Le pouvoir de notre assiette - Solagro - E-Book

Le pouvoir de notre assiette E-Book

Solagro

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Beschreibung

Peut-on à la fois nourrir les hommes en améliorant leur santé, lutter contre le changement climatique, améliorer le revenu et la fonction des agriculteurs et pêcheurs, restaurer les écosystèmes, fournir de nouvelles productions et de nouveaux services, intégrer le bien-être animal, garantir la qualité des produits, offrir saveurs, terroirs et paysages ? Le tout en solidarité avec le reste du monde. La liste est longue des injonctions adressées à l’agriculture.
SOLAGRO propose une « Assiette Afterres 2050 » qui tente de concilier ces différents impératifs et constitue un cap vers lequel il faut tendre pour un avenir soutenable et possible.
Ce livre est le prolongement du scénario Afterres, exercice de prospective portant sur le système agricole français - du champ à l’assiette - qui permet de poser les bases physiques du débat à ouvrir.
Il questionne les enjeux de notre alimentation. Il ne prétend pas couvrir ce vaste sujet de façon exhaustive, mais l’éclairer à partir des travaux menés par Solagro et quelques partenaires depuis dix ans. L’objectif est, à partir d’éléments factuels, d’analyser les impacts de différents régimes alimentaires et de voir vers lesquels il est souhaitable, voire indispensable d’évoluer pour préserver le climat, nos ressources naturelles et notre santé.



À PROPOS DE L'AUTEUR

SOLAGRO, entreprise associative, est née en 1981 à Toulouse de la volonté d’agriculteurs, de chercheurs et de professionnels partageant un intérêt commun pour la Maîtrise de l’énergie, les énergies renouvelables, la réduction des GES et la préoccupation environnementale en agriculture, afin d’aller vers une gestion économe, solidaire et de long terme des ressources naturelles.
La force de cette vision avant-gardiste, alliée à la complémentarité des points de vue confrontés tout au long de l’évolution de l’activité, ont constitué le socle d’une expertise solide et reconnue.

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Seitenzahl: 125

Veröffentlichungsjahr: 2023

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Collection Ruptures

Les Éditions Utopia

61, boulevard Mortier – 75020 Paris

[email protected]

www.editions-utopia.org

www.mouvementutopia.org

Diffusion : CED

Distribution : DOD&Cie/Daudin

© Les Éditions Utopia, janvier 2023

SOMMAIRE

Remerciements

Solagro

Introduction

1. L’alimentation un enjeu majeur

Notre alimentation menace le climat

Notre alimentation menace la biodiversité

Notre alimentation menace la ressource en poisson

Notre alimentation menace notre santé

2. Les éléments structurants de notre modèle agricole

Une perte de terres agricoles : l’augmentation de l’artificialisation des sols

Les surfaces agricoles actuelles orientées vers la production animale

Des rendements agricoles qui stagnent et des rendements bio plus faibles

L’empreinte agricole en France

3. Notre alimentation peut changer le monde : vers une alimentation végétale et bio

Les consommateurs de « bio et végétal »

Une empreinte environnementale moins importante pour les consommateurs de « végétal et bio »

Le bio et le végétal favorisent la biodiversité

Une assiette plus végétale et plus bio permet de vivre en meilleure santé

4. L’assiette Afterres : plus bio, plus végétale

L’assiette Afterres

Objectifs de l’assiette Afterres et transition agricole

Conclusion

Postfaces

Des recommandations nutritionnelles de santé publique pour la population française qui intègrent la santé de la planète !

La pêche reste la grande oubliée des débats sur l’alimentation

L’Alliance Slow Food des Cuisiniers

Annexes

Des actions exemplaires qui montrent que la transition est possible

Les sources de données

L’Assiette Afterres

Notes

Les Éditions Utopia

Remerciements

Merci à Philippe Pointereau, de Solagro, qui a coordonné l’ensemble de l’écriture de l’ouvrage, en a rédigé la plus grande partie et a compilé et synthétisé l’ensemble des données scientifiques disponibles.

Merci à Franck Pupunat, animateur du mouvement Utopia, pour sa détermination sans faille, sans qui le livre n’aurait jamais vu le jour.

Merci à Jean Pierre Hardy, du mouvement Utopia, pour son suivi de l’ouvrage et ses relectures attentives.

Solagro est une entreprise associative, créée en 1981. Depuis ses origines, elle imagine, promeut et accompagne les transitions énergétique, agroécologique et alimentaire.

