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Suivez, avec Emmanuel de Careil, les traces du légendaire trésor des Wisithoths, des Cathares, des Templiers ou encore de Rennes-le-Château, et plongez dans une enquête passionnante !
Passionné par les énigmes de l’Histoire et les enquêtes policières, Emmanuel de Careil se lance dans sa quête du Graal et du Trésor des Cathares. De Rennes-le-Château à Montségur jusqu’au nid d’aigle d’Hitler, accompagné d’historiens, de journalistes et d’un agent des renseignements, ses investigations vous amènent, comme si vous y étiez, vers de fracassantes révélations, parsemées de cadavres…
Ce roman, dont l'intrigue policière sert de fil conducteur, nous plonge dans la quête du Graal. L'auteur mêle le fruit de ses recherches à la fiction, et nous amène à nous demander si tout cela ne serait pas réel...
CE QU'EN DIT LA CRITIQUE
"Si comme moi vous aimez les énigmes et surtout les légendes Cathares lisez le et ça vous donnera peut-être envie de faire votre propre enquête." -
BlackReader sur
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À PROPOS DE L'AUTEUR
Né en 1950 dans le Vercors,
Emmanuel de Careil a connu une brillante carrière technico-commerciale dans une multinationale française. Depuis 1999, il consacre pleinement son esprit cartésien à ses passions pour l'écriture,l'Histoire et les sciences dites occultes. Avec une démarche alliant le journalisme à l'enquête policière, il défie les mythes et les légendes pour en apporter les preuves.
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Seitenzahl: 480
Veröffentlichungsjahr: 2019
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Le Trésor des Cathares
Rennes-le-Château ou Montségur ?
Roman
Emmanuel de Careil
Du mÊme auteur
La Planète Démasquée
Roman de fiction
Éditions Ixcea
Errare Humanum Est
Ou Comment Diriger Sa Vie.
Ouvrage de développement personnel.
Éditions Ixcea
Le Chemin de la Réussite
(2ème Version de Errare Humanum Est)
Ouvrage de développement personnel.
Éditions la plume de pan
Balade au Cœur de l’Histoire – Thuir
Collection Intra-Muros
Guide historique et touristique de la ville de Thuir (66)
Éditions alliance
Le Manuel D’Alfred,
Le Fabuleux Pouvoir De La Pensée.
Ouvrage de développement personnel
Éditions Dangles (groupe Piktos)
À Alfred Lardinois,
Joséphine Vervecken
et Pierre Masset,
Avec mes vifs remerciements
pour les renseignements et les documents fournis,
ainsi que ma profonde reconnaissance
et mes amitiés très sincères.
Emmanuel de Careil
Lettre d’autorisation de diffusion des informations rédigée par Monsieur Pierre Masset (petit fils d’Alfred Lardinois)
Plongé dans la nébuleuse du passé de notre planète à la recherche des énigmes non élucidées, Emmanuel de Careil nous a emmené avec beaucoup de curiosité et d’intérêt à travers l’histoire de l’humanité sous forme de roman-fiction comme dans « La Planète Démasquée. »
Chercheur infatigable sur les mystères qui enveloppent souvent des récits et des légendes, cet écrivain de grand talent n’hésite pas à mêler la réalité avec la fiction pour faire entrer le lecteur dans un monde disparu et lui faire revivre avec passion les événements et les secrets enfouis dans la mémoire collective des peuples.
Avec ce nouveau livre, « Le trésor des Cathares : Rennes-le-Château ou Montségur ? », Emmanuel de Careil a fait là un travail minutieux d’archiviste se basant sur des faits historiques avec de longues recherches fastidieuses quelquefois, afin de donner aux lecteurs un maximum d’informations souvent méconnues du grand public.
Il donne ici toute la mesure de son sérieux et de son perfectionnisme dans ses recherches. Son style tout en finesse n’est jamais ennuyeux bien que traitant d’un sujet assez vaste et souvent exploré.
Certes, l’intrigue policière sous forme de fiction sert de fil conducteur au roman et nous entraîne dans des endroits existants encore de nos jours.
Les bases historiques du livre sont en grande partie de la réalité, comme c’est le cas pour Alfred Lardinois resté dans l’ombre jusqu’à ce jour, avec comme toile de fond la sombre histoire du IIIe Reich.
Les amateurs de chasse au trésor seront certainement passionnés à poursuivre la piste de ce roman sur les traces du légendaire trésor des Wisigoths, des Cathares, des Templiers ou encore de Rennes-le-Château et dont l’auteur, Emmanuel de Careil, apporte de nouveaux éléments au travers de son livre.
J’ai beaucoup apprécié cet ouvrage remarquable et approfondi sur une page de notre histoire au passé pas si lointain, qui fait partie de la quête continuelle de l’homme vers un but toujours plus humaniste, et dont les trésors recèlent encore d’autres vérités à mettre à jour.
Nous découvrirons encore avec plaisir d’autres romans de cet écrivain aux talents multiples.
Daphné Mohr.Auteure et poétesse,Petite fille d’Alfred Lardinois.
Comme à mon habitude, et afin de rendre le livre plus facile à lire, je pense qu’il est préférable de vous présenter d’abord les personnages, comme je le fais dans chacun de mes livres.
Cela permettra de pouvoir rédiger mon roman normalement, sans avoir besoin de vous décrire les intervenants au fur et à mesure qu’ils arrivent dans l’histoire, faisant perdre ainsi le fil du sujet.
D’autre part, si en cours de lecture, vous ne vous souvenez plus du descriptif de l’individu, il vous suffit de revenir à ce chapitre pour en trouver toutes les caractéristiques.
Certaines de ces personnes font partie de mes amis dont quelques-uns ont déjà largement contribué à la rédaction d’un précédent roman.
Denis Gaillard, de par ses fonctions secrètes, ne fait pas partie directement de ce cercle très privé, mais contribue toujours très largement aux recherches dont nous avons besoin.
Comme vous pourrez le constater aussi, Nadine de Batz, qui est historienne, est toujours passionnée par mes histoires. D’une aide précieuse, elle est fréquemment à mes côtés.
Concernant le sujet traité ici, c’est avec plaisir que j’ai accepté d’aider Denis dans son enquête. Le hasard a voulu que son affaire en recoupe une autre. Ces deux-là se sont trouvées imbriquées dans les investigations passionnantes que j’étais en train d’effectuer.
