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Londres et ses quartiers.
Une femme libre, amoureuse, d’une sensualité extrême découvre le corps des hommes et leurs jouissances au cours de ses déambulations dans les pubs de Londres, chez les antiquaires, dans les lieux où elle se rend. Elle les attire par son charisme et son naturel. Les hommes la veulent. Ils la prennent. Elle se donne à eux.La pénétration est animale, sexuelle, existentielle ... jusqu’à la fin inattendue du roman.
À PROPOS DE L'AUTRICE
Jane Henman est une femme libre, inspirée par l’amour, elle ne vit que pour l’amour. Elle l’écrit et le vit. Elle ne peut écrire sans le vivre. L’approche des corps, la sexualité, sont pour elle sa substance de vie, son essence pour créer et son inspiration.
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Seitenzahl: 102
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Dès son adolescence, Birgit valsait dans les chemins brûlants de ses étés qu’elle passait dans le sud, ceux qui sentaient les pins parasol et l'eucalyptus. Insouciante et assoiffée de vie, elle promenait cette adolescence lascive, insolente et offerte sur la terre qui sentait le soleil et la terre sensuelle. Plus tard, elle continua, sans se soucier d’un quelconque conformisme ou d’une morale assénée et rabougrie de qui que ce soit. Elle allait à la conquête d’une liberté en elle, renouvelée. Elle appelait l'amour, sans cesse, de son visage, de ses yeux d’aube et d’air, de son corps tendu vers les autres, de son cou de cygne. Elle le voulait, l'attendait violemment. L’amour était une drogue et un manque lancinant et violent. Elle en avait besoin pour respirer, pour vivre, pour survivre à tout.
-Vous êtes spéciale ... vous êtes une femme particulière. Vous m'attirez.
Elle était ainsi, sans doute, se disait-elle. Pourtant, elle était animale, ne jouait aucun rôle. Elle vivait ou survivait avec son corps brûlant et son cœur qui saignait.
Les hommes la ressentaient, comme elle les ressentait, d'instinct. Elle dégageait une sensualité immédiate. Son visage, ses yeux, sa voix, la façon de poser son corps, ses gestes, sa façon de regarder et de s’exprimer leur donnaient envie de la connaître, de l’approcher, de l’approfondir. Elle ne laissait personne indifférent. Ces hommes ne disaient pas à son encontre qu’elle était « facile ». Ils disaient spéciale. Ou sauvage. Attirante. Mystérieuse. Ils aimaient être dérangés. Elle créait l'étonnement. Plus que cela, elle désarçonnait. Birgit était inoubliable.
Ils étaient obnubilés par la sensualité qu'elle dégageait. Ses yeux, ses mains, ses poignets, sa bouche évoquaient l'amour et l'érotisme. Une grâce innée se dégageait de sa personnalité sans qu’elle soit inaccessible. Elle allait parfois vers les hommes, elle aimait les écouter et les comprendre. Elle ne craignait rien. Elle aimait le risque et l’aventure.
Elle allait vers eux, elle s'offrait. Elle montait sur eux. Elle aimait les regarder trembler, respirer plus difficilement lorsque ses caresses leur étaient irrésistibles. Et plus leurs sexes se tendaient, plus elle avait envie de les goûter, de les pénétrer dans sa bouche doucement d’abord, puis plus profondément au fond de sa gorge. Elle revenait à l’air libre et les caressait et reprenait la caresse de sa bouche, de sa langue. Parfois, certains ne résistaient pas et faisaient jaillir leur semence. D’autres se retenaient. Caresser et toucher leur sexe dur la rendait heureuse, elle ne savait pas pourquoi. Peut-être parce qu’ainsi elle avait une forme de pouvoir sur ces hommes qui la pénétraient aussi. Elle aimait leurs sexes dressés, ceux qu’elle goûtait, léchait, caressait, serrait aussi parfois. Puis elle remontait sur eux. Ils étaient démunis, débordant de désir. Ils la pénétraient. Elle le demandait aussi, elle le faisait. Sans attendre. Elle voulait leur sexe, immédiatement, en elle, au fond d’elle. Ils le sentaient, cela, aussi. Elle les accueillait, humide et brûlante, passionnée. Sa sensualité débordait. Elle donnait tout son corps, tout ce qu’elle avait en elle.
Birgit eut une enfance et une adolescence solitaire et agitée, sans doute dans l’insolence de ce qu’elle vivait, d’inégal, d’inaccompli, de solitude non désirée, d’attentes inexplorées.
Son père avait quitté le domicile familial à sa naissance et sa mère voyageait fréquemment alors que Birgit était encore dans son jeune âge. Elle accompagnait les maisons de mode en tant de directrice marketing et avait de grandes responsabilités en termes de représentation des marques.
