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Par la ténacité, la lutte, l'action inlassable, chacun peut élever le niveau de ses propres possibilités à la hauteur des difficultés que représentent certaines tâches qui lui sont encore inaccessibles. Ceux qui veulent réussir doivent donc, avant d'agir, chercher à élargir leurs capacités de réalisation. Notre but dans le présent travail sera précisément de permettre à chacun de tirer de ses propres aptitudes la gamme de résultats la plus large possible.
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Veröffentlichungsjahr: 2021
LES LOIS DU SUCCÈS
La méthode pratique qui donne l'effort personnelsa réalisation et son efficacité maximales
PAUL C. JAGOT
Traduction et édition 2021 par ©David De Angelis
Tous droits réservés
INDEX
INTRODUCTION
Chapitre I: SUCCES, LA CHANCE ET L'EFFORT PERSONNEL
1. Un regard sur la littérature proposée à ceux qui cherchent à réussir.
2. Notre conception.
3. Qu'est-ce que le "succès" ?
4. Qu'est-ce qui détermine le succès ?
5. Considérations sur la chance
6. Destin et fatalité
7. Ce que tout le monde peut sûrement réaliser.
Chapitre II: LE RÔLE DE LA CHANCE
1. Avantages individuels innés.
2. Les formes particulières de la fortune extérieure.
3. Succès spontané.
Chapitre III: LA PARTIE DE LA VOLONTE
1. Influence de l'effort sur le conditionnement individuel.
2. Comment l'action compense-t-elle le manque d'opportunités externes ?
3. Succès volontaire.
Chapitre IV: LES PRINCIPAUX OBSTACLES
1. Se croire destiné à la médiocrité.
2. L'influence de l'environnement.
3. Négligence.
4. L'imagination.
5. Le jeu.
6. La débauche.
7. La dépense de temps.
Chapitre V: LES CONDITIONS ESSENTIELLES DU SUCCÈS DU VOLONTARIAT
1. L'habitude de se gouverner soi-même.
2. La maîtrise de soi.
3. L'organisation de ses actes.
4. Maîtrise des impulsions.
5. L'analyse des impressions.
6. Le contrôle de l'imagination.
7. L'orientation constamment consciente de la pensée.
Chapitre VI: MISE EN ŒUVRE RÉUSSIE
1. La base.
2. L'unité du succès.
3. Choisir une carrière.
4. Informez-vous.
5. Décidez.
6. Agissez.
7. Persévérer
Chapitre VII: RÉUSSITE PERSONNELLE
1. Précautions de base.
2. Calme et confidentialité.
3. La fermeté.
4. La compréhension des personnages.
5. Tactiques de persuasion.
6. Le naturel.
Chapitre VIII: LE PROBLÈME DE SANTÉ
1. De l'ignorance à la maladie.
2. L'état de "pré-mortalité".
3. Sept principes essentiels.
4. Hématose.
5. Activité musculaire.
6. Repos et économie des forces.
7. L'influence de l'esprit.
Chapitre IX: LA PHILOSOPHIE DU SUCCÈS
1. Résultats essentiels.
2. Les mauvais moments.
3. De bons moments.
4. Le foyer de l'action.
5. Expérience.
6. Échecs.
7. Si vous avez un enfant.
Si nous devions faire un voyage dans des régions qui nous sont inconnues, nous ne nous lancerions certainement pas dans l'aventure, quoi qu'il arrive. Nous consulterions tous les documents susceptibles de nous fournir des détails sur les caractéristiques ethniques des populations que nous aurions à approcher, le climat et ses risques, les routes et autres moyens de communication, la flore et la faune des territoires que nous aurions à traverser ; en un mot, nous essaierions d'établir un itinéraire détaillé, en veillant à nous prémunir contre les dangers et les obstacles, et en nous préparant à avancer bien préparés, bien armés.
À travers le parcours de la vie, à travers les différentes tentatives qu'elle comporte, nos éducateurs nous ont-ils permis de discerner le bon chemin, nous ont-ils poussés à l'action, nous ont-ils orientés vers la réussite ? Combien de tentatives incertaines, combien d'erreurs auraient pu être évitées ! Combien de déceptions ils auraient pu nous épargner ! Mais leur tâche officielle se limitait à l'affirmation de quelques règles civiques et à quelques vagues exhortations.
