Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Toujours aussi passionné par les énigmes historiques, Emmanuel de Careil vous entraîne, cette fois-ci, sur les traces de deux intrigues particulièrement complexes pour des raisons à la fois politiques et religieuses. Ces deux enquêtes vous font découvrir, comme si vous y participiez, ce travail minutieux et parfois dangereux qui permet de déterrer quelques sombres affaires tombées dans l’oubli… Toutes les vérités sont-elles bonnes à entendre ?… Dans ce nouvel ouvrage, digne d’un roman d’espionnage, l’auteur vous dévoile certains passages méconnus de l’Histoire en vous faisant revivre, le plus fidèlement possible, ses recherches captivantes qui mettent à jour quelques vérités passées volontairement sous silence, comme l’incroyable histoire de Mayerling ou encore, le mystérieux contenu du trésor des Wisigoths enfoui dans le Sud-Ouest de la France.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Né en 1950 dans le Vercors,
Emmanuel de Careil a connu une brillante carrière technico-commerciale dans une multinationale française. Depuis 1999, il consacre pleinement son esprit cartésien à ses passions pour l’écriture, l’Histoire et les sciences dites occultes. Avec une démarche alliant le journalisme à l’enquête policière, il défie les mythes et les légendes pour en apporter les preuves.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 572
Veröffentlichungsjahr: 2021
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Emmanuel de CAREIL
Le Secret de Mayerling
et le trésor du Razès
Roman
Cet ouvrage a été composé et imprimé en France par
Libre 2 Lire
www.libre2lire.fr – [email protected]
9, Rue du Calvaire – 11600 ARAGON
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN Papier : 978-2-38157-166-9
ISBN Numérique : 978-2-38157-167-6
Dépôt légal : Juin 2021
© Libre2Lire, 2021
Autres parutions d’Emmanuel de Careil
Errare Humanum Est –Ou comment diriger sa vie
Ouvrage de développement personnel
Éditions Ixcea
La planète démasquée
Roman
Éditions Ixcea
Le chemin de la réussite
(Nouvelle version de Errare humanum est)
Ouvrage de développement personnel
Éditions La plume de PAN
Balade au cœur de l’Histoire : Thuir
Guide historique et touristique
de la ville de Thuir (66)
Éditions Alliance
Le manuel d’ALFRED
Ouvrage de développement personnel
Éditions Dangles (groupe Piktos)
Le trésor des Cathares : Rennes-le-château ou Montségur ?
(Version intégrale)
Roman
Éditions Libre2lire
Avant-propos
Dans son dernier roman, Emmanuel de Careil, amateur d’histoires occultes et d’affaires policières, nous avait livré une réflexion personnelle, née de ses recherches sur le trésor des Cathares, l’incroyable fortune des Wisigoths, ainsi que d’autres énigmes bien plus étranges.
S’appuyant sur des éléments historiques réels, l’auteur nous fait cette fois plonger dans une intrigue policière qui entraînera le lecteur dans les fins fonds occultes de l’Histoire, à la découverte de trésors incroyables, tout en essayant de démêler l’écheveau de quelques affaires troubles et tristement célèbres.
Il est cependant nécessaire de préciser que certaines informations citées tout au long de cette enquête ne sont que des éventualités destinées à compléter et améliorer agréablement le récit. Il est donc tout à fait inutile de vouloir en tirer des conclusions, quelles qu’elles soient.
De même, toute ressemblance avec certains personnages du livre ne serait que pure coïncidence, contrairement aux lieux géographiques qui, eux, existent réellement.
C’est pour toutes ces raisons que cet ouvrage ne peut en aucun cas être considéré comme un livre historique, mais bien comme un roman !...
Préface
Après « La Planète Démasquée » et « Le trésor des Cathares », deux livres où Emmanuel de Careil excelle dans le roman historique-fiction, par ses recherches sur les énigmes non élucidées et les secrets enfouis, ce nouvel ouvrage nous emmène sur le terrain de trois nouvelles enquêtes menées de main de maître avec la persévérance et l’exactitude des faits historiques, comme le fait habituellement l’auteur.
Le cadre est toujours notre belle région de l’Aude, Rennes le Château, Rennes les Bains, qu’il a arpenté inlassablement, retrouvant la trace du trésor des Cathares, des Wisigoths, du III Reich, de Blanche de Castille, de l’Arche d’Alliance, tout en mettant aussi en avant la non moins célèbre affaire de Mayerling et j’en passe…
Partageant ses hypothèses lors de ses rencontres avec Jean Pellet, un des plus anciens chercheurs de trésors de la Haute Vallée, Emmanuel de Careil met à jour des vérités historiques méconnues.
Ce travail sérieux révèle au grand public les liens directs et indirects entre les diverses légendes issues de l’Histoire, car l’auteur dissèque toutes les hypothèses par ses investigations longues et minutieuses.
Bien que romancé ce livre s’appuie sur des faits historiques réels, et je remercie ce chercheur de vérité de mettre à l’honneur l’Histoire de notre région si fertile en énigmes, puisque depuis plus de 10 ans, date de notre rencontre à Rennes le Château, mon village d’adoption, il ne désarme pas, quête sans relâche pour les vérités historiques méconnues.
Merci à vous Emmanuel de Careil.
Marie-Laure Busquet
(Directrice Tourisme Rennes le Château 2004-2011)
Personnages du livre
Comme à mon habitude, et afin de rendre le livre plus facile à lire, je pense qu’il est préférable de vous présenter d’abord les intervenants, comme je le fais dans chacun de mes livres.
Cela permettra de pouvoir rédiger mon roman normalement, sans avoir besoin de vous décrire les personnages au fur et à mesure qu’ils arrivent dans l’histoire, faisant perdre ainsi le fil du sujet.
D’autre part, si en cours de lecture, vous ne vous souvenez plus du descriptif de l’individu, il vous suffit de revenir à ce chapitre pour en trouver toutes les caractéristiques.
Certaines de ces personnes font partie de mes amis dont quelques-uns ont largement contribué à la rédaction d’autres romans ; les lecteurs retrouveront donc des descriptifs identiques pour les noms communs aux autres livres, ceux-ci n’ayant pas changé depuis.
Denis Gaillard, de par ses fonctions secrètes, ne fait pas partie directement de mon cercle d’amis, mais contribue toujours très largement aux recherches dont nous avons besoin.
Comme vous pourrez le constater aussi, Nadine de Batz, qui est historienne mais aussi et surtout une amie intime, est toujours passionnée par mes recherches qu’elle suit de près. Elle m’est, d’ailleurs d’une aide précieuse, professionnellement parlant, et se trouve fréquemment à mes côtés.
Concernant le sujet traité ici, c’est avec plaisir que j’ai accepté l’aide de quelques-unes de mes relations pour mettre à jour ces découvertes ahurissantes, tant au niveau historique, que religieux ou même politique.