Elle ne put s'occuper de Birgit comme elle l'aurait voulu et la confiait souvent à sa sœur journaliste et chroniqueuse qui vivait à Londres, le temps de ses voyages. Birgit vivait dans l'extravagance de cette tante mais sans affection particulière. Elle avait fait connaissance d'hommes d'affaires qui fréquentaient les pubs et les endroits chics où sa tante l'amenait de temps à autre. Elle était parfaitement bilingue et aimait appris à aimer cette vie où les lendemains n'étaient jamais prévisibles. Sa mère lui manquait cruellement et elle comblait cette absence par l'alcool, trop souvent. Elle rencontra jeune, ces hommes qui aimait cette française dégourdie et vive.
Elle étudiait la sculpture et aimait par-dessus tous les grands maîtres en peinture. Elle avait plaisir à en découvrir de nouveaux lors de certains vernissages ou aux expositions dans lesquelles elle se rendait parfois. Elle aimait arpenter les rues de Notting Hill et voir tous les antiquaires qui s'y trouvaient. Elle passait des heures à discuter, à détailler un objet qui lui plaisait, puis elle se rendait parfois au Churching arms, ce pub fleuri où elle retrouvait sa tante ou quelques connaissances.
Un jour, un antiquaire, qui l’avait remarquée résistant à l’envie d’acquérir une pâte de verre l'invita à prendre un thé et lui offrit cette pâte de verre prétextant qu’il l’avait dans sa boutique depuis plus de deux ans et qu’il en avait d’autres. Cela lui faisait plaisir de le lui offrir. Elle était confuse mais au-delà de cette attention à son égard, il l'attirait. Elle se sentait bien en présence de cet homme soigné, charmant et discret, au sex’appeal indéniable. Sa voix était belle et grave.
La journée se terminait et il lui proposa de l'accompagner dans un pub qu'il aimait bien. Elle lui sourit et ils marchèrent en silence jusqu'au pub.
-Je me prénomme Greg.
-Enchantée. Birgit.
Des lampes tamisées rouge et bleu, parfois aux reflets vert et jaune se mêlaient à la lumière dorée et donnait l'impression d'un diamant aux multiples facettes. La plupart des consommateurs étaient des hommes, quelques femmes, habituées elles aussi, les accompagnaient ou restaient entre elles. Ils ne passèrent pas inaperçus quand ils arrivèrent et un des hommes vint les saluer. Il avait déjà étanché sa soif de plusieurs bières et riait beaucoup. Greg, l'antiquaire, prit Birgit pas la main et l'entraîna vers le fond du pub où régnait plus de calme et où personne n'allait. Les Londoniens buvaient au bar ou sortaient juste devant pour rire et échanger des conversations. Ils parlèrent peu. De peinture, d'objets d'art. Il ne lui demanda pas de suite qui elle était ni d'où elle venait. Il regardait ses grands yeux d'eau expressifs, ses cils magnifiques et sa bouche gracieuse. Il la détaillait lentement. Son cou gracile et ses gestes si délicats. Elle le regardait. Elle aimait le regarder tandis qu’il la détaillait et la déshabillait du regard, en silence, lentement, érotiquement. Elle sentait son regard la parcourir et s’attarder sur certaines parties de son corps. Puis, naturellement, dans le même rythme, il posa la main sur une de ses jambes. Elle le laissa faire.
-Voudriez-vous une bière ?
-Non, je préfère un whisky. Ils ont du whisky japonais, pensez-vous ?
-Oui, bien sûr.
Il appela le garçon qui revint avec le whisky qu'aimait Birgit, une bière brune pour lui et un mélange d'apéritifs salés et sucrés. Un léger engourdissement envahit Birgit. Il le sentit et lui proposa de manger un peu. Elle lui sourit.
-Ne vous en faites pas…je suis bien…
Il s'approcha d'elle. Elle lui donna ses lèvres. Il sentait le cèdre et le pin. Il l'impressionnait et elle aimait cela. Il avait de grandes mains qui la touchaient, la palpaient par endroit et glissaient sur son corps. Elle se laissait envahir par le désir. Il le sentit et la saisit par la taille.
Il lui murmura à l'oreille :
-Viens, je t'emmène. Tu seras plus que bien.
Elle ferma les yeux, il régla les consommations. Puis il la prit doucement par la taille et ils franchirent la porte de sortie du pub. Ils arrivèrent à quelques mètres de la boutique et deux rues plus loin se trouvait la maison de Greg. Elle était rouge sombre et éclairée par les réverbères. On avait l’impression d’une maison de poupée faites de multiples pièces.
