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Beschreibung

"Ne nous laissons pas voler l'espérance!" Ces quelques paroles du pape François, tirées de son Exhortation apostolique 'Evangelii Gaudium', ont fait le tour du monde: combien de fois n'ont-elles pas été citées? N'est-ce pas un signe qu'elles touchent le coeur de tant d'hommes et de femmes de notre temps? Les deuxièmes Conférences de Carême à la Cathédrale Notre-Dame de Luxembourg ont essayé d'engager leurs auditeurs sur le chemin de l'espérance chrétienne, en pénétrant un peu davantage le grand mystère du Passage où la Vie a vaincu la mort. Avec des contributions de Mgr Jean-Claude Hollerich, Renée Schmit, Michael Lapsley, Dom Michel Jorrot, Alexandre Siniakov, Marie-Anne Vannier, Jean Ehret.

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Seitenzahl: 100

Veröffentlichungsjahr: 2015

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Sommaire

« Ne nous laissons pas voler l’espérance ! » Préface

par Mgr Jean-Claude H

OLLERICH

SJ

Témoigner de l’espérance ! En guise d’introduction

par Renée S

CHMIT

« Se laisser trouver par Lui »

Prière de la démarche spirituelle

Our calling is to be an Easter Day people, NOT a Good Friday people

par Michael L

APSLEY

SSM

« Ne jamais désespérer de la miséricorde de Dieu

par Dom Michel J

ORROT

OSB

La folie de Dieu. Aux sources communes de la foi des chrétiens d’Orient et d’Occident

par Alexandre S

INIAKOV

Pourquoi l’espérance ?

par Marie-Anne V

ANNIER

Lettre à un ami athée En guise postface

par Jean E

HRET

Présentation des auteurs

« Ne nous laissons pas voler l’espérance ! » Préface

Jean-Claude HOLLERICH

Archevêque de Luxembourg

« Ne nous laissons pas voler l’espérance ! »1 Le thème de cette année pastorale est aussi le sujet des deuxièmes Conférences de Carême à la Cathédrale de Luxembourg. Il s’agit d’un sujet très important : en effet, je suis convaincu que l’espérance chrétienne peut nous donner le courage, la force et la joie nécessaire pour être une Église vivante, rayonnante dans le monde d’aujourd’hui ! Pourquoi cela ?

Ensemble avec la foi et la charité, l’espérance est d’abord une vertu théologale. Ces trois vertus déterminent notre rapport à Dieu. Ainsi la foi en Jésus Christ, mort et ressuscité pour nous faire participer à la vie intime de Dieu, constitue le fondement de notre vie. L’espérance nous montre le but de notre vie et de tout l’univers ; elle oriente nos actions ; elle donne un sens à notre vie ! La charité, l’amour envers le prochain, c’est notre façon de parcourir ce chemin ! C’est Dieu lui-même qui nous la donne et nous travaille ! Et c’est ce Dieu plus fort que la mort qui reste fidèle à ses promesses et qui veut les réaliser en nous, par nous, dans le temps et l’éternité. Or quand Dieu lui-même travaille en nous, nous ne saurions être découragés et pessimistes ! Le Dieu vivant, Trinité d’amour, il est notre force et notre joie !

Et puis nous avons besoin d’être portés par l’espérance ! L’Église a beaucoup changé dans notre pays ces dernières décennies et elle va encore beaucoup changer. Le nombre de chrétiens diminuera probablement ; nous verrons disparaître bien des choses auxquelles nous étions attachées. Le danger serait grand de nous résigner, de croire que c’est la fin et de ne pas voir ni apprécier ce qui est en train de naître ! Car Jésus a dit qu’il serait avec nous jusqu’à la fin des temps ! Faisons confiance à sa promesse ! Le peuple Israël a traversé des périodes très difficiles dans son histoire : plusieurs générations ont par exemple connu l’exil ; il semblait alors que Dieu avait abandonné son peuple. Mais non, le Dieu de la promesse est resté, reste et restera fidèle ! Relisons les pages de la Bible qui nous parlent de ces moments de l’histoire du peuple d’Israël et méditons les ! C’est vital car nous sommes appelés à être les témoins de sa promesse et signes d’espérance !

