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Printemps 1914. Dans les vastes plaines des hauts plateaux du Valle de México retentit le chant des cavaliers de Zapata. Huitzilopochtli, le dieu de la guerre, exige un lourd tribut. C'est la moisson rouge. Mais jaunes seront bientôt les vastes plaines en été. Vient le jour fatidique où Zapata est tombé dans le guet-apens à l'hacienda de Chinameca. Notre chevauchée ne s'est pas arrêtée à Chinameca, Et pour Emiliano Zapata, elle continue encore aujourd'hui sur les cimes des montagnes du Morelos.
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Seitenzahl: 140
Veröffentlichungsjahr: 2024
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© 2024 novum maison d’édition
ISBN Version imprimée:978-3-99130-081-6
ISBN e-book:978-3-99130-082-3
Relecture:Kathleen Moreira
Photos de couverture: Mariia Vasileva, Ahmad Mujib | Dreamstime.com
Création de la jaquette: novum maison d’édition
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CITATION
Dans une révolution, il faut triompher ou mourir.
Ernesto Che Guevara
PRINTEMPS 1914
Nous sommes d’éternels rebelles.
Depuis 1911, nous avons chevauché un sacré chemin. Nous avons combattu tous les régimes mis en place à Mexico. D’abord le régime de Porfirio Díaz, puis celui de Madero. Ensuite, celui d’Huerta.
Maintenant, l’étau se resserre autour de Mexico et le régime du dictateur Huerta entre en agonie. Fin mars, nous nous sommes emparés de Chilpancingo, la capitale de l’État de Guerrero. Début mai, nous prenons Jojutla et encerclons Cuernavaca, la capitale du Morelos, située à cinquante kilomètres au sud de Mexico.
Les vastes plaines retentissent du chant des cavaliers de Zapata.
Au nord, Pancho Villa remporte la bataille décisive de Zacatecas.
La ville est conquise de haute lutte.
À la mi-juillet, le dictateur Huerta s’embarque à Veracruz sur le paquebotIpiranga. C’est le même bateau qui a emmené Don Porfirio en exil, trois années plus tôt.
Nous voici aux portes de Mexico Tenochtitlan, l’ancienne capitale de l’empire aztèque.
I - LES VASTES PLAINES
1 - LAS DIOSAS DE LA VENGANZA
L’atroce drame de la trahison d’Huerta et l’assassinat de Madero ont ébranlé le pays, rallumé les passions et semé la confusion partout.
Chaque semaine, des centaines de fermiers et de travailleurs agricoles sont enrôlés et transportés à Mexico dans des wagons à bestiaux. De là, ces nouvelles recrues sont envoyées dans le nord pour y servir de chair à canon.
Le général Robles applique sans vergogne les tactiques apprises lors des guerres contre les Indiens rebelles : les Yaquis du Sonora et les Mayas du Yucatan.
À nos yeux, la « recolonisation » est une farce, aussi grotesque que criminelle.
Les fédéraux ne réussissent même pas à dépeupler lespueblos. Dès que les villageois voient approcher une colonne, ils se réfugient aux alentours, dans les ravins et dans nos camps sur les collines. La colonne repartie, ils regagnent en catimini leur village brûlé.
Le malheur, c’est la grande misère dans nos campements sur les collines. La malaria et la pneumonie y rôdent. Nous n’avons presque pas de viande. Il n’y a pas de médicaments. Ceux qui ont échappé à Robles sont obligés de dormir sous la pluie glacée, à même le sol trempé, enveloppés dans une simple couverture, le plus souvent en loques.
Il y a quelques jours, La China est passée dans notre camp.
La China est une femme robuste, une anciennetortillera.Elle avait avec elle une trentaine de ses partisanes. Ces femmes disent qu’elles sont les vengeresses de leurs morts.