Avec l’aide de quelques amis, j’ai pu mettre à jour ces découvertes vraiment ahurissantes, tant au niveau historique, que scientifique ou religieux, voire même politique.
Auteur de guides touristiques, de livres divers et de romans, je m’intéresse à tout. Passionné par l’Histoire et les Sciences, j’effectue aussi de mon côté des enquêtes dans différents domaines nécessaires à la rédaction de mes ouvrages.
Pour ce livre, à la fois ouvrage historique et roman policier, j’ai fait appel à quelques proches en fonction de leurs connaissances afin d’obtenir plus rapidement des réponses, comme cela n’aurait pu être le cas en m’adressant aux différentes administrations françaises ou étrangères.
Ces précisions étant faites, passons maintenant à la présentation.
EMMANUEL DE CAREIL (1950)(Il est normal que je me présente aussi)
1,78 m. Corpulence moyenne, cheveux poivre et sel, avec un peu plus de sel que de poivre, yeux noisette et généralement toujours habillé très correctement.
C’est en 1950, dans une bourgade du Royans au pied du Vercors que je vois le jour, mais c’est dans un village de Haute-Savoie que je grandirai en âge, certes, mais en sagesse, je ne sais pas.
Après différentes études en France et en Allemagne, j’entre en 1974 dans une multinationale française où je gravis les échelons pour terminer avec le titre ronflant de cadre technico-commercial. Je quitterai enfin cette société en 1999 pour me consacrer à mes sujets favoris, l’Histoire, les Sciences et le paranormal sous toutes ses formes.
Ayant acquis au fil du temps certaines connaissances en psychologie, parapsychologie et en sciences dites occultes, j’ai rédigé un premier ouvrage, Errare humanum est, qui est en quelque sorte un recueil de constatations et d’expériences personnelles permettant de mieux diriger sa vie.
J’ai également écrit un roman, La planète démasquée, qui retrace l’histoire probable de notre humanité et qui donne un tout autre point de vue que celui qui nous a été inculqué depuis notre plus jeune âge.
Ayant d’autres informations historiques importantes à fournir à mes lecteurs, j’ai décidé de rédiger à présent cet ouvrage, à l’aide de tous les éléments que j’ai pu récolter jusqu’ici, avec le concours de Denis Gaillard pour l’intrigue policière, et Nadine de Batz pour la partie historique et en y rajoutant ceux, tout aussi précieux, qui m’ont été apportés à la suite de mon étroite collaboration avec Marlène le Moutier et Maryse Peul-Hüsch.
Certaines découvertes très récentes vont sans doute m’obliger à écrire encore un autre livre. Je pense qu’il en sera ainsi tant que j’aurai des choses à dire.
Et j’en ai encore pas mal à raconter !...
DENIS GAILLARD (1950)
1,78 m. Carré mais bien proportionné, cheveux poivre et sel, distingué, mais avec des allures d’Indiana Jones.
Colonel des services de renseignements français (DGSE), aujourd’hui en pré-retraite, il occupe actuellement un poste de consultant auprès du ministère de la Défense.
Il a été pendant très longtemps un spécialiste des pays de l’Est et des Balkans.
Surnommé le renard dans son milieu professionnel, il avait fortement conseillé au gouvernement de ne pas prendre parti dans la guerre de Yougoslavie.
Il est à l’origine du refus des pays européens d’entrer dans le conflit Irakien.
En semi-retraite dans le Languedoc-Roussillon, le gouvernement français fait souvent appel à ses services avant de prendre des décisions importantes.
C’est dans le cadre de sa fonction qu’une demande d’enquête lui a été formulée, et ayant le champ entièrement libre et les pleins pouvoirs pour résoudre cette énigme, il m’a demandé de participer à ses recherches.
Fennec (pour les intimes) souhaite ne pas divulguer plus d’informations pour des raisons de confidentialité, et étant un proche de sa famille, je respecterai donc ce choix.
Son passé trouble et mystérieux lui a permis d’acquérir de solides connaissances dans différents domaines, qui sont souvent bien utiles pour la vérification de certaines hypothèses dans le cadre de mes recherches, et comme vous pourrez le constater dans ce livre.
NADINE de BATZ (1966)(surnom : Manette)
1,72 m. Très mince, yeux verts, cheveux noirs coiffés très courts, style très BCBG.
Documentaliste française, descendante directe du célèbre Charles de Batz de Castelmore, Comte de Montesquiou et d’Artagnan (dont l’histoire a été retranscrite par Alexandre Dumas dans le roman Les trois mousquetaires).
Collaboratrice très dévouée, elle est à l’origine de toutes mes recherches de preuves historiques (livres, documents et archives de toutes sortes en France comme à l’étranger).
Historienne de formation, elle a exercé dans les archives prestigieuses de bibliothèques nationales de différents pays d’Europe.
Actuellement installée comme consultante indépendante, les bibliothèques nationales et les historiens font souvent appel à elle pour des recherches un peu particulières ou fastidieuses, et c’est à une telle occasion qu’elle a tissé des liens professionnels avec moi, lesquels se sont transformés au fil du temps en profonde amitié, voire plus car affinités.
Elle connaît quelques membres du groupe par l’intermédiaire d’internet ou du téléphone, mais n’a jamais rencontré les personnages cités dans le cadre de sa profession ou de réunions privées à mon domicile.
Ses connaissances en histoire sont impressionnantes, et sa mémoire phénoménale lui permet d’emmagasiner une multitude de renseignements en un temps record.
Sa profession la maintient en relation permanente avec les bibliothèques du monde entier et elle est toujours d’une aide importante quel que soit le sujet.
Elle fume peu, boit modérément et adore les soirées mondaines, ce qui ne l’empêche pas d’apprécier à leurs justes valeurs les journées de calme, voire de solitude.
EWA1 GEISLER (1970)(surnom : Loreleï)
1,77 m. Très mince et très blonde avec un visage angélique, un sourire divin et un corps à damner un saint.
Parle l’allemand, l’anglais, le français, un peu le russe.
Historienne et archéologue autrichienne, elle est originaire d’un village du Tyrol de la région d’Innsbruck.
Docteur en histoire, spécialiste des civilisations anciennes, et responsable du service d’archéologie du centre de recherche autrichien de WIEN2, elle est aussi professeur à l’université de WIEN.