C'est pourquoi les livres sur l'art de la réussite sont si bien accueillis. Depuis un quart de siècle ou plus, quelques dizaines ont été improvisées, la plupart venant d'Amérique ou d'Allemagne, les autres étant écrites par des compilateurs, des ciseleurs de phrases ou des mystiques.
Nous aurions voulu réussir à composer le manuel qui nous aurait aidés si nous l'avions ouvert et lu à l'âge de seize ans ; un manuel qui nous aurait préparés à comprendre, à entreprendre, à agir. Nous avons adhéré à un seul maître : l'expérience. Nous n'étions préoccupés que par une seule chose : la clarté.
Notre but est d'être utile à tous ceux qui nous lisent, et, pour cela, d'imposer à leur attention les principes les plus essentiels qui régissent la vie. Nous n'avons donc pas hésité à en reprendre certains sous différents aspects afin qu'ils servent de suggestion salutaire.
Que chaque lecteur profite de ce livre : c'est ce que nous avons visé, le meilleur possible.
Paris, février 1931
L'AUTEUR
1. UN REGARD SUR LA LITTÉRATURE PROPOSÉE À CEUX QUI CHERCHENT À RÉUSSIR. 2. NOTRE CONCEPTION. 3. QU'EST-CE QUE LE "SUCCÈS" ? 4. QU'EST-CE QUI DÉTERMINE LE SUCCÈS ? 5. DES CONSIDÉRATIONS SUR LA CHANCE. 6. DESTIN ET FATALITÉ 7. CE QUE TOUT LE MONDE PEUT SÛREMENT RÉALISER.
La plupart des lecteurs des ouvrages sur le succès sont des jeunes insatisfaits de l'avenir qui leur est réservé, ou des hommes qui cherchent des pistes pour changer le cours de leur vie et, plus particulièrement, leurs ressources matérielles.
Cinq types de livres sont proposés aux uns et aux autres.
Certains prétendent divulguer la formule permettant d'amasser d'immenses fortunes, expliquant comment les Rockefeller, les Pierpont-Morgan, ont agi pour créer de vastes entreprises et gagner des millions avec les seules ressources de leur savoir-faire et de leur travail. Si l'auteur souligne le manque d'argent originel de ces puissants réalisateurs, il omet de dire qu'en l'absence de capital financier, ils étaient néanmoins dotés de la cupidité, de la lucidité et de l'énergie qui caractérisent les champions du combat pour la vie. L'auteur est également silencieux sur les circonstances auxquelles l'initiative de ces personnages a dû son extraordinaire fécondité.
Le lecteur, à qui l'on cache ainsi deux des trois éléments du problème, ne peut s'en faire qu'une idée inexacte.
Nous avons ensuite une série de volumes réalisés avec des ciseaux à partir des biographies d'hommes illustres. Épictète, Démosthène, Lincoln, Napoléon apparaissent de temps à autre sur la même page, comme une contribution édifiante. Quelques dizaines de célébrités se succèdent jusqu'à la fin, avec une juxtaposition continue entre leurs aphorismes et déclarations et les anecdotes et commentaires de l'écrivain.
Il faudrait une bien étrange faculté d'abstraction pour tirer de tout cela des notions claires et coordonnées.
Troisièmement, d'excellents traités d'hygiène physique et morale ont été publiés ces dernières années, avec des titres qui évoquent le succès, dont la mise en œuvre favorise certainement le bien-être intérieur, les immunités organiques et les mécanismes cérébraux. N'oublions pas, cependant, que si l'équilibre psychophysique facilite tout, et en particulier le succès, il ne suffit pas d'être bien et de bien se comporter pour réussir. Les exemples d'hommes vigoureux et robustes dont la vie est précaire, ou d'hommes plutôt malades qui prospèrent, ne manquent pas. Certains ne savent pas comment utiliser leurs ressources vitales, d'autres ont su utiliser les leurs.
Il existe également de nombreux ouvrages qui présentent l'étude des sciences psychiques expérimentales comme un moyen de s'épargner les contraintes normales de l'application et du travail par l'acquisition de pouvoirs surnaturels. Or, s'il est vrai que des moyens d'action exceptionnels peuvent être tirés de ces sciences, ce n'est qu'au prix d'efforts tout aussi exceptionnels. Leur application pratique exige, avant tout, un caractère ferme et résolu, et ne saurait donc pallier les déficiences de l'activité.