Solagro se caractérise par son approche systémique, approche aujourd’hui indispensable pour aborder la complexité des défis qui sont devant nous : adaptation au changement climatique, remplacement du carbone fossile, développement des énergies renouvelables et de systèmes agricoles pérennes, lutte contre les pollutions et perte de biodiversité…

L’équipe pluridisciplinaire de professionnels et de bénévoles de Solagro intègre des compétences en énergétique, agronomie, sciences humaines et sociales. Elle sait également s’entourer de nombreux partenaires et faire dialoguer les disciplines entre elles.

Solagro couvre une diversité de thématiques, parmi lesquelles : l’agroécologie-biodiversité, l’agriculture-énergie-climat, la méthanisation, la bioéconomie, les bioressources, les stratégies territoriales. Son activité s’articule autour de trois métiers principaux : ingénierie et conseil, recherche et prospective, formation et information. Solagro participe également au débat public et aux rencontres citoyennes, intervient dans les médias et organise ses propres rendez-vous : Université Afterres2050, colloques ou webinaires pour partager et mettre en discussion ses résultats.

Solagro travaille auprès des porteurs de projets, agriculteurs, collectivités territoriales et entreprises pour accompagner leurs projets de transition agricole et alimentaire, de maîtrise des consommations d’énergie ou encore de production d’énergies renouvelables.

Depuis 2010 Solagro développe un scénario de transition agricole, alimentaire et d’usage des terres : Afterres2050. Couplé au scénario NégaWatt, il permet de guider la construction et l’appropriation partagées d’une vision de long terme du modèle agricole français. Solagro en a fait sa feuille de route pour orienter ses propres actions.

Le scénario Afterres2050 a été imaginé pour répondre à de nombreux enjeux concernant le climat, les ressources, la biodiversité, les paysages, l’air, l’eau, le sol, le bien-être animal, la sécurité alimentaire, la santé des populations, l’énergie, sans oublier les questions socioéconomiques telles que la qualité de vie des agriculteurs et agricultrices, l’emploi et la viabilité des exploitations et des filières. Il a été construit dans le cadre d’une démarche collective incluant agriculteurs, scientifiques, institutions et citoyens. Il n’est ni une prédiction, ni une prescription, il résulte d’une démarche prospective d’exploration des possibles en prenant en compte l’ensemble des paramètres, des impacts et enjeux..

Le scénario Afterres2050 se fixe comme objectifs à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique mais aussi une des causes d’érosion de la biodiversité, de restaurer la qualité des masses d’eau et d’accroître la biodiversité ordinaire et patrimoniale. Basé sur un modèle biophysique, Afterres2050, en quantifiant les différents flux, démontre que cela est possible.

Mais cette transition basée sur le changement de notre alimentation et de nos pratiques agricoles ne pourra se faire sans une sobriété renforcée.

Introduction

Peut-on à la fois nourrir les hommes, lutter contre le dérèglement climatique, améliorer le revenu des agriculteurs, restaurer les écosystèmes, fournir de nouvelles productions et de nouveaux services, améliorer le bien-être animal, garantir la qualité des produits alimentaires, améliorer la santé des consommateurs, offrir saveurs, terroirs et paysages ? le tout en solidarité avec le reste du monde.

La liste est longue des injonctions souvent contradictoires adressées à l’agriculture. Le scénario Afterres 2050, exercice de prospective portant sur le système alimentaire français – du champ à l’assiette – permet de poser les bases physiques – limites et possibilités – du débat à ouvrir.

SOLAGRO propose une « assiette Afterres » qui tente de concilier ces différents impératifs.

Cette assiette dessine un avenir soutenable et possible avec les cartes que nous avons déjà en main, pourvu que l’ensemble des parties prenantes – des consommateurs aux agriculteurs - les joue en cohérence, dans un cadre qui reste à co-construire pour un nouveau contrat entre agriculture et société.

Ce livre porte sur les enjeux de notre alimentation. Il ne prétend pas couvrir ce vaste sujet de façon exhaustive, mais l’éclairer à partir des travaux menés par Solagro et quelques partenaires depuis une dizaine d’années. L’objectif est, à partir d’éléments factuels, d’analyser les impacts de différents régimes alimentaires et de voir vers lesquels il est souhaitable, voire indispensable d’évoluer pour préserver le climat, nos ressources naturelles et notre santé.