Ceci vaut particulièrement dans notre société qui a changé à bien des égards ; les gens ont aujourd’hui d’autres rythmes de vie et d’autres priorités que les générations précédentes. Beaucoup de changements et d’innovations constituent un enrichissement réel pour la vie de chaque personne et de la société ; d’autres sont causes de soucis, surtout quand la justice sociale, la valeur de la famille comme cellule fondamentale de la société et le respect de la vie sont mis en question, ou quand l’avenir des jeunes est incertain, ou encore quand il faut constater la perte de la foi dans le Dieu vivant. Dans une telle situation il est important de connaître nos origines et de nourrir notre espérance par le témoignage du peuple de Dieu transmis dans les Écritures. Il est crucial d’habiter vraiment le monde dans lequel nous vivons car Dieu est dans la réalité et non pas dans nos rêveries ! Et fort de sa promesse, nous pourrons tendre vers l’avenir qu’il nous réserve et qui n’est que la communion plénière de la Trinité. Voilà l’espérance qui nous fait tendre vers cet avenir !

Plus particulièrement les nouvelles conventions signées avec l’État montrent que nous prenons acte des changements de la société et que nous y répondons par un engagement missionnaire renouvelé. Il nous faudra encore beaucoup travailler ; nous devons surtout employer notre énergie pour tout ce qui contribue à annoncer l’évangile avec joie. En tant que chrétiens, nous ne vivons pas de nostalgie, mais d’espérance ! Je suis convaincu que l’Église de Luxembourg saura assumer sa mission à l’avenir !

Je me réjouis donc que les textes des conférences de carême paraissent de nouveau comme livre : ceci nous donne la possibilité de nourrir nos réflexions, notre prière, notre vie par tout ce que les orateurs ont partagé avec nous sur l’espérance. Et nous ne pouvons qu’en tirer profit ! Bonne lecture !

1 PAPE FRANÇOIS, Exhortation apostolique Evangelii gaudium, no 86. Désormais ce document sera cité dans le texte avec les initiales EG suivies du numéro, p. ex. dans ce cas-ci EG 86; http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazioneap_20131124_evangelii-gaudium.html (13.04.2015).

Marie-Paule RAIGOSO DIONISIO, « Le cœur de ton Cœur », 2009, 68/50 cm.

Témoigner de l’espérance ! En guise d’introduction

Renée SCHMIT

« Ne nous laissons pas voler l’espérance ! » Ces quelques paroles du Pape François, tirées de son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, ont fait le tour du monde : combien de fois n’ont-elles pas été citées ? N’est-ce pas un signe qu’elles touchent le cœur de tant d’hommes et femmes de notre temps ?

En effet, elles nous rappellent que nous avons une espérance ! Elles nous incitent encore à la garder, voire à la défendre et à reprendre avec joie le chemin de la mission commune que nous sommes appelés à partager en Église selon la grâce baptismale qui est la nôtre. Le Pape passe lui-même dans des milieux les plus divers comme un phare réel de l’espérance et il nous encourage à entrer dans une nouvelle période d’évangélisation : que l’ardeur missionnaire renaisse, telle est son plus grand souhait :

Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période d’évangélisation plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour et débordante de vie contagieuse ! Mais je sais qu’aucune motivation ne sera suffisante si ne brûle dans les cœurs le feu de l’Esprit. […] j’invoque une fois de plus l’Esprit Saint, je le prie pour qu’il vienne rénover, secouer, donner à l’Église l’impulsion pour une audacieuse sortie d’elle-même afin d’évangéliser tous les peuples (EG 261).

Que m’est-il permis d’espérer ? Cette question fondamentale a préoccupé depuis toujours la réflexion philosophique aussi bien que théologique de maints auteurs. L’espérance peut mettre en route une réflexion et mobiliser des personnes sur le chemin de l’action. Or, pour le chrétien, l’espérance se nourrit non seulement d’une pensée, aussi profonde soit-elle, ou d’une théorie, voire d’une théologie la plus développée, mais elle prend source et racine dans la personne vivante du Christ mort et ressuscité pour nous. C’est lui notre espérance et ainsi, depuis la Pâque, l’espérance en acte fait son œuvre dans le cœur des humains.