Autrichienne et Tyrolienne de surcroît, elle nous ouvrira bien des portes, et ses connaissances personnelles et professionnelles nous permettront d’avancer à grands pas.
Nous la surnommons Lorelei car il est vrai que c’est un véritable canon, sympathique, très intelligente et dynamique.
Elle fume une marque de cigarette inconnue, boit tout et n’importe quoi, et n’est pas contre un gros câlin dans une discrétion absolue !
Sa tenue préférée est composée essentiellement de jean, tee-shirt et baskets, mais il lui arrive d’enfiler une robe du soir pour sortir dans le grand monde.
MANFRED GEISLER (1916)
1,82 m. Légèrement voûté, cheveux blancs, toujours coiffé d’un chapeau tyrolien, de corpulence moyenne, cet homme sympathique, bon vivant malgré son âge et fort bien instruit, est le grand-père très estimé d’Ewa.
Sous-officier dans la Wehrmacht3 en 1939, puis officier en 1942, ses connaissances de cette période nous seront bien utiles dans le cadre de nos recherches tant en Autriche qu’en France, puisque le Lieutenant Manfred Geisler avait résidé dans notre pays, jusqu’à la fin de l’année 1943.
C’est en novembre de cette même année qu’il sera affecté avec son régiment à la protection de la région d’Innsbruck. Il nous permettra ainsi, par l’intermédiaire d’Ewa, d’élucider certaines énigmes et nous fera avancer à grands pas.
Originaire du Tyrol où il réside encore aujourd’hui, Manfred a une très bonne réputation dans son canton et nous ouvrira bien des portes grâce à ses relations et à sa gentillesse.
À ce jour, on peut dire que le grand-père d’Ewa est vraiment incroyable pour son âge !
HILDE VON HOHENBURG (1973)
1,72 m. Blonde, cheveux courts, mince aux yeux bleu clair, cette très belle jeune femme avec beaucoup de classe, est la petite fille du baron Kurt von Hohenburg et la fille du baron Klaus von Hohenburg.
Amie d’Ewa Geisler depuis fort longtemps et habitant aussi le Tyrol, Hilde nous permettra d’accéder à la collection très privée de sa famille qui contribuera très efficacement à la résolution de certaines énigmes de ce roman.
Cette femme charmante et très distinguée, deviendra une amie sincère que je retrouverai chaque fois avec plaisir et qui participera étroitement à mes recherches historiques.
KURT VON HOHENBURG (1918)
1,94 m. Droit comme un I et sec comme un coup de trique, cheveux blanc neige qui ont dû être très blonds dans sa jeunesse, le Baron Kurt von Hohenburg est un homme respecté et hautement considéré dans le canton du Tyrol.
Grand-père de Hilde, père de Klaus et ami intime de Manfred Geisler, il nous ouvrira les portes de son château et entre autres, celle de sa collection très privée qui renferme des chefs-d’œuvre tant en objets anciens et divers, qu’en tableaux de maître et en copies dont certaines sont dignes d’originaux.
Quelques pièces rares d’origine Wisigoth, Templiers et Cathares nous permettront de nous faire une idée pour les descriptifs que nous ferons dans ce livre.
Ce grand amateur de belles choses et de vins français, est un homme extrêmement cultivé avec qui nous aurons plaisir à discuter et ce, très sérieusement, car ce n’est pas le genre à s’esclaffer de rire.
Même en le chatouillant sous les bras, je ne pense pas que l’on puisse arriver à lui décrocher un sourire !
Malgré son âge avancé, voici un homme qui a encore réellement toute sa tête.
MARLENE LE MOUTIER (1966)
1,72 m. Châtain clair avec de magnifiques yeux verts. D’une gentillesse inimaginable, elle est une excellente journaliste d’investigation qui officie avec brio dans les journaux les plus célèbres de la confédération helvétique.
Suisse depuis plusieurs générations, l’origine de sa famille se situe en Vendée (F), mais c’est non loin de Luzern (CH) qu’elle réside depuis trois siècles.
Étant parfaitement bilingue, Marlène exerce sa profession en langue française ou allemande mais réside à Kussnacht, berceau de son enfance.
Passionnée par son travail, talentueuse narratrice, cette jeune femme charmante n’en est pas moins une excellente enquêtrice qui me sera fort utile dans le cadre de mes recherches.
MARYSE PEUL-HÜSCH (1963)
1,69 m. Cheveux châtain très clair aux reflets auburn, aux yeux d’un joli brun et au regard très doux, cette jeune femme fort agréable transpire d’une gentillesse qui sent bon l’amour sincère.
Comme cerise sur ce gâteau, cette belge francophone est tout simplement docteur en Histoire, responsable d’un service du CEGES4.
C’est en quelque sorte l’homologue de Nadine de Batz, tout aussi modeste, amusante et compétente, mais c’est par Denis Gaillard avec qui elle était en relation, que je ferai sa connaissance.
Les renseignements qu’elle me fournira, m’apporteront tout au fil du livre la confirmation des hypothèses que j’avançais et les quelques éléments essentiels à la véracité de ce roman.
ALFRED LARDINOIS (1900)
Né à Houdeng -Belgique, le 19 juillet 1900 et décédé en 1966, Alfred Lardinois épouse le 25 Février 1922, Marie-Eugénie Nivarlet à Seraing/M. où ils résident.
Cet homme sympathique, jovial et paisible, fait alors partie de l’armée en tant que fantassin du 10ème régiment de ligne jusqu’au 1er septembre 1942 où il sera affecté comme A.R.A.5 avec le grade d’adjudant sous le matricule 22874.
C’est en 1945, une fois démobilisé, qu’il recevra la distinction de Chevalier de l’ordre de Léopold II (avec palme), la Croix de guerre de 1939-1945 (avec palme) ainsi que la Médaille commémorative de 1939-1945 à deux éclairs entrecroisés, pour services rendus à son gouvernement dans le cadre de ses fonctions.
C’est au tout début de la guerre, alors qu’il était encore fantassin et que son régiment se trouvait en poste stationné dans le Languedoc-Roussillon, qu’il devint l’auteur d’une aventure étrange et méconnue des historiens qui aurait bien pu lui coûter la vie.
