Les Druides - Tome 3 - Claudine Bouchet - E-Book

Les Druides - Tome 3 E-Book

Claudine Bouchet

0,0

Beschreibung

Vous tenez entre vos mains un ouvrage de référence sur les druidesses comme il n’y en a jamais eu auparavant. Notre ère se voue à la féminité sacrée et au masculin sacré. D’où vient notre force d’aimer ? Du cinquième élément, de l’éther… cette énergie vierge de toute programmation donc vierge de tout calcul car lorsque l’on aime, on ne compte pas. Il s’agit de l’amour avec un grand « A », le plus Grand Secret si bien gardé, depuis la survenue en 1184, d’une initiation sublime tirée du village mystérieux de Perrière-Les-Chênes. Comment un tel couple sur le Chemin de l’Union Royal peut-il y arriver ? Tarot… Ta roue de vie… est un chemin druidique de l’immortalité naturelle de l’âme vibratoirement vécue au sein du couple-êtreté, conscient de son hermaphrodisme divin. Depuis le White-in ou l’Intelligence Originelle proviennent les projections de conscience divines qui pénètrent en nous jusqu’aux soleils de notre ADN. L’intelligence artificielle n’est rien d’autre qu’une fausse déesse, asexuée, dépourvue d’intelligence du cœur. Elle désavoue l’immortalité naturelle en faveur d’une immortalité truquée, « cyborg » donc pervertie. Tout ce que le transhumanisme vous promet, vous pouvez le vivre sans le moindre support technologique. Alors, chers initiables… en route vers le chemin du Saint Amour…

Grande Druidesse Korridwen Bod Koad /|\


À PROPOS DE L'AUTEURE

En tant qu’enseignante qualifiée et présidente du collège international d’études celto-druidiques, Claudine Bouchet s’est consacrée à transmettre la sagesse druidique de nos valeureux ancêtres. Passionnée par le druidisme depuis plus de 35 ans et coauteure de nombreux ouvrages sur la tradition celtique-druidique, elle maintient inlassablement vivante la flamme que nous a léguée Paul Bouchet, notre Passé Grand Druide Bod Koad /|\, qui lui-même invoquait une ascendance remontant au XIIe siècle.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 534

Veröffentlichungsjahr: 2023

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Claudine Bouchet

Les Druides

Tome 3

LES DRUIDESSES

Les Acteurs du Savoir

Dans ce livre, le masculin est utilisé comme représentant des deux sexes, sans discrimination à l’égard des hommes et des femmes, et dans le seul but d’alléger le texte.

Remerciements

À tous les membres du Collège International d’Études Celto-Druidiques (en France, en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Angleterre, au Canada, au Brésil et en Australie), que je dirige et qui me permet de perpétuer le Flambeau de Paul Bouchet, filiation Bod Koad /|\.

À toutes nos lectrices et lecteurs sympathisants.

À Christian Gillot pour son aide ponctuelle si précieuse.

Remerciements plus subtils

À notre plus Grand Druide de tous les Druides…

À Maître André…

À toutes nos Mères-Druidesses et à tous nos Pères-Druides de Perrière-les-Chênes…

À Paul, Grand Druide Bod Koad /|\ (1897-1979).

À Lucienne, Grande Druidesse Luciana /|\ (1895-1984).

À René, Grand Druide Rénatos Bod Koad /|\ (1940-2015).

À Éliane-Gwenfyd que j’adore et qui prolonge ma vie.

« CE qui éclaire, voitCE qui voit, éclaire… »

Introduction

Druidesses ? Vous avez dit : « druidesses ! »

♡ « Ma foi ! Existent-elles toujours ? »

Bien sûr qu’elles existent et elles n’ont jamais cessé d’exister, en secret parfois…

Et, en cette ère du Verseau, le moment est venu de les reconnaître dans leurs justes valeurs, et de leur conférer toutes leurs lettres de noblesse.

La pensée profonde de nos druidesses est née de leurs studieuses et patientes cogitations, de leur message d’amour, annonciateur de nos destins rajeunis.

Pensée vivante, sagesse vivante, renaissantes et prédestinées aux esthétiques réalisations d’un demain toujours nouveau…

Les druidesses sont poétesses ; sans doute furent-elles les toutes premières poétesses de l’humanité ?

Poétesses et sensibles aux clairs-sens, elles sont aussi chevaleresses de l’astral. Elles regardent autant avec leur intelligence qu’avec leur cœur.

Elles sentent ce qu’elles voient ; elles éprouvent ce qu’elles comprennent. Elles sont à la fois poétesses et clairvoyantes parce qu’elles perçoivent des choses qui échappent aux temporels.

Elles charment parce qu’elles sont capables de traduire et d’exprimer ces choses avec art, avec charme… Elles enchantent.

D’une part, les druidesses voient, pénètrent et enveloppent les choses et les gens comme tout le monde. Elles sont habiles en matière d’analyse.

D’autre part, les druidesses voient dans l’autre visible, pénètrent et enveloppent les choses et les gens comme clairvoyantes c’est-à-dire subjectivement ; elles voient et découvrent l’aura des choses et des gens.

Voilà pour la réceptivité des druidesses.

Ce qui revient à dire que les druidesses-poétesses peuvent comme tout le monde s’exprimer simplement, clairement selon la logique courante et le bon sens, mais que leur vrai langage doit être particulier et tout en conservant une grande part d’intelligence compréhensive doit surtout être composé de rythmes et de charme. Le langage poétique doit être une incantation.

Voilà pour l’expressivité des druidesses.

Les druidesses « vibrent » donc une clairvoyance poétique des choses et des gens, généralement spontanée, subjective comme un don ou une tare mais elle peut se développer, se tarir ou se cultiver comme une qualité ou un défaut, un vice ou une vertu.

Leur clairvoyance n’est point une passivité mais bien au contraire une activité. Une activité dans la réceptivité des fluides, du rayonnement, de l’expansivité latente, du psychisme radiant, de l’objet, de l’époque ou de l’être « à voir ».

Les druidesses savent décaler les plans : voir avec les oreilles, entendre par la vision des couleurs, sentir la pensée pure, « odorer » les sentiments du cœur amoureux.

En clairvoyance, en effet, il s’agit d’une transposition spontanée de lecture en astral, alors qu’en druidisme, il s’agit plutôt d’une transmutation provoquée par le charme de l’incantation (élever) ou de l’évocation (faire descendre).

Le langage des druidesses-poétesses porte en lui une expression préméditée ou spontanée, en plus d’une image faite d’intelligence, une somme suffisante d’impondérables mystérieux qui contribuent au charme par le verbe exprimé.

Le langage de la clairvoyance poétique des druidesses peut être spontané également, mais il va sans dire que ce langage se dirige, se développe, s’harmonise, en un mot se cultive.

Pourtant à la base de cette clairvoyance comme de cette expression se trouve le DON qui détermine ou prédestine. Ce qui nous porte à croire au don c’est qu’un certain nombre de personnes (cultivées ou non) restent insensibles au charme poétique alors que d’autres, non cultivées ou de très haute culture sont d’une sensibilité qui va jusqu’à la vibrance. Ce qui est vrai pour le phénomène de réceptivité est vrai pour celui d’expressivité.

Chaque être humain porte en lui au moins une parcelle de don qui peut correspondre à la somme de « grâce suffisante » de sensitivité et d’expressivité. Cette grâce est surtout sensible dans l’état d’amour ou l’état de désir. État psychophysique particulièrement favorable au charme dont il est généralement le résultat.