De plus, le hasard m’ayant fait rencontrer, Maylis Blanchefort, une journaliste de talent passionnée par les affaires étranges et énigmes en tout genre, cette histoire qui aurait pu être relativement simple, s’est très nettement compliquée.
Pour ce livre, principalement historique mais un peu policier aussi, j’ai fait appel à quelques proches afin d’obtenir plus rapidement des réponses, comme cela n’aurait pu être le cas si je m’étais adressé directement aux administrations françaises ou étrangères.
Ces précisions étant faites, passons maintenant à la présentation.
EMMANUEL DE CAREIL (1950)
(Il est normal que je me présente aussi)
1,78m. Corpulence moyenne, cheveux poivre et sel, avec beaucoup plus de sel que de poivre, yeux noisette et généralement toujours habillé très correctement.
C’est en 1950, dans une bourgade du Royans (au pied du Vercors) que je vois le jour, mais c’est dans un village de Haute-Savoie que je grandirai en âge, certes, mais en sagesse, je ne sais pas.
Après différentes études en France et en Allemagne, j’entre en 1974 dans une multinationale française où je gravis les échelons pour terminer avec le titre ronflant de cadre technico-commercial. Je quitterai enfin cette société en 1999 pour me consacrer à mes sujets favoris, l’histoire, les sciences et le paranormal sous toutes ses formes.
Ayant acquis au fil du temps certaines connaissances en psychologie, parapsychologie et en sciences dites occultes, j’ai rédigé un premier ouvrage, Errare humanum est, qui est en quelque sorte un recueil de constatations et d’expériences personnelles permettant de mieux diriger sa vie, lequel donnera lieu à une deuxième version, Le manuel d’ALFRED, paru aux éditions Dangles.
Ayant de nombreuses informations historiques à fournir à mes lecteurs, j’ai décidé de rédiger quelques romans à l’aide de tous les éléments que j’ai pu récolter jusqu’ici, généralement avec le concours de Denis Gaillard et de Nadine de Batz.
Or, cette fois-ci, j’ai eu le grand plaisir de mener mon enquête avec une collaboratrice très efficace en la personne de Maylis Blanchefort, une journaliste d’investigation en freelance dont je vous laisse découvrir la biographie plus loin.
DENIS GAILLARD (1950)
1,78m. Carré mais bien proportionné, cheveux poivre et sel, distingué, mais avec des allures d’Indiana Jones.
Colonel des services de renseignements français (DGSE), aujourd’hui en préretraite, il occupe actuellement un poste de consultant auprès du ministère de la Défense.
Il a été pendant très longtemps un spécialiste des pays de l’Est et des Balkans.
Surnommé le renard dans son milieu professionnel, il avait fortement conseillé au gouvernement de ne pas prendre parti dans la guerre de Yougoslavie.
Il est à l’origine du refus des pays européens d’entrer dans le conflit irakien.
Actuellement en semi-retraite à Montpellier (Occitanie), le gouvernement français fait souvent appel à ses services avant de prendre des décisions importantes.
C’est dans le cadre de sa fonction avec, comme toujours, une grande liberté d’action, qu’il pourra nous apporter son aide pour élucider quelques secrets sur Mayerling et une bonne part de l’énigme relative au trésor des Wisigoths.
Fennec (pour les intimes) souhaite ne pas divulguer plus d’informations pour des raisons de confidentialité, et étant un proche de sa famille, je respecterai donc ce choix.
Son passé trouble et mystérieux lui a permis d’acquérir de solides connaissances dans différents domaines, qui sont souvent bien utiles pour la vérification de certaines hypothèses dans le cadre de mes recherches, et comme vous pourrez le constater de temps à autre dans ce livre.
NADINE de BATZ (1966)
(Surnom : Manette)
1,72 m. Très mince, yeux verts, cheveux noirs coiffés très courts, style très BCBG.
Documentaliste française, descendante directe du célèbre Charles de Batz de Castelmore, Comte de Montesquiou et d’Artagnan (dont l’histoire a été retranscrite par Alexandre Dumas dans le roman Les trois mousquetaires).
Collaboratrice très dévouée, elle est à l’origine de toutes mes recherches de preuves historiques (livres, documents et archives de toutes sortes en France comme à l’étranger).
Historienne de formation, elle a souvent exercé dans les archives prestigieuses de bibliothèques nationales de différents pays d’Europe.
Actuellement installée comme consultante indépendante, les bibliothèques nationales et les historiens font souvent appel à elle pour des recherches un peu particulières ou fastidieuses, et c’est à une telle occasion qu’elle a tissé des liens professionnels avec moi, lesquels se sont transformés au fil du temps en profonde amitié, voire plus car affinités.
Ses connaissances en histoire sont impressionnantes, et sa mémoire phénoménale lui permet d’emmagasiner une multitude de renseignements en un temps record.
Sa profession la maintient en relation permanente avec les bibliothèques du monde entier et elle est toujours d’une aide importante, quel que soit le sujet, raison de ses déplacements fréquents sur Moscou durant mon enquête.
Elle fume peu, boit modérément et adore les soirées mondaines, ce qui ne l’empêche pas d’apprécier à leurs justes valeurs les journées de calme, voire de solitude.
EWA GEISLER (1970)
(Ewa se prononce Eva en allemand)
1,77 m. Très mince et très blonde avec un visage angélique, un sourire divin et un corps à damner un saint.
Parle l’allemand, l’anglais, le français, un peu le russe.
Historienne et archéologue autrichienne, elle est originaire d’un village du Tyrol de la région d’Innsbruck.
Docteur en histoire, spécialiste des civilisations anciennes, et responsable du service d’archéologie du centre de recherche autrichien de WIEN (Vienne), elle est aussi professeure à l’université de cette ville.
Autrichienne et Tyrolienne de surcroît, elle nous ouvrira bien des portes, et ses connaissances personnelles et professionnelles nous permettront d’avancer à grands pas.
Nous la surnommons Lorelei car il est vrai que c’est un véritable canon, sympathique, très intelligente et dynamique.
Elle fume une marque de cigarette inconnue, boit tout et n’importe quoi, et n’est pas contre un gros câlin dans une discrétion absolue !
Sa tenue préférée est composée essentiellement de jean, tee-shirt et baskets, mais il lui arrive d’enfiler une robe du soir pour sortir dans le grand monde.
HILDE VON HOHENBURG (1973)
1,72m. Blonde, cheveux courts, mince aux yeux bleu clair, cette très belle jeune femme avec beaucoup de classe, est la petite fille du baron Kurt von Hohenburg et la fille du baron Klaus von Hohenburg.
Amie d’Ewa Geisler depuis fort longtemps et habitant aussi le Tyrol, Hilde nous permettra d’accéder à la collection très privée de sa famille qui contribuera très efficacement à la résolution de certaines énigmes de mes romans.
Au fil du temps, cette femme charmante et très distinguée, est devenue une amie sincère que je retrouve chaque fois avec plaisir et qui participe toujours étroitement à mes recherches historiques.