Afin de rendre cet ouvrage agréable à lire, celui-ci est bien sûr romancé, mais tous les passages concernant Alfred Lardinois sont rigoureusement exacts, même si ces derniers pourraient remettre en cause quelques connaissances historiques considérées jusqu’ici comme acquises.
Comme vous pourrez le lire dans ce livre, c’est grâce à sa petite fille, Joséphine Vervecken, que j’ai pu avoir un maximum d’éléments qui m’ont servi de base de départ pour mes recherches, la découverte d’Alfred Lardinois étant le chaînon manquant aux différentes affaires que je me propose de vous raconter dans ce roman.
Livret de famille d’Alfred Lardinois
Vendredi 2 Juin 2006 ; 14h30
Ceux qui ont déjà eu l’occasion de lire certains de mes ouvrages, me connaissent sans doute déjà un peu mieux, savent où je réside et sont au courant de mes passions, mais pour les nouveaux lecteurs, il est sans doute préférable que je plante le décor et que je leur explique un peu ce que je fais, comment je vis et surtout le type de recherches que j’ai l’habitude d’entreprendre.
J’adore fouiner dans le passé mystérieux de nos anciennes civilisations, de retrouver des fonds de vérité dans les légendes et surtout de mener des enquêtes sur des passages occultés de l’histoire. Généralement, plus le sujet est trouble, plus je suis intrigué et persévérant.
Dernièrement le hasard a voulu me mettre sur la trace du Graal et comme différentes légendes ne concordaient pas, je me suis penché sur la question un peu plus sérieusement.
C’est en approfondissant cette énigme que je me suis rendu compte qu’il y avait bien à l’origine un fond de vérité qui s’est transformé et modifié au fil du temps, et cela de manière involontaire ou volontaire comme vous pourrez le constater tout au long du livre.
Avec l’aide de Nadine de Batz je vais tenter d’élucider ce mystère, raison pour laquelle elle doit venir me rejoindre ce soir, pour quelques jours de congés.
Certes, ce n’est pas que pour cela…
Vous ne pensez tout de même pas que je vais tout vous dévoiler ?
Quand elle n’est pas ici, Nadine réside à Paris où elle exerce sa profession de consultante indépendante en Histoire auprès de chercheurs, d’écrivains ou tout simplement de bibliothèques nationales, en France comme à l’étranger.
Pour ma part, je demeure dans la France profonde, dans une région qui se nomme le Royans et qui se trouve dans une vallée verdoyante enclavée au pied du Vercors et au nord de ce massif montagneux.
Les véhicules de la région étant immatriculés en 26, nous sommes donc dans le département de la Drôme, dont le chef-lieu est Valence et où se trouve la gare du TGV, train par lequel Nadine va arriver en fin d’après-midi, aux alentours de 19 heures.
Ma maison est une demeure en pierre et aux poutres apparentes, plantée au fond des bois, dans un petit hameau non loin de Saint-Jean-en-Royans, où il fait bon vivre dans le calme de la nature environnante.
Comme tout bon campagnard, j’y ai quelques animaux : poules, canards, lapins, oies d’Égypte, et surtout un chien qui, bien que petit, garde très bien son territoire.
C’est un bâtard de Teckel et de Jagd Terrier qui donne à cet animal un aspect fort sympathique et rustique ainsi qu’une intelligence assez surprenante.
Son nom est Crounch. Si en vous promenant dans la campagne non loin de chez moi, vous voyez un chien noir, petit et assez long qui vous regarde après avoir prononcé ce nom, il y a de fortes chances pour que ce soit lui et que vous soyez non loin de ma cachette.
Bref, les présentations étant faites, je vais donc maintenant vous raconter le sujet sur lequel je suis en train de plancher, et dont nous allons sûrement parler un bon moment ces jours-ci avec Nadine.
Il y a quelque temps de cela, en rédigeant mon précédent roman, j’avais fait des recoupements sur certains textes religieux. Je m’étais alors rendu compte que d’une Bible à l’autre, certains passages de l’Ancien ou du Nouveau Testament présentaient des différences de traduction et d’interprétations, en fonction de l’Église et de l’auteur auxquels on avait affaire.
Contrairement à la religion juive ou musulmane qui n’ont dans l’ensemble pas tellement dévié, le christianisme a subi un certain nombre de schismes qui ont donné lieu chaque fois à la création d’une nouvelle communauté, comme cela est le cas pour les catholiques, les orthodoxes et les protestants, pour ne citer que les principaux.
Or, la Bible de base pour chacune de ces Églises n’est pas tout à fait la même : elles n’utilisent pas systématiquement les mêmes récits, ne sont pas écrites par les mêmes auteurs et ne sont pas forcément traduites exactement de la même façon.
Ce qui veut dire, en d’autres termes, que si l’on se sert de toutes les Bibles existantes pour rechercher quelque chose de précis, ce qui a été caché volontairement par une religion, ne l’a pas été forcément par d’autres. De ce fait, on peut fort bien arriver à retrouver la véritable origine d’une énigme.
Les bases des récits bibliques sont assez identiques dans le fond et ce n’est que la forme qui diffère, mais quelquefois de façon conséquente.
Vous allez dire que j’exagère peut-être en disant que l’Église catholique est un schisme par rapport au Christianisme, au même titre que les Orthodoxes et les Protestants, et vous avez raison, mais à peine !
Le mot schisme est un peu violent, certes, mais il y a du vrai là-dedans si l’on veut bien reprendre l’histoire du Christianisme à son origine.
C’est Jésus de Nazareth qui a prêché cette philosophie de vie qui ressemble par certains côtés à l’Hindouisme, mais ce n’est que plus tard qu’on lui a attribué le nom de Christ.
Ce mot vient du grec Kristos, qui veut dire oint, c’est-à-dire « béni à l’aide d’une huile sacrée ». On le retrouvera par la suite en latin avec le mot Christus.
En fait, ce terme n’est arrivé qu’au III° siècle de notre ère lorsque le Christianisme s’est mis à évoluer en religion pour prendre l’ampleur qu’on lui a connu par la suite.
Or, entre l’an 336 et la fin du III° siècle, cet homme hors du commun avait des fidèles qui l’ont reconnu en tant que Messie7 et qui ont continué par la suite à propager son enseignement et bien sûr, à le vénérer.
