontières entre le corps et le monde s’assouplissent. La rêveuse sent la matière des choses se confondre avec ses nerfs, et la langue intérieure se met à commenter ce flux. Des souvenirs affleurent: impressions de peau, éclats de regards, ombres d’anciennes paroles. L’enjeu n’est pas l’aveu d’un secret, mais la clarification d’un rapport à soi où l’instinct réclame ses droits tandis qu’une culture de la retenue en module l’expression. Gourmont installe ainsi un champ de forces: l’attrait de la volupté, la crainte de l’illusion, et l’exigence d’une lucidité qui veut nommer ce qui, d’ordinaire, se tait.

Peu à peu, le rêve se peuple de silhouettes plus précises. Certaines prennent la forme de compagnons possibles, d’autres d’alliées, parfois hostiles, toujours symboliques. Elles proposent à la rêveuse des scénarios de conduite: fidélité, abandon, mariage rassurant, aventure clandestine, retraite studieuse. Chacun de ces tableaux met à l’épreuve des modèles reçus, dont l’autorité tient autant à la morale sociale qu’à des habitudes intimes. La femme éprouve la tentation de se couler dans les postures que l’on attend d’elle, mais le songe, en amplifiant ses hésitations, lui permet d’en éprouver les limites et de mesurer ce que coûte l’adhésion sans discernement.

Le récit alterne notations sensuelles et paragraphes méditatifs où se formulent, presque comme des aphorismes, des observations sur l’amour, la pudeur, la puissance des mots. La rêveuse découvre que la langue courante trahit souvent l’expérience du désir, qu’elle en durcit les contours ou en maquille la violence. Elle tente d’inventer son propre idiome intérieur, plus nuancé, afin de dire ce qu’elle veut sans emprunter les clichés. Ce travail de nomination accompagne une expérience d’autonomie: au sein du songe, elle prend des décisions, défait des engagements imaginaires, et se figure ce que pourrait être un consentement réellement sien.

Un passage charnière condense ces tensions en une scène presque théâtrale où un choix se présente avec une netteté inhabituelle. À travers l’épreuve de l’offre et du refus, la rêveuse mesure l’asymétrie entre l’élan du corps et les prescriptions qui prétendent en fixer les limites. La scène n’est pas résolue par une morale tranchée; elle éclaire plutôt la logique des attachements et le prix des renoncements. Gourmont y déploie sa méthode: dissiper les prestiges, examiner les raisons, laisser subsister le mystère lorsqu’il ne masque pas l’ignorance mais l’irréductible part d’ombre qui accompagne toute décision intime.

À mesure que le rêve approche du réveil, la narration se décante. Les images ralentissent, et l’attention se reporte sur les moindres sensations de l’être éveillé qui revient. L’intérieur et l’extérieur se réajustent: une lumière, un bruit, un contact relient la pensée à la chambre réelle sans rompre la chaîne des idées. La rêveuse n’a pas trouvé de formule définitive, mais elle a modifié l’angle sous lequel elle s’envisage. Elle tient ensemble des impulsions contradictoires avec plus de patience, et pressent que la liberté ne consiste pas à trancher vite, mais à clarifier ce que l’on assume.

Par sa brièveté et son exigence, Le Songe d’une femme propose moins un drame qu’une mise à l’épreuve de la pensée dans le climat symboliste de la fin de siècle. L’ouvrage s’inscrit dans les préoccupations de Remy de Gourmont pour l’analyse des sentiments, la critique des automatismes moraux et le pouvoir formateur du langage. En prêtant au féminin une intériorité active et lucidement sensuelle, il ouvre un espace où se questionnent les scripts sociaux sans les diaboliser ni les sacraliser. Sa résonance durable tient à cette exploration méthodique, qui laisse au lecteur la responsabilité d’achever les hypothèses esquissées.

Contexte historique

Table des matières

Le songe d’une femme paraît dans la France de la Troisième République, à la charnière du XIXe et du XXe siècle, durant la Belle Époque. Paris concentre alors la vie intellectuelle: Sorbonne, Bibliothèque nationale, Académie, mais aussi cafés et revues. La loi sur la liberté de la presse de 1881 favorise l’essor d’une presse foisonnante et des maisons d’édition littéraires. Fondé en 1890, le Mercure de France devient un pôle des avant-gardes où Remy de Gourmont travaille et publie. Le livre s’inscrit dans cette économie moderne des lettres, marquée par la circulation rapide des idées et la professionnalisation de la critique.

