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Destiné aux randonneurs et, de manière générale, à tous les amateurs de ces montagnes lointaines, ce guide reprend les plus beaux itinéraires de trekking des Andes et de Patagonie, ainsi que les voies d'ascension des principaux «sommets de trekking» faciles de la Cordillère. Au total, plus de 35 itinéraires décrits en détail, avec de multiples variantes.
Les milliers d’informations précises contenues dans ce guide aideront tous ceux qui désirent approcher la montagne en Amérique du Sud dans la préparation et l’organisation de leur voyage. Il permettra également à tous ceux qui souhaitent voyager dans les Andes en dehors des sentiers battus de découvrir des régions reculées dont aucun autre guide ne parle.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
"Il y a un livre que je n’ai pas oublié d’emporter dans mon sac..." -
Rando-Trekking
"Vivre sa découverte en disposant des meilleures informations pratiques." -
Trek Mag
"Une foule d’informations pratiques." -
Voyages Voyages
"Un topo-guide appelé à devenir un must." -
Alpinisme & Randonnée
"Enfin un guide spécifique pour les amateurs de randonnées et de treks dans les Andes." -
Globe Trotters
À PROPOS DE L'AUTEUR
Instructeur de montagne professionnel, John Biggar grimpe régulièrement dans les Andes depuis une quinzaine d’années. Lorsqu’il n’est pas en Amérique du Sud, il vit à Castle Douglas en Écosse où il dirige ANDES, une agence de voyages spécialisée en trekking, alpinisme et ski dans les Andes.
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Seitenzahl: 348
Veröffentlichungsjahr: 2014
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L’AMÉRIQUE DU SUD ET LES ANDES
Ce guide présente une sélection des plus beaux itinéraires de trekking de la cordillère des Andes, un choix varié de randonnées d’une journée dans chacune des régions décrites et les itinéraires d’ascension des sommets de trekking les plus intéressants.
La variété des paysages de montagne dans les Andes est infinie, ce qui n’est guère surprenant lorsque l’on sait qu’elles constituent la plus longue chaîne de montagnes au monde - près de 9000 km du nord au sud. On y trouve des cimes aux formes alpines surgissant abruptement des forêts tropicales les plus humides, des hauts volcans isolés et souvent actifs dominant les déserts les plus arides, ou encore d’improbables cathédrales de rocher entourées de myriades de glaciers et de forêts. Une grande partie des Andes est encore aujourd’hui très reculée, mais certains coins disposent à présent d’une bonne infrastructure touristique. De nombreux treks dans les Andes se déroulent en haute altitude, sauf en Patagonie où ils sont très proches du niveau de la mer. La grande variété des climats permet de voyager quelque part en Amérique du Sud à tout moment de l’année. Par ail leurs, les treks andins dépassent rarement une semaine et peuvent facilement se combiner avec d’autres activités d’aventure ou un voyage plus classique.
Beaucoup de gens éprouvent quelque réticence à voyager en Amérique du Sud, en raison notamment des problèmes de sécurité rencontrés ces dernières années au Pérou et en Colombie. S’il reste préférable aujourd’hui d’éviter certaines parties de cette dernière, le Pérou par contre est redevenu une destination beaucoup plus sûre qu’au début des années 90. Par ailleurs, plusieurs régions du continent n’ont tout simplement jamais été dangereuses – comparer la Patagonie à la Colombie revient un peu à comparer la Norvège à … l’Afghanistan !
Partout la population parle espagnol, mais il y a de très grandes différences culturelles entre les nations andines. Si vous voulez voir des lamas, des costumes traditionnels, de beaux vestiges archéologiques ou des marchés animés, il faut vous rendre au Pérou, en Bolivie ou en Équateur. Les conditions d’hygiène et de voyage dans ces pays sont en général plus précaires qu’en Europe. Si par contre vous préférez les pays plutôt propres et modernes, avec de bonnes routes, des bus équipés à l’air conditionné et de grands supermarchés, alors il faut vous rendre au Chili ou en Argentine. Le Venezuela et la Colombie se situent quelque part entre ces deux cas de figure. Mais vous trouverez partout dans les pays andins un doux mélange de tradition et de modernité.
Les termes trekking ou trek, de l’anglais to trek, « cheminer », désignent une randonnée pédestre en montagne s’étendant généralement sur plusieurs jours. On distingue dans ce guide plusieurs types de treks, selon leur degré de difficulté, mais aussi d’autonomie, c’est-à-dire selon que l’on recoure ou non à une aide extérieure pour le portage des affaires personnelles et du matériel collectif (le plus souvent des animaux de somme, plus rarement des porteurs). On parlera donc dans ce guide de trekking avec portage individuel en cas de portage individuel et de trekking sans portage individuel en cas d’aide extérieure pour porter l’ensemble des affaires et du matériel.
Un trekking sans portage individuel dans les Andes est le voyage d’aventure le plus couramment effectué en Amérique du Sud. Tous les treks de ce type repris dans ce guide traversent des régions de montagne spectaculaires et permettent de rencontrer les populations locales tandis que le portage est assuré par des mules ou des ânes. Ce type de trekking nécessite un effort physique modéré et l’absence de portage permettra à la plupart des marcheurs réguliers de parcourir aisément tous les itinéraires décrits.