N.B. : Les Hohenburg sont des aristocrates autrichiens, mais il faut savoir que la particule « von » de s’utilise plus en Autriche depuis que le pays est une république, excepté pour les familles dont le nom et le titre nobiliaire sont d’origine allemande, ce qui est le cas ici.
MARLENE LE MOUTIER (1966)
1,72m. Châtain clair avec de magnifiques yeux verts. D’une gentillesse inimaginable, elle est une excellente journaliste d’investigation qui officie avec brio dans les journaux les plus célèbres de la Confédération helvétique.
Suisse depuis plusieurs générations, l’origine de sa famille se situe en Vendée (F), mais c’est non loin de Luzern (CH) qu’elle réside depuis trois siècles.
Étant parfaitement bilingue, Marlène exerce sa profession en langue française ou allemande mais est domiciliée à Küssnacht (CH), berceau de son enfance.
Passionnée par son travail, talentueuse narratrice, cette jeune femme charmante n’en est pas moins une excellente enquêtrice qui m’a souvent été fort utile dans le cadre de mes recherches.
MAYLIS BLANCHEFORT (1972)
1,69 m., cheveux longs, d’un brun clair légèrement auburn, avec de magnifiques yeux dorés, qui pourraient laisser penser à un lézard si ses pupilles étaient allongées verticalement.
Mais mis à part ce regard à la fois intrigant et légèrement excitant, Maylis est une très belle jeune femme aux allures de Lara Croft en moins belliqueuse, très sympathique, vive d’esprit et légèrement espiègle.
C’est une excellente journaliste d’investigation passionnée par l’Histoire qui exerce, avec beaucoup de talent, pour différents magazines et revues françaises connues.
Curieusement et le hasard faisant parfois bien les choses, il se trouve que la gouvernante de sa famille à Montauban, durant les années d’occupation, était une dénommée Jeanne Marre, originaire de la région de Quillan (11), une cousine germaine de Marie Dénarnaud, la très célèbre bonne du curé de Rennes-le-Château.
Celui-ci aurait, soi-disant, découvert un trésor dans le sous-sol de son village, mais la bonne du curé n’a jamais confirmé cette énigme, ni même communiqué un indice quelconque.
Très curieuse de nature et passionnée par son métier, Maylis participera avec grand plaisir à mes enquêtes depuis notre rencontre, d’autant que l’une d’entre elles concerne directement sa famille et va lui permettre, par la même occasion, d’écrire un article retentissant dans un célèbre magazine, concernant une histoire qui lui tenait particulièrement à cœur.
FRANCK BOYER (1957)
Cet homme charmant de grande taille, archéologue chevronné, est passionné par l’Égypte et son histoire, mais aussi par toutes les légendes de sa région, comme c’est le cas pour Rennes-le-Château, Montségur, Espéraza, le château de Blanchefort, etc.
Franck et sa femme résident à Quillan (11) où ils ont une magnifique maison de village tout en hauteur, coincée dans une très jolie rue assez typique de la région.
J’avais fait la connaissance de Franck et sa femme Julie lors d’un séjour en Égypte où j’avais été invité à une réception par l’un de mes amis qui s’était installé dans ce pays depuis quelque temps, Henri Brimanaud, ancien professeur au Collège de France, une véritable pointure dans le domaine de l’archéologie égyptienne.
JULIE BOYER (1959)
(Née Julie Cayrat)
C’est un petit bout de femme d’origine catalane, très menue, adorable et très discrète, qui avait connu son mari, Franck, lors d’une soirée à l’ambassade de France, en Égypte.
Mais elle est aussi une excellente cuisinière qui sait mettre les petits plats dans les grands dès que je viens dans leur région.
Elle est aussi mère de quelques adolescents disciplinés et maîtresse d’animaux divers et variés qui marchent tous à la baguette, autant les humains que les autres !
KRISTINA KÜNSTLER (1966)
Petite femme de 1,60m. mais magnifiquement proportionnée, avec des yeux noirs, un visage très fin et un sourire ravageur.
Fille de Wolfgang Künstler et Hille Schreiner, elle est née à Berlin en octobre 1966 où elle a toujours vécu jusqu’à l’âge de 21 ans.
Très douée intellectuellement, elle a été reçue à la faculté de Heidelberg (Forêt Noire) où elle a fait des études très poussées de physique-chimie. Pour résumer, c’est une véritable « tête » au point que sa mère l’appelait « Albertine » par comparaison à Albert Einstein !... Mais ceci ne l’empêche pas d’être aussi une véritable artiste peintre, comme nous pourrons le constater lors de notre visite en Ariège.
C’est en faculté qu’elle a rencontré son futur compagnon, Alain Legrand, qui poursuivait des études dans un domaine plus médical. Tous deux s’installeront par la suite à Metz et enfin près d’Ussat-les-Bains où Kristina avait hérité par sa mère, d’une maison ayant appartenu jadis à son grand-père, Sigmund Schreiner, un officier SS qui avait œuvré dans la région et acquis, sans doute, ladite maison de manière assez douteuse.
Nous en connaîtrons les raisons durant l’enquête ! …
SIGMUND SCHREINER (1912)
(Lieutenant SS – Service des œuvres d’art du IIIème Reich)
De très grand de taille, assez mince, avec un visage légèrement angulaire, des cheveux blonds et des yeux gris acier, cet officier de la SchutzStaffel s’est engagé très jeune dans l’armée.
Il est né en 1912 à Gransee, dans la province de Brandebourg en Allemagne, devenue une contrée de la RDA après-guerre. Il est décédé le 08 mai 2002 de mort naturelle.
C’est dans cette ville au nord de Berlin qu’il a épousé Inge-Lore Köhler en 1938, avec qui il eut une fille, Hille, fin août 1939, peu de temps avant la déclaration de guerre avec la France.
Quelques temps après la capitulation de l‘Allemagne, il est entré dans la STASI (service de renseignement d’Allemagne de l’Est) comme agent et disparaîtra ainsi de tous les circuits de recherches consacrés aux anciens criminels de guerre.
C’est avec l’aide de sa petite fille, Kristina Kunstler, que Maylis Blanchefort et moi-même effectuerons des recherches à son sujet.
RUDOLF VON HABSBURG (1858)
(Rodolphe de Habsbourg – Prince d’Autriche et Hongrie)
Son nom complet est Rudolf, Franz, Karl, Josef, von Habsburg-Lothringen (Habsbourg-Lorraine en français). Il est né à Laxenburg le 21 août 1858 et serait décédé à Mayerling le 30 janvier 1889. On verra dans ce roman pourquoi cette mort reste une supposition.
Il est le fils de l’empereur François-Joseph Ier d’Autriche (Franz-Josef von Habsburg) et d’Élisabeth von Wittelsbach (dite Sissi).
Rudolf (Rodolphe en français) se marie le 10 mai 1881 avec la Princesse Stéphanie de Belgique, fille du Roi Léopold II et de Marie-Henriette von Habsburg-Lothringen. De cette union naîtra Élisabeth (dite Erzsi) le 2 septembre 1883 au château de Franzenburg qui portera le titre d’archiduchesse.