Il la tenait toujours par la taille puis la déchaussa et la porta jusqu’à l’étage supérieur. Il lui fit couler un bain avant de la rejoindre quelques instants plus tard. Elle s’éveilla doucement. Il l’enroula dans un peignoir. Puis la sécha. Il s’attarda sur chaque partie de son corps puis s’accroupit et lui lécha chaque goutte d’eau sur ses cuisses puis sur son sexe, sur son buste, dans son cou. Elle s’enivrait de ses baisers. Elle en eut le vertige. Elle était au supplice du plaisir. Il embrassait comme elle aimait, une langue douce, très sensuelle. Elle lui mordillait les lèvres, supérieure et inférieure et ils ne cessaient de s’embrasser et de se laisser prendre par le désir brûlant l’un de l’autre.
-Emmène-moi, lui murmura t-elle.
Il la porta et la déposa sur un lit aux couvertures soyeuses.
-Viens sur moi… je ne peux plus attendre.
Debout devant elle, il retira le peignoir beige qu’il portait aussi. Elle vit des épaules larges, musclées et ses cheveux mouillés qui retombaient sur ses yeux bleu-gris. Elle eut terriblement envie de lui en cet instant. Il la découvrit, lui caressa encore le corps puis la prit, doucement et plus sauvagement après. Leur danse fut électrique. Ils jouirent de liberté et de goûts renouvelés. Ils voyagèrent dans leur chair palpitante. Il la pénétra plusieurs fois. Elle l’appelait de son corps en feu. Il aimait sa fougue et son instinct.
Ils firent l'amour toute la nuit. Elle se mit sous lui, elle aimait le voir bondir, puis devant lui, elle le sentait l’envelopper, tenir ses fesses et sa taille. Il la tenait parfois par les cheveux, ils haletèrent ensemble, elle se cambrait, les fesses magnifiques sous ses yeux. Elle se mettait sur lui et il voyait à son tour ses seins et son cou qui l’étourdissait. Il caressait sa peau soyeuse et miroitante, lui palpait les fesses, la tenait par la taille. Au summum de leur jouissance, il la retourna et lui caressa les fesses, puis mit son doigt à l’intérieur chaud et élastique. Elle les écarta et les lui offrit. Elle avait envie d’être prise ainsi.
Il la sodomisa lentement puis vivement, profondément, elle le voulait ainsi, immédiat et souverain, au fond d’elle. Plus il la pénétrait plus elle le voulait encore et encore. Elle le sentit en elle avec sa force et son désir. Ils crièrent de plaisir puis s’effondrèrent sur le lit, épuisés et en nage.
-Tu es un torrent...Tu es insatiable.
-Oui, je sais, je ne peux être autrement.
-Tu me raconteras, un jour, si tu as envie.
-Sais pas raconter ce qui est en-dedans de moi.
-Tu le racontes si bien avec ton corps et ton âme.
-Descends, oui, descends encore... plus bas…là, oui, juste là…continue…han…han…comme c’est bon…je…je suis …tu me rends folle…Oh, oui...encore...Ne t'arrête pas...
À son tour, elle naviguait sur lui, se mettait de tout son corps sur lui, ondulait, se frottait, elle dansait de son bassin et ouvrait son sexe sur lui. Son sexe à lui devenait dur, il ne tenait plus. À ce moment-là, elle le prenait dans sa main puis sa bouche puis le lâchait de sa main à nouveau et descendait vers lui, comme une longue coulée de lave. Elle ouvrait sa bouche progressivement et l’engloutissait. Elle montait puis redescendait sur son sexe turgescent. Elle aimait les sons qu’il faisait, sa respiration précipitée, son cœur qui battait la chamade. Lorsqu’il éjaculait, elle prenait son sperme dans sa bouche et parfois en laissait couler quelques gouttes sur lui. Il la prenait alors contre lui et ils restaient ainsi de longues minutes dans le silence. Elle allumait une cigarette et ils fumaient au lit. Il s’endormait, parfois elle aussi ou bien elle se levait et prenait une douche revigorante. Elle avait toujours une fringale après l’amour et filait dans la cuisine.
Greg la rejoignit sur la pointe des pieds ce soir-là et l’embrassa dans les cheveux puis dans le cou.
-Tu sens l’aubépine.
-Ah…c’est particulier de sentir l’aubépine.
-Tout est particulier chez toi.
-Tu peux me dire pourquoi ?
Elle se tourna vers lui et le regarda dans les yeux.
-Oh, tu veux savoir tout de suite ? Tu ne préfères pas que je te prépare eggs and…poivrons et champignons grillés, avec de l’huile d’olive et les herbes aromatisées que tu aimes ?
-Si, très envie… mais très envie de savoir ce que tu penses…pourquoi tu dis que je suis particulière.