Enfin, il y a les manuels dits "d'initiation". Ils se distinguent des précédents par le fait qu'ils font dépendre l'épanouissement et le succès d'un individu de l'adhésion à une doctrine ingénieusement dérivée des conceptions métaphysiques de l'Inde ou de l'Égypte ancienne. De tels systèmes, composés, comme tout système philosophique, d'hypothèses douteuses, prétendent, selon leurs propagandistes, représenter des certitudes qu'il serait impie de ne pas admettre. Que l'assimilation de telles interprétations puisse contribuer à la culture, voire à l'élévation d'esprits ouverts aux subtilités spéculatives, c'est certain, mais elles inspirent plutôt de douces rêveries que des actions positives.
Tous ces livres ont leurs bons côtés : ils font réfléchir ; ils prédisposent l'esprit à l'idée que, si l'homme sait faire un effort délibéré dans toute la mesure de ses capacités, même celui qui est le moins favorisé par le sort peut changer son destin ; ils stimulent ainsi, dans une large mesure, l'initiative et l'énergie. Mais ils s'adressent trop exclusivement à l'imagination. À les lire, tout semble aussi facile pour tout le monde et tout semble dépendre d'une conception optimiste et idéaliste. Ils suggèrent, sinon affirment, la possibilité pour le lecteur d'atteindre l'équivalent de ce qu'ont réalisé les espèces de surhommes qu'il est invité à imiter, sinon à égaler, comme si le lecteur était doté de prédispositions équivalentes aux leurs et se trouvait, de surcroît, dans les mêmes circonstances. En bref, ces livres déforment, aux yeux de ceux qui assimilent leur contenu, le véritable aspect de la réalité. Ils dissimulent la nécessité fréquente d'une lutte intense, l'étendue et l'importance des difficultés. En vérité, la plupart d'entre nous ne pourraient réussir de manière appréciable qu'après un effort laborieux et continu de plusieurs années.
Nul doute que l'on trouvera ce traité plus positif. Il n'élude pas le problème de la fortune, il en tient compte, tout en montrant ce que la volonté peut faire lorsqu'elle est ramenée à ses propres facultés. Dire que tout dépend de la chance, c'est conduire les individus sur la voie des déceptions les plus décourageantes. Dire que tout dépend des circonstances, c'est les autoriser à ne pas améliorer et utiliser les moyens dont ils disposent.
L'expérience nous enseigne que l'initiative personnelle, la prudence, la fermeté et l'application, qui sont autant d'aspects de l'effort, sont des déterminants efficaces dont l'intensité et la constance modifient toujours, dans une large mesure, ce que les processus spontanés internes et externes tendent à générer.
Nous avons indiqué plus haut la nécessité de s'appliquer avec effort et ténacité. Nous insistons sur ce point, car il faut ajouter que de cette manière, l'acuité et l'énergie mentales sont développées et la dextérité acquise. Pour ceux qui peinent aujourd'hui à acquérir des connaissances relativement simples, il suffit de persister afin d'acquérir progressivement l'élasticité intellectuelle nécessaire à la libre assimilation de problèmes complexes. Presque tout le monde a du mal à produire, mais la ténacité permet d'acquérir progressivement la capacité de travailler et la maîtrise. Celui qui désormais applique à sa tâche quotidienne une attention réfléchie et un soin minutieux, visant à l'accomplir impeccablement, rapidement et complètement, commencera à réussir dès lors, car ses moyens de réalisation commenceront immédiatement à se renforcer. Les attraits du travail et sa rémunération matérielle importent peu ; ce qui compte, c'est l'occasion qu'offre une nécessité plus ou moins fâcheuse d'exercer, et par conséquent d'augmenter, les facultés subjectives, donc les possibilités de celui qui accomplit une certaine tâche.
Par la ténacité, la lutte et l'action inlassable, chacun peut élever la barre de ses propres possibilités au niveau de difficulté que représentent certaines tâches qui lui sont encore inaccessibles.