Chapitre 1

L’alimentation un enjeu majeur

Tout comme nos consommations en général, notre alimentation, pour nous, habitants des pays industrialisés, n’est pas soutenable et ses effets sont délétères à plusieurs titres :

• pour le climat tout d’abord, car le système alimentaire mondial est en effet directement responsable d’un rejet massif de gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane et protoxyde d’azote) ;

• pour la biodiversité qui s’effondre dans le monde comme en France du fait des pressions exercées par l’agriculture sur les différents écosystèmes ;

• pour la ressource en poisson et les équilibres marins qui se dégradent ;

• pour notre santé avec l’augmentation continue de maladies chroniques liées à notre alimentation et à l’usage des pesticides.

Notre alimentation menace le climat

L’empreinte carbone de l’alimentation humaine est l’un des facteurs-clés du dérèglement climatique. Le système alimentaire mondial est en effet directement responsable d’un rejet massif de gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane et protoxyde d’azote) dans l’atmosphère et met en danger l’habitabilité même de notre planète pour l’espèce humaine.

L’habitabilité de la Terre en jeu

D’après l’Organisation météorologique mondiale, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint un record jamais égalé depuis des millions d’années (+ de 410 ppm en moyenne en 2020 malgré la pandémie) avec un taux de CO2 atmosphérique aujourd’hui de 46 % plus élevé que celui de l’époque préindustrielle (avant 1750).

Ce qui est en jeu à moyen terme c’est bien l’habitabilité de la Terre : le phénomène de « chaleur humide » va rendre la vie impossible sur de nombreux territoires et notamment en Inde, en Asie du Sud-Est, au Moyen Orient, etc. Ailleurs le dérèglement aura des effets catastrophiques sur tous les continents avec des événements climatiques extrêmes, la montée du niveau de la mer, etc.

Notre trajectoire actuelle nous amène vers une augmentation moyenne des températures comprise entre +3° et +4° à l’horizon de la fin du siècle, voire avant.

Afin de ne pas entrer dans un « emballement climatique » que l’humanité ne pourrait plus maîtriser, la COP 21 a fixé en 2015 comme objectif une diminution à l’échelle mondiale des émissions nettes de gaz à effet de serre dues à l’activité humaine d’environ 45 % d’ici à 2030, pour espérer atteindre un niveau « net zéro » d’émissions à l’horizon 2050.

Or, si l’agriculture est un des secteurs les plus impactés par les aléas climatiques, elle est aussi un des secteurs les plus émetteurs de GES, si l’on y inclut tous les intrants, les machines agricoles, les transports, l’industrie agroalimentaire et la déforestation.

La chaîne alimentaire mondiale pèse pour un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

C’est donc le modèle alimentaire et agricole mondial qu’il est aujourd’hui nécessaire de remettre en question de façon urgente.

Les tendances actuelles de l’évolution de notre système alimentaire mondial aggravent la situation

L’étude de Springmann et al. publiée en 20181, dirigée par Marco Springmann de l’Université d’Oxford, met en évidence une tendance catastrophique :

Les chercheurs ont modélisé l’évolution entre 2010 et 2050 des systèmes alimentaires de 159 pays sur la base de 62 produits agricoles entre 2010 et 2050 en faisant varier les régimes alimentaires, la performance des pratiques agricoles, et la réduction des pertes alimentaires. Les impacts environnementaux ont été mesurés au travers de cinq indicateurs : les émissions de GES, l’empreinte eau bleue (eau captée servant notamment à l’irrigation), l’occupation du sol et la consommation de phosphore et d’azote chimique.

Le scénario tendanciel avec une population mondiale qui se situerait entre 8,5 et 10 milliards d’habitants en 2050, et avec un triplement du revenu global, conduirait à un accroissement des émissions de GES du système alimentaire mondial de 87 %, des besoins en terres cultivées de 67 %, de l’empreinte eau bleue de 65 %, de l’application du phosphore de 54 % et de l’azote chimique de 51 %.

La trajectoire actuelle concernant le système alimentaire mondial en 2050 est donc une augmentation de 87 % des GES alors qu’il faudrait baisser les émissions et viser la neutralité carbone. L’agriculture est en effet un des rares secteurs économiques à pouvoir contribuer directement à l’augmentation du stock de carbone via les sols agricoles et la présence d’arbres. Un nouveau système alimentaire pourrait aussi mettre fin à la déforestation.

En France, l’empreinte GES du système alimentaire est déterminante

En 2019, l’agriculture était responsable de 19 % des émissions territoriales de GES de la France2. Si l’on s’intéresse à l’empreinte alimentaire d’un Français, celle-ci représentait en 2012 24 % de son empreinte carbone totale3.