C’est au Pérou et en Bolivie que l’on trouve les plus beaux circuits de treks sans portage des Andes. Certains itinéraires y sont mondialement connus, comme le remarquable tour de la Cordillera Huayhuash, le sentier de la Quebrada Santa Cruz dans la Cordillera Blanca ou la descente vers Coroico dans la Cordillera Real. Mais nombre de ces itinéraires réputés sont aujourd’hui assez fréquentés – ce qui n’est pas sans conséquences sur l’environnement – alors que la plupart des treks moins connus repris dans ce guide sont beaucoup plus calmes et tout aussi gratifiants.
Le Chili, l’Argentine, la Colombie et le Venezuela n’offrent pas les mêmes facilités pour les marcheurs. La plupart des itinéraires de trekking impliqueront au moins en partie un portage individuel. Il est donc recommandé d’avoir une certaine expérience des randonnées dans des régions reculées avant de s’engager. Une bonne condition physique sera indispensable pour porter tout l’équipement et les vivres nécessaires pour une semaine, mais la récompense sera à la mesure de l’effort fourni. Les treks avec portage les plus réputés sont le célèbre tour des Torres del Paine en Patagonie, la traversée du Villarrica dans la région des lacs andins ou encore la Sierra Nevada au Venezuela.
Les termes marche et randonnée sont utilisés dans ce guide pour désigner le voyage à pied, sans faire de distinction entre trekking avec portage ou sans portage.
Un double système de cotation des difficultés a été retenu afin de tenir compte d’une part de la nature du terrain rencontré et d’autre part de l’intensité de l’effort physique requis pour réaliser chaque itinéraire. Le degré de difficulté d’un trekking est une moyenne calculée sur l’ensemble de l’itinéraire, certains passages de celui-ci pouvant être plus faciles ou plus difficiles.
Chaque itinéraire fait l’objet d’une évaluation en fonction de la nature du terrain rencontré. Cette évaluation prend en compte la configuration de celui-ci, les problèmes de recherche d’itinéraire ainsi que la présence d’obstacles particuliers (passages d’escalade, traversées de glaciers ou de rivières). En plus de la cotation générale de l’itinéraire, certains passages spécifiques peuvent faire l’objet d’une cotation particulière dans le texte.
BON SENTIER • l’essentiel de l’itinéraire se déroule sur un sentier facile, sans obstacle particulier et en général bien balisé.
SENTIER ESCARPÉ • certains passages peuvent être plus ardus à traverser (rivières, pierriers raides, arbres en travers du chemin, névés, etc.), mais l’itinéraire reste dans son ensemble assez facile à suivre et bien balisé.
PAS DE SENTIER • absence de sentier et de marquage sur la majeure partie de l’itinéraire, terrain escarpé et recherche d’itinéraire délicate.
TECHNIQUE • passages plus sérieux au cours du trek (escalade, traversées de glaciers et de rivières) et recherche d’itinéraire difficile. Corde, piolet et/ou crampons parfois indispensables.
Une estimation de l’effort physique à consentir (et par conséquent de la condition physique requise) est donnée pour chaque trekking décrit. Celle-ci prend en compte la distance et la dénivelée totales parcourues, la nature du terrain, le rythme de marche et le portage éventuel par les randonneurs de leurs affaires. Ceci signifie que si vous choisissez de porter vos affaires sur un trekking présenté comme « sans portage individuel », il vous faudra en augmenter le niveau d’effort d’un degré.
FACILE • les treks sans portage les plus faciles, en général à des altitudes raisonnables (jusqu’à 4000 m) et sur de bons sentiers balisés.
MODÉRÉ • des treks assez faciles, avec ou sans portage, requérant un effort assez soutenu et parfois en haute altitude.
DIFFICILE • les treks sans portage les plus longs et les plus difficiles, demandant plus d’une semaine d’efforts soutenus, ainsi que les treks avec portage de longue durée et difficiles, dans des conditions météo parfois pénibles.
EXTRÊME • les itinéraires avec portage les plus longs et les plus difficiles, dans des conditions météo hostiles, sur un terrain accidenté avec d’importantes dénivelées.
Les nombres de jours et les temps en heures indiqués pour parcourir un itinéraire sont ceux qui seront nécessaires à des personnes ayant la condition physique requise et marchant à un rythme raisonnablement soutenu mais sans être rapide.
Il faut compter en général jusqu’à 6-8 h de marche par jour, ce qui laisse du temps en fin de journée pour se détendre aux campements. Il serait bien sûr possible de parcourir tous ces itinéraires en moins de temps, mais cela en enlèverait une partie du plaisir. Les personnes en moins bonne condition physique, non acclimatées ou inexpérimentées, prendront quant à elles davantage de temps pour boucler un circuit de trekking.
Les horaires ne tiennent pas compte des variantes ou des ascensions de sommets avoisinants, bien que les deux soient décrites dans le texte, ni des pauses et arrêts divers en cours de journée.
Les distances mentionnées ont été calculées sur base de cartes à grande échelle (1:50000 ou 1:100000), ce qui signifie que les distances réellement parcourues seront quelquefois plus longues, spécialement sur les sentiers à lacets, et dépendront parfois de vos talents en matière d’orientation !
Celles-ci ont également été calculées à partir de cartes à grande échelle et ne tiennent donc pas compte des nombreuses petites montées et descentes de 10 à 20 mètres que l’on rencontre sur la plupart des sentiers de montagne. Les dénivelées d’ascension des sommets ne sont pas comprises et les dénivelées à la descente ne sont mentionnées que lorsqu’elles sont conséquentes.
