O Femmes - Fol Amor - E-Book

O Femmes E-Book

Fol Amor

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Beschreibung

Une réédition du recueil "O Femmes" corrigé et légèrement amélioré.

Das E-Book O Femmes wird angeboten von BoD - Books on Demand und wurde mit folgenden Begriffen kategorisiert:
poésie, femmes, réédition, Introspection, Hommage

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Seitenzahl: 79

Veröffentlichungsjahr: 2024

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Sommaire

...

Introduction

Un peu de poésie

Une lettre

Quelques jours d'une femme

Rencontres, etc

Voilà, c'est fini !

Je vous aime …

Pour autant que je me souvienne, du plus loin possible en fait, cette évidence me taraude et obnubile mon esprit …

Je vous aime …

Ce n’est certes pas juste ce constat qui m’amène à vous l’écrire mais de toutes les choses passées à vos côtés, physiques ou éthérées, la seule qui présente une vérité absolue est celle-ci : je vous aime …

Alors je vous aime vous, vous, et vous encore, et peut-être vous, et certainement vous, et vous, oh oui vous ! … et toutes celles qui voudront bien se reconnaître en vous, et toutes celles qui malgré mes efforts ne s’y reconnaîtront pas, et toutes celles inexistantes qui parachèveront ce constat, enfin vous et tellement d’autres qu’il faudrait bien plus que ces quelques lignes pour en finir la liste …

Je vous aime alors comme tous ces mots qui vont venir sublimer cet axiome, paraphraser cet édit, conjuguer cet élan, et tenter de faire de vous l’icône de ce monde en perdition ...

*

Mon temps s’est abreuvé de cette envie tant qu’il a pu et tente encore de s’y confondre. Peine dévolue à la solitude, vous n’êtes plus si soudainement présente, du matin jusqu’au soir, première et dernière de mes jours. Je n’en désespère pas pour autant ! Je vous sais là, en attente du retour de mon âge, prêtes à reprendre la flamme de la conquête amoureuse. Je vous sais attentives aux soubresauts de ces envies fugaces qui précèdent les instants partagés. Certes la fougue ne sera pas si intense mais je gage qu’une part d’insouciance retrouvée nous sera suffisante. Et qui peut présager de la jouvence possible lors qu’une idylle apparaît !! Car tant que la mémoire est encore mienne, le souvenir qui m’en vient, est à nul autre pareil. Ces mains qui se croisent, ces instants sublimés par les paroles, les désirs d’abord retenus puis les actes parfois, tous ces moments, enivrants, follement fou et éternels, dont vous m’avez permis la tenue, restent en mon cœur et en mon âme. Et s’il n’y avait qu’une seule raison pour vous rendre cet hommage, chaque homme sur cette terre devrait s’il en est suffisamment conscient, vous en remercier tant l’implication que vos vies mettent à soulager celle des autres est évidente et se fait souvent à vos dépends. Alors vous dire que je vous aime paraît bien dérisoire en regard de ce sacerdoce involontaire. C’est le moins que je puisse faire !

Et en appeler à mes pairs, et les pairs de leurs pairs, d’user de leurs talents pour conjuguer à l’infini l’amour que l’on vous doit, m’en paraît tout aussi évident ! Ce souvenir d’ailleurs … Qu’il était doux ce temps de l’insouciance !! Doux à vous contempler, vous découvrir, avoir le temps pour le faire et ne pas le devoir à une autre vertu. S’aimer de rien, s’aimer de tout tant nos « tout » n’étaient rien. Finalement les moments les plus précieux de nos existences car très peu interférés par la profusion des besoins. Le peu nous contentait tant qu’il était de l’un et l’autre. Quelle leçon de vie …

*

Je vous aime donc … Et comme je ne suis tenu à aucune prochaine exécution de cette sentence (douce je vous rassure !!) je puis sans vergogne continuer à vous parler d’amour. Car ce qui est intéressant, lors que j’exerce mes talents de scribouillard pour le faire c’est que demain, nul besoin de me trouver à vos côtés pour parfaire mes illusions ! Nul besoin non plus de continuer l’enrichissement de la flamme dont vous êtes si friandes ! Je me tiendrai toujours à cette distance de plume qui me permet de venir le soir jusque dans vos réduits sans que vous deviez souffrir de ma présence physique. Gage singulier et peut-être quelque peu frustrant mais tellement gratifiant pour un amant éthéré ! Et j’espère m’y tenir pour un bon temps ! J’y verrai là la récompense de mon travail ! Me savoir pour quelques temps encore, effleuré par pages interposées et me trouver à titiller vos méninges, me satisfera l’ego. Lors, en ces moments de profondes lectures, je vous parlerai d’amour. Sans retenues, sans à priori, sans garde-fou non plus ce qui m’a valu par le passé quelques vilaines fêlures, mais jamais sans sincérité. Je vous parlerai comme je sais que vous aimez que l’on vous parle. En touchant votre âme plutôt que votre cœur et devenir un compagnon de souvenir plus qu’une éphéméride. Certes je ne me prétends pas plus fort que mes compères et je jouis en matière de misogynie de la même dose à quelques onces près. Mais je leur prétends tout de même une volonté farouche de vous reconnaître un manque de salut de notre part et de tout faire pour, si ce n’est y remédier, au moins amorcer l’envie de le faire. En cela, ce devoir est l’une des raisons qui me font écrire ce recueil. Contenter votre âme par un petit rien de merci, ce met si rare que nos sociétés s’empressent d’oublier. Je vous aime donc pour « merci » et pour « pardon » s’il est possible …