Or, la France vise aujourd’hui la « neutralité carbone » en 2050. En fait il s’agit d’un objectif de « zéro émission nette » , car le gaz carbonique n’est pas le seul en jeu, le méthane et le protoxyde d’azote étant aussi visés, tous deux émis essentiellement par l’agriculture. Cette « neutralité climatique » prend également en compte les puits de carbone, intrinsèquement liés aux activités agricoles et forestières : les prairies, les forêts et plus généralement les sols.

Or l’empreinte carbone de notre assiette actuelle (conventionnelle) sortie de ferme est supérieure à notre « quota » total d’équivalent CO2 de 2050 (soit 1,9 t CO2 éq). Ce qui n’est bien sûr pas tenable, car nous devons aussi cuisiner, nous déplacer, nous chauffer ou nous vêtir…

Les chiffres-clés pour comprendre comment agir :

• L’empreinte carbone totale des ménages en France est de 605 MtCO2 éq en 2019, soit 9 tonnes CO2 éq par habitant, soit 49 % de plus que les émissions territoriales évaluées à 405 millions de tonnes CO2 éq, soit 6 tonnes CO2 éq par habitant4. La baisse observée des émissions territoriales masque en fait la croissance des émissions importées.

• L’empreinte carbone de l’alimentation représente 24 % du total de nos émissions.

• Les transports (marchandises et transports des ménages dédiés à l’alimentation) représentent 19 % de l’empreinte carbone de l’alimentation.

• La production agricole totalise les 2/3 de l’empreinte carbone totale de l’alimentation.

– Le méthane (CH4) pèse pour 44 % des émissions de la production agricole ; il est issu de la fermentation entérique des ruminants et des effluents d’élevages.

– Le protoxyde d’azote (N2O) représente 34 % des émissions de l’agriculture ; il provient principalement de la fabrication et de l’usage d’engrais azotés sur les sols agricoles.

On le voit, le méthane et le protoxyde d’azote sont donc deux leviers-clés sur lesquels il est nécessaire d’agir pour diminuer nos émissions de GES. Ils renvoient directement aux parts carnée et lactée de notre alimentation. Ils mettent en lumière également la non-durabilité de nos pratiques agricoles et de nos consommations.

Le système alimentaire mondial en général et français en particulier n’est aujourd’hui pas compatible avec les objectifs de diminution des émissions de gaz à effet de serre. De même, ce système alimentaire menace l’équilibre des écosystèmes et la biodiversité. Cette situation est cependant à considérer pays par pays et à l’intérieur des pays, avec d’un côté des pays en surconsommation alimentaire et où s’étend l’obésité, et d’un autre des pays où la sous-alimentation est endémique.

Notre alimentation menace la biodiversité

Notre planète connaît un effondrement de la biodiversité : de nombreuses espèces animales et végétales disparaissent, que ce soit sur terre ou sur mer. En France, on constate ce phénomène pour de nombreuses espèces. Il est d’ailleurs établi que la cause principale de cette perte de biodiversité est directement liée à notre système alimentaire.

Le constat dramatique de l’IPBES

« La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier », alertait dès 2019 le rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)5.

Josef Settele, agrobiologiste au centre -Helmholtz pour la recherche environnementale à Halle, en Allemagne, déclare « Le tissu vivant de la Terre, essentiel et interconnecté, se réduit et s’effiloche de plus en plus […] Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace directe pour le bien-être de l’humanité dans toutes les régions du monde. »

Le rapport estime « qu’environ 1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies, ce qui n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité […] Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces locales dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d’au moins 20 % en moyenne. Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. La situation est moins claire pour les espèces d’insectes, mais les données disponibles conduisent à une estimation provisoire de 10 % d’espèces menacées. Au moins 680 espèces de vertébrés ont disparu depuis le xvie siècle et plus de 9 % de toutes les races domestiquées de mammifères utilisées pour l’alimentation et l’agriculture avaient disparu en 2016, et 1 000 races de plus sont menacées […] En 2015, 33 % des stocks de poissons marins ont été exploités à des niveaux non durables ; 60 % l’ont été au niveau maximum de pêche durable, et seulement 7 % à un niveau inférieur à celui estimé comme étant durable ».

Entre 1990 et 2015, quelque 290 millions d’hectares de forêts primaires ont disparu à travers la planète selon le rapport. Les zones humides disparaissent, elles, à un niveau trois plus élevé : plus de 85 % de celles qui existaient dans les années 1700 n’existaient plus en 2000.

La coprésidente du rapport d’évaluation, -Sandra Díaz6, précise : « Les contributions apportées par la biodiversité et la nature aux populations sont notre patrimoine commun et forment le plus important “filet de sécurité” pour la survie de l’humanité. »

L’impact de l’agriculture sur la perte de la biodiversité