Chaque trekking décrit fait l’objet d’un croquis en « profil », c’est-à-dire une représentation graphique de l’itinéraire, qui permet de visualiser clairement la dénivelée et la distance parcourues. Ces profils donnent d’excellentes indications sur l’altitude moyenne et l’aspect général des treks et permettent de facilement repérer l’emplacement et l’altitude des cols et des camps. Mais ils ne sont pas destinés à la recherche d’itinéraire sur le terrain !
Les cartes des treks figurant dans ce guide sont destinées à aider à la préparation des itinéraires, mais elles ne peuvent servir à l’orientation sur le terrain, où l’on utilisera les cartes topographiques adéquates (voir ci-dessous).
La carte dont les coordonnées sont reprises dans la rubrique cartes de chaque trekking désigne la meilleure carte topographique actuellement disponible pour réaliser le parcours concerné. Ces cartes sont généralement l’œuvre de l’Instituto Geografico Militar du pays concerné (IGM). Elles sont dans l’ensemble assez précises sur le plan topographique (courbes de niveau, rivières, etc.), mais certains détails sont parfois erronés ou dépassés (routes, villages, etc.). En outre, les itinéraires exacts des treks n’y sont presque jamais marqués, nécessitant de la part des marcheurs de bonnes compétences de lecture de carte, surtout pour les itinéraires de type pas de sentier et technique. Le texte précise en outre dans certains cas si des connaissances particulières en matière de lecture de carte sont requises.
La cordillère des Andes est la seconde plus vaste chaîne de montagnes au monde après le massif de l’Himalaya-Karakorum en Asie centrale. Aucune région de montagnes au monde ne rivalise avec elles pour cette seconde place en termes d’étendue et d’altitude. Elles parcourent toute la côte ouest de l’Amé rique du Sud, traversant successivement le Venezuela, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et le Chili, jusqu’à cette région mythique du bout du monde qu’est la Patagonie.
Du nord au sud, les Andes s’étendent sur plus de 8500 km, dépassant rarement les 250 km de largeur (en son point le plus large, au sud de la Bolivie, le plateau andin s’étend sur 500 km). Sur une grande partie de cette distance, les Andes ne forment pas une chaîne de montagnes continue, mais un haut plateau (l’altiplano, entre 3000 et 4000 m) où se dressent des massifs isolés appelés Cordilleras ou Nudos.
Au Venezuela et en Colombie (pages 25 et 35), les Andes s’élèvent directement au-dessus des plages de cocotiers de la mer des Caraïbes. Plusieurs massifs y dépassent les 5000 m d’altitude, ce qui est juste assez haut pour retenir quelques chutes de neige. On y trouve plusieurs beaux trekkings au cœur de forêts magnifiques à la végétation surprenante. Le climat y est généralement assez humide, même pendant la saison sèche (de novembre à janvier).
Dans la Cordillera Real, Bolivie
Plus au sud, l’Équateur (page 45) offre plutôt un paysage de hauts plateaux, dominés par d’impressionnants volcans enneigés, dont les fameux Cotopaxi et Chimborazo. Plusieurs treks très intéressants et assez parcourus depuis quelques années traversent ces hauts plateaux entre les volcans, mais la météo de la région est assez imprévisible.
Le Pérou (pages 53 et 73) est sans doute le pays qui correspond le mieux à l’image que l’on se fait généralement de l’Amérique du Sud, peut-être parce qu’il est le berceau de la civilisation inca. Il est certainement le pays le plus intéressant à visiter pour le randonneur friand de culture et d’histoire, qui pourra y admirer de nombreux sites archéologiques, tels que la ville-forteresse de Machu Picchu près de Cuzco, et visiter les hautes vallées qui abritent encore une riche culture indienne. Les montagnes du Pérou sont sans aucun doute les plus spectaculaires et les plus majestueuses des Andes. Les plus belles cordillères – Blanca, Huayhuash et Vilcanota – comptent en outre les itinéraires de trekking en haute altitude les plus remarquables de tout le continent sud-américain.
La Bolivie (page 89) est un pays un peu moins connu, enclavé au sud du Pérou avec lequel il a pas mal de similitudes. La capitale La Paz regorge de toutes les couleurs et de l’animation frénétique des villes sud-américaines. Toute proche, la Cordillera Real offre d’excellents trekkings autour de sommets de plus de 6000 m. Plus à l’ouest, près de la frontière chilienne, la Cordillera Occidental compte de beaux volcans faciles à gravir dans une nature particulièrement belle.
Au sud de la Bolivie s’étend une région appelée la Puna de Atacama qui compte la plus forte concentration de sommets de plus de 6000 m des Andes. Cette région très reculée, qui s’étend le long de la frontière entre le Chili et l’Argentine, est décrite dans le chapitre sur les Hautes Andes (page 109). Les possibilités de trekking y sont cependant limitées, notamment en raison de l’absence d’eau en plusieurs endroits.
Plus au sud se trouve l’Aconcagua, point culminant de la cordillère des Andes (6959 m). Cette énorme montagne est située en Argentine, mais à seulement 120 km des rives de l’océan Pacifique, d’où l’on peut l’observer par temps clair. Cette région compte de très nombreuses montagnes et vallées reculées offrant de nombreuses possibilités de trekking très intéressantes et originales.
L’altitude des montagnes baisse considérablement au sud de l’Aconcagua. Dans la Région des lacs andins et en Araucanie (page 129), les plus hautes montagnes sont des volcans aux sommets couverts de neige qui dépassent rarement les 3000 m, entourés de magnifiques forêts où il y a de nombreuses possibilités de randonnée. Cette région est également devenue ces dernières années la mecque du tourisme d’aventure en Amérique du Sud (rafting, kayak, ski, etc.). Elle est particulièrement indiquée pour les randonnées faciles et familiales dans un très beau cadre champêtre (bien qu’on y trouve également des itinéraires assez sérieux).