Ces adeptes portaient le nom de Lucifériens puisqu’ils adoraient Lucifer ce qui pourrait paraître étonnant si l’on n’en connaît pas la raison.
En réalité, Lucifer8 est un nom commun qui veut dire porteur de lumière. Il était attribué aux personnes apportant la Connaissance par leur savoir.
Mais cette communauté faisant de l’ombre à la religion chrétienne naissante, on a tout simplement inventé un mythe qui consistait à dire que Lucifer était un démon, et que ces gens qui l’adoraient devaient être éliminés.
Ainsi fut fait jusqu’au dernier !
On retrouvera ce même type de démarche par la suite dès qu’une communauté religieuse commencera à faire de l’ombre au Catholicisme. Ce fut la raison invoquée pour les croisades afin d’éliminer les musulmans, ou encore pour les combats sanglants contre les Cathares et contre les Templiers qui gênaient sérieusement, et avaient une emprise très importante grâce à leur argent et leurs connaissances occultes.
Le fameux trésor de ces sectes n’a d’ailleurs jamais été retrouvé, et ce sera une partie des investigations que je me propose de mener dans ce livre.
Donc, comme je le disais plus haut, chacune de ces religions chrétiennes a utilisé l’histoire à sa manière en se servant des récits qui l’intéressait et en prenant bien soin de cacher ceux qui pourraient gêner, comme c’est le cas des textes apocryphes9.
Les intérêts n’étant pas les mêmes d’un ordre religieux à l’autre, c’est la raison pour laquelle je disais qu’il fallait connaître les différents écrits qui existent, pour pouvoir arriver à retrouver des traces véridiques de l’histoire de notre humanité ; voir l’Ancien Testament de la Bible.
Si l’on commence par les premiers récits, tout le monde sait que l’on descend d’Adam et Ève puisque ceci est écrit noir sur blanc, mais ce que l’on sait déjà moins, c’est ce qui s’est passé en réalité.
Dieu aurait pris de la terre et aurait créé Adam, puis en lui prélevant une côte, il créa Ève ; et tous les soirs, quand Adam revenait, Ève comptait ses côtes pour voir si par hasard il n’y aurait pas une autre femme !... (Ceci, c’est moi qui viens de le rajouter !)
Bref, ma boutade mise à part, cette première histoire qui est décrite dans la Genèse10, je ne sais pas si vous y croyez, mais moi pas !
Là où l’histoire devient plus intéressante, c’est que l’on va retrouver des légendes relatant cette naissance de l’humanité tout autour de la planète, chez différents peuples n’ayant strictement rien à voir les uns avec les autres.
C’est surtout en Asie où l’on va avoir une variante, surprenante mais beaucoup plus plausible, qui me convient beaucoup mieux.
Il est dit qu’Adima (Adam) et Héva (Ève) auraient été déposés par Brahma (Dieu) sur une île au sud de l’Inde qui était un véritable jardin d’Éden.
Il semblerait que ce soit le Sri Lanka11 d’après les éléments que l’on possède.
Ces deux individus venus d’ailleurs, auraient été les deux premiers êtres introduits sur Terre afin de vivre sur cette planète et la peupler.
Ce qui veut dire qu’Adima et Héva, non seulement venaient d’une autre planète, mais qu’en plus il en est arrivé d’autres par la suite. Autrement dit, nous avons carrément été envahis du jour au lendemain.
Après tout, pourquoi pas, et nous avons là une explication originale mais qui tient toutefois la route, comparée à l’histoire de terre malaxée et de côte enlevée.
On retrouvera ce type d’explications dans des récits classés Apocryphes, justement, et plus précisément avec Nicodème qui relate le périple de saint Thomas en Inde, mais j’y reviendrai plus loin.
Si l’on veut bien réfléchir un tant soit peu à certains descriptifs très précis de nos religions, on se rend compte après étude approfondie, qu’il y a un bug ou tout au moins une grosse nébuleuse dans les explications religieuses.
En effet, il est bien spécifié que contrairement aux animaux, l’homme a une âme, et que c’est le seul être vivant qui en possède une.
Si j’accepte cette explication, et que parallèlement je la rapproche du fait que l’homme descend du singe, à quelle époque le singe a-t-il eu une âme ?
Et la deuxième interrogation est de savoir qui la lui a donnée ?
Je ne remets nullement en cause le fait que Cro-Magnon descende du singe, mais je ne suis pas du tout certain que nous descendions directement de Cro-Magnon, comme semble le confirmer la légende asiatique.
Par contre, un croisement de Cro-Magnon avec des individus beaucoup plus évolués, là, je suis déjà plus d’accord !
Il semblerait, d’après quelques experts, que Neandertal comme Cro-Magnon étaient voués à la disparition, car ils avaient un taux de natalité très inférieur à ce qu’il leur aurait été nécessaire pour la survie de la race.
Si l’on poursuit l’analyse de la croyance asiatique, il est dit aussi qu’après la venue d’Adima et Héva, les anges sont arrivés sur Terre pour édifier un temple dans lequel auraient été placées douze tablettes de bronze gravées d’une écriture très fine et inconnue, où serait décrite l’histoire de notre humanité et que nous serions capables de les traduire le jour où nous serions prêts à entendre La Vérité.
Ça décoiffe, n’est-ce pas ?
Eh bien savez-vous comment se nomme ce temple où se trouvent les douze tablettes ? Le temple du Graal !
C’est le sujet de mes recherches actuelles et c’est entre autres la raison de la venue de Nadine dans mon humble demeure.
Cela fait déjà un certain temps que nous recherchons chacun de notre côté des éléments permettant de remonter l’histoire du Graal, et de fil en aiguille, je pense maintenant que je vais pouvoir vous écrire quelque chose à ce sujet car je sais que cette jeune femme sublime et dynamique ramène des informations importantes pour mes lecteurs.
Ceci me fait penser qu’il faudrait que je descende à Valence, car j’ai plusieurs courses à faire avant d’aller la chercher au TGV.
Je vous laisse donc quelques instants et je reviendrai tout à l’heure, après notre retour à la maison.
Vendredi 2 Juin 2006 ; 20h15
Nos retrouvailles sont toujours remplies d’émotions multiples et de sincérité et, dans de longs silences, nos yeux en disent beaucoup plus qu’un discours. Les quelques caresses affectueuses traduisent, par leur douceur, bien plus que des mots.