Tout ce qui précède nous permet de comprendre comment les druidesses regardent par le cœur et pourquoi leur intelligence peut être sensation. C’est à partir de telles considérations et réflexions que naquit ce tome 3 de la trilogie.

Les druidesses sont harmonieuses, de grandes poétesses, clairvoyantes, sensuelles, mystiques et pourquoi pas féeriques…

Considérations sur le druidisme

Le druidisme est éternel puisque ses enseignements sont légitimes à notre flamme intérieure christique et à l’esprit de la Celtie voire au-delà.

Le druidisme est conforme à notre awen, notre inspiration.

Le druidisme est bienfaisant et œuvre en vertu de l’acte juste sinon ce ne serait pas du druidisme.

Le druidisme est incorruptible car il tire son essence au sein de l’Intelligence Originelle.

Le druidisme est légitime puisqu’il respecte autant la femme que l’homme et cela, depuis toujours.

Le druidisme est immortel car il conduit les amoureux tout au long du chemin qu’est le Tarot. Il conduit à l’immortalité naturelle de l’âme du couple qui vibre et s’aime du bienheureux amour.

Le druidisme est une initiation solaire, nous sommes du programme des Immaculées Conceptions et notre Royaume, notre vrai ciel n’est pas de ce monde…

Nous sommes tout ce qui reste du Royaume, nous sommes donc précieux puisque nous sommes capables d’Amour…

Un très grand secret est livré ici celui de l’origine druidique du Tarot qui permet de retrouver l’union royale originelle, l’hermaphrodisme divin en nous et en couple par la polarité primordiale.

C’est ainsi que notre génie primitif et nos mémoires primordiales reviennent. Rien ne fut jamais perdu mais seulement oublié.

C’est au xive siècle et grâce à Rabelais1, grand ami de Jean Bouchet (1476-1557), procureur du Roi François 1er que le mot « tarau » apparu dans Gargantua.

Écrit ainsi : tarau, il se traduit en 3 racines : t-ar-aw, toi, sur, fin, soit toi sur (la) fin. En effet, puisque le tarau/tarot est un chemin réservé aux initiables et se termine précisément à l’Ouraw, dans la Baie des Trépassées, dans le Finistère face à l’Atlantique.

Vingt-deux arcanes majeurs dont un est un leurre… Il en reste 21 divisés par 3 font 3 parties du chemin de 7 arcanes chacun.

1re partie : Du Bateleur au Chariot

2e partie : De la Justice à la Tempérance

3e partie : Du Diable à Le Monde

Ce chemin se fait de droite vers la gauche, c’est-à-dire dans le sens anti-horaire. Il suit la trajectoire de notre Soleil Bélen /|\, de l’Est vers l’Ouest, du lever au coucher.

Le soleil est le sas vers l’Intelligence Originelle, vers le Royaume, alors ne perdons plus de temps, car le temps passe et le temps n’attend pas.

C’est ici et maintenant… Toujours…

1 1534, jouer au tarau, Rabelais, Gargantua, chap. 20, éd. R. Calder, M. A. Screech, V. L. Saulnier, p. 135 ; 1564, tarots, id., Cinquiesme Livre, chap. 22 ds Œuvres, t. 3, éd. Ch. Marty-Laveaux, p. 85).

Le point de départ : l’émotion

Le point de départ, la matière première et fondamentale est constituée par l’émotion et plus spécialement l’émotion esthétique. Elle est elle-même une conséquence du charme poétique.

Un élan de tout notre être « à Dieu » vers la beauté, c’est l’âme spiritualisant ses sens, c’est la sensualité triomphante de la spiritualité, c’est l’intelligence harmonisant sa chair à l’esprit, c’est la druidesse-poétesse qui tend à la divinisation de l’Être.

Mais alors, qu’est-ce que la poésie des druidesses ?

Au point de vue réceptivité, la poésie est un sens que tout être humain possède à quelque degré, de ce rythme réglant l’univers : la musique des mondes (les nombres d’or inexprimés). Ce rythme est perceptible par l’émotion qu’il provoque.

Au point de vue expressivité, la faculté pour certaines d’entre elles de traduire ce rythme cosmique, divin par réduction à notre rythme humain grâce à notre sens humain, en un verbe intelligible aux autres et provocateur d’émotion esthétique.

À quoi servent les poèmes ?

Les poèmes sont une transposition d’un rythme infini (infini pour nous) au rythme réglant notre individu limité. Cette transposition a pour facteur un choc explosif qui comporte deux aspects :

L’inspiration chez la druidesse-poétesse qui l’exprime.

L’émotion esthétique, le charme agissant sur les auditeurs ou les lecteurs sensibles.

L’émotion esthétique surgit au moment singulier où la personne est saisie par la beauté unique d’une œuvre, d’une forme ou d’une parole qui lui révèle une vérité profondément intime et en même temps universelle.

Nous savons aujourd’hui que si nous sommes touchés par une œuvre artistique : une musique, une sculpture, une peinture ou un poème… C’est grâce à notre cerveau qui sécrète de la dopamine, l’hormone du plaisir présente dans l’état amoureux. La preuve tangible que toute forme d’art peut contribuer à notre bien-être, qu’il n’est pas un luxe mais une nécessité.

Plus profondément encore, nous disons qu’une émotion est esthétique dès lors qu’elle est pré-sentie…

Lorsque nous observons la roue des émotions de Plutchik, nous constatons rapidement qu’il y a une dominance d’émotions malsaines, négatives.

En revanche, il y a une carence évidente d’émotions positives comme l’affection, l’apaisement, l’artistique, l’attention, la bienveillance, le calme, la chaleur, la compassion, la créativité, la douceur, le dévouement, l’empathie, l’enthousiasme, la loyauté, la sensibilité, la sincérité, la souplesse, la tendresse…

Selon cet exemple, l’amour serait le résultat d’une combinaison : d’extase et d’admiration, de joie et de confiance, d’acceptation et de sérénité. Ces combinaisons sont vraies d’un certain point de vue, mais elles nous paraissent limiter grandement l’amour dans cette matrice artificielle, et le restreindre ainsi, c’est bien dommage !

Mais alors qu’en est-il du choc inspirateur, du choc amoureux ?

Le choc inspirateur ou le choc amoureux n’est pas plus fortuit que quoi que ce soit au monde, pas plus que celui d’un des milliers d’astéroïdes circulants, dont l’orbe se trouvera nécessairement capté par celui de notre planète, et qui se manifeste à nous en étoile filante puis en aérolithe…

Le choc inspirateur, le choc amoureux c’est la présence de dieu en nous, c’est la présence de Dieu, de l’İncréé, de l’Incalculable.

Dès cet instant s’opère en nous une captation cosmique. Il y a le macrocosme, il y a le microcosme qui est son reflet ; il y a le cosmos, il y a l’être humain que nous sommes.

Nous captons des images, des idées, des sensations, des sentiments depuis l’ambiance cosmique directe ou indirecte : tout ceci s’harmonise, s’ordonne en rythmes internes, en petits mondes, vivants astéroïdes intérieurs, germes mûrissant comme une graine, une plante, explosant à maturité et se dispersant parmi les humains pour féconder leur esprit et enrichir leur cœur.

Il en va de même de l’émotion. Elle est un choc psychique provoqué par le charme dans une de ces trois expressions :

charme poétique

charme mystique

charme sensuel

Le charme poétique de nos druidesses est l’appel strident des lointains inconnus, des horizons perdus et sans cesse retrouvés dans les « Monts Blancs » de la subconscience.

