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Un autre pas dans la guérison,
un souhait de vie plus fort que la mort,
écrire l'universalité pour rendre visible l'invisible.
Das E-Book Le premier pas wird angeboten von Books on Demand und wurde mit folgenden Begriffen kategorisiert:
poésie, émotion, amour, découverte de soi, poésie contemporaine
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Seitenzahl: 51
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Est bavardage toute conversation avec quelqu’un qui n’a pas souffert”
- Emil Cioran
J’écris l’universalité
pour rendre visible l’invisible.
Des phrases, comme ça, me sont venues. Elles sont arrivées à moi un peu partout. Mais désormais elles sont là, sur le papier, et elles existent.
Ce que vous allez trouver au sein de ce recueil n’est rien de plus que des fragments de ma vie, de ce qui me compose, de ce qui fait de moi, moi et rien d’autre.
Je n’ai pas la prétention d’avoir écrit ici ce qu’on appelle de “la grande littérature” (qui est une expression un peu vide) mais j’ai écrit ce qui me semblait juste sur le moment.
J’ai déposé mes peines et mes joies à vos pieds mais j’espère aussi avoir fabriqué un peu d’espoir, un espoir assez fort pour vous aider à vivre un peu mieux les jours sombres et à profiter un peu mieux des jours clairs.
J’aime sublimer la vie, j’aime vous avoir comme lecteurs, j’aime ce que l’écriture me permet de vivre, j’aime ma communauté.
Bref, ce recueil est à vous et pour vous.
Écrire l’universalité pour rendre visible l’invisible.
Si vous voulez me lire quotidiennement, n’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram (@thepangsofasoul). Notre petite communauté s’agrandit de jour en jour et je ne trouve qu’une seule chose à vous dire : merci encore et toujours. Merci.
Deuil et souffrance
Se relever
Ecrire pour guérir
La force de l’amour
Corps et images
La nature pour refuge
Deux heures du matin
“c’est fini”,
elle ne reviendra pas, plus.
C’est trop tard pour les regrets.
Les yeux fixes,
un poids sur la poitrine,
des jambes que je ne sens plus,
elle est partie,
pour de bon
et elle ne
reviendra plus.
- se sentir tomber
Dans les couloirs
de l’hôpital je revois
le sourire des infirmières
quand je suis allée la voir
pour la dernière fois.
De cette nuit,
je me rappelle
la sensation des jambes
qui vacillent,
et les pleurs silencieux.
Je me rappelle aussi du froid,
de la peur,
de la douleur dans le regard
de mes proches,
de la première fois
que je vois toute ma famille pleurer.
A ce moment-là j’ai su
que plus rien ne serait comme avant.
Le ciel a ton visage
depuis que je ne le vois plus sur Terre.
Je n’ai, malgré tout, jamais cessé de t’aimer,
je te le promets.
Quand j’ai su que tu étais malade,
j’ai fui,
j’ai voulu faire comme si cela n’existait pas,
comme si des années n’allaient pas
nous être volées,
comme si ce mot imprononçable et tabou
de “cancer” n’allait pas devenir
ma raison principale de pleurer.
- déni
Je t’ai vue changer avec le temps,
on se ressemblait tellement avant…
Comment la maladie a-t-elle pu m’enlever
mon seul miroir fiable en ce monde ?
Le monde entier a pleuré pour toi
quand tu t’es éteinte un matin,
ton parfum était partout,
ce sept novembre ressemblait
à un long murmure de vingt-quatre heures
où les oiseaux chantaient ton nom,
le vent criait la femme que tu étais
et qui a disparu dans les méandres
d’un souvenir.
Dans le chaos et dans la peine,
il y a eu des éclats de rire,
de l’espoir,
de l’amour.
Depuis ce jour-là
j’ai compris que rien ne pouvait être détruit
au point de ne jamais pouvoir être reconstruit.
Si un sourire a pu survivre
face à la mort,
tout peut survivre face lol
à la peur, aux doutes, à la tristesse.
La mort a ce pouvoir étrange
de trier les relations,
de mettre en lumière ceux
qui t’aiment et qui feront bouclier
pour éviter que ta douleur ne t’emporte
dans des abysses sans issue,
qui penseront tes plaies
pour que tes cicatrices ne soient pas douloureuses,
mais de mettre également à jour
ceux qui ne sont à tes côtés que de manière passagère.
Ces personnes-là auront comme priorité absolue
de continuer leur vie comme si de rien n’était,
de ne surtout rien changer à leurs plans de départ
et surtout de s’occuper de ce qui ne les regarde pas.
J’ai le souvenir douloureux qu’une ancienne amie
a un jour osé m’envoyer un sms
pour me dire qu’elle était au cimetière,
devant la tombe de ma mère,
pour qu’elle ne soit pas seule.
J’ai entendu dans ce message :
“comme tu n’es pas là, moi j’y suis”.
J’ai longtemps continué
à essayer de t’appeler après ta mort
pour entendre ta voix sur le répondeur
jusqu’à ce qu’une voix métallique me réponde un jour
“ce numéro n’est plus attribué”.
- mon coeur s’est à nouveau brisé
Préparer ton enterrement
a été un soulagement pour moi
parce que je préparais mon au revoir
et je voulais faire quelque chose qui te ressemblait,
quelque chose d’assez fort
pour ressembler à la femme que tu étais,
pour que ton image ne s’évapore pas complètement
dans la mémoire des gens
et pour moins pleurer quand à l’avenir
je repenserai à ce souvenir.
Et je crois que j’ai réussi.
Quand je repense à ce jour,
ce n’est pas la douleur qui me broie le coeur,
mais c’est une vague d’amour qui me permet de respirer
un peu mieux
qui me vient à l’esprit.
Ce n’est pas des larmes de peine qui coulent
sur mes joues
mais de joie d’être si bien entourée par des personnes
aussi merveilleuses.
Des fois je culpabilise
de ne pas me souvenir
qu’aujourd’hui nous sommes le sept
et que ça fait un, deux ou trois mois
que tu es partie de cette Terre.
Puis je me souviens
que ton souvenir n’a jamais quitté mon esprit,
que tu es chaque jour avec moi,
que tu guides chacune de mes décisions,
que le monde entier te ressemble,
que ma force de vivre vient uniquement
de ce que tu m’as laissé en étant ma maman.
Alors je suis heureuse d’oublier cette date,
car ton souvenir ne disparaît jamais
et les jours sont moins amers.
Quand je suis retournée
dans notre ancien appartement,
celui où nous avons vécu tous les quatre
pendant longtemps,