À Puente de Ixtla, les veuves, les filles et les sœurs des rebelles ont formé leurs propres bataillons pour « venger leurs morts ». Elles sont les déesses de la vengeance : les veuves, les vengeresses de leurs maris ; les filles, les vengeresses de leurs pères ; les sœurs, les vengeresses de leurs frères.
— Ces femmes sont sorties tout droit de l’Ancien Testament, a dit Moctezuma. Elles appliquent la loi du talion. Sans pitié et sans scrupules. Elles sont admirables.
Moctezuma a raison.
— Si j’étais leur ennemi, j’aurais la trouille de passer sur leur chemin, a dit Santiago. Elles sont magnifiques.
Cette fois-ci, il n’y avait pas le moindre accent de sarcasme dans la voix de Santiago.
Moi aussi, je partage l’avis de Moctezuma et de Santiago. J’aurais des sueurs froides si je les avais pour ennemies.
Dans ces conditions, il n’est pas étonnant qu’elles soient devenues la terreur de leur région. En sandales, portant chapeaux et cartouchières, les unes en haillons, des loqueteuses ; d’autres parées de frusques volées, des princesses.
Quand La China a vu ce qui se passait dans notre campement, elle a serré les poings de rage et murmuré :
—Madre Santisima, nous jetterons tous ces « recolonisateurs » aux pourceaux !Porqueria, porqueria !
2 - JUVENCIO ROBLES EL TERROR
Emiliano a pris la tête de la révolte.
Nous nous efforçons d’organiser les forces populaires. De plus en plus de chefs se déclarent partisans de Zapata et adhèrent au plan d’Ayala.
Moctezuma a rédigé un amendement audit plan. Huerta y est désigné comme un usurpateur qui se fiche de la loi, du droit, de la morale et se fait une réputation pire que Madero.
À cause de sa compromission avec Huerta, Orozco est jugé indigne de l’honneur que la Junte révolutionnaire de Morelos lui avait fait en le nommant chef national. Désormais, Zapata assume lui-même officiellement la direction du mouvement d’Ayala.
À mesure que la révolution du Sud se réorganise et se rallie à nous, elle fleurit.
Nos guérilleros lancent des raids jusque dans les banlieues de Mexico.
Néanmoins, la sinistre farce a continué du côté des fédéraux.
Un jour, le colonel Carton a fait charger ses troupes sur Huautla pour trouver la ville désertée. Battant rapidement en retraite, il s’est trouvé une compensation en brûlant despuebloset desranchosdans la région et les fédéraux sont entrés de nouveau dans la cité. Une cité plus vide que jamais. Et ils ont clamé victoire : « Nous avons mis la main sur les archives de Zapata et sur une cachette contenant quarante mille fusils avec les munitions. Les hordes de Zapata ont été complètement détruites », télégraphie Robles à Huerta.
Premier grand éclat de rire de Moctezuma :
— Ceci est une illustration parfaite de bêtise humaine ! Il n’a rien appris, il n’a rien pigé. On ne dirait pas qu’il a combattu les guérillas pendant des années. Nous fixer en un seul endroit annoncé et nous anéantir d’un coup de boutoir ? Ha ! ha ! ha ! Qu’il faut être buté pour n’envisager qu’un seul instant une telle stratégie à la con. Supposons qu’il parvienne à nous encercler à notre insu, nous nous dispersons, nous filons à travers ses lignes comme des lièvres pour établir notre quartier général un peu plus loin.
Quel tollé de triomphe à Mexico ! Suivi d’un déluge de promotions aux « vainqueurs ». Robles obtient le grade le plus élevé de général de division. Carton devient général.
Deuxième éclat de rire de Moctezuma :
— Voilà que ces abrutis persistent et signent le Grand Bêtisier de l’Histoire ! Eh ben, nous allons leur montrer si les hordes d’Attila sont complètement détruites !