Quelques tendres et doux baisers contribuent efficacement à l’union de nos corps éthériques qui doivent sans doute se fondre littéralement l’un dans l’autre, si j’en crois le léger courant électrique qui me traverse le corps et me laisse ainsi, quelques minutes, dans un état cotonneux.
Après nous être confortablement installés dans le canapé de mon salon, nous échangeons quelques phrases pour nous tenir mutuellement au courant de ce qui s’est passé depuis notre dernière rencontre, et ce n’est qu’au bout d’une petite demi-heure que nous commençons à entrer dans le sujet de nos recherches.
C’est Nadine qui attaque la conversation en me retraçant les pistes qu’elle a suivies :
La plus flagrante est l’histoire de l’Égypte qui aurait été créée par des dieux arrivés sur terre un peu de la même façon que celle décrite en Asie.
Mais là aussi, on va retrouver un mythe selon lequel le dieu Thôt, dieu de la science et de la connaissance, aurait gravé sur des tablettes l’histoire de notre humanité.
Elles seraient cachées dans un lieu secret que l’on a pensé être sous le Sphinx, dans une sorte de bibliothèque où seraient conservées toutes les connaissances de ces dieux.
La légende se termine en affirmant que nous serons capables de découvrir ce lieu et de traduire ces tablettes, le jour où nous serons à même de les comprendre et d’entendre la vérité.
Et je rajoute aussitôt ceci :
Par contre, l’histoire dit que le jour où ils seront tous réunis dans un même lieu, ils nous révéleront la Vérité sur l’histoire de notre humanité.
En plus, on ne voit pas comment ils pourraient révéler quoi que ce soit, étant donné que l’on ne voit strictement rien à l’intérieur. Cette technologie dépasse réellement tout entendement humain.
Le Graal est en réalité un nom commun pour désigner un récipient contenant une substance magique aux pouvoirs surnaturels. L’origine de ce nom est sans doute celte et désignait à l’époque les chaudrons dans lesquels les druides faisaient leur potion magique.
Puis, petit à petit, ce mot a dérivé pour s’étendre à d’autres objets tout aussi symboliques comme c’est le cas du calice du Christ dans « Perceval », le roman de Chrétien de Troyes.
C’est du reste lui qui a relancé ce mot en lui donnant un sens très précis pour définir la coupe dans laquelle Jésus Christ aurait bu lors de la Cène, dernier repas pris avec ses apôtres avant d’être arrêté et crucifié.
Joseph d’Arimathie y aurait récupéré le sang qui coulait du cœur du Christ, après que le centurion Longinius l’aurait transpercé de sa lance.
Donc en réalité, ce calice est un Graal parmi d’autres, et ce serait celui-là dont on peut suivre l’histoire jusqu’aux Templiers et aux Cathares qui l’auraient eu en leur possession, semble-t-il.
Le problème du Graal, c’est qu’il y a eu tellement d’histoires autour de ce mythe, qu’aujourd’hui on ne sait plus trop duquel on parle, et il est donc assez difficile de remonter une légende jusqu’à sa source sans se perdre dans les différentes origines possibles.
Tu sais, j’étais entré en contact avec Ewa Geisler comme tu me l’avais dit, et elle connaissait une partie de l’histoire du Graal, mais nous avons obtenu le complément par Hilde von Hohenburg qui est l’une de ses amies.
Je pense que son propre père, c’est-à-dire Kurt, le grand-père de Hilde, a révélé certaines choses à son fils dont il devait avoir eu connaissance, étant gradé dans la Wehrmacht12 et en garnison dans le Tyrol à partir de 1943.
Or, souvent Ewa a fait des allusions concernant la famille de Hilde, et ce qu’elle sait, c’est forcément par lui.
Comme je suis très amie avec Ewa, celle-ci m’a proposé de la rejoindre pour me montrer certaines preuves historiques sur lesquelles nous travaillons, et je sais qu’elle voulait que l’on passe voir Hilde. Je pense qu’il y a là quelque chose d’important qu’elle n’a pas voulu me dire au téléphone.
Si tu veux, on pourrait y aller ensemble, ce serait vraiment super !
Je réfléchis un bref instant et propose à Nadine ceci :
Et c’est ainsi que débutera une partie de franche rigolade, avec boutades successives, chatouilles en tout genre et même plus car affinités.
Puis soudain, en regardant le cadran de mon horloge roumaine, nous nous rendons compte que les minutes se sont encore écoulées à une vitesse incroyable et qu’il serait peut-être temps de dîner.
Une demi-heure de course-poursuite à travers la maison, ça creuse !
Après avoir arrêté nos gamineries, nous dressons la table avec bougies, verre en cristal et argenterie, car ce soir nous allons fêter un grand événement professionnel pour Nadine.
J’aime autant vous dire que j’ai prévu un repas fort sympathique, accompagné d’un petit vin blanc bien frais : un Bourgogne aligoté.
Pour les connaisseurs, le repas sera composé de gambas flambées au Cognac en entrée, puis il s’en suivra un loup (le poisson) grillé au fenouil et flambé au pastis.
Un petit reblochon savoyard servira de fromage, et enfin un sorbet au marc de champagne viendra clore ce dîner avec une coupe de Mumm cordon rouge millésimé.
Et après, cela ne vous regarde absolument plus, mais je pense que la veillée sera longue !...
À demain donc, pour la suite !
Samedi 3 Juin 2006 ; 8h25
Les oiseaux chantent, les écureuils sautent de branche en branche et les poules de la ferme voisine fouillent les pieds des noisetiers avec des petits cris qui en disent long sur leur satisfaction.
C’est une belle journée qui commence, ni trop chaude ni trop fraîche et en un mot, juste comme il faut pour être bien !
Le petit déjeuner est toujours un moment important pour nous, car non seulement il nous permet de démarrer la journée dans de bonnes conditions mais en plus c’est un instant où l’on prend son temps, où l’on flâne en pyjama en regardant la brume se lever et où l’on entame des conversations souvent passionnantes.
Le dialogue se fait petit à petit, au fur et à mesure que l’on émerge de notre sommeil, et de fil en aiguille on se retrouve à discuter de nos sujets favoris et des découvertes que nous avons faites, chacun de notre côté.