Le charme poétique, mystique et sensuel de nos druidesses est un appel venu des plus lointains ailleurs.

L’appel des druidesses est l’appel des muses. Cet appel est-il lancé par l’inspiration enveloppante du cosmos divin, omniprésent en nous-même et hors de nous-même ? Ou vient-il plutôt des chairs inassouvies ?

L’appel à la poésie est au fond un immense désir de ressentir cérébralement et plus grandement en tentant de faire participer les autres aux vibrations intimes de l’être.

Quel que soit l’appel, des deux pôles de la vie : céleste △ ou terrestre ▽, l’élan physique étant par le désir même le plus charnel, une élévation sublimée vers l’esprit ; le désir de sortir de soi : masculinité ou le désir de recevoir en soi : féminité.

L’Éthique des Druidesses

I. Il n’existe qu’une seule Intelligence Originelle toute-puissante, éternelle et infinie en qui réside toute sagesse et toute perfection. Hors d’Elle, il n’y a rien, et il ne peut rien exister sans Sa volonté.

II. De Cytraul ou du Néant, l’Intelligence Originelle, par Sa voix, créa la matière qu’elle anime de deux forces : dynamique ou active, et statique ou passive, ainsi représentées :/|\.

Dans nos cérémonies druidiques, un bandeau frontal de même couleur que la robe, est brodé sur le milieu du devant des trois rayons dorés : O.I.V.

III. Cet atome de matière, tiré du Néant, est animé par l’Esprit divin qui s’exercera sur lui par l’une ou l’autre des forces dont la combinaison donnera la vie, l’alternance, la compréhension, ou bien le mouvement.

IV. Dans Annuin existe donc la matière, sous sa densité la plus forte, et l’Esprit dans sa quantité la plus faible. La vie pénétrant la matière, créera le mouvement et de la vie, la connaissance qui peu à peu s’éveillera au cours des migrations dans Abred.

V. La vie qui s’éveille dans le règne minéral, de la roche au métal, se développe dans le monde végétal jusqu’à l’instinct, prend une conscience chez l’animal, acquiert une âme individuelle chez l’humain qui devient alors responsable de ses actes et devra lui-même collaborer à l’œuvre divine en s’efforçant de s’élever de plus en plus vers la spiritualité, en se dégageant de la matière et de l’instinct primitif qui subsiste en lui, par le raisonnement.

VI. Chaque stade de l’évolution atomique, minérale, végétale, animale, humaine et cosmique doit pouvoir être franchi en 9 étapes ou intégrations à charge de recommencer le cycle en cas d’échec. Ainsi l’être humain parviendra à la plénitude du Gwenwed.

VII. Au cours de ses incarnations, l’être humain doit donc s’efforcer de s’élever par l’amour, la science, le dévouement :

par l’amour, en créant et en aidant son prochain à supporter et à vaincre la souffrance,

par la connaissance, en développant la personnalité et en acquérant plus de science qui le rapproche des Esprits supérieurs déjà évolués,

par le dévouement, en acceptant les épreuves ou en s’offrant volontairement à elles dans le but de s’acquitter des erreurs ou d’aider ses frères et sœurs plus faibles dans leur lutte contre la nécessité.

VIII. Au cours de ses désincarnations, ces mêmes devoirs subsistent pour l’âme :

qui a charge d’aider les vivants,

d’apprendre davantage pour s’élever vers le Gwenwed,

de se dévouer en acceptant une incarnation dans une situation humaine inférieure à son savoir, pour enseigner les êtres moins évolués et les aider dans leur progression.

Ces neuf étapes successives ne sont pas nécessairement franchies chacune en une seule incarnation, plusieurs même sont habituellement nécessaires. Et le fait d’avoir gravement contrevenu à l’Intelligence Originelle fait même rétrograder au sein du cercle d’Annuin.

La voie des 19 perles

1. Aimons et servons l’humanité.

2. Chantons les louanges à toute âme, si elle n’a rien qui mérite des louanges, écartons-là de notre vie.

3. Osons, osons et osons : ensuite osons.

4. Ne soyons pas imitatifs. Soyons originaux. Soyons inventifs. Soyons nous-mêmes. Apprenons à nous connaître nous-mêmes. Soyons fermement posés sur notre propre base. Ne nous accrochons pas aux opinions d’autrui. Faisons naître nos propres pensées.

5. Il n’y a pas de saint sans son passé ; il n’y a pas de transgresseur sans son avenir.

6. Voyons l’İncréé et voyons le Bien en chaque visage que nous rencontrons. Toutes les perfections et toutes les vertus de la Divinité sont cachées en nous-mêmes : révélons-les.

7. Soyons optimistes et courtois. Soyons une dynamo de bonheur inépuisable. Aidons autant que nous le pouvons. Faisons notre vie semblable à celle de la rose ; bien que fragile, elle parle un langage de parfum. Nous sommes une trinité : corps, pensée, esprit : la nourriture de cette trinité est l’Amour divin ; nourrissons notre corps ainsi, et la pensée et le corps seront rehaussés.

8. N’écoutons pas les mesquineries. Imposons silence à la langue malveillante par une conversation élevée.

9. Avec l’amour et la sympathie en notre cœur, nous avons la plus haute spiritualité. Soyons assurés que l’émancipation du monde se fait par d’Amour divin.

10. Développons les qualités de la Bonté essence-ciel. Chaque âme est douée des attributs de la beauté intrinsèque ; cherchons ces attributs pour les démontrer au monde.

11. L’autorité suprême est l’autorité de l’Esprit divin en nous et jamais, dans aucun cas, des paroles d’homme, mort ou vivant. Le témoignage infaillible demeure dans le centre de notre être intérieur ; il est le tribunal de dernier appel.

12. L’Amour divin est pour nous et en nous. Partageons-le avec autrui. Se connaître dans ses rapports humains est connaître l’İncréé.

13. Ayons courage. Souvenons-nous de notre origine divine depuis la Matrice Originelle : le Royaume. Soyons comme Bélen /|\ un soleil : nous sommes les rayons du soleil de la béatitude ineffable. La Divinité radieuse et immortelle est en chacun de nous. Soyons respectueux de notre état céleste et tellurique pour dompter le mal. Soyons confiant en la protection de l’İncréé. Ainsi envisagé, le contact avec toute personne produit l’épanouissement de notre âme et non son rétrécissement. Vivons par-delà la foi et l’infidélité, par-delà les entraves et les ailes, par-delà la vérité et l’erreur, par-delà l’ange et le diable. Vivons en l’Intelligence Originelle, en la Bonté et en la Beauté.

14. La voie du druidisme n’est pas marquée par des contraintes ni des restrictions, aucunement par l’excommunication et les anathèmes, mais par le progrès continu de monde en monde, d’étoile en étoile, de constellation en constellation, sans cesse et sans fin.

15. La Lumière des lumières est dans notre cœur. Dévoilons-la, qu’elle rayonne pour les bienfaits de l’humanité. N’anticipons pas une faveur d’un ami ou d’un ennemi, ainsi nous ne serons pas déçus.

16. Maîtrisons la malice, l’envie, la rancune, le préjudice. Être maître de sa destinée, c’est d’abord et avant toute chose, être maître de soi-même. Soyons maître de nous-mêmes.

17. Ne condamnons jamais une âme car en le faisant nous nous condamnons également. Sur la vaste mer de l’Esprit, il y a place pour toute âme.