La menace politique et militaire s’accroît chaque jour dans le Nord. Huerta est obligé d’y engager ses principales forces offensives et de ne laisser dans le Sud que des garnisons défensives à effectifs réduits, concentrées dans les chefs-lieux de district, juste assez importantes et proches les unes des autres pour nous dissuader de tenter des attaques que nous payerions de trop de vies et de munitions. Ce qui fait que nous nous chevauchons à notre guise par les collines et les ravins, à travers de vastes étendues de champs en cendres. Deux ans plus tôt, elles étaient de florissantes plantations de canne, de riz et d’une multitude de cultures maraîchères. De temps en temps, la monotonie de ces paysages dévastés n’est interrompue que par les tristes ruines calcinées d’un village ou d’un hameau.
Puis la nouvelle est tombée que Pancho Villa s’est emparé par un coup de maître de Torreón, l’important centre ferroviaire du Coahuila.
Quel sacré coup d’adrénaline pour nous ! Nous repasserons bientôt à l’offensive nous aussi. Il nous reste un compte à régler avec le massacreur de nos villages, un certain Juvencio Robles, ditEl Terror.
3 - CHILPANCINGO
Cronica zapatista Moctezuma Las Casas
Nous sommes maintenant devenus des stratèges chevronnés.
— Des stratèges qui ont besoin d’une victoire importante, nous dit Emiliano.
Il fait une pause, laisse planer le silence pendant quelques instants.
— Notre cible est Chilpancingo.
Chilpancingo, la capitale du Guerrero. C’est dans cette petite ville que José Maria Morelos a réuni le premier Congrès mexicain et prononcé le 6 novembre 1813 la déclaration d’indépendance, proclamé l’égalité des races et l’abolition de l’esclavage. Le site est un endroit stratégique dans la Sierra Madre del Sur, le long du rio Huacapa.
Notre campagne prend corps.
Le réseau de communication du Guerreiro fait partie de nos plans stratégiques. La ligne de chemin de fer venant de Mexico se termine à Iguala. Pour aller d’Iguala à Chilpancingo, il faut traverser la vallée impaludée du Balsas et des chaînes de montagnes. C’est une marche difficile de deux à trois jours.
Zapata a ordonné aux chefs les plus importants du Morelos d’occuper les fédéraux dans leurs régions respectives. À nous d’effectuer des manœuvres de diversion dans le sud de l’État. Le plan consiste à menacer Iguala de plusieurs côtés pour y retenir les fédéraux et isoler ainsi Chilpancingo.
Janvier et février passent en préparatifs de l’attaque de Chilpancingo.
Début mars, divers chefs rebelles ont pris leurs positions près de Chilpancingo quand nous arrivons avec des renforts et établissons un quartier général provisoire à Tixtla, à quelques kilomètres de la ville.
Nous sommes environ cinq mille hommes et nous avons en face de nous quatorze cents fédéraux sous le commandement de Carton.
Le siège de Chilpancingo commence.
Fin mars, une charge est lancée contre la ville, les lignes de défense fédérales sont brisées et le lendemain matin la ville est entre nos mains.
Nous nous lançons aux trousses de Carton qui s’est échappé par la route d’Acapulco avec ses officiers, six cents soldats et un important matériel. Nous les rattrapons dans le village d’El Rincon, à soixante kilomètres au sud. Les soldats fédéraux sont désarmés et immédiatement remis en liberté. La plupart sont des conscrits et beaucoup d’entre eux passent dans nos rangs.
Carton n’en mène pas large. Il sait ce qui l’attend. Lui et ses officiers sont emmenés à notre quartier général de Tixtla et traduits devant la cour martiale. Les instigateurs des incendies sont condamnés à mort et exécutés. Le général Carton est fusillé sur la place publique de Chilpancingo.
Nous avons saisi, à Chilpancingo et à El Rincon, un impressionnant butin : canons, mitrailleuses, fusils, munitions et des fonds du gouvernement fédéral.
Après la chute de Chilpancingo, notre plan prévoit l’avance sur Mexico.