Au plan esthétique, le symbolisme domine les milieux littéraires de la fin du siècle. Le Manifeste de Jean Moréas en 1886, les mardis de Mallarmé et l’autorité de Verlaine diffusent une poétique de la suggestion, du rêve et de la musicalité. Le Mercure de France, animé par Alfred Vallette et Rachilde, accueille ces expérimentations et leur donne une visibilité durable. Remy de Gourmont, critique et romancier, y joue un rôle décisif de passeur. Le songe d’une femme exploite cette atmosphère: primat des correspondances, images allusives, intériorité comme scène principale, contrepoint aux certitudes naturalistes qui avaient dominé la décennie précédente.

Les sciences de l’esprit connaissent alors un essor qui irrigue la culture. À la Salpêtrière, Jean-Martin Charcot médiatise l’hypnose et l’étude des hystéries jusque dans les années 1890; à Nancy, Hippolyte Bernheim défend la suggestion; Pierre Janet élabore une psychopathologie de l’automatisme psychologique. En 1900, L’interprétation du rêve de Freud, publiée à Vienne, circule progressivement dans les milieux savants européens. Alfred Binet expérimente la mesure des processus mentaux. Cet environnement érudit nourrit un imaginaire du rêve, du symptôme et du désir intériorisé. L’ouvrage de Gourmont résonne avec ces débats en privilégiant l’exploration mentale plutôt que l’action spectaculaire.

Le statut des femmes évolue, mais demeure encadré. Le Code civil maintient l’autorité maritale; le suffrage féminin n’adviendra qu’en 1944. Le divorce est toutefois rétabli par la loi Naquet en 1884; la loi Camille Sée (1880) crée des lycées de jeunes filles; en 1907, les femmes mariées peuvent disposer librement de leur salaire. Des militantes comme Hubertine Auclert et Maria Deraismes portent ces revendications dans l’espace public. Parallèlement, la loi de 1892 réglemente le travail des femmes et des enfants. Dans ce contexte, un récit centré sur la vie intérieure et le désir féminin interroge subtilement normes et attentes sociales.

La vie publique est traversée par l’Affaire Dreyfus (1894–1906), qui divise la France, exalte la presse d’opinion et consacre la figure des intellectuels engagés. La publication de J’accuse par Émile Zola en 1898 dans L’Aurore illustre l’irruption des débats juridiques et politiques au cœur de la littérature. Remy de Gourmont, actif au Mercure de France, prend part à la vie critique et stylistique de son temps, soucieux d’indépendance de jugement. Sans traiter ces épisodes, l’œuvre porte la marque d’une époque où la défiance envers les dogmes collectifs, l’examen des preuves et la primauté de la conscience individuelle s’intensifient.

Sur le terrain religieux, la Troisième République mène une politique anticléricale culminant avec la loi de Séparation des Églises et de l’État (1905), précédée par la loi sur les associations (1901) et des mesures contre les congrégations enseignantes. En parallèle, un goût pour le mysticisme et la littérature religieuse traverse la fin de siècle; Huysmans s’y convertit, tandis que Gourmont étudie le latin médiéval dans Le Latin mystique (1892). Ce double horizon, critique et érudit, nourrit une interrogation sur les dogmes, les rites et la morale. Le songe d’une femme réfléchit ces tensions en sondant les contraintes morales intériorisées.

La modernité urbaine transforme les sensibilités. Les Expositions universelles de 1889 et 1900, l’éclairage électrique et l’ouverture du Métro parisien en 1900 redéfinissent rythmes, paysages et sociabilités. L’Art nouveau s’impose dans l’édition, l’affiche et les intérieurs; l’image publique de la femme circule à travers revues illustrées et vitrines. L’essor de la scolarisation et de l’alphabétisation élargit le lectorat; les petits formats et les revues rendent accessibles les fictions d’analyse. Dans ce cadre, la prose travaillée, sensuelle et allusive de Gourmont apparaît comme une réponse raffinée aux chocs de la ville moderne, privilégiant silence, nuance et suggestion.

Remy de Gourmont (1858–1915), Normand installé à Paris, fut un critique prolifique, romancier et chroniqueur du Mercure de France. Atteint d’un lupus du visage au début des années 1890, il mena une vie retirée, consacrée à l’étude, à la correspondance et à l’essai. Ses Promenades littéraires, ses analyses de style et sa Physique de l’amour (1903) manifestent un goût pour l’observation minutieuse et l’indépendance d’esprit. Le songe d’une femme s’insère dans ce parcours: en privilégiant l’introspection et l’éclairage oblique des sentiments, l’ouvrage participe d’une critique feutrée des conventions sociales et littéraires de la Belle Époque, sans prêcher ni démontrer.