18. Ne brisons pas la nature d’une âme, soit par le blâme, soit par les louanges insignifiantes qui blessent. Un meurtre spirituel est pire qu’un meurtre corporel. Voir au-delà de ce qui semble être. Ne regardons que ce qui est beau, fin et noble de cœur.

19. Soyons doux, patients, généreux, éveillés. Ayons de la considération. Soyons justes. Vivons dans l’atmosphère de la liberté. Suivons le sentier que nous avons choisi, et cela, sans que la critique nous touche dans le plus minime degré.

Telle est cette voie !

Les Triades astrologiques des 4 éléments

Les significations ésotériques que nous partageons ici sont grandement différentes de celles attribuées à l’exotérisme commun. Il est clair que les triades : Terre, Eau, Feu et Air représentent les plans d’action. Il est aussi certain que leur application astrale doit être faite sur plusieurs niveaux.

Il est à remarquer que les triades se retrouvent à l’ouverture des ¾ de cercle, au sein de la croix celtique initiatique. Cela veut dire que les triades en question interagissent sur le cercle d’Annuin, le cercle d’Abred jusqu’au cercle de Keugant. Par conséquent, les triades doivent se rejoindre au point commun c’est-à-dire au cercle du Gwenwed où les triades : Terre, Eau, Feu et Air se réunissent en l’Éther.

Sur la base ésotérique, les triades comme les trinités, indiquent certaines des voies employées par les forces supérieures pour influencer l’individualité. Elles agissent ainsi sur l’être intérieur en chacun de nous pour faire un effet sur l’être extérieur.

La première triade est celle de la TERRE : Capricorne, Taureau et Vierge. Elle est regardée exotériquement comme celle du plan physique et matériel.

Cette triade est évidemment celle d’un plan inférieur, ésotériquement, c’est le plan de la force et des formes psychiques et matérielles. Elle est appelée la Voie du Service. Dans l’interprétation d’un thème, il faudra déterminer dans lequel de ces trois signes la Voie du Service agit.

La deuxième triade est celle de l’EAU : Cancer, Scorpion et Poissons. En interprétation exotérique, c’est le plan de l’émotivité, mais sur le plus haut plan, elle est appelée la Voie de la Renonciation. Il faudra déterminer dans lequel de ces trois signes la renonciation agit.

La troisième triade est celle de FEU : Bélier, Lion et Sagittaire. Dans l’interprétation exotérique, c’est le plan mental. Mais en ésotérisme, ceci conduit à la pensée et à la sagesse.

Par conséquent, cette triade est appelée la Voie de la Bonté. Il faut considérer la bonté dans la mesure des trois signes indiqués, qui sont très différents dans leurs influences les uns des autres.

La quatrième triade est celle de l’AIR : Balance, Verseau et Gémeaux. Selon l’interprétation exotérique, elle est appelée le plan intuitif, mais dans son application ésotérique, elle est appelée la Voie de la Fraternité ou de la Sororalité.

Il faut préciser que ces mots fraternité et sororalité n’ont rien à faire avec la sociologie ni avec l’égalité, qui est une fausse conception philosophique du point de vue druidique. Mais plutôt une fraternité/sororalité d’initiable, dans laquelle celui qui est instruit en sagesse peut aider ses frères et sœurs. La voie conduit directement à l’inspiration et à la réception des pouvoirs venant des forces supérieures.

(Archives – 2022)

L’énigme des 4 Cavaliers

Du fond des horizons, quatre cavaliers convergeaient vers l’initiable au grand galop. Intrigué d’abord puis fortement effrayé, il se mit à courir un peu dans toutes les directions, ne sachant où porter ses pas. Où qu’il allât, les quatre cavaliers se rapprochaient. Quand il se retrouva encerclé, ils lui hélèrent :

— Sers-nous d’arbitre, nous t’en prions, car notre désir de paix est grand mais nous ne pouvons nous entendre. En effet, chacun de nous a deux alliés, mais le troisième, lui, est résolument ennemi. Cela empoisonne nos rapports, nous plaçant toujours en quelque effrayante querelle !

Mon nom est Terre et voici mes alliés Eau et Feu, puis Air avec lequel j’ai toujours méchante affaire. Or, mes alliés Eau et Feu ne peuvent se souffrir. Aie pitié de notre embarras !

L’initiable sentait bien, à leur regard inquiet et arrogant, qu’il n’avait d’autre choix que d’obéir, sinon rester leur prisonnier. Méditant, il répondit :

— Considère Terre ton penchant naturel : tu ne peux autre chose que descendre, toujours et toujours te ramasser sur toi, à moins qu’on ne te meuve. Il en va de même pour ton allié Eau, mais aussi pour Air qui, malgré l’extrême déliement de ses parties qui te fait horreur, est assujetti au même esclavage que toi. Vous voilà donc réconciliés par la connaissance de votre commune faiblesse.

— Que non pas ! rétorqua Eau, car Terre et Air sont apaisés mais, pour moi qui était déjà l’ami d’Air, je n’en suis toujours pas moins ennemi de Feu. Et davantage encore du fait que je sais maintenant qu’il est le seul à ne pas subir notre triple pesanteur. Nous voilà, en effet trois amis soudés sans équivoque contre Feu, solitaire ; deux clans irréconciliables, quand nous pouvions encore, auparavant, nous tempérer l’un l’autre !

— Réfléchis Eau ! répliqua l’initiable. Qui donc vous tire de votre inertie et, seul, vous permet un mouvement ascendant, sinon Feu ? Qui donc, seul, par ses variations, vous fait changer d’état et vous unir les uns aux autres en d’infinies compositions, sinon Feu ? Il est votre commune force. Êtes-vous en paix maintenant ?

— Pas du tout ! dit Air, à la surprise de Feu lui-même. J’étais ami de Feu et voilà que tu m’apprends qu’il est un tyran qui me dirige à sa guise, alors que je croyais folâtrer librement.

— Je vois bien là, dit l’initiable, ton manque de réflexion. Comment Feu pourrait-il cela sur vous, alors que son mouvement est, depuis l’éternité, contraire au vôtre ? Vous auriez dû vous séparer sans plus pouvoir vous rejoindre. Sachez que Feu vous est également assujetti, et qu’il ne peut aucunement vous échapper, car il vit en vous et ne sait exister sans votre présence. Voilà sa faiblesse. Par la connaissance des caractères qui vous unissent, allez donc en paix !

Alors dans le ciel, apparut un arc d’alliance, multicolore et pourtant unique, et tout combat cessa dans le cœur des choses…2 (le principe de l’ordre).

2Fournier de Brescia F., L’Étoile d’Alkhemit, 2021, p. 26 et 27.

Un immuable mystère sera bientôt révélé...

Car nous méritons tous de connaître la plus grande merveille de ce monde. Cette merveille s’appelle le ZODIAEC. Zo-dia-ec : est gauche descendant. Il est le début moléculaire de la vie corporelle, la partie terrestre de la dualité d’une part, et la partie céleste qui n’est pas, elle est incréée d’autre part. Le tour se fait par la gauche, dia, sens de rotation de notre soleil, sas de notre matrice originelle.

Pour rétablir la vérité sur l’imparable origine de l’astrologie, il faut deux choses :

a) Remettre à sa juste place 4 signes astrologiques qui ont été déplacés.

b) Remettre à l’endroit leurs symboles qui furent inversés.

Peut-être, êtes-vous directement concernés par ces inversions de signes astrologiques ? Cette révélation du Zodiaec pourrait vous aider à voir plus clair et donner plus de sens à votre vie.

Commençons...