4 - LE VALLE DE MEXICO
Cronica zapatista Azteca
Les vastes plaines des hauts plateaux du Valle de Mexico retentissent de notre cri de guerre :
« Viva la revolucion ! Viva ! »
Les vastes plaines retentissent de coups de feu, de coups de canon, de tirs de mitrailleuses, de charges de cavalerie des nôtres et de celles de l’ennemi.
J’entends le chant des cavaliers de Zapata dans les vastes plaines.
Et j’entends aussi le clairon de Tara claquer comme un énorme coup de fouet quand il sonne la charge de ses cavaliers mayas. Il porte un clairon jaune canari attaché par une chaînette à son cou. Son clairon ne le quitte jamais, même pas pendant son sommeil.
Dans les vastes plaines, les cris de guerre farouches des régiments de cavalerie qui chargent ont de quoi glacer le sang. Il y a des jours où aucun camp ne fait des prisonniers, ni l’ennemi, ni nous-mêmes.
Et chaque jour, nous nous rapprochons de la capitale.
Dans les vastes plaines, la moisson de sang et de mort de Huitzilopochtli est lourde. Le dieu de la guerre exige un lourd tribut.
Il n’y a plus de moisson jaune, il n’y a plus que la moisson rouge. C’est une véritable saignée, les affrontements sont plus meurtriers que jamais. Nous perdons beaucoup de nos hommes.
La nuit est tombée sur les fleurs fauchées. Il ne nous reste pas de temps pour faire nos deuils. Nous attaquerons de nouveau demain à l’aube.
Demain matin, à l’orée, de fraiches fleurs sont nées.
Hier, une des fleurs fauchées s’appelait Paulino Gomez.
Demain, de nouvelles fleurs seront fanées.
Lors d’une charge près de San Miguel Topilejo, à une trentaine de kilomètres de Mexico, Paulino a été fauché par une mitrailleuse. Paulino avait quatorze ans.
Dans les vastes plaines, les moissons sont rouges. Elles seront bientôt de nouveau jaunes. Quand la tempête de feu sera passée, les moissons reprendront la couleur du soleil, de la fête et de la joie.
Jaunes seront les vastes plaines en été.
Mais pour le moment, la moisson rouge sang continue.
5 - CUERNAVACA
Cronica zapatista Santiago Alvarez
C’est le début du mois de mai.
Notre attaque de Jojutla est écrasante et un succès total. La plupart des douze cents soldats de la garnison ont fini par déserter pour se rallier à nous.
— Nous n’avons fait qu’une bouchée de Jojutla, dit Moctezuma, le soir de la prise de la ville. Maintenant il nous reste le gros morceau. Et nous ne tenterons pas de l’avaler d’une bouchée puisqu’il risque fort de nous rester en travers de la gorge.
Le gros morceau, c’est Cuernavaca, la capitale de l’État.
On dit que c’est la cité du printemps éternel à cause de son doux climat et de sa végétation. Les empereurs aztèques y avaient leurs résidences d’été. Entourée debarrancas–ces gorges profondes – et de collines, la ville est une forteresse bâtie par la nature, quasiment imprenable par un assaut, aussi impétueux soit-il.
— Une seule tactique peut être utilisée : le siège, continue Moctezuma.
Ce que nous avons fait. Deux semaines plus tard, la ville est encerclée.
— Que les fédéraux continuent à jouer au billard et à se soûler au pulque du matin au soir, dit Moctezuma, ils sont abandonnés à leur triste sort.
Nos opérations se déroulent désormais dans le district fédéral. Le régiment maya de Tara et le mien, dénommé régiment Santiago, composé principalement de vétérans de 1911 et de rescapés de Quintana Roo, se heurtent dans les plaines aux troupes fédérales. Les Mayas sont des combattants farouches et mes hommes ne le leur cèdent en rien.