*

Voici donc « Ô … Femmes ... ». Un recueil de mots avant tout. Mis en forme de façon plus ou moins classiques, plus ou moins singulières, délivrant mes seules vérités qui j’espère vous toucheront, et, comme à mon habitude, dans un désordre ordonné. Je l’ai voulu comme un patchwork, reprenant parfois dans des endroits incongrus l’idée d’une autre phrase, la suite d’une autre strophe, se coupant d’un mot à l’autre et vous permettant un puzzle qui vous reconnaîtra. Et comme je vous aime, j’y ai mis tout ce qui pourra sublimer cet édit. Rassurezvous, une lecture classique est tout à fai possible mais j’ose prétendre que la poésie se joue du classicisme. Car oui, vous y retrouverez ma nature profonde, la poésie y est de mise ! Et s’il est un moyen de ne pas vous perdre dans ce fatras de mots, suivez mes pas de poète ! Et avant de vous laisser vous délecter de ce nouveau menu (référence quand tu nous tiens !!) je tiens à rendre à Julien ce qui lui appartient. J’y tient pour deux choses : l’une pour, si peu évidente qu’elle soit, me garantir d’un éventuel retour de droits qui serait tout à fait logique tant la chanson du titre de notre illustre ménestrel transpire à la première vue, l’autre pour autant, l’hommage que je dois à ma mère, pionnière de cet incommensurable amour, et fan incontournable de l’artiste sussuggéré. Femmes, je vous aime, toutes et toutes, tant et tant, qu’une chanson n’y suffirait pas … Merci de me tenir entre vos mains et bonne lecture …

Fol Amor

Un peu de poésie …

Ô Femmes … etc …

Je vous aime, je vous nuis, Je vous désire et soupire, Je vous honore et vous opprobre, Je vous sublime et vous ternis. Je lance mes vœux à l’infini De tenir vos sens assouvis. Je tiens une année et un jour, Je tiens une seconde et une ère, A célébrer tout vos amours Et resombrer dans mes misères. Je tiens à vous et vos atours. Je tiens pour eux toutes les guerres, A me battre inutile et gourd, Et me confondre dans mes hivers... Et lors triomphante et sublime, Vous parsemez à l’alentour Le peu de vous qui vous plaît. « Je » reste pantois en vos velours, Désœuvré dans son abîme, A n’avoir su vous aimer…

Fol Amor

Mon illustre inconnue

Et si je commençais par toi ? Si je commençais par ces fois-là Ces histoires de toi Ou tu n’étais pas … Si je commençais par l’absence Par les instants rêvés Sublimés par nos soins Ou je caressais tes mains. Si je commençais par les rêves Ceux qui m’emportent au lieu-dit De la divine souffrance Et des amours maudites. Si je commençais par la fin Ce que je n’ai jamais eu Lors que nos regards se croisent Mon illustre inconnue.

J’ai donc commencé par toi Toi qui ne fut pas Ni ailleurs, ni là, Mon illustre inconnue …

Fol Amor

Cette douceur de l’aube

Là…

Juste là…

Ces instants,

Cette douceur de l’aube…

Là…

Juste là...

Ces premiers vœux éclos

A la lueur du jour

Ces doux moments précieux

Ou vos puretés s’éveillent.

Là…

Juste là…

Glorifiant votre essence

Votre infinie bonté

Lors qu’elle est encore vierge

De tout le joug des temps.

Là…

Juste là…

Juste avant le toucher

Juste avant la sentence

La langueur de l’épreuve

A jamais ressasser…

Juste avant d’être vous…

Là…

Juste là…

Entre les rêves et l’oubli

Cet instant d’être…

Une femme…

Fol Amor

Le miroir

Et mon regard se pose Sur ce temps qui me reste, Insalubre,

A creuser mes sillons, A porter mes fardeaux, A me suffire de rien, A me suffire de tout Et pleurer mes instants Si courts et si légers Au bon goût de bonheur.

Et mon regard s’ose Sur mes contours désœuvrés, Incrédule,

A penser mes amours, A porter leurs fardeaux, A me souffrir de tout, A me souffrir de rien Et pleurer mes moments Si forts et si présents Ou je contrais le sort

Le miroir assagi Ne renvoie plus d’aigreurs Il s’arrange pour l’heure De mes traits amoindris Fier de l’orgueil, subtil, De l’image heureuse D’une femme sublimée Aux traces indélébiles

Fol Amor

Ce devoir de femme

Prier Dieu, Comme ils partent.

Prier, prier pour le salut.