De par son rang, Rudolf est archiduc d’Autriche et prince héritier de l’empire austro-hongrois, ce qui sera la cause de bien de ses malheurs.
Malheureux en ménage, il prendra une maîtresse, Marie Vetsera avec qui il se serait suicidé le 30 janvier 1889 dans le pavillon de chasse de Mayerling.
À moins que ?… Affaire à suivre !...
MARIE VETSERA (1871)
(Marie Alexandrine von Vetsera)
Elle est née à Wien (Vienne – Autriche) le 19 mars 1871 et serait morte à Mayerling le 30 janvier 1889 avec son amant, Rudolf von Habsburg, Kronprinz d’Autriche.
En réalité, ce roman vous apprendra la véritable histoire de ce couple illégitime.
Mary (pour les intimes) est la fille du Baron Albin von Vetsera, diplomate attaché à l’ambassade d’Autriche auprès de la cour Ottomane et de Hélène Baltazzi, fille du banquier Théodore Baltazzi, lui-même issu d’une richissime famille de souche vénitienne.
C’est avec l’aide de la Comtesse Larisch, cousine germaine de l’impératrice Élisabeth, que Mary arrivera à approcher Rudolf et deviendra plus tard sa maîtresse.
C’est ainsi que débutera une histoire complexe, aux retombées politiques très énigmatiques dont vous allez découvrir la face cachée de cette intrigue dans ce roman.
ALFRED LARDINOIS (1900)
(acteur principal et tout à fait réel de mon précédent roman
« Le Trésor des Cathares », aux éditions Libre 2 Lire)
Comme certaines explications données dans ce roman font référence à ce personnage et à l’histoire de mon précédent roman, il est préférable d’en faire le descriptif ici :
Né à Houdeng – Belgique, le 19 juillet 1900 et décédé en 1966, Alfred Lardinois épouse le 25 février 1922, Marie-Eugénie Nivarlet à Seraing/M. où ils résident.
Cet homme sympathique, jovial et paisible, fait alors partie de l’armée en tant que fantassin du 10ème régiment de ligne jusqu’au 1er septembre 1942 où il sera affecté comme A.R.A. (agent de renseignement et d’action) avec le grade d’adjudant sous le matricule 22874. C’est en 1945, une fois démobilisé, qu’il recevra la distinction de Chevalier de l’ordre de Léopold II (avec palme), la Croix de guerre de 1939-1945 (avec palme) ainsi que la Médaille commémorative de 1939-1945 à deux éclairs entrecroisés, pour services rendus à son gouvernement dans le cadre de ses fonctions.
Au tout début de la guerre, alors qu’il était encore fantassin et que son régiment se trouvait en poste stationné dans le Languedoc-Roussillon, il devint l’auteur d’une aventure étrange et méconnue des historiens qui aurait bien pu lui coûter la vie.
Il est important de souligner que dans mon précédent roman, « Le Trésor des Cathares », tous les passages concernant Alfred Lardinois sont rigoureusement exacts, même si ces derniers pourraient remettre en cause quelques connaissances historiques considérées jusqu’ici comme acquises, ce qui est le cas, par exemple, pour la légende du Graal de Montségur, ou encore l’énigmatique affaire de Rennes-le-Château.
Alfred Lardinois et son épouse
Livret de famille d’Alfred Lardinois
Carnet militaire d’Alfred Lardinois
Mise en bouche
Cet ouvrage est la suite logique de mon dernier roman, « Le trésor des Cathares », puisque c’est lors de cette enquête que le contenu de ce joyau présumé cathare, m’avait fait penser à une autre éventualité, à savoir qu’il pourrait être une infime partie du non moins célèbre trésor des Wisigoths.
Partant de ce principe, dès l’année 2009, j’ai commencé par effectuer quelques recoupements avec différentes informations glanées çà et là lors de mes précédentes investigations.
Je m’étais alors rapproché ultérieurement de Jean Pellet, un chercheur de la région de Rennes-le-Château, très spécialisé dans cette période de l’Histoire, qui m’avait confirmé mes différentes hypothèses concernant les éventuelles cachettes de ce fabuleux magot. Nos derniers échanges avaient encore eu lieu quelques mois avant son décès, en septembre 2012 et je tiens à le remercier ici pour son aide précieuse.
Donc, pour retracer ces minutieuses recherches et tout comme je l’avais déjà fait lors de mon dernier ouvrage, j’ai voulu faire un compte-rendu le plus complet possible, mais surtout facile et agréable à lire, ce qui n’est pas chose évidente quand il s’agit de faits historiques que les lecteurs ne connaissent pas forcément.
Il est donc nécessaire d’expliquer certains passages de l’Histoire sans pour autant rendre la lecture trop rébarbative, raison pour laquelle ceux-ci se trouvent imbriqués au fil de mon enquête, au moment voulu, lors de mes explications…
Par ailleurs et pour corser un peu le compte-rendu de ce roman, le hasard a voulu que je me retrouve impliqué dans d’autres affaires tout aussi passionnantes et qui, au cours de mes investigations, se sont retrouvées étroitement liées les unes aux autres.
Mais les intrigues en tout genre étant mon carburant, je dois reconnaître que celles-ci m’ont fait le « plein des sens » en super sans plomb 98 ! Et pour monter dans les tours, ça aide !...
Or tout en remettant mes notes au propre, j’ai pensé que le plus simple, pour faciliter la rédaction de cet ouvrage, serait de retranscrire le plus fidèlement possible ces différents moments passés sur le terrain et ainsi, de vous faire vivre cette histoire comme si vous y étiez.
Aussi, grâce à mon dictaphone qui ne me quitte jamais et à qui je confie absolument tout, je vais essayer de vous faire pleinement participer à ma vie de baroudeur, telle qu’elle s’est passée à compter du deuxième trimestre de l’année 2015, date à laquelle j’ai décidé d’aller vérifier toutes mes théories sur place.
Alors, si vous êtes prêt à voyager un peu et à découvrir quelques intrigues historiques assez stupéfiantes, accrochez votre ceinture car.... C’est parti !...
Bonne lecture à toutes et à tous !...
Petite pause à Rennes-les-Bains
Il y a déjà quelques années que mon dernier roman est paru et c’est avec plaisir que j’avais accepté, à l’époque, d’aller le dédicacer à Rennes-le-château. C’est en effet dans cette commune qu’un curé pour le moins original avait, selon certains habitants, découvert un trésor important si l’on en juge le train de vie de cet ecclésiastique qui exerçait sa fonction dans ce village depuis 1885.
Dans cet ouvrage, qui retraçait l’enquête que j’avais menée pour retrouver la trace d’un énigmatique coffre en bois ayant appartenu aux Cathares, j’avais effectué aussi quelques recherches dans cette bourgade de l’Aude où l’intrigue m’avait amené.