Il n’y a pas si longtemps encore, nous détalions quand lesruralesse pointaient. Nous étions le gibier et eux les chasseurs. Aujourd’hui, il leur arrive de plus en plus souvent de foutre le camp quand nous déferlons sur eux.
Nous nous approchons chaque jour plus près de la capitale et Emiliano donne l’ordre aux chefs du Sud de concentrer leurs forces pour poursuivre l’avance vers Mexico. Fin juin, nous sommes aux portes de la capitale et l’occupation de la ville semble imminente.
Au nord, Villa livre avec sa division du Nord, devenue entretemps célèbre, la bataille de Zacatecas. La ville est conquise de haute lutte fin juin. C’est le triomphe décisif des constitutionnalistes.
À l’ouest, Guadalajara, la deuxième ville du pays, tombe dans leurs mains une quinzaine de jours après.
Les jeux sont faits, les jours d’Huerta comptés.
Huerta éprouve une haine terrible pour Carranza et son mouvement. Ce Carranza, ex-gouverneur de Don Porfirio, opportuniste à souhait, qui a renié ses origines et se trouve maintenant à la tête de ce mouvement, si riche et organisé qu’il est impossible de pactiser avec lui. Songer à le mystifier est une aberration.
Avec nous leszapatistas,qui sommes plus rustres, plus petits, plus foncés, il croit pouvoir pactiser en nous proposant de nous amener au pouvoir pour se réserver ensuite un rôle prépondérant. Mais Emiliano ne donne pas dans le panneau, ne cède pas à ces tentatives de mystification. Comme Carranza, il exige la reddition totale.
À la mi-juillet, Huerta donne sa démission et s’embarque aussitôt pour l’exil, sur l’Ipiranga,le paquebot avec lequel Don Porfirio est parti trois ans plus tôt.
En apprenant la nouvelle, Tara s’est exclamé :
— La Cucaracha a pris la poudre d’escampette, et moi qui voulais le jeter aux pourceaux !
— Le porc n’est pas mort, le porc a sauvé sa peau, ai-je rigolé. Quoique porc, il n’est pas né de la dernière pluie. Il sait pertinemment quel sort tu lui as réservé.
— Je ne trouve pas ça drôle,amigo, pas drôle du tout, nous l’avons raté, a laissé tomber Tara, la mine fermée.
Orozco, lui aussi, a pris la fuite en repassant le Rio Bravo. Il a échappé à la vengeance de Pancho Villa.
Le lendemain de la fuite d’Huerta, des émissaires se sont présentés à notre quartier général pour nous faire part de la crainte des habitants de Mexico de voir leur ville assaillie et mise à sac.
— Je prévois la mobilisation immédiate de vingt mille hommes, leur déclare Emiliano, et j’aurais occupé la ville dans trois jours au plus tard.
La position de Zapata est intransigeante et ne prête à aucune équivoque. Nous ne traiterons avec aucun gouvernement si les pouvoirs suprêmes ne sont pas remis à la révolution.
Le jour d’après, Zapata fournit la preuve de sa résolution en ordonnant une attaque contre Milpa Alta. Deux jours plus tard, la ville est tombée et nous procédons avec les principaux chefs à une ratification officielle du plan d’Ayala.
Nous ne cesserons pas la lutte aussi longtemps que les réformes agraires du plan d’Ayala ne seront pas reconnues comme principes constitutionnels, que l’administration n’aura pas été purgée des valets d’Huerta et des anciens porfiristes et qu’un gouvernement d’hommes dévoués à la cause du plan d’Ayala et mettant les réformes agraires en application, n’aura été formé.
Puis lespoliticosde la capitale nous ont joué un mauvais tour en prenant la décision de traiter exclusivement avec les représentants de Carranza. Le traité de paix est signé à Teoloyucan, et l’armée fédérale remise à Alvaro Obregón, le principal général de Carranza.
Moctezuma en tire une conclusion empreinte d’amertume.