Notre lien secret aux étoiles

Voici le véritable signe du Bélier. Il s’agit de la matrice féminine… Un clin d’œil de la matrice artificielle ou originelle ?

Le Bélier est le début de la création de la vie. Il est aussi assimilé à l’Arbre de Vie. Bel-li(s)-er : dans la juridiction du monde de El, soit dans la juridiction du monde de Dieu, bien entendu pour nous : l’İncréé.

Nous constatons que tous les noms des signes astrologiques ne sont pas anciens. Ils sont même relativement récents. Le mot Bélier tel qu’il se prononce aujourd’hui apparu au xve siècle. Nos sages anciens appelaient ce signe Atud et signifie gens, Athud signifie générations.

Maintenant voici le signe du Taureau. L’ovaire va libérer l’ovule. L’ovule entame son cycle de vie. C’est le Taureau, te-or-o : toi notre contient, contient… l’Arbre de Vie. Ici, l’emphase est mise sur l’ovule (le cercle) qui est le sujet principal du Zodiaec.

Le mot Taureau tel qu’il se prononce aujourd’hui apparu en 1680 par Mme de Sévigné, « combat de taureaux ». Antérieurement, le mot « toreau » désignant la constellation du Taureau apparu au xve siècle en 1487 précisément. Nos sages anciens appelaient ce signe Lagad-dan : l’œil de feu, il contient l’Arbre de Vie ; la matrice féminine et l’ovule. C’est le temps de l’ovulation.

Les deux premières inversions concernent les signes des Gémeaux et du Cancer. Il s’agit bien du signe astrologique des Gémeaux car le signe est double, les deux cercles représentent deux ovules. Il s’agit du cycle de l’ovule dans la conception de jumeaux. Le souffle divin vient à cette vie en préparation. C’est le « oui » au monde de Dieu, pour nous, l’İncréé. Car le « oui » correspond au temps du départ pour le périple de l’ovule.

Au plus près du mot Gémeaux, le latin gemellus signifiant qui vit encore dans l’Est, apparu au xve siècle ; le mot Gémeaux tel qu’il se prononce aujourd’hui paru à partir de 1694. Quant au mot gémellité, en 1915. En langue-mère, Gé-em-o : camp moi contient ou moi contient le camp. Nos ancêtres appelaient ce signe İobel ou İabel : « oui » au monde de El, « oui » au monde de Dieu.

Le Cancer représente le temps de la circulation ovulaire. Le voyage de l’ovule correspond à 4 déplacements secrets. Il est ici à sa juste place avec son vrai symbole.

Les 4 boucles ⌘ sont symboliques des 4 passages rétrécis (le pavillon, l’ampoule, l’isthme, la partie interstitielle de l’utérus). Ce n’est plus l’ovule qui est important ici mais son déplacement. Les 4 passages rétrécis signifient qu’ils sont dans les proches : les étroits. Rien à voir avec leur état de gémellité mais avec le déplacement secret de l’ovule.

Cancer ou cãn-ser : blanc/chant/prophétie fermée. Les 4 boucles forment un circuit fermé.

En tant que signe astrologique, le mot Cancer tel qu’il se prononce aujourd’hui apparu au xvie siècle, dans un ouvrage appelé : Nativitez des hommes à la suite des propriétés de choses, édition de 1522. Antérieurement, au xive siècle, cancre signifiait crabe en zoologie. Nos ancêtres appelaient ce signe Herméz (Hermès) et signifie : un de dehors. C’est le temps du cheminement, de la circulation de l’ovule qui va bientôt rencontrer son destin.

Pour les deux prochains signes astrologiques, un arrêt dans le cycle de l’ovule s’impose afin de présenter les deux acteurs-géniteurs de l’éventuelle allégresse qu’est l’instant qui va donner la vie terrestre. Connaissez-vous le Cœur Fleuri du musée du Louvre ?

Beaucoup croient, à tort, que ce dessin soit en lien avec l’alchimie. Or, il n’y a rien d’alchimique dans celui-ci puisque rien ne cuit ni ne bout.

Ne trouvez-vous pas que l’inversion des deux prochains signes astrologiques est flagrante ?

Le M comme mâle, ici comme le lion avec ses pattes et ses griffes qui est le mâle terrestre, roi des animaux, de l’animalité. Cette allure montre le lion inactif, en attente d’agir… Li(s)-on signifie : moi la juridiction. À l’origine, la tête du M est dirigée vers le bas et vers l’intérieur des autres jambages, . Elle exprime l’inactivité du mâle qui est au repos. Il sous-entend que plus loin, il sera en activité, au Scorpion. Les druides disaient « Adonaï »: Fait venir à lui. Voici donc le vrai signe astrologique du Lion. Car le premier acteur du cycle de vie est masculin. Il fait venir à lui la juridiction.

En zoologie, lions s’écrivait leüns et se retrouve dans le Bestiaire de Philippe de Thaon composé entre 1121 et 1135, mais dont la première édition à Paris date de 1900.

Nous allons à présent découvrir le vrai signe de la Vierge. Le V qui symbolise le féminin comme le triangle pointe en bas ▽ avec le cercle rappelant l’ovule. Le deuxième acteur ou plutôt actrice du cycle de vie est bien féminine car elle est le réceptacle du premier. Vi-er-go signifie : l’œuf dans le ventre. La Vierge, en effet, contient l’œuf non fécondé en elle.

Nos ancêtres semblaient bien connaître le cycle de la fécondation de cet œuf. Ils appelaient ce signe c’hrég et signifie la femme dans le sens de la mère reproductrice qui est au centre du foyer. C’hré-ég, possédant le solide, la vie pensante, le c’h montre un centre positif, ici à féconder. C’est pour cette raison que son nom commence par la croix protectrice, le vieux signe alphabétique c’h que l’on retrouve encore de nos jours dans de nombreux noms de ville en Bretagne. Ce mot c’hrég est la mutation du c’h en g de greg.

Vierge désignant le signe du zodiaque tel qu’il se prononce aujourd’hui apparu en 1512 dans Illustrations (tome III) de J. Lemaire de Belges. Le développement sémantique du mot se fait en relation avec la théologie christienne en parlant du Christ et de sa Mère au ive siècle : Virgo immaculata, la Vierge Marie.

Le processus de vie et les 2 organes qui servent à l’obtenir :

Il faut à nouveau s’exercer à déprogrammer le faux signe du Lion et le faux signe de la Vierge et reprogrammer en conscience, le vrai signe du Lion et le vrai signe de la Vierge.

Le symbole de la matrice féminine et l’Arbre de Vie avait aussi pris la forme d’un V.

Le signe de la Balance est au centre du cycle du Zodiaec. Il est le moment crucial. L’idéal pour que la fécondation réussisse est que l’ovule se positionne aux deux-tiers du passage de la trompe de Fallope.

C’est le temps du coït. Ba(o)l-an-ce signifie : guide dans là ou là guide dans. Nos ancêtres appelaient ce signe keinan, kein-an, dans le dos, ké-in-an, en moi lieu clos. Après, l’ovule poursuivra son chemin vers l’utérus et son développement.

Le mot Balance en tant que signe paru au xive siècle plus précisément en 1379 dans le livre Bon Berger de J. de Brie.

C’est ici que doit être incorporé Ophiuchus, le Serpentaire, le signe caché, occulté qui représente le spermatozoïde. Il occupe les 13 premiers degrés du signe du Scorpion.

