Requiem - Haziel - E-Book

Requiem E-Book

Haziel

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Beschreibung

Entre souvenirs et espoir, Haziel nous livre un testament poétique bouleversant.

Nul homme n'est immortel sur l'échiquier de l'existence, chaque pas dans la vie est un pas vers sa mort. Si l'on devait mourir demain, que resterait-il de nos souvenirs ? Pour son troisième recueil, Haziel nous entraîne dans une composition intime et « testamentaire », retraçant les lieux qui ont forgé sa jeunesse, les personnes qui ont nourri sa plume et les prises de conscience qui ont marqué sa mémoire. Avec des mots empreints de nostalgie et de lucidité, il explore les doux souvenirs de l'enfance et les confrontations avec un monde parfois impitoyable.

« Le vieillissement est essentiellement une opération de mémoire. Or c’est la mémoire qui fait toute la profondeur de l’homme. »

Découvrez un recueil de poésie à la fois sombre et lumineux, où l'émotion brute côtoie l'espoir, invitant chaque lecteur à explorer ses propres souvenirs et réflexions sur la vie.

Extrait de À ma terre qui erre :

Pleure la terre, voici mon requiem,
J’attise les cendres dans les entrailles de nos sectaires,
J’ôte la vie aux médisants à coups de fronde, aux vides blasphèmes,
Juste des fleurs pour leur venin mortifère.

On cultive la différence aux frontières du clivage,
On soustrait le partage pour une obole d’abattage ;
Je grime les clowns sur leur trône d’orfèvre,
Et dans les rues se trame le fumet de la fièvre.

On écrira un jour cette triste épitaphe,
« Ci-gît un poète qui susurrait de l’utopie,
Sous l’écriture de la morne poésie,
Ici s’achève son ultime paragraphe »

À propos de l’auteur :

Né en 1983 à Cholet, au cœur des Mauges, Haziel réside aujourd'hui entre la douceur Angevine et les portes de la Bretagne. Poète depuis l'adolescence, il puise son inspiration dans les lectures de sa jeunesse, la bibliothèque de son grand-père et l’influence de sa professeure de français, Mlle Loutrel. Après une pause consacrée à son métier de cuisinier, il reprend sa plume avec passion. Haziel, pseudonyme inspiré par l'ange de la Kabbale, reflète l'affection, le pardon et l'amour inconditionnel. Marqué par les poètes Rimbaud, Verlaine et Apollinaire, Haziel publie son premier recueil La part des Anges après deux ans d’écriture et de rencontres humaines.

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Seitenzahl: 22

Veröffentlichungsjahr: 2018

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A MON PAYS BASQUE

 

Haziel

 

Poésies

Éditions « Arts En Mots »

Illustration graphique : © Tinkerbell Design

 

Euskal Herria, ton nom résonne encore,

Euskal Herria, écoute je t’implore,

Triste chant dérobant mon Hegoak, mon Txori,

Dans cette grisaille infinie.

Tête perdue dans l’impétueux ressac de la mer,

La Rhune m’espionne amoureusement,

Amis Saratar, mon ombre austère,

Vous appelle d’un sourire dolent.

Trainant mon âme,

Sur l’ancienne voie romaine,

L’écho des contrebandiers et le claquement des oriflammes,

Me poursuivent à en perdre haleine.

Oraison joyeuse, les pas en cadence,

Je tire sur la corde salvatrice,

Odeur enivrante de Manzana, voici ma révérence,

Sous la lueur pâle de la lune agitatrice.

Les yeux plongés dans le Saison feutré,

Des visages familiers me murmurent « Reviens » ;

Les yeux mi-clos, Je t’abandonne sans pleurer,

Euskal Herria je serai tien !

Terre promise, ma conquête triomphale,

Sous tes ailes salvatrices, je vieillis ;

Mes cendres semées au bord du Laurhibar meurtri,

S’écoulent sur de paisibles galets, couleur opale.

Oxibar a disparu,

Ahusquy ne répond plus ;

Le ciel bleu pour unique linceul,

Un tumulus pour ultime cercueil.

La vie s’arrête au pied de Sunharette la belle,

Terminus d’un voyageur pris au piège,

Franchissant le son des cloches en arpèges,

Gravissant le rempart de l’ancienne chapelle.

L’orage s’évade dans l’air chaud de la vallée,

Un éclair s’éprend d’une Lamina apeurée ;

Femme palmée que je n’ai pu aimer,

Femme animale que je n’ai pu trouver.

Euskal Herria, tes histoires ne sont que légendes,

Que j’écris chaque jour sur des feuilles blanches ;

Euskal Herria, accepte cette offrande,

Celle de mon corps aux amours étanches.

 

Mon oratoire s’essouffle paisiblement,

L’horloge tourne en un tourbillon incessant,

Prendre le chemin du val-sans-retour,

Atteindre le firmament, une nuit, un jour.

Pays d’enfance, entends-tu ce cri ?

Entends-tu mes paroles ?

Pour toi, je te céderai ma vie,

Pour toi, je m’offrirai une auréole.

Au-delà du pic des vautours,

Je me disperse gracieusement,

Au silence d’un triste compte à rebours,

Je m’efforce de te dire adieu autrement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A L’ENCRE DE MA PLUME

 

Elle coule,

Sans un bruit,

Dans la profondeur de mes veines.

Elle roule,

Et s’enfuit,

Dans la clairvoyance de ma plume sereine.

 

Chaque jour elle épanche la douleur,

Chaque nuit elle fleurit nos tombes de pleurs ;

Et moi esclave, attaché à sa source,

Je m’abreuve de son nectar, de sa course.

Lettre après lettre,

Mot après mot,

Je me libère des maux,

Qui dansent au bord de ma fenêtre.

La couleur de mon encre,

S’éclaircit aux lueurs de l’aube satinée,

J’y déposerai mon ancre,

Dans l’abysse de l’allégresse retrouvée.

Union fatale,