Le songe d'une femme

Table des Matières Principale
ANNA DES LOGES A CLAUDE DE LA TOUR
CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES
ANNA DES LOGES A CLAUDE DE LA TOUR
CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
ANNE ET ANNETTE BOURDON A M. AGATHIAS BOURDON
ANNA DES LOGES A CLAUDE DE LA TOUR
CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES
ANNA DESLOGES A M. AGATHIAS BOURDON
ADJUTOR DES FRESNES A AGATHIAS BOURDON
L'ABBÉ JOSEPH LECŒUR A M. AGATHIAS BOURDON
M. AGATHIAS BOURDON A M. L'ABBÉ LECŒUR
AGATHIAS BOURDON A ANNA DESLOGES
VIRGINIA BOURDON A ANNA DESLOGES
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
ANNA DES LOGES A CLAUDE DE LA TOUR
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES
ANNETTE BOURDON A ADÉLAÏDE FAIRLIE
ANNA DES LOGES A CLAUDE DE LA TOUR
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
ANNETTE BOURDON A ADÉLAÏDE FAIRLIE
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
ANNETTE BOURDON A ADÉLAÏDE FAIRLIE
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
ADÉLAÏDE FAIRLIE A ANNETTE BOURDON
XAVIER DE MAUPERTUIS A LA COMTESSE DE TRÉVIRE
ANNA DES LOGES A PAUL PELASGE
ANNETTE BOURDON A ADÉLAÏDE FAIRLIE
LA COMTESSE DE TRÉVIRE A XAVIER DE MAUPERTUIS
PAUL PELASGE A PIERRE BAZAN
PIERRE BAZAN A LA COMTESSE DE TRÉVIRE
PIERRE BAZAN A PAUL PELASGE
XAVIER DE MAUPERTUIS A LA COMTESSE DE TRÉVIRE
ADÉLAÏDE FAIRLIE A XAVIER DE MAUPERTUIS
CLAUDE DE LA TOUR A PAUL PELASGE
PAUL PELASGE A CLAUDE DE LA TOUR
LA MARQUISE DE LA TOUR A PAUL PELASGE
MADAME AGATHIAS BOURDON A PAUL PELASGE
PAUL PELASGE A LA MARQUISE DE LA TOUR
MADAME AGATHIAS BOURDON A LA MARQUISE DE LA TOUR

ANNA DES LOGES A CLAUDE DE LA TOUR

Table des matières

Les Tilleuls, 3 juillet 189.

… Pourquoi ne veux-tu pas me croire? Est-ce donc si rare? Oui, j'ai été heureuse. Ce que tu appelles un songe, je l'ai vécu, ou je l'ai dormi, et je ne suis pas réveillée. Voici le matin; il y a un peu d'inquiétude dans la douceur de mon sommeil, mais je dors encore. Si j'ouvre les yeux, ils garderont le charme des yeux qui viennent de sourire et tu y lirais, j'en suis sûre, une si longue litanie de joies que ton cœur en serait tout enchanté et béni. Maintenant tu les regarderais en vain; ils sont fermés; ils sont pâles, presque mornes. Hier, on me disait que j'ai l'air triste; c'est possible. Je suis si absurdement heureuse que ma figure a pris un peu de la stupidité des bêtes domestiques. C'est parce qu'ils sont heureux que les bœufs paraissent ruminer avec tant de mélancolie. Ainsi je rumine mon bonheur, mais ceux qui me parlent avec componction sont vite punis: j'éclate de rire, j'ouvre les bras, je renverse la tête et j'ai l'air d'une pivoine que le vent relève pour qu'elle reçoive la fraîche ondée jusque dans les derniers replis de sa chair rouge et tendre. Il y a longtemps que M*** s'est aperçu qu'il n'est rien de tel que de me plaindre pour me donner des appétits de volupté. Quand il me demande quel est mon chagrin, je me sens tout à coup exaltée et frissonnante… Que de gens j'ai scandalisés par la naïveté de mes gestes, par ma docilité à répondre à tous les appels de la vie! Que m'importe, puisque je suis heureuse!…

CLAUDE DE LA TOUR A ANNA DES LOGES

Table des matières

Les Pins, 8 juillet.

… Mais, ma chère Anna, je te parlais de bonheur et tu me réponds en me faisant allusion à des plaisirs si fugitifs que, moi, je les compte pour rien dans mon existence? Peut-être que leur absence rendrait le bonheur impossible, mais seuls ils sont bien peu et parfois… Quelle humiliation de crier comme une bête folle entre deux jaillissements de larmes! Ce n'est pas là ton secret. Il est dans ta nature, il est dans les hasards qui ont arrangé ta vie… Plus tu seras heureuse, plus je t'aimerai, mais pourquoi es-tu heureuse?