Observez cette image pleine de sens. Le Serpentaire passe entre les jambes de l’homme. La tête du Serpentaire (contenant le bagage génétique) élevée vers le haut forme un cercle rappelant l’ovule à féconder. La queue du Serpentaire forme un autre cercle rappelant encore l’ovule, qui plus est, le signe du Taureau (l’ovule mis en évidence dans l’Arbre de Vie) figurant sur la queue. Et la croix terrestre en blason semblable à la croix sur laquelle İésus C’hristis fut crucifié et qui juste avant de mourir transmettra sa filiation à Jean chapitre 19, versets 26 et 27 :

« 26İésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils.

27Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. »

Ne trouvez-vous pas cette parole curieuse venant d’İésus envers sa mère : « Femme, voilà ton fils. » Pourquoi ne dit-il pas : « Mère, voilà ton fils » ?

Il apparaît évident qu’İésus C’hristis souhaite mettre une légitimité sur l’importance du rôle de la femme puisque c’hrég et C’hristis portent ensemble le c’h. Mais il y a quelque chose de plus.

Selon l’histoire officielle, la crucifixion aurait eu lieu le vendredi 7 avril de l’an 30 (calendrier julien) dans le signe du Bélier et dans la constellation des Poissons.

La précession des équinoxes bouge de 1 degré tous les 72 ans. 1 993 ans séparent l’année 30 de l’année 2023, on retrouve un décalage de 28 degrés avec le signe du Bélier. Excepté que sur la bande zodiacale, le 7 avril correspond au 18e degré du signe du Bélier auquel il faut soustraire le décalage des 28 degrés, ce qui conduit au 10e degré du signe des Poissons et dans la constellation du Verseau.

En considérant l’hypothèse des récentistes qui placent la naissance d’İésus C’hristis en 1180, la crucifixion aurait eu lieu en 1213 (calendrier julien), dès lors il y a 810 ans (2023-1213), le décalage ne serait que de 11 degrés et correspondrait au 7e degré du signe du Bélier, cette fois-ci effectivement au cœur même de la matrice féminine justifiant cette parole : « Femme, voilà ton fils. »

Voici le signe du Scorpion, le missionné, le futur élu est agissant. En langue-mère, s(é)-cor-pi-on signifie : là, appui, cercle, moi ou là moi l’appui du cercle, sous-entendu le cercle de l’ovule.

Comme prévu le signe M de la masculinité est bien dans la continuité du 5e signe, celui du Lion au repos inactif. Le signe est cette fois-ci actif et par la flèche, il exécute une mission vers une cible en zigzaguant, en ondulant rapidement. Toutes les forces accumulées en lui seront utilisées pour sa mission de vie terrestre. Il y aura beaucoup de mon espérance (sper-mé) d’émis mais peu d’élus. Ce signe est symbolique avec l’action en cours pour expliquer le rôle réservé au spermatozoïde, une course à la vie pour un seul et la mort pour les autres. D’ailleurs, la maison astrologique (VIII) du Scorpion est celle de la mort. Ces millions de spermatozoïdes visent le même but, celui d’atteindre l’ovule. Un seul réussira et ce sera un génocide pour tous les autres.

Nos ancêtres appelaient ce signe : Abriten ou A-brit-en qui signifie : fait le parent dans.

Le mot scorpïun en tant que signe zodiacal et terme zoologique apparu comme celui du leün dans Bestiaire de Philippe de Thaon au xiie siècle.

Le Sagittaire, signe d’union mâle/femelle est expressif dans le cycle.

En effet, la perforation de la corona radiata de l’ovule se fait avec force. Le but est ainsi atteint. La vie terrestre va pouvoir apparaître, se diviser pour ensuite se développer, selon la volonté de l’İncréé.

Le mot sagittaria apparu au xixe siècle avec le lexicographe et poète français Boiste. Puis, Sagittaire tel qu’il se prononce aujourd’hui apparu en 1832. Nos ancêtres appelaient ce signe Galila ou Gall-il-a et signifie : fait la pointe de l’autre affiliation. La racine gall se traduit par gué-all, l’autre affiliation. À rapprocher du nom historique de notre pays la Gallia, Gué-all-i-a et signifie : elle fait l’autre affiliation.

Après le Sagittaire, l’auteur du cycle de vie, le chargé, le missionné va faire une pause pour récapituler l’ensemble de sa création. Il le fera grâce à une seule figure très simplifiée qui regroupe la totalité du processus de vie.

En effet, le signe du Capricorne représente les 3 éléments réunis de la fécondation. Kap-ri-corn en langue-mère signifie : l’extrémité du roi d’abondance. C’est la fin de la fécondation et du temps d’allégresse et il va bientôt apparaître la diversité de la vie.

C’est le signe récapitulatif, en fond l’Arbre de Vie, puis l’ovule qui a circulé et a rencontré son destin ; spermé, mon espérance, accrochée à l’ovule qui a perforé et fécondé.

Nos ancêtres surnommaient ce signe Melkeradonaï, Mel-ker-a-don(t)-a-ï : fait venir dans la maison jaune, l’ovule, l’œuf qui va devenir moi, puisque le terme Zodiaec vient de Zoon moi suis. Ce signe était celui du dieu du blé, de la semence et de la résurrection, İésus pour nos sages. C’est l’explication du symbole, une vie terrestre allait bientôt apparaître par la semence.

Le Verseau montre une double ondulation, symbole du vivant. Toute vibration ou ondulation est signe de vie. C’est le temps de la segmentation et de la scissiparité. Ver(n)-sé-aw, c’est-à-dire, là le passage de la fin.

En effet, il s’agit de l’avant-dernier signe du Zodiaec qui annonce la fin du temps de la gestation et le passage à un autre cycle. Cela correspond au stade de la métamorphose. Dans notre univers tout est courbe même la lumière. L’apport des deux parents se conjugue en se courbant pour créer une nouvelle entité, en-ti-té, dans l’habitation toi ; soit toi dans le corps où l’âme arrive pour y séjourner.

Le souffle c’est-à-dire l’âme ou la substance de Dieu vient se condenser dans la matière et ainsi la vie démarre en dualité. À cet instant précis, une force invraisemblable, même supérieure à celle qui courbe les photons de lumière, met en double hélice les apports des géniteurs pour qu’enfin une nouvelle vie apparaisse. Cette puissance aligne les composants que nos sages appelaient les substances de l’homme. İésus C’hristis employait un terme associé au divin : les œuvres de Dieu. Pour nous, ce sont nos gènes.

Pour parfaire ce signe du Verseau, il s’appelait jadis Armoupiael et signifiait : dessus le souffle du cercle fait par l’İncréé, car il souffle la partie divine (l’âme) pour que la nouvelle vie débute. Mou est la vieille racine bretonne de souffle, (mouez : parole), (mou-ez : toi souffle). En latin, le mot aquarius ou le verseur d’eau apparu au xvie siècle soit en 1547 précisément.

Voici maintenant le dernier signe du cycle de vie, celui des Poissons.

Pourquoi le symbolisme illustrant la création de la vie se termine-t-il par deux poissons opposés pour former la lettre X ?

Les apports concordants ou discordants des parents passent par la 23e paire de chromosome, correspondant aux chromosomes sexuels « X » et plus particulièrement ceux de la mère qui possède deux « XX » et celui du père qui possède un seul « X » (mais avec un chromosome « Y »).

Le signe des Poissons est celui de la filiation. C’est le temps de parenté, de choix et/ou de famille d’âme… Nos ancêtres l’appelaient smsh (prononcé semesh) et signifiait : fait la gerbe ; sem-enn (les racines) signifient : les gerbes dans. Il montre dans toutes les positions le chromosome X.