Il nous est arrivé fréquemment de discuter ainsi plusieurs heures d’affilée autour de cette table en bois massif qui fait office de table de cuisine et qui, à en juger par son aspect rustique, doit avoir plus de cent ans d’existence.
Là, dans l’immédiat, nous venons d’entamer une phase d’analyse sur l’ancienneté probable de l’origine du mot Graal et, par voie de conséquence, des peuples à qui l’on attribue cette légende.
C’est Nadine qui vient de relancer le sujet :
Le rituel concernant le Graal relève des antiques cérémonies d’intronisation royales qui mettaient en valeur le concept d’une royauté idéale et universelle représentant sur terre l’être divin, tout comme les consécrations des pharaons.
N’oublie pas que la serpe du Druide qui officiait était en or pur, la matière première des Rois dans l’Antiquité, ce qui élève encore plus le Vase dans son usage sacré.
L’amalgame des deux noms a dû se faire à cette même période de l’histoire et des légendes avaient couru à cette époque, selon lesquelles les Cathares et les Templiers auraient été en possession de cet objet auquel on prêtait des pouvoirs surnaturels.
Je m’assois confortablement en me resservant une larme de café, et après avoir savamment tasser du tabac dans ma pipe, je l’allume, tire quelques bouffées et me mets en position maximale d’écoute.
Après s’être resservie aussi en café et en lait, Nadine poursuit donc son exposé :
Eh bien, encore une fois, il faut remonter jusqu’en Inde pour trouver les premières explications dans les croyances hindoues et en particulier dans le Veda, comme je te l’avais expliqué l’autre jour au téléphone.
Ce mot qui veut dire le Savoir en sanskrit, désigne un ouvrage en quatre tomes, Rigveda, Sãmaveda, Yajurveda et Atharvaveda, qui sont les ensembles de textes sacrés les plus anciens du monde et qui sont les fondements du Védisme, duquel découlera le Brahmanisme ultérieurement.
Si l’on rapproche certaines informations de cet ouvrage ancestral avec des légendes et croyances de ce peuple indien, ainsi qu’avec celles déjà mentionnées dans plusieurs de tes écrits, on obtient une surprenante coïncidence qui, étant donné sa taille, n’en est plus une.
Nadine sourit puis reprend :
C’est cette langue inconnue, le Sanzar, qui aurait donné naissance au Sanskrit, pour la rédaction des textes sacrés Hindous.
Ces écrits relatent entre autres le passé, le présent et le futur de notre humanité, et auraient été retranscrits à plusieurs reprises au fil du temps.
Ils seraient peut-être même à l’origine de toutes nos religions et c’est sans doute de là que la Bible serait tirée.
Chez les Veddas, ce temple bâti par des êtres venus d’ailleurs se nomme le temple du Gaal ou Gahal.
Or, dans ton dernier roman, tu expliques qu’avant un grand cataclysme que tu situes à -18000 ans, le peuple Vedda aurait été enlevé par des individus venus d’une autre planète et déposé en Australie afin d’être épargné, raison pour laquelle on retrouve aujourd’hui des gènes de Veddas de Ceylan dans l’ADN des aborigènes de ce continent. Avoue quand même que la coïncidence est troublante de retrouver encore ce peuple à l’origine d’une autre histoire !
C’est en épluchant la Bible Orthodoxe et des textes apocryphes, que j’aie retrouvé un passage selon lequel l’apôtre Thomas serait allé, à la demande du Christ, rechercher en Inde des preuves de l’existence du Gahâl ou Graal. C’est depuis cette époque que Thomas fut appelé l’apôtre des Indes.
Puis pour compléter ces informations, je lui explique qu’en analysant l’évangile de Nicodème, celui de Thomas ainsi que les textes apocryphes des Actes de Thomas, il semblerait que ce dernier ait bel et bien trouvé les vestiges d’un temple qui remonterait à la nuit des temps et qui aurait contenu, à son origine, les douze tablettes dont je parlais précédemment.
D’ailleurs, il faut savoir que ces récits, fort importants pour le manichéisme, sont, avec d’autres gnoses égyptiennes, à l’origine du Catharisme.
Ce temple, dont je parlais au départ, était vraisemblablement situé au pied du Pic d’Adam, qui est toujours, pour les habitants, une montagne sacrée et vénérée par toutes les religions du Sri Lanka actuel, anciennement Ceylan.
Saint Thomas s’y serait rendu avec un envoyé du roi des Indes, Gandafricus, ainsi qu’avec ses deux frères, Jude et Taddée.
Après avoir accompli quelques miracles tout en descendant la côte des Malabars, il atteignit la pointe sud de l’Inde où il embarqua pour l’île de Taprobane, qui se nommera ultérieurement Ceylan et qui est donc l’actuel Sri Lanka.
L’histoire raconte que Thomas et ses amis, guidés par une étoile, trouvèrent le temple construit par les anges pour abriter les douze tablettes de bronze.
Cela rejoint assez bien la légende de Wolfram von Eschenbach qui précise, entre autres, que Flégétanis découvrit, en examinant les constellations, de profonds mystères dont il ne parlait qu’en tremblant et qu’il y avait un objet qui se nommait « Graal ».
Si ce Graal était composé des douze tablettes de bronze, nous avons peut-être là un semblant d’explication, concernant la confusion qu’il y aurait pu y avoir au fil du temps avec le Livre de la Connaissance, le fameux Livre M des Templiers et le Livre aux sept sceaux cités dans l’Apocalypse de Saint-Jean.
Mais, pour en finir avec saint Thomas, celui-ci avait confié les douze tablettes à un dénommé Artabase, un descendant des rois d’Arménie qui voyageait avec lui et qui avait de grandes connaissances en langues anciennes. Celui-ci s’était fait un devoir de les traduire et de les retranscrire sur des rouleaux de papyrus qui ont sûrement été transmis à d’autres savants à travers le monde.
Personnellement je ne le pense pas, mais bon, on en reparlera. Par contre, on arrive, par les textes, à remonter un peu l’histoire de ces tablettes et on en retrouve la trace depuis leur départ de l’Inde, comme je viens de te l’expliquer, jusqu’à leur arrivée sur le pourtour méditerranéen, où elles vont finir par arriver à Jérusalem.
Or, tu sais bien que, dans le temple de Jérusalem, le roi Salomon gardait les Tables de la Loi, lesquelles auraient été remises à Moïse par Dieu lui-même, sur le mont Sinaï.