À l’extrême sud du continent s’étendent les immenses espaces de la fantastique Patagonie (page 143), fouettés en permanence par les vents tempétueux venus des eaux froides du Pacifique sud et de l’Antarctique. La récompense est grande pour ceux qui ont le courage d’affronter ces conditions difficiles, comparables à un été écossais, mais … en mieux ! Un fabuleux spectacle commence chaque fois que les nuages se dispersent et laissent apparaître les extraordinaires flèches de granit du Cerro Torre, du Fitzroy ou des Torres del Paine. Ces sommets font partie des plus beaux défis de l’alpinisme mondial.
Il y a plusieurs façons de préparer votre trekking en Amérique du Sud.
1 • Tout organiser vous-même, depuis les vols jusqu’aux hôtels, en passant par les ânes pour le portage dans un village reculé des Andes. Cette option est la plus compliquée mais aussi la plus économique – et elle peut être très gratifiante. Pour voyager de cette manière, il est indispensable de posséder quelques notions d’espagnol. Le coût total d’un voyage de trekking (avec portage) d’environ trois semaines au Pérou organisé soimême sera d’environ 1200$ par personne (vol compris), tandis qu’il faudra compter environ 1600$ par personne pour un trekking (sans portage) de la même durée en Patagonie.
2 • Une seconde possibilité consiste à s’occuper soi-même de son billet d’avion, des transports et des hôtels, et de recourir à une agence locale pour la partie trekking du voyage. Cela coûtera un petit peu plus cher, mais vous vous épargnerez de l’énergie et des tracas. De nombreux tour-opérateurs basés à Cuzco, Huaraz, La Paz ainsi que dans les principaux centres touristiques des Andes organisent treks et voyages d’aventure. Le coût total d’un tel voyage avoisinera les 2000$ par personne pour trois semaines au Pérou et jusqu’à 2500$ par personne en Patagonie.
3 • Troisième possibilité, partir dans le cadre d’un voyage organisé par une agence de trekking européenne, qui prend tout en charge. Le choix est énorme, de nombreuses agences se spécialisant en trekking, montagne, rafting, etc. Dans un voyage de ce type, la plus grosse décision que vous aurez à prendre en Amérique du Sud sera de savoir… où boire votre prochain café ! Cette façon de voyager est sans aucun doute la plus sûre et est une bonne idée pour toute personne voyageant seule, car elle se retrouvera au sein d’un groupe partageant les mêmes centres d’intérêt. Mais cette option est la plus chère : compter jusqu’à 3000$ pour un trekking de trois semaines au Pérou et jusqu’à 3700$ pour la Patagonie.
Voici parmi d’autres quelques agences de trekking qui se consacrent exclusivement aux Andes :
ANDES
– une agence écossaise organisant treks, expéditions d’alpinisme, escalade et ski sur tout le continent (
www.info.andes.com
).
NEVICATA
– spécialiste de la Patagonie et de la Terre de Feu. Organise expéditions d’alpinisme, treks à pied, à cheval, en kayak et ski de randonnée au Chili et en Argentine (
www.nevicata.be
).
ANDEAN TRAILS
– agence écossaise spécialisée dans le Pérou et la Patagonie (
www.andeantrails.co.uk
).
Par ailleurs de nombreuses agences françaises proposent dans leur vaste catalogue des trekkings et/ou des expéditions dans les Andes ou en Patagonie.
Au marché, Équateur
Deux grandes zones climatiques déterminent la meilleure saison pour se rendre dans les montagnes d’Amérique du Sud.
Au sud du tropique du Capricorne, c’est-àdire en Patagonie et dans la quasi-totalité du Chili et de l’Argentine, la meilleure période pour voyager est l’été austral, c’est-à-dire de novembre à mars.
Dans les régions tropicales, qui couvrent le reste du continent, il faut partir pendant la saison sèche qui, au Pérou et en Boli vie, s’étend de juin à août et, en Colombie et au Venezuela, de décembre à mars.
Deux régions intermédiaires connaissent des saisons aux contours moins définis : l’Équateur, humide presque toute l’année, et le désert de l’Atacama, perpétuellement sec.
Actuellement la majorité des citoyens de l’Union européenne, de Suisse, du Canada et des USA n’ont pas besoin de visa pour de courts séjours dans les pays andins (jusqu’à 60 ou 90 jours). Les Français, les Espagnols et les Portugais ont besoin de visas pour certains pays et les Australiens, les Néo-Zélandais et les Sud-Africains en ont besoin pour presque tous les pays. Les citoyens d’autres pays peuvent avoir besoin de visas pour certains ou tous pays. Comme ces réglementations sont appelées à encore changer régulièrement, il est préférable de se renseigner auprès de l’ambassade dans votre pays.
Depuis l’Europe, il y a trois grandes options.
1 • Voler avec une compagnie européenne à partir d’une capitale (par ex. Air France depuis Paris, KLM depuis Amsterdam, Iberia depuis Madrid, Lufthansa depuis Francfort). En principe le meilleur rapport qualité-prix, mais en général il n’y a qu’un ou deux vols par semaine.
2 • Voler avec United, Delta, Continental ou American Airlines via New York ou Miami. C’est un peu plus cher, mais le service est excellent, le poids de bagages admis par passager est beaucoup plus intéressant et il y a des vols quotidiens vers pratiquement toutes les grandes villes sud-américaines.