Sur ce vitrail de la Cathédrale de Dol de Bretagne, deux chromosomes XX sont tracés sur le sol juste en dessous du pied d’İésus C’hristis.

Poisson ou po-is-son : paix, base, droit dans le sens de qui est droit, soit vertical et stable. Ainsi la filiation d’İésus C’hristis est une de filiation paix au fondement ascensionnel.

Le dernier signe du cycle de vie, les Poissons, apparu au xviie siècle et plus précisément en 1679.

Le moment est venu d’expliquer le mot Graal, Gra-al(l) : l’autre convention c’est-à-dire la céleste. Ainsi que le sens du mot apocalypse, ap-og-al-lis : l’autre juridiction du Fils de l’ouest en l’occurrence İésus C’hristis.

…3 İésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. »

4 Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? »

5 İésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

6 « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. »

7 « Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. »

Maintenant avec la connaissance du Zodiaec, il est possible de transposer le cycle de l’ovule sur le plan de l’esprit pour revivre sa propre conception, sa propre origine, sa propre genèse et renaître en esprit en soi-même. Le vin aux Noces de Cana est le vin de la présence, cette qualité de présence à soi, en soi.

Évacuez toutes pensées inutiles, déposez-vous dans le silence intérieur, n’ayez aucune attente et laissez venir à vous, en vous…

Dans tout le parcours historique de l’astrologie, la plus juste des choses a été de l’avoir associée à la médecine. La racine med se trouvant dans les mots : médecin, médecine et méditer, signifie moisson.

Le médecin, moi descendant de la moisson, soignait avec les herbes qu’il avait récolté à la Saint-Jean. Il descendait de cette petite moisson. La médecine, en moi possédant la moisson, évidemment la moisson des plantes médicinales.

Enfin, lorsqu’une personne médite, ne naît-elle pas à sa propre moisson d’éclaircissements ?

La médecine, telle que nous la connaissons aujourd’hui, s’est grandement éloignée de sa réelle signification.

Qu’il soit permis ici, à juste titre, d’ouvrir une parenthèse. Dans la matrice artificielle, certaines épreuves de la vie sont extrêmement difficiles et perfides. Rien ne peut l’être plus que celle d’un homme qui viole une femme, une adolescente, voire une enfant.

À toutes celles, lisant peut-être ce livre3, la profonde douleur, celle qui ne part pas, qui vous hante jour et nuit, et qui est si dure à extérioriser, vient de ce savoir inconscient du Zodiaec sur vous-mêmes, en vous-mêmes. Car il ne faut pas se tromper. Même si ce savoir n’était pas encore à portée de conscience, il n’en demeure pas moins qu’il a toujours existé, bien inscrit au plus profond de votre ADN, de votre féminité, ô combien sacrée…

Quant aux monstres ! qui osent commettre une chose aussi affreuse que le viol, qu’ils prennent conscience, en cet instant présent, de leur malignité diabolique, celle qu’ils exercent lâchement pour dominer, agresser, salir et à ce que réellement…, ils outragent.

Ils servent les archontes ! Leur haine de la race humaine est telle qu’ils ne les épargneront pas. Pas plus qu’ils n’échapperont à l’énergie du choc en retour.

Fermeture de la parenthèse.

En somme, pour adhérer à l’astrologie, encore faut-il croire en l’idée que les astres exercent une influence sur l’homme, ce qu’aucune étude n’a jamais démontré.

Si l’astrologie, de cycle en cycle a perduré, c’est parce que cette croyance, presque choisie, a séduit bon nombre d’adeptes, comblé un fantasme et flatté leur ego.

Il n’y a pas d’astrologie à décrypter ni à démocratiser.

Certains astrologues pensent que si l’astrologie est dévoyée c’est par un manque de connaissance de la part de ses détracteurs.

Il convient de citer ici, l’abbé Trithème, un bénédictin du xviie siècle :

« Arrière ! hommes téméraires, hommes vains et astrologues menteurs qui trompez les intelligences et qui jasez sur les frivolités, car la disposition des étoiles n’a aucune disposition sur l’âme immortelle, aucune action sur la science naturelle : elle n’a rien à voir avec la sagesse super céleste, car le corps ne peut avoir de puissance que sur le corps seulement. L’esprit est libre et il n’est pas soumis aux étoiles. Il n’absorbe pas leurs influences et il ne suit pas leurs mouvements, mais il est en communication seulement avec le principe super céleste par lequel il a été fait et par lequel il est rendu fécond. »

L’astrologie ne fut jamais le discours des astres, mais plutôt le discours de notre conception dans le cycle de l’ovule, du début de la vie moléculaire de l’origine humaine.

Si ce secret sur nous-mêmes fut plaqué dans les astres très éloignés de nous, pour ne pas dire inatteignables, ce fut pour nous détourner le plus possible de cette connaissance originelle, pour écarter les femmes de la prêtrise et pour tenter d’évincer complètement le saint Graal et l’immortalité naturelle du couple sacré, peut-être en faveur du transhumanisme actuel ?

Grâce aux druides et druidesses de notre Gallia, nous ne sommes plus dans l’ignorance analogique de notre propre conception.

Nous avons le Commando d’élite en nous, cette flamme christique gorgée de lumière, et il n’y a pas de substitut à notre victoire.

Désormais initiés au Zodiaec, chers initiables, vous méritiez de connaître la plus grande merveille de ce monde bien enfoui dans cet art qui s’appelle : l’astrologie.

Personne ne peut être surpris d’observer que les mots suivants possède la même racine : gen comme dans gène, généalogie, génération, générosité, genêt, genèse, genesis, génome, génie, génital, gens. Gen/guen/gwen signifient blanc et sont associées à la lumière blanche du Gwenwed et au camp de l’âme (gé-éné).

Exercice pratique n° 1

Prenez une feuille blanche et inscrivez votre date de naissance. Inscrivez votre signe du zodiaque et votre ascendant.

Maintenant comparez. À quelle étape de votre propre conception correspond votre signe de naissance, votre ascendant, votre signe lunaire ?

Correspondez-vous aux signes astrologiques qui ont été inversés ? Comment cela résonne-t-il en vous ?

Exercice pratique n° 2

Cet exercice s’adresse surtout aux adolescentes et aux femmes.

Choisissez un lieu tranquille où vous serez seule, et installez-vous dans une position confortable, soit assise ou allongée.

Maintenant, délicatement, posez vos mains sur votre ventre, au niveau de votre utérus. Sentez la chaleur et le magnétisme de vos mains entrer jusqu’à lui.

En conscience, envoyez-lui beaucoup d’amour, beaucoup de lumière comme des petits soleils, ou des petites boules lumineuses, pénétrez à l’intérieur et refaites le chemin des signes du Zodiaec qui ont permis votre conception.

Voyez l’ovaire libérer l’ovule, une toute petite boule blanche et dorée qui va tout doucement à la rencontre de son destin. Suivez-la, en conscience dans ses déplacements. À chaque étape correspond un signe, voyez-le apparaître.

Nous, les femmes portons les 12 signes.

Voyez maintenant les spermatozoïdes qui arrivent, dans une course folle, voyez l’énorme quantité d’énergie qu’ils dépensent dans l’espoir de venir féconder l’ovule que vous suivez et qui va servir à vous créer un corps physique sur le plan terrestre.