D’où ma question restée à ce jour sans réponse : serait-ce les mêmes dont il s’agit ? Et comment cela se pourrait-il, puisqu’il s’agit d’une autre époque bien antérieure à celle de saint Thomas ?...
Là aussi il s’agit de tablettes qui ne sont qu’au nombre de deux, mais il est vrai que personne ne les a jamais vues non plus.
Par contre, je vais amener un peu d’eau à ton moulin. On vient de faire une découverte extraordinaire du point de vue historique et archéologique, dans une vallée perdue de 400 km de long, non loin de ce qui était la Mésopotamie, près de l’actuelle ville de Jiroft.
Il semblerait que le peuple qui vivait dans cette région était encore plus ancien que les Sumériens. Il aurait, sans doute, inspiré ces derniers car on a retrouvé plein de vestiges qui relatent des histoires citées en Mésopotamie, comme c’est le cas pour l’homme scorpion dans L’épopée de Gilgamesh14.
Or, dans la cité principale, il y a encore les vestiges d’un temple gigantesque qui devait sans doute ressembler aux monuments Mayas ou Égyptiens, et les bases de cet ensemble ne mesurent pas moins de 400 mètres de côté.
À ce jour, on a déjà pas mal d’informations concernant le mode de vie de ce peuple et de ses croyances.
On a longtemps pensé que l’existence d’un royaume du nom d’Aratta était une légende sumérienne, mais actuellement l’archéologue allemand responsable des fouilles avance la possibilité d’une civilisation très riche, ayant vécu au moins cinq mille ans avant J.C. et dont l’origine pourrait remonter à - 10000 ans.
On pense maintenant que les Sumériens ont été très influencés par le royaume d’Aratta que l’on a jusqu’ici considéré comme un mythe.
Passionné par cette discussion que nous avons déclenchée, je questionne à nouveau Nadine :
En plus, si la Mésopotamie s’en est inspirée, c’est bien qu’il y a une raison ! Il n’est pas impensable que les douze tablettes d’origine aient été déjà traduites auparavant sans avoir quitté leur emplacement pour autant.
Par l’intermédiaire des manuscrits que j’ai compulsés et des textes anciens que j’ai étudiés, il est fait mention que les tablettes du temple de Ceylan seraient venues d’Inde jusque sur le pourtour méditerranéen en influençant les civilisations qui les auraient eues à tour de rôle.
Ce qui y était gravé aurait été traduit par des initiés, grands prêtres, mages, etc., et consigné dans des ouvrages qui auraient sans doute servi, par la suite, pour rédiger des textes religieux ou philosophiques, comme ce serait le cas pour l’Ancien Testament.
Le roi Salomon se serait servi de certains textes ésotériques pour gouverner avec toute la sagesse qu’on lui connaissait, ce qui confirmerait qu’il détenait lui aussi des tablettes de la Connaissance dans son temple prestigieux.
Mais si tout ceci est exact, ça pourrait vouloir dire que les Tables de la Loi de Moïse ne sont pas, d’après les récits, tout à fait conformes à la réalité.
Elles raconteraient sans doute bien autre chose que les dix commandements !
Si l’on veut bien en croire la légende, lorsque Salomon a nommé son fils roi d’Éthiopie, celui-ci s’en serait allé avec l’Arche d’Alliance qu’il aurait mise en lieu sûr aux abords du lac Tana, près de la source du Nil Bleu.
Mais, fait curieux, cette région du monde est très chrétienne et croyante, et on retrouve, près du lac Tana, des monastères et des églises qui relatent cette histoire et une autre, selon laquelle la Sainte famille et Jésus seraient venus s’y réfugier, lors de leur fuite causée par la décision de supprimer les nouveau-nés mâles, ordonnée par l’empereur romain.
Alors j’en ai déduit, après maintes recherches, que les Tables de la Loi et les douze tablettes de bronze relatent sans doute la même chose, et qu’il y en a eu peut-être d’autres ailleurs sur la planète.
Tu noteras d’ailleurs, au passage, que Moïse n’a jamais montré à quiconque ce qui était marqué sur les Tables de la Loi, et que ni Salomon, ni ceux qui ont pu les avoir entre les mains, n’ont révélé quoi que ce soit à leur sujet.
Les Écritures Sacrées disent qu’elles furent enfermées dans l’Arche d’Alliance. Personne ne pouvait approcher de l’Arche, sinon le Grand Prêtre.
Coïncidence aussi : tous les endroits où seraient passées les douze tablettes ou les Tables de la Loi correspondent à des lieux très forts en symbolique, et ayant eu un temple important mentionné dans différents textes religieux ou historiques.
Tout ceci confirme que les tablettes ont bien été traduites et le contenu, communiqué au monde entier, ou tout au moins au pourtour méditerranéen !
Soudain elle me signale que le téléphone est en train de sonner et qu’il faudrait peut-être décrocher.
Après un rapide coup d’œil sur le cadran pour vérifier le nom ou le numéro de mon interlocuteur, je signale aussitôt à Nadine que c’est Denis Gaillard, mon beau-frère :
Après cinq bonnes minutes de conversation, je raccroche et lui explique ce qu’il vient de m’annoncer :
Je sais qu’en règle générale il n’utilise pas son nom dans le cadre d’enquête, et qu’il possède un pseudonyme tout à fait officiel : c’est ce que l’on appelle de vrais faux papiers !
Et nous sommes toujours là, à discuter en pyjama. Il faudrait peut-être aller se préparer !
Et c’est ainsi qu’elle s’éclipse dans la salle de bain d’où elle sortira trois quarts d’heure plus tard pour me laisser la place.
En tout début d’après-midi, nous irons nous balader dans les environs, histoire de prendre un peu l’air jusqu’au soir, et je vous propose de nous retrouver après.
Samedi 3 Juin 2006 ; 20h35
Après nous être servi un petit verre de Cognac, une vieille réserve de plusieurs dizaines d’années d’âge, nous voilà donc en mesure de continuer notre discussion dans cette ambiance cocoon que j’adore et préserve.
Pour une meilleure compréhension du sujet, mais sans pour autant récapituler ce que nous avons dit précédemment, je voudrais juste apporter aux lecteurs quelques précisions complémentaires :