3 • Voler avec une compagnie sud-américaine. Vols directs ou via une autre ville sudaméricaine. Ces vols sont généralement les plus économiques et vous pouvez trouver de très bons billets sur ces compagnies si vous les combinez avec un vol intérieur dans le pays concerné. Londres, Madrid, Paris, Francfort et Milan sont bien desservies par LanChile, Varig (Brésil), Aerolineas Argentinas et Avianca (Colombie).
Depuis l’Amérique du Nord, le meilleur choix consiste à partir de Miami qui est desservie quotidiennement par toutes les principales compagnies aériennes sud-américaines. United, Delta, Continental et American Airlines ont également des vols quotidiens depuis New York, Miami, Atlanta et Houston en direction des grandes villes sud-américaines. Il y a aussi des vols directs depuis Los Angeles et Toronto. Les compagnies sudaméricaines sont meilleur marché, mais le service est meilleur sur les compagnies US. Enfin, des vols directs sur Qantas, LanChile et Aerolineas Argentinas relient l’Australie et la Nouvelle-Zélande à l’Amérique du Sud. Une autre possibilité au départ de ces deux pays est de voler sur des compagnies nord-américaines via Los Angeles et/ou Miami.
Drapeau chilien
L’Amérique du Sud n’est pas particulièrement bon marché. On ne peut pas dire non plus qu’elle soit chère, mais pour la plupart des services, il faut s’attendre à payer plus ou moins le même prix qu’en Europe ou aux USA, surtout dans des pays comme le Chili et l’Argentine. La Patagonie est désormais par endroits aussi chère que la Suisse. Pour les transports publics, en général bon marché, il faut quasiment partout marchander. Pour économiser de l’argent, il est possible de dormir et de manger dans des auberges bon marché, mais cela peut s’avérer contre-productif (maladie, vol de matériel).
Une expédition moyenne qui descend dans de bons petits hôtels propres et sûrs, mange dans des restaurants convenables, se déplace en véhicule de location et recourt plus loin à des mules pour le transport, devrait s’en sortir aux alentours de 25-30 $ par personne et par jour. Mais cela coûtera sensiblement plus cher pour se rendre en Patagonie et un peu moins cher en Colombie, en Équateur et en Bolivie. En prêtant quelque peu attention à vos dépenses et en n’utilisant que les transports publics, vous pourrez aisément réduire votre budget tout en réalisant un très agréable voyage.
Le mieux est de prévoir de l’argent à la fois en US$ cash, chèques de voyages en US$ et cartes de crédit (Visa et Mastercard sont les plus courantes). Dans de nombreux pays, les US$ cash sont acceptés en paiement et permettent parfois d’obtenir une remise. Ils peuvent de toute façon être utilisés en l’absence de devise locale et sont souvent préférés par les agences de voyage locales. Changer des chèques de voyage est assez aisé dans toutes les villes reprises dans ce guide. Les cartes de crédit sont aussi largement acceptées. Les grandes villes sudaméricaines sont désormais bien équipées de distributeurs automatiques, particulièrement au Chili et en Argentine.
Dans les pays andins, à l’exception du Chili et de l’Argentine, les niveaux de santé et d’hygiène sont légèrement inférieurs à ceux de l’Europe ou des USA. Il est préférable d’éviter de consommer l’eau du robinet, de la glace, des fruits non lavés, des fruits de mer, etc. Les vaccins contre le tétanos, le typhus, la polio et l’hépatite sont partout indispensables. Le Pérou et la Bolivie connaissent des cas de choléra contre lequel il vaut mieux se faire vacciner. Si vous prévoyez d’être éloigné de toute aide médicale pendant un certain temps, il peut être intéressant de prévoir un vaccin contre la rage. Ceux qui se rendent dans des régions de forêts tropicales en dessous de 2500 m d’altitude (Venezuela, Colombie, Équateur et les versants amazoniens du Pérou et de la Bolivie) doivent en outre se protéger de la malaria et de la fièvre jaune. Mais pour la grande majorité des trekkings repris dans ce livre, il n’est pas nécessaire de se prémunir contre ces maladies transmises par les moustiques.
Les piqûres d’insectes sont très fréquentes dans les vallées des régions tropicales, mais beaucoup plus rares dans les montagnes audelà de 2500 m d’altitude, là où se déroulent la plupart des treks. Les grosses mouches sont agaçantes au Pérou et la Patagonie est réputée pour les taons et plus rarement les moustiques (non porteurs de malaria). Si vous passez la nuit dans une maison plus pauvre, méfiez-vous des piqûres d’insectes. Dans tous les cas, il est conseillé d’être muni d’un produit contre les insectes.
Les chiens de bergers sont assez nombreux en Équateur, au Pérou et en Bolivie. Ils sont parfois assez impressionnants quand ils vous courent dessus en aboyant furieusement. Mais la plupart s’éloigneront si vous leur lancez une pierre ou même si vous faites semblant de leur en lancer une !
Le guide Lonely Planet Healthy Travel – Central and Southern America donne de précieux conseils en matière de santé.
Il faut toujours se munir d’une trousse de secours qui doit contenir au moins les éléments suivants : sparadraps, nécessaire pour ampoules, fil et aiguille, ciseaux, crème protectrice pour les lèvres, tablettes pour purifier l’eau, médicaments divers (diarrhée, toux, maux de tête, maux d’altitude (le cas échéant), antihistaminiques, antibiotiques, anti-douleurs, gouttes pour les yeux, anti-inflammatoires). Attention de ne pas recourir immédiatement aux antibiotiques pour une diarrhée. Une trousse de réparation est également fort utile (cordelette, fil de fer, toile adhésive, colle forte, etc.).