Si je vous parle d’intrigue, c’est tout simplement parce que le contenu de cette mystérieuse malle était constitué d’or, de bijoux et de pierres précieuses, d’où le titre de ce précédent livre : Le trésor des Cathares : Rennes-le-château ou Montségur ?
Mon enquête avait consisté à suivre le trajet qu’aurait pu prendre cette petite fortune qui, d’après le descriptif des joyaux qui s’y trouvaient, aurait pu provenir d’un trésor bien plus important, et de fil en aiguille j’étais arrivé dans le village de l’abbé Saunière, puisque tel est le nom de ce célèbre curé.
Je m’étais donc vivement intéressé à cette affaire et après avoir essayé d’en démêler les fils, j’avais demandé des compléments d’information à l’office du tourisme qui m’avait apporté très gentiment les éléments qui me manquaient.
C’est ainsi et après de multiples échanges écrits et verbaux que j’avais sympathisé avec une femme charmante, très énergique et fort sympathique, qui y travaillait à cette époque et qui m’avait bien aidé dans mes investigations, afin que je puisse rédiger la vérité concernant cette affaire et non de la fiction, comme la grande majorité des romans qui sont sortis et sortent encore à ce sujet.
Aussi, lorsque mon livre était paru, elle m’avait très aimablement proposé de venir le dédicacer dans les jardins du presbytère, musée actuel de la commune où j’avais pu glaner encore quelques idées pour une future enquête, puisque cette affaire cathare n’était en réalité que la toute petite partie émergente d’un gigantesque iceberg nommé « Le trésor des Wisigoths » ; rien que ça !...
Voilà donc la raison pour laquelle je me rends à nouveau dans cette région de l’Aude, à la limite des départements des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège, par ce bel après-midi du vendredi 22 mai 2015.
En plus, ce week-end est celui de la Pentecôte et il se pourrait bien qu’il y ait un peu de monde dans les charmantes bourgades de Rennes-les-Bains et de Rennes-le-Château, ce qui donne toujours une petite impression de vacances très agréable, d’autant que tous les commerces sont généralement ouverts.
Bien que pas encore vraiment chaud, le temps est tout de même clément puisque le ciel se dégage assez rapidement de ces quelques nuages qui passent en troupeau régulièrement au-dessus de la région, et si cela veut bien durer tout le week-end, ces quelques jours devraient sûrement être très agréables.
Pour vous faire quelques confidences, j’ai réservé un petit hôtel dans les environs et je vais déjà commencer par m’y rendre afin de déposer mes affaires et grignoter quelque chose. Après, j’irai à Rennes-les-Bains et à Rennes-le-Château pour y vérifier quelques hypothèses auxquelles j’avais pensé dans le cadre de mes nouvelles recherches.
Comme certains de mes lecteurs le savent déjà, j’aime bien le calme et la tranquillité. C’est pour cette raison que j’ai trouvé une auberge en pleine campagne, non loin de Rennes-les-bains, justement.
L’endroit est fort joli, les chambres sont très confortables et les repas sont réellement délicieux pour un rapport qualité/prix fort intéressant. Alors, autant joindre l’utile et l’agréable, non ?...
Bref, encore quelques minutes de voiture et je pense que je serai arrivé !
Pour tout vous dire, chers lecteurs, le choix de cet hôtel campagnard est dû aussi à sa position géographique, qui présente l’avantage d’être au calme, sans être très loin de Rennes-le-château, tout en étant aussi relativement près de Bugarach, qui est un autre site que j’affectionne tout particulièrement pour d’autres raisons.
À ce sujet, nous aurons aussi l’occasion d’en reparler et je vous ferai part de quelques réflexions et constatations suite à mes investigations faites dans des domaines paranormaux, voire ésotériques par certains côtés.
Mais soudain, voilà mon téléphone portable qui se met à sonner et tout en le saisissant, je stationne aussitôt mon véhicule dans un retrait de route qui a eu la bonne idée de se trouver là. Tout en effectuant la manœuvre, je décroche vite pour prendre la communication avant qu’elle passe sur répondeur, car je pense que c’est Nadine de Batz, mon amie avec qui je partage certains moments de ma vie.
Pourquoi seulement certains moments de ma vie ? me direz-vous.
Eh bien parce que nous n’habitons pas au même endroit, Nadine résidant à Paris et moi en Corrèze. Et si ce mode de vie vous semble bizarre, peut-être en saurez-vous plus au fil du livre… On verra !...
Et pour l’instant, désolé, mais il faut que je réponde !
Puis Nadine reprend :
C’est vrai que je me suis garé comme un pied et il ne faudrait pas qu’il y ait un camion ou un bus de touristes qui se pointe là.
Alors, qui est donc Marlène ? me direz-vous.
C’est une jeune femme suisse qui est journaliste en « Free-lance », c’est-à-dire indépendante, et que nous avions rencontrée, Nadine et moi, lors d’une soirée mondaine en Autriche, chez une amie commune, Hilde von Hohenburg.
Les parents d’Hilde, qui sont issus d’une vieille famille d’aristocrates autrichiens, ont un magnifique château aux alentours d’Innsbruck où nous avions fêté l’anniversaire d’Hilde.
Comme Marlène logeait aussi sur place, nous avons très vite sympathisé et nous nous sommes intéressés à nos enquêtes respectives, à tel point que nous avons effectué quelques recherches en commun.
Depuis ce jour, nous nous sommes revus plusieurs fois et c’est toujours avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons. Nadine est beaucoup plus en relation avec Marlène que moi, car étant historienne et ayant ses entrées dans différentes archives nationales en France et à l’étranger, les deux amies ont souvent été amenées à travailler ensemble et à se rendre de petits services.
Le temps de vous raconter tout ceci, me voici arrivé sur le parking réservé de l’auberge qui se situe légèrement en hauteur par rapport à l’accès piétonnier, ce dernier étant tout bonnement une petite rue du village.
C’est vraiment un coin charmant et quel calme !...
Après avoir récupéré la clé de ma chambre auprès de la patronne, je me dirige donc vers une petite maisonnette qui jouxte l’hôtel et dont la porte d’entrée porte bien le numéro indiqué sur ma clé. Alors là, pour être tranquille, on ne peut pas mieux !...
Je m’installe immédiatement dans cette charmante pièce inondée de soleil où un petit bouquet de fleurs sauvages trône au milieu de la table principale.
J’ouvre la fenêtre avec vue imprenable sur le jardin et la vallée, puis ce n’est qu’après avoir fait connaissance avec les lieux et ouvert ma valise, que je décroche à nouveau mon téléphone pour rappeler mon historienne préférée.
Je voudrais que l’on parle plus en détail de ce que nous venons d’évoquer, mais aussi de choses et d’autres avec peut-être quelques apartés un peu plus intimes, qui sait…
Voilà chers lecteurs, en raison des souvenirs qui vont être évoqués maintenant par Nadine, je me vois dans l’obligation de couper la conversation ici, pour nous retrouver quelques minutes plus tard, à l’instant précis où je repose le téléphone.
