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Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur le scandale du Watergate en moins d’une heure !
Dans la nuit du 17 juin 1972, à Washington, cinq personnes s’introduisent dans l’immeuble du Watergate, siège du Parti démocrate. Ce qui n’aurait pu être qu’un simple cambriolage s’avère d’emblée plus complexe qu’il n’y paraît : les suspects sont loin d’avoir le profil de cambrioleurs, ressemblant davantage à des agents secrets. L’un d’eux, colonel réserviste de l’armée de l’Air, est d’ailleurs un ancien membre du FBI et de la CIA.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
• Le contexte de l’époque
• Les acteurs principaux qui ont pris part à l’événement
• Le scandale du Watergate
• Les répercussions de l’événement
Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES | Grands Événements », Quentin Convard nous plonge au cœur du scandale qui a fait entrer les États-Unis dans une période de profonds doutes. Entre roman policier et bataille législative, l’enquête lève le voile d’une corruption qui touche tous les niveaux du pouvoir américain. Si pendant longtemps Nixon fait tout ce qu’il peut pour masquer la vérité, l’étau se resserre peu à peu autour de lui. »
Stéphanie Dagrain
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grands Événements
La série « Grands Événements » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante faits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur un sujet précis, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire.
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Seitenzahl: 28
Veröffentlichungsjahr: 2015
Quand ? Du 17 juin 1972 au 9 août 1974.
Où ? À Washington DC.
Contexte ? La réélection de Richard Nixon.
Protagonistes ?
Richard Nixon, homme d’État américain (1913-1994).
Sam Ervin, homme politique américain (1896-1985).
Répercussions ?
Crise de confiance des Américains à l’égard de la fonction présidentielle.
Remplacement de Nixon par Gerald Ford (1913-2006) à la Maison-Blanche.
Comment un vulgaire cambriolage peut-il entraîner deux ans plus tard la démission du président des États-Unis ? Entre roman policier et bataille législative et judiciaire, le scandale du Watergate voit se succéder entre 1972 et 1974 les révélations et les démissions de hauts fonctionnaires, avec en ligne de mire la folie paranoïaque et omnipotente de l’administration Nixon. En outre, il prouve que la démocratie américaine s’est construite sur des garde-fous et une presse libre, évitant les débordements qu’un président avide de pouvoir et de contrôle peut provoquer.
L’affaire du Watergate est pour les États-Unis l’un des événements majeurs de la seconde moitié du XXe siècle. Concomitant à la fin de la guerre du Viêt Nam (1954-1975) et à la crise économique qui s’annonce, ce scandale marque la fin d’une ère et fait entrer les États-Unis dans une période de doute.
En 1972, se tiennent les élections présidentielles qui opposent le président sortant, Richard Nixon, au démocrate George McGovern (1922-2012). Élu en 1968, Nixon peut se vanter d’avoir apaisé les relations tendues avec l’URSS et contribué au redémarrage de l’économie ainsi qu’à l’envoi d’astronautes sur la Lune. Mais la sécurité et le contrôle l’obnubilent par-dessus tout. Ainsi, pendant son premier mandat, il ôte toute responsabilité au cabinet de la Maison-Blanche afin de mieux concentrer le pouvoir entre les mains de quelques collaborateurs en qui il a entièrement confiance, tels que Henry Kissinger (né en 1923), John Ehrlichman (1925-1999) et Robert Haldeman (1926-1993). Ce dernier, qui travaillait auparavant dans la publicité, aide le Californien à transformer la Maison-Blanche en un outil de communication permanent, le chef d’État étant obsédé par son image, par l’information et par la maîtrise de celle-ci.
Face au président sortant se trouve le sénateur démocrate du Dakota du Sud, George McGovern, farouche opposant à la guerre du Viêt Nam. Celui-ci prône l’instauration d’un revenu minimum et plaide pour mettre en place de meilleures relations avec Fidel Castro (homme d’État cubain, né en 1926). Considéré comme trop à gauche, le candidat démocrate n’est pas vraiment une sommité et ne doit par ailleurs son investiture qu’au désistement des deux ténors du parti, Edmund Muskie (1914-1996), le sénateur du Maine, et Edward « Ted » Kennedy (1932-2009). Le premier est victime d’un complot orchestré par le Parti républicain, qui a livré à la presse une lettre dans laquelle Edmund Muskie dénigrait les Franco-Canadiens. La lettre se révélera être un faux, mais sa réputation ne s’en relèvera jamais. Ted Kennedy, quant à lui, a quitté la campagne dès 1969, suite à l’accident de Chappaquiddick dont il est responsable et qui a provoqué la mort de sa collaboratrice. Par conséquent, les élections ne devraient être qu’une simple formalité pour Nixon.
Le début des années soixante-dix est marqué aux États-Unis par différents mouvements contestataires. Les Black Panthers (mouvement révolutionnaire afro-américain) et les Weathermen