Ceux qui veulent réussir doivent donc d'abord s'efforcer d'élargir leurs capacités de réalisation. Notre but dans le présent travail sera précisément de permettre à chacun de tirer de ses propres aptitudes la gamme de résultats la plus large possible. Toutefois, cette mesure, qui présente toujours des avantages considérables, ne peut être la même pour tous. L'acquisition d'un degré d'aptitude indispensable à la réalisation de grandes ambitions exige non seulement un travail incessant, mais aussi des prédispositions hors du commun. À quelques rares exceptions près, ceux qui comptent à l'avance sur la possibilité d'atteindre le sommet se perdent et s'inquiètent presque toujours sans profit. En revanche, l'homme discret mais résolu à agir avec prudence, à ne rien laisser volontairement au hasard, à développer dans la plus grande limite possible la qualité et le rendement de ses facultés, obtiendra le maximum compatible avec la base de celles-ci et avec les circonstances dans lesquelles il se trouve ou se trouvera.
Puisque la limite extrême du possible est différente pour chacun et ne peut être connue que par l'expérience, personne ne saurait savoir exactement quelle est la sienne. C'est pourquoi nous ne voulons engager personne à l'imaginer à l'avance sous forme d'horizons trop lumineux et trop lointains. Comme nous l'avons dit et répété, la première condition à remplir pour réussir est celle de s'assigner un but général et un but immédiat, qui constitue une étape vers le premier. Nous ne faillirons pas à cette affirmation. Mais que l'objectif final soit l'excellence dans la voie que nous avons choisie et que l'objectif immédiat soit l'ensemble des résultats qui sont très certainement accessibles de là où nous sommes.
Les esprits les mieux organisés n'ont jamais procédé autrement. Napoléon, entre dix-huit et vingt-cinq ans, se voyait-il peut-être déjà couronné empereur ? Foch, au même âge, songeait-il à devenir maréchal ? Pas du tout. Tous deux visaient, comme nous l'avons indiqué précédemment, à exceller dans la voie qu'ils s'étaient choisie : la carrière des armes. En même temps, sans perdre de vue cet idéal, tous deux orientaient leurs pensées et leurs activités, jour après jour, vers l'objectif le plus immédiat.
Ce qui est vrai de ces illustres guerriers est également vrai de la majorité, non seulement des grands hommes de tous les domaines, mais aussi de tous les self-made men.
M. Andrew Carnegie conseille aux jeunes de cultiver en eux les plus hautes ambitions. "Soyez des rois dans vos rêves", leur conseille-t-il. Nous ne sommes pas du même avis. À notre avis, il vaut mieux s'abstenir de rêver et agir, sans se fixer de limites précises, en vue d'élargir indéfiniment le champ de ses capacités et de s'assurer ainsi des avantages toujours plus grands.
La flamme de l'enthousiasme, facilement éveillée chez les adolescents par des représentations de perspectives grandioses, brûle superbement mais s'éteint rapidement. Nous voulons leur inspirer à la fois l'engagement intense, attentif et constant dont découle le mérite, et la volonté de procéder avec prudence et confiance. Les ambitions de chacun grandiront d'elles-mêmes au fur et à mesure que leurs propres possibilités se développeront.
Nous proposons de définir le succès comme le résultat normal d'un processus déterminé en partie par certaines inclinations individuelles et en partie par certaines tactiques. Mais il faut noter que ce résultat peut être favorisé ou entravé par le destin. Cela explique certaines réussites accidentelles et certains échecs survenus malgré la rectitude la plus irréprochable. Nous devons prévoir sans crainte une telle éventualité, ce qui montre aussi combien il est nécessaire d'être prêt à recommencer chaque tentative.
Dans son sens le plus large, le mot "succès" fait référence à des réalisations complètes, comme le déroulement réussi d'une carrière ou la pleine performance d'une entreprise. De tels résultats proviennent nécessairement de la convergence d'un certain nombre de réussites partielles, qui peuvent inclure :
1)
les succès de la réussite ;
2)
les réussites personnelles ;
3)
les succès de la fortune.
Nous appelons "réussite de l'accomplissement" ce qui résulte de l'activité des capacités d'accomplissement, par exemple l'achèvement réussi d'une tâche matérielle ou intellectuelle définie.
Par "succès personnel", nous entendons l'effet produit par une bonne impression ou une certaine influence attachante.
Enfin, on appelle "succès par chance" celui qui est dû soit à des facilités ou dons naturels, soit à la faveur de circonstances heureuses.