L’espagnol est la langue usuelle la plus parlée dans les Andes. Les langues originelles comme le quechua et l’aymara sont souvent les seules parlées par nombre d’habitants des régions reculées du Pérou, de l’Équateur et de la Bolivie. L’espagnol est une langue assez facile à apprendre et toute personne se rendant en Amérique du Sud devrait en posséder quelques notions : plus vous en connaîtrez, plus il vous sera facile de voyager. Il n’y a qu’à Cuzco et dans quelques endroits touristiques que l’on parle anglais et exceptionnellement un peu de français. Dans les montagnes, il n’y a aucune chance de trouver quelqu’un qui parle anglais ou français. Par ailleurs, il est clair que les touristes ne maîtrisant pas un peu l’espagnol ont plus de chances de se faire rouler par un muletier ou un chauffeur. Il faut être capable de négocier et de se faire comprendre pour obtenir un bon service et un bon prix. Il est sans doute préférable pour ceux qui ne parlent pas du tout espagnol de passer par l’intermédiaire d’une agence de trekking locale ou européenne pour organiser leur voyage.
Les prix des hôtels sont très variables et ne correspondent pas toujours au service offert, surtout dans les tranches plus élevées. En général on peut trouver une bonne chambre double avec salle de bain pour 15-20$. Ainsi que des endroits très convenables jusqu’à 5$ la nuit, mais il ne faut alors pas s’attendre à un grand niveau de service et de sécurité. Le terme hostal désigne en espagnol des hôtels en général assez corrects.
L’essentiel de votre trek se déroulera sous tente. Les Andes s’y prêtent fort bien et vous n’aurez en général pas de problème pour trouver un bel emplacement de camp à proximité d’un petit cours d’eau. Si vous voulez installer vos tentes près d’un village de montagne, demandez préalablement la permission aux habitants et attendez-vous à devoir payer un petit montant. Ne perdez pas de vue que vous dérangez peut-être une pâture de gens pauvres. Par ailleurs, il n’est pas recommandé de camper dans les villes sud-américaines.
Il n’y a qu’au pied des volcans d’Équateur, dans la région de Bariloche en Argentine et aux Torres del Paine au Chili que l’on trouve de véritables refuges de montagne. Mais leur équipement est limité et vous devrez vous munir de votre sac de couchage.
Les restaurants en Amérique du Sud sont corrects, sans être exceptionnels. Partout vous pourrez commander un poulet frites – et parfois pas grand chose d’autre. Pizzas et sandwiches chauds sont très répandus et idéaux comme déjeuner rapide. Les soupes, appelées cazuelas, sont en général excellentes. En Argentine et au Chili, les viandes sont exceptionnelles. La nourriture chinoise est également assez répandue. Le cochon d’Inde et l’alpaca sont des spécialités dans certaines parties du Pérou, mais pas toujours un des mets favoris des touristes !
Famille péruvienne et randonneurs
Le transport aérien est assez bon marché et sans doute le meilleur moyen pour se rendre d’une ville à l’autre en Amérique du Sud si vous ne disposez pas de beaucoup de temps ou si vous devez voyager sur de longues distances. Voyager en bus coûte moins cher, mais les distances sont énormes et les déplacements sont lents et épuisants, particulièrement au Pérou et en Bolivie. Au Chili et en Argentine, vous trouverez des bus couchettes très confortables (appelés salon cama) et des bus de jour rapides et efficaces. Il n’y a pratiquement plus aucun transport ferroviaire en Amérique du Sud.
Le meilleur moyen de transport pour accéder au départ de chaque trekking décrit dans cet ouvrage est chaque fois indiqué. La plupart de ces itinéraires sont aisément accessibles avec les transports publics. Dans certaines régions reculées, il peut s’agir de bus vieux de quarante ans, de minibus ou de taxis collectifs. Si vous ne comptez vous déplacer qu’en transport public, les meilleurs régions où vous rendre sont l’Équateur, les cordillères Blanca et Huayhuash au Pérou, la Cordillera Real en Bolivie et la région des lacs andins au Chili. Pour obtenir des renseignements plus détaillés sur ces moyens de transport, consultez un guide de voyage général, en gardant bien à l’esprit que les choses changent rapidement en Amérique du Sud.
Dans les régions les plus reculées, vous devrez louer un taxi ou un 4x4 dans la ville la plus proche pour arriver au point de départ de votre trekking. Cela coûte de l’argent et vous devrez montrer tout votre talent de négociateur. Il faut compter environ 100$ pour se faire déposer à 100 km de distance (et 100$ pour la reprise au retour). La plupart des chauffeurs sont fiables et ponctuels si vous leur rédigez un petit papier scellant votre accord et précisant clairement les lieux, date et heure de rendez-vous. Pour trouver un chauffeur, adressez-vous aux offices de tourisme, aux agences de trekking ou de location de voiture. Pour de courts trajets sur de bonnes routes, faites appel aux taxis locaux en vous mettant d’accord sur le prix au départ de la course.
Louer une voiture coûte cher, surtout si vous partez en trekking plusieurs jours sans l’utiliser. Mais c’est une bonne solution pour ceux qui préfèrent les randonnées d’une journée au départ d’une même ville (par exemple dans la région des lacs andins ou en Araucanie).