Désolé, mais j’aimerais bien garder un peu d’intimité !
Il n’est que 11 h 30 et j’ai encore largement le temps de reprendre la voiture pour m’avancer un peu vers Rennes-les-Bains. Je trouverai sûrement un petit restaurant ou brasserie pour manger quelque chose sans perdre trop de temps.
Un rapide coup d’œil sur ma carte routière me permet de situer les patelins les plus importants, et je me rends compte qu’il est plus simple de repasser par Rennes-les-bains puis par Couiza, pour rejoindre ensuite Rennes-le-Château.
La route est bien jolie mais il faut quand même faire attention car elle n’est pas très large. Il fait très beau pour l’instant et si je pouvais trouver un endroit pour déjeuner sur une petite place ombragée, ce serait vraiment l’idéal.
Après quelques minutes de trajet, me voici déjà à Rennes-les-bains où je décide de rouler très doucement afin de pouvoir regarder de part et d’autre de la rue, s’il y a un établissement sympathique pour déjeuner.
Voilà !... Là, juste à droite, il y a une placette avec des platanes et deux petits restaurants l’un en face de l’autre avec un emplacement pour stationner non loin de là.
Je laisse mon véhicule sous un arbre et je me dirige à pied vers les tables installées dehors où se trouvent déjà quelques clients, ce qui me permet de voir le contenu de leurs assiettes et de plus, tout ce qui est proposé sur le tableau en ardoise posé à terre, me convient tout à fait.
« Alea jacta est », comme disaient les romains. Ce qui veut dire en bon français : c’est parti mon kiki !
Je m’installe donc à une table vide prévue pour ce que je souhaite faire, puisque les couverts sont déjà mis, et dans l’instant qui suit, une charmante jeune femme arrive et m’accueille très gentiment avec un léger accent étranger que je suppose être anglais.
Après m’avoir demandé si je souhaitais un apéritif et m’avoir laissé une grande carte pour faire mon choix, la serveuse s’en retourne d’où elle vient et je profite de cet instant pour admirer les lieux en regardant tout autour de cette place qui est vraiment typique aux villages du midi de la France.
En plus, comme son nom l’indique, Rennes-les-bains est une ancienne cité thermale romaine et l’on peut voir encore çà et là des vestiges de cette époque qui a été extrêmement fertile pour cette région.
Pour votre information, cette partie du département de l’Aude a été occupée successivement par les Celtes, les Romains et enfin les Wisigoths qui y ont aussi laissé leur empreinte, et surtout beaucoup de légendes, comme celle qui court encore de nos jours et selon laquelle il existerait quelques trésors leur appartenant qui auraient été enfouis dans les environs.
Rennes-le-château, un peu plus loin sur les hauteurs, était d’ailleurs à l’origine un oppidum romain1, pour devenir un château au temps des Wisigoths, qui sera occupé par la suite par les Cathares et enfin les Templiers, ce qui laisse supposer, là encore, qu’une fortune pourrait être cachée non loin d’ici.
L’intrigue fut confortée par le fait que l’abbé Saunière, prêtre dans ce même village à partir de 1885, vivait beaucoup trop confortablement pour un curé de campagne.
Bref, pour en revenir aux Wisigoths, ceux-ci avaient occupé toute la région jusqu’à Toulouse, d’où ils avaient été chassés par Clovis alors Roi des Francs.
Lorsqu’ils ont été repoussés de la « ville rose » suite à de violentes batailles, ils se sont retranchés sur Carcassonne qui devenait ainsi leur nouvelle capitale, où il avait été dit que l’Arche d’Alliance était gardée dans un lieu tenu secret.
Cette éventualité est à prendre avec des pincettes, car il n’a jamais été prouvé que les Wisigoths aient été en possession de ce symbole religieux.
Cependant, quelques passionnés prétendent que le nom de Carcassonne viendrait de la cabale juive et serait un jeu de mots qui cacherait subtilement le mot Arca2 et Cassonne3, le nom de cette ville signifiant donc « Coffre de l’Arche ».
Si par moment vous avez du mal à suivre, arrêtez-moi tout de suite ; je reprendrai plus doucement !
Si, si, c’est possible, vous verrez !...
Donc, pour continuer, on pense en réalité que la fortune des Wisigoths serait répartie en plusieurs lieux de cette région du sud de l’Aude, à la limite des départements de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.
Pour commencer, il y aurait sous la montagne d’Alaric, entre Carcassonne et Narbonne, une cavité dans laquelle se trouverait le tombeau d’Alaric II, Roi des Wisigoths. Il y aurait été enterré avec une petite fortune composée de bijoux, d’or et de pierres précieuses, comme les Wisigoths pratiquaient toujours avec leurs chefs.
Quelque part en Ariège, il devrait aussi y avoir une autre partie de leur fortune, puisque j’avais découvert, lors de mon enquête sur les Cathares, que ceux-ci possédaient un trésor, dont le descriptif de certains bijoux m’avait fait penser que ce magot pourrait provenir en réalité des Wisigoths.
Enfin, il y a aussi l’affaire de Rennes-le-château qui a fait couler beaucoup d’encre, mais pour laquelle j’ai trouvé des explications concernant les revenus exorbitants de son curé.
Ceci ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de trésor dans les alentours de cette commune, mais tout simplement que l’abbé Saunière n’en a jamais découvert la cachette, et qu’il ne s’en est jamais servi non plus, ses revenus conséquents, provenant de tractations politiques d’ordre régionales et peut-être aussi de négociations beaucoup plus occultes, avec des consonances religieuses.
La serveuse venant d’arriver je vous abandonne un court instant pour passer ma commande et je reviens tout de suite vous raconter la suite.
Voilà, je suis à nouveau tout à vous, chers lecteurs, et si j’évoquai à l’instant l’occupation de la région par les Wisigoths, c’est bien qu’il y a une raison.
Il est bien évident qu’à la suite de mon enquête sur le trésor des Cathares, j’ai poussé un peu plus loin mes investigations qui m’ont entraîné dans ce coin de France.
C’est le fait de m’arrêter à Rennes-les-bains pour déjeuner, qui m’a fait penser à vous parler des Wisigoths et de leur trésor pour le moins gigantesque, puisqu’avec les dernières informations que j’ai pu glaner, je pense pouvoir dire qu’une grosse partie est enfouie ici même, non loin de l’endroit où je déjeune.
Ceci dit, c’est plutôt du contenu dont je vais vous parler dans l’immédiat, mais je ne voudrais surtout pas vous ennuyer avec mes histoires.
Ne vous inquiétez surtout pas si vous n’êtes pas trop historien dans l’âme, car je vais essayer d’être le plus clair possible dans mes explications !
Et si vous ne comprenez pas tout, surtout dites-le-moi, n’hésitez pas !... On est là pour passer un bon moment et pas pour se prendre la tête !... Je suis cool comme bonhomme, pas de souci !... On va se le faire tranquille, d’accord ?...