Vous les hommes, ne portez en vous que le 13e signe connu sous le nom du Serpentaire. C’est 12 contre 1. Cela vous semble injuste ? Allons ! Soyez bons rois car vous avez l’élan… Il y a forcément quelque chose de plus universelle que l’élan masculin… De plus : uni-vers-elle… Viendra peut-être le jour où nous dirons : uni-vers-il… Qui sait ?

Voyez le spermatozoïde perforer la corona radiata et la tête vider son contenu génétique… Sentez cette force divine en vous venir courber la double hélice de votre ADN qui contient les chromosomes et les gènes nécessaires à l’être que vous êtes en train d’advenir.

L’œuf fécondé, fixé à la paroi interstitielle de l’utérus débute la division cellulaire.

Bientôt, le petit œuf ressemble à une petite framboise et se multiplie encore et encore et maintenant vous êtes un embryon. Vous percevez votre tout petit cœur gorgé de sang rouge vif qui bat à fière allure…

Continuez ainsi, jusqu’à ce que vous sentiez votre âme venir pénétrer dans votre petit « habitacle » en formation. Lorsque ce moment se produira, sachez que c’est la première domination de l’esprit sur la matière. Il devrait en être ainsi après, toute notre vie durant, mais l’ego…

N’hésitez pas à faire des retours en arrière, en conscience, si vous le jugez nécessaire, vous êtes libre et souveraine.

Vous pouvez recommencer l’exercice autant de fois que vous le souhaitez. Cette expérience est la vôtre, elle vous appartient.

Si pour « x » raison des pensées accablantes viennent vous perturber, restez calme, réagissez comme si vous vous y attendiez, envoyez-leur de la lumière, beaucoup de lumière, soyez Reine de Coupe et dites-leur : « Passez votre chemin » et pardonnez. Pardonnez toujours et d’avance.

Nous sommes toutes et tous les Reines et les Rois potentiels de notre royaume intérieur…

Notez tout ce que vous ressentez.

3 Pour écrire à l’auteure : [email protected]

Du nannarchat au patriarcat

Dans la famille de type nannarchal, l’autorité est exercée par une SŒUR VIERGE, appelée : NANNA.

Elle détient la puissance maritale sur ses belles-sœurs et la puissance paternelle sur ses neveux et nièces qui sont réputés être ses enfants et auxquelles elle transmet la propriété du nom de famille.

Les sœurs mariées de la nanna sont réputées décédées. À chaque génération, la nanna choisit dans chacun des ménages de ses belles-sœurs une nouvelle nanna qui sera la souche d’une nouvelle lignée collatérale.

Chaque membre de la communauté pouvait dresser avec facilité le tableau généalogique de sa famille et définir rapidement les liens de parenté, même éloignés qui l’attachait à un autre membre de la famille, en particulier lorsque la lignée des nannas aînées s’éteignait. Il s’avérait facile de déterminer la nouvelle lignée des nannas, héritières de la lignée ancestrale et qui conférait à sa descendante les titres et les prérogatives de : AMMA-NANNA = grand-mère NANNA c’est-à-dire, la Chef et la Grande-Prêtresse de la communauté.

Le système nannarchal transmettait le nom de famille selon notre système moderne de filiation patronimique, en y apportant deux simplifications capitales puisque chaque nanna et chacune de ses belles-sœurs étaient réputées filles uniques.

Mais la famille nannarchale présentait une tare inhérente à son organisation : c’était une propension marquée à l’extinction.

Chaque nanna devait posséder au moins un couple fille-garçon pour se perpétuer.

Si la nanna n’avait que des filles, elle les envoyait alors au Temple, sauf une, qu’elle donnait à une nanna cousine. Cette fille épousait le frère de cette nanna afin que ses parents naturels trouvent une protection dans leur vieillesse.

Si la nanna ne disposait que de garçons, elle les mariait dès leur jeune âge et empruntait alors une sœur à sa nanna cousine pour l’initier à l’état de prêtresse et de nanna de ses fils.

Sans une sœur nanna, les frères ne pouvaient plus se marier et ils étaient bannis de la communauté.

Quand un frère décédait en laissant une veuve sans enfant, la nanna remariait sa belle-sœur à un très jeune frère encore célibataire.

Grâce aux recherches de Maurice Guignard, voici des informations intéressantes concernant le code nannarchal.

I. La nanna paternelle choisit parmi ses filles une nanna. Elle lui fait prononcer ses vœux de chasteté devant le chaudron bouillant du foyer-autel et l’initie aux célébrations religieuses de la communauté des Urthusk. Au décès de la nanna paternelle, la nouvelle nanna acquiert dès lors deux titres :

ALL-MEY qui signifie : vierge de tous ou ALMA MATER : mère nourrissante.

HVERR-KO qui signifie femme du chaudron bouillant ou VIR-GO : vierge.

La racine thusk HVERR, chaudron bouillant a contribué à former le mot thusco-norrique VARAR qui signifie : serment ou vœux solennels parce que ke vœux de chasteté était prononcé devant le foyer et le chaudron qui ne devait jamais cesser de bouillir. Le nom de la déesse scandinave VAR dérive de cette célébration religieuse et donc de cette étymologie.

La nouvelle nanna assume alors les fonctions de prêtresse, entretien le feu sacré, récite les prières cérémonielles et chante les hymnes en présence de sa mère et de ses belles-sœurs qui sont les épouses mystiques. Elle possède autant d’épouses qu’elle a de frères. Elle a le don de la divination et de la prophétie. Elle est l’unique intermédiaire entre la divinité et les membres vivants ou morts de sa famille.

II. Le 3e titre de la nanna est : DOM-NANNA qui signifie : vierge du commandement qui lui confère une autorité absolue sur ses parents naturels (père et mère), sur ses frères, ses sœurs, ses belles-sœurs et ses enfants auxquels elle transmettra le nom de la famille et le nom de la communauté si elle est : AMMA-NANNA.

Le 1er acte de son autorité est de chasser ses sœurs nubiles en les mariant et de les remplacer par des belles-sœurs. Elle conduit donc ses sœurs au KO-BYLI ou KY-BYLI, Temple du mariage d’où elle reviendra avec ses nouvelles belles-sœurs.

III. À dates fixes, la grande-prêtresse : l’AMMA-NANNA convoque au KO-BYLI ou KY-BYLI toutes les nannas de la communauté et toutes les jeunes filles à marier. L’entrée du Temple est interdite aux hommes. Chaque jeune fille quitte alors sa NANNA-sœur pour se choisir une NANNA-époux, c’est-à-dire une NANNA qui a des frères à marier. En principe, ce choix se fait après discussion et accord à l’amiable.

KO-BYLI ou KY-BYLI signifie : Temple de femmes. Mais en urthusk, la racine ko ou ky signifie à la fois femme et vache. À l’époque lorsqu’une génisse était sacrifiée c’était pour symboliser le passage de la jeune fille de son état de vierge à celui de femme mariée. À la fin de cette cérémonie, les jeunes filles sont réputées mariées avec leur NANNA qui les emmène dans leur nouvelle famille.

Cette cérémonie est à l’origine des mystères de CYBÈLE, la bonne déesse qui était célébrée en Grèce et à Rome et auxquelles assistaient uniquement les femmes et les jeunes filles. Ces mêmes mystères étaient encore célébrés chez les Étrusques dont la déesse TVI-FALDA, son corps était surmonté de deux têtes à deux capuchons symbolisant le mariage mystique de la NANNA avec sa belle-sœur. Au cours de ces mystères, accompagnés de danses sacrées, la jeune noble étrusque venait choisir sa future nanna.

IV.