L’Amérique du Sud est beaucoup plus sûre que ce que l’on croit. En dix ans de voyage en Amérique du Sud, les auteurs ne se sont fait voler qu’une vieille paire de baskets et une brosse à dents, mais ils ont perdu bien davantage d’affaires ! Les habitants des Andes sont dans leur toute grande majorité aimables et honnêtes.
Il faut être vigilant en Colombie, au Venezuela, au Pérou, en Équateur et en Bolivie où les chapardeurs et les pickpockets sont nombreux. La violence physique est par contre très rare, au moins autant qu’en Europe. Comme partout ailleurs, les délinquants s’attaquent aux cibles faciles, alors restez prudents et sobres. Ne vous promenez pas seul dans des quartiers pauvres ou la nuit dans des ruelles sombres, laissez vos valeurs (bijoux, appareils photo, etc.) à l’hôtel, de préférence dans un coffre, soyez très attentifs sur les marchés, dans les gares d’autobus et de manière générale dans tous les endroits où il y a beaucoup de monde. Ne laissez jamais traîner un sac dans la rue.
Il y a de temps à autre des vols à main armée et des actes de banditisme en Colombie, en Équateur, au Pérou et en Bolivie, souvent liés au trafic de drogue. La Colombie a particulièrement mauvaise presse en ce moment en matière d’enlèvements. Il faut donc bien s’informer avant de s’y rendre. Par contre les troubles terroristes qui avaient frappé le Pérou au début des années 90 sont aujourd’hui éradiqués. Le banditisme n’est pas un problème et ne devrait certainement pas vous empêcher de vous rendre en Amérique du Sud, mais il est toujours préférable d’obtenir des informations récentes sur la région que l’on projette de visiter et sur celles qu’il vaut mieux éviter. Une bonne source d’informations sur ce sujet est le South American Explorers Club (www.samexplo.org). Voir aussi la liste des sites web en fin de volume (page 188).
Un permis de trekking est à payer pour plusieurs des itinéraires repris dans cet ouvrage, en particulier pour ceux qui se déroulent dans des parcs nationaux ou des régions protégées, comme par exemple le Chemin de l’Inca vers le Machu Picchu ou le circuit des Torres del Paine. Le montant à payer n’est jamais élevéentre 10 et 20$ - et sert parfois à l’entretien et à la préservation de ces sites de plus en plus fréquentés.
De nombreux guides de voyage généraux sont disponibles, en français (Gallimard, Ulysse, etc.) ou en anglais (Lonely Planet, Rough Guides et les Handbook de Footprint, recommandés), qui donnent un large éventail d’informations en matière de visites, hébergement, etc. à ceux qui souhaitent prolonger leur voyage en Amérique du Sud après leur trekking. Le principal critère dans le choix d’un guide doit être, outre son prix et sa réputation, sa date de parution : choisissez un guide récent !
Il est très difficile de trouver de bonnes cartes en dehors de l’Amérique du Sud. Sur place, les cartes sont en vente aux sièges des Instituto Geografico Militar (IGM) de chaque pays, situés dans les capitales respectives. Il est possible que les cartes de certaines régions reculées ou frontalières ne soient pas disponibles pour des raisons militaires.
On trouve des cartes au 1:50000 en Bolivie, au Chili et en Équateur et au 1:100000 en Colombie, au Pérou et en Argentine. Bien qu’elles ne soient pas aussi bonnes que les cartes européennes ou nord-américaines, elles sont en général fiables pour les informations topographiques – se méfier cependant des larges équidistances de courbes de niveau. Par contre les données relatives aux sentiers, chemins et campements sont régulièrement dépassées : ne pas s’y fier donc. En outre les noms repris sur ces cartes sont souvent différents de ceux usités sur place par les locaux.
L’Alpenverein allemand et autrichien publie d’excellentes cartes des cordillères Blanca, Huayhuash et Real. Les meilleures cartes à grande échelle de l’Amérique du Sud sont celles d’ITMB (International Travel Maps Publishing) au 1:4000000 que vous trouverez chez tout bon libraire de voyage.
En Suisse romande, la meilleure adresse pour trouver des cartes est la librairie Bauer, à Renens, près de Lausanne (+41-21-6342712, www.bauer-renens.ch). En France, les adresses sont assez nombreuses. En Belgique, à Bruxelles, s’adresser à la librairie Anticyclone des Acores (+32-22175246, www.anticyclonedesacores.com) ou à La Route de Jade (+32 25129654, www.laroutedejade.com). Voir en fin de volume pour d’autres sites web de vente de cartes (page 188).
Voici les adresses des IGM dans les différentes capitales. Les heures d’ouverture étant variables, il vaut mieux s’y rendre dans la matinée. Se munir de son passeport et de monnaie locale.
Préparation d’itinéraire
Venezuela : Edificio Camejo, 1er étage, Avenida Este 6 (côté sud), Caracas
Colombie : Agustin Codazzi, Carrera 30, #48-51, Bogota
Équateur : Avenida T. Paz y Miño, près Avenida Colombia, Quito
Pérou : Avenida Aramburu 1190, San Isidro, Lima (s’y rendre en taxi)
Bolivie : Edificio Murillo, Calle Murillo, La Paz (l’entrée est par derrière par une petite ruelle sale sur Calle Diagonal)
Chili : Dieciocho 369, Santiago (station de métro Los Heroes)
Argentine : Cabildo 301, Casilla 1426, Buenos Aires (station de métro Ministero Carranza, ligne D)
À l’exception de la région de l’Aconcagua, il y a très peu de secours en montagne organisés en Amérique du Sud. Sur la plupart des itinéraires de trekking, un sauvetage sera difficile à organiser et long à exécuter. Les randonneurs doivent par conséquent être pleinement autonomes sur ce plan, par exemple en recourant aux mules ou aux ânes qui les accompagnent. Dans certaines régions où le trekking est davantage développé, comme par ex. la Cordillera Blanca, la Cordillera Real ou l’Équateur, il existe un système informel où les guides de montagne locaux se porteront au secours de personnes en difficulté, mais dans tous les cas de figure, une opération de secours prendrait plusieurs jours. Il est donc recommandé à ceux qui vont dans des régions reculées de prévoir une bonne trousse de secours.