Les deuxièmes Conférences de Carême à la Cathédrale Notre-Dame de Luxembourg, placées sous le thème « Ne nous laissons pas voler l’espérance » ont essayé d’engager leurs auditeurs sur le chemin de l’espérance chrétienne, en pénétrant un peu davantage le grand mystère du passage où la Vie a vaincu la mort.

« Cette petite fille espérance »2, comme le dit si bien Charles Péguy, « pendue entre les bras de ses deux grandes sœurs » que sont la foi et la charité, « cette petite fille de rien du tout » peut tout changer et elle nous engage sur un chemin nouveau. Celui qui la trouve, possède la clé d’un avenir possible. Celui qui l’a perdu se trouvera enfermé dans le tombeau du samedi-saint. Or, comment retrouver l’espérance ou encore comment la nourrir pour vivre vraiment en témoin du Christ ressuscité au cœur d’un monde et d’une Église en pleines mutations ? La question n’est-elle pas d’une grande importance – pour notre vie personnelle, mais encore bien davantage pour la vie de notre Église ?

Tel fut aussi le défi auquel les quatre conférenciers ont essayé de répondre chacun à sa manière et selon ses expériences spirituelles, culturelles, voire théologiques. Encouragés par le Pape François, qui de par sa présence et ses paroles ne cesse de nous montrer comment rayonner de l’espérance chrétienne, Michael Lapsley (prêtre anglican), Dom Michel Jorrot (moine bénédictin), Alexandre Siniakov (moine orthodoxe) et Marie-Anne Vannier (théologienne catholique) nous ont permis d’approfondir le thème inépuisable de l’espérance, qui au cours de ce cycle a fait vibrer comme les quatre cordes d’un violon, capable de nous mettre au diapason du Christ dans la montée vers Pâques. J’espère que ceux qui les reliront pourront en nourrir leur pensée, leur prière et leur vie !

2 Charles PÉGUY, Œuvres poétiques complètes, Paris, Gallimard, Pléiade, 1941, p. 176.

Se laisser trouver par Lui

Seigneur Jésus Christ,

viens semer en moi Ta bonne parole

et donne-moi un cœur docile à l’écoute.

Illumine ma vie de ta lumière

que je Te découvre d’un regard nouveau.

Imprègne-moi de Ton image

et montre-moi Ta vérité.

Transforme mes pensées

et fais-moi connaître Ta volonté.

Conduis-moi sur le chemin de la conversion

et permets que je sois trouvé par Toi.

Viens me chercher sur les routes de ce monde

et donne-moi le courage de montrer mes blessures.

Grandis en moi par Ton Amour

afin que je Te serve dans mon prochain.

Appelle-moi sur le chemin de la Paix

afin que je devienne pour d’autres

un signe de réconciliation.

Amen!

Marie-Paule RAIGOSO DIONISIO, « Pauvre de Cœur », Tableau de la série « Béatitudes », 1992, 150/120 cm.

Our calling is to be an Easter Day people, NOT a Good Friday people

Father Michael Lapsley SSM

“Let us not allow ourselves to be robbed of hope.”

(Pope Francis)

Here we are on the first Sunday of Lent. Is it well with you? Is it well with your soul? When we greet each other, we smile but is that the whole story? How am I in the deepest parts of my being?

We live our lives in our families, with our friends and in our work places. Where does Lent fit in? What is it for? Does our faith journey connect with the rest of our lives, or do we keep the different parts of our lives in separate compartments?

When I was a child, we were encouraged to give up things for Lent – and so we would give up eating dessert or chocolates except on Sunday. Some adults would give up cigarettes and become grumpy and bad tempered.

But what was the message of Jesus then and now? Jesus invited people to follow him. Because Jesus treated people with dignity and respect, listened to them, took them seriously, people felt good about themselves. Jesus showed us by how he lived that we need to treat all people as our sisters and brothers. When people experienced Jesus, they felt more hopeful.

Many people believed that Jesus had the power to heal them. Sometimes Jesus would say words like: “Rise up and walk”. Other times Jesus would say “Your faith has made you whole”, pointing not to himself but to the divine power we carry within ourselves.