Donc je continue !
D’après quelques historiens très spécialisés dans cette partie de l’histoire, ainsi qu’avec l’aide de certains éléments que j’ai découverts dans mon enquête précédente, il semblerait que la fortune des Wisigoths s’élèverait à trois ou quatre cents tonnes d’or sous toutes ses formes et de pierres précieuses généralement brutes d’extraction.
Je sais, ça calme !... Mais ce n’est pas tout !...
Là, je viens de vous présenter la partie monnayable du trésor, mais la composition de celui-ci pourrait être aussi beaucoup plus symbolique et voire même religieuse.
Si l’on connaît bien l’histoire en général et plus précisément celle de ce peuple, on sait par exemple que les Wisigoths ont pillé la Grèce sous Alaric I en l’an + 396, puis prirent Rome en l’an +410 qu’ils mirent à sac avant de quitter le pays.
Or ce qu’il faut savoir aussi, c’est que les Romains avaient pillé la ville de Jérusalem en l’an +70, lors du siège des armées de Titus et en avaient aussi profité pour saccager le temple d’Hérode, anciennement temple de Salomon.
Titus avait pris entre autres la fameuse Menorah, le chandelier à sept branches de la religion juive qui gardait la pièce où se trouvait l’Arche d’Alliance dans le temple de Salomon. Mais la Menorah n’étant plus à Rome, c’est bien que les Wisigoths l’avait prise avec eux, comme tout le reste !
Vous avez bien suivi la chronologie des faits ?...
Alors voilà ! Je pense que dans ce trésor caché il doit sûrement se trouver, non seulement la Menorah, mais aussi d’autres biens religieux tout aussi précieux par leurs côtés symboliques, qui pourraient conforter ou au contraire remettre en cause les religions issues de Moïse.
Certaines vérités ne sont pas forcément bonnes à dire !...
Mais voici que mon repas arrive et je vais devoir vous laisser un instant car cela m’a l’air très appétissant.
De toute façon, nous aurons l’occasion de reparler de tout ça en détail prochainement et je vous propose de nous retrouver tout à l’heure, après mon déjeuner, pour la suite des événements.
À tout de suite !...
*
Vendredi 22 mai 2015 ; 13 h 30
Restaurant chez Will
Place des deux Rennes
Rennes-les-Bains (11190)
Tout en prenant mon café, je prends quelques notes dans mon carnet afin de ne pas oublier ces quelques idées qui me traversent soudain l’esprit. D’ailleurs, il faudrait que j’appelle mon ami Franck qui réside dans la région car je lui avais promis de lui faire signe dès que je viendrai.
Je vais en profiter d’être posé et bien installé pour le faire tout de suite. Et après avoir saisi mon téléphone portable, je recherche son nom et valide la demande :
Et ainsi encouragé, je lui explique :
Je poursuis alors sans trop m’étendre car on ne sait jamais si quelqu’un non loin de là avait l’oreille fine…
Mais qui sont donc ce Franck et cette Julie, me direz-vous ?... Alors, pour que vous sachiez vraiment tout sur mes amis, voici comment cette amitié est née :
J’avais été amené avec ma tendre historienne, Nadine de Batz, à côtoyer Julie et Franck Boyer à plusieurs reprises. Ce couple habite Quillan, dans une vaste maison tout en hauteur, en pierre apparente et aux pièces exiguës.
Franck m’avait aidé à répondre à de multiples questions et m’avait apporté quelques compléments d’information très précieux pour une précédente enquête.
Il y a maintenant de nombreuses années, j’avais rencontré Franck en Égypte où, en tant qu’archéologue, il participait à un important programme d’analyses épigraphiques, architecturales et archéologiques du grand temple d’Amon-Rê.
Ce programme avait été entrepris sous l’égide du centre franco-égyptien d’Étude des Temples de Karnak et du Conseil suprême des antiquités égyptiennes.
Franck était un passionné de l’histoire de ce pays. Nous nous étions rencontrés lors d’une soirée donnée par l’ambassadeur de France en Égypte. Ce dîner avait pour objectif de féliciter et d’encourager ces recherches et ce travail franco-égyptien.
J’avais été invité par mon grand ami Henri Brimanaud, ancien professeur au Collège de France. Totalement épris par ce pays et son histoire, Henri s’y était installé depuis six ans pour, disait-il, mieux comprendre ses Dieux et davantage flirter avec ses Déesses et ce fut lors de cette réception qu’Henri me présenta Franck Boyer, ainsi que Julie Cayrat qui allait devenir officiellement sa femme l’année suivante.
Au premier abord ce couple ne semblait pas très assorti.
Franck avait une allure de conquérant. Il était de grande taille aux épaules carrées. Il émanait de lui une force et un charisme indéniable. Son teint était hâlé et sa barbe volontairement mal rasée lui donnait un faux air de Mike Horne, en moins professionnel tout de même !
Julie Cayrat avait, au contraire, une allure discrète et effacée, accentuée par sa petite taille, son teint trop blanc et sa coiffure trop courte. Mais cette apparence réservée et très mesurée cachait en fait un grand sens de l’observation et d’analyse qui devait forcément plaire à Franck, étant donné la suite de leur histoire.
Au cours de cette soirée mondaine, Franck et moi nous sommes découverts des intérêts et des passions communes.
Cette complicité intellectuelle et morale allait faire naître une amitié, depuis lors, sans faille et lorsque j’avais demandé parfois à Franck de m’aider dans mes enquêtes, il avait répondu immédiatement présent, très heureux de pouvoir m’apporter son soutien.
Quant à moi, je suis toujours ravi de pouvoir bénéficier de son grand savoir et de ses connaissances pointues.
Voilà donc en quelques mots qui sont ces deux personnes que j’affectionne tout particulièrement et pour lesquelles je vais éprouver beaucoup de plaisir à les retrouver samedi soir ou dimanche.
Et pour l’instant je vais terminer de noter deux ou trois choses auxquelles je viens soudain de penser…
Mais voici que mon téléphone portable se fait entendre, et après un rapide coup d’œil sur le cadran, je décroche.
Légèrement surpris, je marque un temps d’arrêt avant de reprendre la conversation :
Puis je demande immédiatement :
Et alors, j’explique à Marlène rapidement :
C’est ce que j’appelle une bonne nouvelle. C’est vrai, je n’aime pas trop me retrouver tout seul le soir, sans personne avec qui discuter. C’est triste !
Je vais tout de suite passer un coup de fil à mon hôtel pour réserver une chambre pour ces dames, ce qui sera beaucoup plus simple pour discuter tout en dînant.
J’aime bien avoir ce type de soirée en perspective !...
Alors pour tout vous dire, je vais essayer de vous faire un descriptif de Marlène afin que vous puissiez vous imaginer le phénomène ; si je dis ça, c’est parce que c’est un drôle de personnage avec qui j’ai fait connaissance lors de mes dernières pérégrinations.