Dans de nombreuses parties des Andes, des animaux de bât (ânes, mules, chevaux ou même lamas) peuvent venir en aide au transport. Les ânes peuvent porter 40 kg, les mules et les chevaux jusqu’à 60 kg, les lamas pas plus de 25 kg.
Les prix sont très variables. Au Pérou et en Bolivie, il faut compter entre 5 et 10$ par animal par jour, mais en Argentine et au Chili, le coût est beaucoup plus élevé, entre 30 et 50$ par jour. Dans certaines régions comme la Patagonie, il peut être difficile de trouver des animaux. Certains types de terrain sont infranchissables pour des ânes et des chevaux, c’est le cas des plus denses forêts de Patagonie.
Les animaux seront toujours accompagnés d’un gardien (arriero) pour s’en occuper, et qu’il faudra payer. Au Pérou et en Bolivie, l’usage veut que l’on prévoie de nourrir et d’abriter l’arriero pour la nuit. Il vous faudra négocier avec lui : essayez si possible d’obtenir de lui un accord écrit (pour autant qu’il sache écrire) et de ne payer que la moitié à l’avance.
Il n’y a que quelques endroits dans les Andes où l’on peut recourir aux services de porteurs, car partout on utilise les animaux. Cependant sur le Chemin de l’Inca vers le Machu Picchu, ils sont la seule alternative possible car les ânes n’arriveraient pas à descendre les marches raides ni à traverser les tunnels. Un porteur coûte entre 8 et 10$ par jour. Ne recourez pas aux services d’enfants porteurs.
Des guides de montagne louent leurs services dans certains des principaux centres de montagne d’Amérique du Sud, comme Huaraz, Cuzco et La Paz. Ils vous seront très utiles si vous souhaitez gravir l’un ou l’autre sommet facile au cours de votre trekking. Ils peuvent également vous aider à régler tous les préparatifs de votre trekking, par exemple recruter arrieros, cuisinier, porteurs, etc. Ils ont en outre une excellente connaissance des montagnes de leur région et des conditions. Les tarifs varient de 40 à 60$ par jour au Pérou et en Bolivie, selon la taille du groupe. Compter entre 60 et 80$ pour une ascension, selon la difficulté de celle-ci.
Dans les endroits les plus fréquentés comme Cuzco, Huaraz ou La Paz, il sera possible de louer les services d’un cuisinier pour votre trekking. Ils fourniront l’équipement de cuisine, achèteront l’essentiel des vivres, feront la cuisine… et la vaisselle ! Le bon plan pour passer de vraies vacances.
La plupart des villes sud-américaines ont de bons supermarchés. La qualité et la variété de la nourriture est excellente au Chili et en Argentine. Les supermarchés sont un peu moins bien achalandés en Colombie, au Pérou, en Équateur et en Bolivie, sauf dans les grandes villes. Il sera difficile dans les petits villages d’où partent les treks de trouver autre chose que quelques biscuits, légumes et pâtes. Il est donc recommandé de faire ses achats dans une ville avant de partir vers les montagnes.
Les vivres que l’on trouve facilement dans toutes les villes sont notamment : pain, farine, sucre, lait en poudre, thé, café, soupes en sachets, céréales, pâtes, fromages, charcuteries, chocolats, biscuits, jus de fruits en poudre, etc. Les plats lyophilisés et autres vivres déshydratés (fruits secs) sont plus difficiles à trouver.
Les Andes présentent, à l’instar de n’importe quelle chaîne de montagnes, un certain nombre de risques objectifs. Les itinéraires de trek repris dans ce guide sont tous assez sûrs s’ils sont parcourus pendant la bonne saison. Mais presque tous se déroulent dans des régions reculées et loin des facilités médicales modernes. Il y a en outre toujours un léger risque de se perdre. Tous sont exposés aux aléas de la météo – y compris aux chutes de neige. L’altitude est également un facteur de risque à ne surtout pas sous-estimer.
Les ascensions de sommets reprises dans ce guide sont toujours des « options ». Il ne faut les entreprendre que si l’on a une certaine expérience de la haute montagne et des risques inhérents à l’alpinisme ou si l’on est accompagné par un guide ou une personne suffisamment expérimentée.
Quiconque se rend dans les Andes se doit de connaître les symptômes et les caractéristiques du mal d’altitude. Il est conseillé de bien s’informer à ce sujet avant le départ.
D’une manière générale, il faut prévoir de passer au moins une semaine au-dessus de 3000 m avant de tenter l’ascension d’un col à 5000 m. Une bonne idée est de commencer par 3 ou 4 nuits vers 3000 m avant d’entamer votre trek – plusieurs villes des Andes se trouvent à cette altitude, ce qui vous permet de vous acclimater tout en mangeant bien et en visitant. Ensuite, au cours du trek, si un membre du groupe se sent mal, il faut arrêter de monter et, si le problème persiste plus de 24 heures, redescendre au moins jusqu’au camp précédent.
