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Une poésie qui chante : Haziel transforme les mots en mélodies intemporelles…
Les poètes cachent souvent au fond de leurs tiroirs des textes oubliés, des ballades égarées, des mélodies en silence. Mais si, une fois la poussière enlevée, tous ces poèmes devenaient des chansons ? Si les notes n’attendaient que d’être jouées ? Et si la vie elle-même n’était qu’une partition muette à explorer ?
Dans son deuxième recueil, Haziel nous entraîne dans une autre dimension de la poésie : la chanson. Page après page, il nous murmure à l’oreille la légèreté des mots, transformant la poésie en mélodie et capturant l’essence de l’âme humaine. Chaque poème est une invitation à ressentir, à chanter et à redécouvrir le monde avec une musicalité subtile et émouvante.
Découvrez le nouveau recueil de Haziel : une fusion unique entre poèmes mélodiques et ballades poétiques, célébrant la vie et ses infinies nuances.
Extrait du poème Le Sud :Ici ça sent Pagnol,
Du cœur, aux guiboles,
Près du château de ma mère,
À la gloire de mon père,
On y croise l’enfant et la rivière.
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Seitenzahl: 24
Veröffentlichungsjahr: 2017
LES MÉLODIES DU SILENCEHAZIEL
Recueil de poèmesEditions « Arts En Mots »
Illustration graphique :
© Tinkerbell Design
LE SUD
Ici ça sent Pagnol,
Du cœur, aux guiboles,
Près du château de ma mère,
À la gloire de mon père,
On y croise l’enfant et la rivière.
Le sud,
Le chant des cigales,
Le sud,
Un pays de régals.
Ici ça sent Fernandel,
La cuisine au beurre,
Un Don Camillo éternel,
Et une vache spirituelle,
À la voix des quarante voleurs.
Le sud,
Le chant des cigales,
Le sud,
Un pays de régals.
Ici ça sent Trenet,
Les embruns de la mer,
Quand l’âme des poètes,
Chante la France entière,
Dans les calanques princières.
Le sud,
Le chant des cigales,
Le sud,
Un pays de régals.
Ici ça sent Daudet,
Les pierres de mon moulin,
La chèvre de Monsieur Seguin,
Dans le doux matin désuet,
Quand les écrits s’envolent au lointain.
Le sud,
Le chant des cigales,
Le sud,
Un pays de régals.
Ici ça sent Brassens,
L’écho du Mont Saint Clair,
Une mauvaise réputation d’hier,
Un gorille devenu prince,
Au lézardement des éclairs.
Le sud,
Le chant des cigales,
Le sud,
Un pays de régals.
LES JARDINS D’ETE
Dans les jardins d’été,
On y croise des tourments,
Des bateaux bien trop fatigués,
Sur les chemins du firmament.
Les lumières atomisées,
Aveuglent les enfants sourds,
Dans des cœurs apprivoisés,
Battant un nouveau jour.
Cela ressemble à l’Eden,
Un rêve perdu au milieu du monde,
Où l’on cache nos peines,
Pourtant personne à la ronde.
Dans les jardins d’été,
On y voit des vies mortes,
Les pieds nus pour marcher,
Quand l’amour frappe aux portes.
Les feuilles vives s’envolent.
Sur un radeau brisé,
Des chevaux caracolent,
Au galop improvisé.
Cela ressemble à l’Eden,
Un rêve perdu au milieu du monde,
Où l’on cache nos peines,
Pourtant personne à la ronde.
LA FEMME DES TROTTOIRS
Elle frôle perdue,
Les trottoirs,
Au cœur des villes.
Une âme déchue,
À l’isoloir,
Derrière les grilles.
Et dans la nuit,
À fleur de peau,
Elle chasse l’ennui,
Des hommes mégalos.
Et chaque nuit,
Aux chants d’oiseaux
Elle brise sa vie,
Sa chair en lambeaux.
Elle pleure poussière,
Et pourtant,
Ses ailes s’enchainent.
Les yeux si fiers,
Acceptant,
L’argent fontaine.
Et dans la nuit,
À fleur de peau,
Elle chasse l’ennui,
Des hommes mégalos.
Et chaque nuit,
Aux chants d’oiseaux
Elle brise sa vie,
Sa chair en lambeaux.
Elle monte le son,
De ses cris,
À l’onde humaine.
Quand l’abandon,
Lui suffit,
Elle aime la haine.
Et dans la nuit,
À fleur de peau,
Elle chasse l’ennui,
Des hommes mégalos.
Et chaque nuit,
Aux chants d’oiseaux
Elle brise sa vie,
Sa chair en lambeaux.