C’est une journaliste fort agréable et très mignonne, ce qui ne gâche rien, et qui à plusieurs reprises nous a fait mourir de rire, Nadine et moi.
Marlène le Moutier, puisque tel est son nom complet, est une jeune femme divorcée de presque cinquante ans, de taille moyenne mais élancée, aux cheveux châtains courts coiffés en vrac, et avec des yeux verts magnifiques, qui donnent à son regard un aspect intense et légèrement surnaturel.
Cette jeune femme est suisse, d’origine française et exerce sa profession en tant qu’indépendante pour de nombreux journaux célèbres. Ses domaines de prédilection sont plutôt les intrigues en tout genre, et plus c’est louche et dangereux et plus ça lui plaît.
C’est une des raisons pour lesquelles nous nous sommes très vite bien entendu !... Les autres raisons étant principalement sa gentillesse, son humour et son intelligence.
Je ne connais pas encore son amie Maylis, mais si elle lui ressemble un peu, ce qui ne m’étonnerait nullement connaissant Marlène, ça devrait donner une soirée géniale !...
C’est vraiment dommage que Nadine n’ait pas pu venir, car elle apprécie vraiment Marlène et elles s’entendent à merveille toutes les deux, ce qui donne bien souvent des soirées mémorables et à mourir de rire, comme l’ont sûrement déjà constaté les lecteurs de mes précédents ouvrages.
Il faut dire qu’en ce moment Nadine est débordée de boulot et qu’en plus, elle vient d’accepter un travail monumental pour le compte d’un pays de l’Est dépendant de la Russie et dont je ne me rappelle pas le nom.
De ce fait, elle est sans arrêt par monts et par vaux, et ces jours prochains elle risque de s’installer pour quelques mois à Moscou où une assistante lui a trouvé un petit appartement meublé.
J’irai sans doute y passer une partie de mes vacances d’été, ce qui me permettra de visiter ces contrées éloignées en joignant l’utile et l’agréable.
Mais le temps de vous expliquer tout ça, j’ai rejoint ma voiture afin de reprendre la route pour monter à Rennes-le-Château où je vais retrouver Marlène et sa coéquipière, sans doute vers le centre du village, puisqu’il s’y trouve un parking. De toute façon, le bourg n’est pas bien grand et on ne risque pas de se louper.
Encore 10 minutes de route et je vous y retrouve !
*
Vendredi 22 mai 2015 ; 15 h 20
Centre bourg
Rennes-le-Château (11190)
Je viens de stationner mon véhicule sur le parking le plus éloigné, celui qui donne directement sur le jardin du presbytère et je m’éloigne tranquillement vers le centre du village pour voir si je ne trouve pas Marlène parmi les quelques touristes qui visitent ces lieux.
Mais en même temps que je vous parle, je viens d’entrevoir un peu plus loin dans la rue, un véhicule immatriculé en Suisse qui cherche visiblement une place de stationnement.
Je n’en suis pas certain, mais il me semble bien avoir reconnu la voiture de mon amie et je me dirige doucement vers elle pour vérifier mes suppositions, quand soudain elle me voit et me fait un appel de phare en continuant sa route vers moi.
Je fais donc demi-tour pour rejoindre tranquillement l’endroit que je lui ai indiqué, puis au bout de quelques minutes, j’aperçois Marlène qui arrive vers moi, avec à ses côtés une jolie jeune femme aux longs cheveux bruns aux reflets auburn que je suppose être la fameuse Maylis.
Effectivement, aussitôt à mes côtés et après m’avoir fait la bise, Marlène se retourne vers son amie tout en s’adressant à moi :
En tendant ma main droite à cette charmante personne et en accompagnant mon geste par mon plus beau sourire, je lui dis en signe de bienvenue :
Et Maylis de me répondre :
Marlène se trouvant un peu à l’écart, vient brutalement couper la conversation :
Et Maylis de rajouter avec un petit ton très hypocrite :
Bref, après une petite joute verbale fort sympathique nous partons finalement tous les trois dans un éclat de rire bienfaisant pour le corps comme pour l’esprit et qui vient de sceller, par la même occasion, un pacte de bonne humeur et de complicité entre nous trois.
Puis tout en nous dirigeant à petits pas vers l’entrée de l’église, nous continuons à discuter de choses et d’autres, de nos projets, de nos travaux en cours et de nos vies privées.
Le ciel devient légèrement couvert. Certains nuages auréolent quelques rayons de soleil qui viennent bénir de lumière l’Église de Marie-Madeleine.
J’enveloppe alors ces deux charmantes jeunes femmes de mes grands bras pour confirmer notre amitié, tout en entrant dans cette énigmatique bâtisse où je commence à leur relater alors, avec passion, l’historique de ce lieu insolite.
Mais comme la visite des lieux et du jardin durera deux bonnes heures, je vous propose maintenant, chers lecteurs, de nous retrouver directement à l’hôtel, dans la salle à manger pour l’apéritif, après que ces dames aient pris possession de leur chambre.
À tout de suite, donc !
L’affaire Auguste Blanchefort
Pour vous faire tout de même un petit compte-rendu de notre visite de Rennes-le-Château, on peut dire que l’après-midi a été riche d’intérêt pour mes deux journalistes. J’ai eu l’ingénieuse idée de leur faire visiter le village de manière peu conventionnelle et certainement pas touristique.
Ainsi tout en entraînant mes deux amies dans mon sillage, je leur ai raconté le lien que j’ai fait, en France comme à l’étranger, suite à mes nombreuses recherches sur le trésor des Cathares.
Je leur ai révélé que des informations précises datant de l’occupation de cette région par le IIIème Reich n’étaient pas sans coïncidence entre l’énigmatique affaire de l’abbé Saunière et un supposé trésor dérobé à Montségur par les Allemands lors de la dernière guerre mondiale.
Comme je leur ai expliqué, il était fort possible que la légende selon laquelle le IIIème Reich aurait possédé le Graal serait issue en réalité de cette découverte longtemps restée sous silence.
Ces révélations peu connues du grand public ont aiguisé sérieusement la curiosité inassouvie de mes deux journalistes qui n’ont eu de cesse de me harceler de questions.
Par contre, Maylis nous a fait une révélation sur l’affaire de l’abbé Saunière fort intéressante et nous en reparlerons plus en détail très prochainement.
Mais pour l’instant, je viens de raccompagner les deux intéressées à leur voiture tout en parvenant à répondre encore à quelques-unes de leurs interrogations.
Même si Marlène et Maylis sont restées un peu sur leur faim, il a été convenu qu’il valait mieux continuer de converser autour d’un apéritif bien mérité à l’hôtel situé à une vingtaine de minutes de route de ce lieu magique.
Le soleil a, depuis une heure déjà, délaissé la vallée lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel. Les deux jeunes femmes sont montées à l’étage pendant que j’ai regagné ma petite annexe et un rendez-vous a été pris pour 19 h 30 dans le petit salon de l’établissement.
