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A travers ce récit, Hélène FAUQUE se replonge dans les souvenirs de l'emploi, qu'elle a occupé chez un architecte, où tout n'était que joie et bonne humeur. Tous ces moments-là, elle a tenu à les partager avec le lecteur afin de démontrer à tous ceux qui pourraient en douter que "le bonheur au travail existe vraiment"!
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Seitenzahl: 58
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Certes, le bonheur au travail
n’est pas une chose facile !
Aussi, je ne peux qu’être fière de
l’avoir connu durant quatorze belles
années chez un d’architecte.
INTRODUCTION
LE CABINET D’ARCHITECTE
LES FLEURS
LES CADEAUX DES CLIENTS
LES COLLÈGUES DE TRAVAIL
MES FONCTIONS
JE SUIS « CHARRETTE » !
LES PERSONNAGES :
ANNIE, LA COMPTABLE
SIMONE
DENISE, LA SECRÉTAIRE
RAYMONDE, LA COMPTABLE
THATCHER
NOS DISTRACTIONS
LE RESTAURANT
À BORD DU VOILIER
CHEZ JACQUELINE
MES MÉSAVENTURES
LES COURS D’ANGLAIS
MA CONVERSATION EN ANGLAIS
VISITE A L’ÉVÊCHÉ D’ÉVRY
LA TEMPÊTE DE NEIGE
LE CADEAU DE MARIAGE
MON MARIAGE
LA CLINIQUE
PLUS DE FREINS !
CONCLUSION
Brrr... Qu’est-ce qu’il fait froid ! Et ce vent glacial qui accentue encore plus cette sensation ! Ce n’est pas possible pensait Hélène, tous ces « spoutniks » et cette pollution, la terre n’en peut plus ! On se croirait en Sibérie.
La première chose qu’elle avait faite dès son réveil, c’était d’aller regarder par la fenêtre et là, elle constatait une fois de plus avec dépit, qu’un épais manteau de neige tapissait déjà le sol. Le ciel était d’un blanc laiteux et de gros flocons tombaient sans discontinuité dans un silence bien pesant. Mais où était donc passé son cher soleil qui lui réchauffait tant le cœur. Personne dehors, tout le monde restait calfeutré chez soi.
De toute évidence, Hélène n’appréciait guère ce maudit temps et détestait la neige. Et dire que ce froid hivernal s’était installé en plein mois de mars à dix jours du printemps avec un épisode neigeux qui n’en finissait plus.
Recroquevillée au creux du canapé dans le petit appartement qu’elle occupait en région parisienne, elle essayait de se réchauffer. Elle pensait à la journée bien remplie qu’elle avait connue hier.
Puisqu’elle avait réussi à se faire embaucher chez un architecte renommé, tout proche de son domicile. Fini les 5 années de galère qu’elle avait connues précédemment dans son travail à Paris, ville qu’elle n’appréciait pas mais, pas du tout. Sans compter les maudits et interminables transports en commun qui n’en finissaient pas d’être en retard ou en panne. Désormais, avec son nouvel emploi à Juvisy/Orge, elle allait pouvoir s’y rendre avec la petite voiture qu’elle venait d’acheter : une 4l bordeaux ! Cela lui permettrait de franchir les quelques kilomètres qui la distançaient de son domicile à son lieu de travail en moins que rien. Quel bonheur de ne plus être obligée de devoir plonger dans la foule des galeries Lafayette pour atteindre l’immeuble où elle travaillait ! Elle quittait enfin cette maudite ville.
C’est vrai que la journée d’hier s’était montrée pleine de rebondissements mais, ce qui comptait le plus pour elle, c’est qu’elle ait obtenu cet emploi, c’était là, le plus important. Fini le travail d’archiviste qui était loin d’être enrichissant. Elle s’était donc présentée hier dans un cabinet d’architecte qui proposait un emploi d’hôtesse d’accueil, secrétaire standardiste au sein d’une équipe dynamique.
Arrivée sur les lieux le jour du rendez-vous, Hélène s’était heurtée à une porte d’entrée qui restait obstinément fermée lorsque, de longues minutes plus tard, une dame blonde, d’un certain âge, une cinquantaine d’années à peu près, nommée Simone lui ouvrait et la faisait entrer dans un grand hall. Elle portait de nombreuses ecchymoses sur le visage à la suite d’un accident de voiture et se confondait en excuses de l’avoir fait attendre aussi longtemps, prenant le temps de lui expliquer les soucis qu’elle avait eus. Stressée comme c’était pas possible à la vue de ce visage bleui, Hélène ne prêtait qu’une oreille peu attentive à ce qu’elle disait puisqu’elle avait hâte de savoir ce que l’entretien de ce futur emploi, laissait présager pour l’avenir.
Voici donc mon histoire :
Afin de rattraper le temps perdu, Simone me faisait aussitôt entrer dans le bureau d’un architecte nommé : Rémy. Celui-ci, avant de prendre sa retraite, avait la charge de trouver « la perle rare » pour ce poste vacant. J’apprenais que le lieu dans lequel j’étais appelée à travailler était un cabinet d’architecte en attente de succession pour lequel, il allait y avoir deux responsables à la tête de ce cabinet : un français qui revenait du Congo et plus précisément de Kinshasa et son associé.
Quel bonheur, lorsqu’à la fin de l’entretien Rémy m’annonçait que j’étais intégrée dans l’équipe, quelle délivrance ! J’étais heureuse comme c’était pas possible et le remerciais vivement. Fini la galère sur Paris ! Je sortais avec hâte de ce rendez-vous, afin de pouvoir annoncer à ma famille, cette formidable nouvelle. Je pensais à ma mère qui allait l’accueillir avec enthousiasme. En partant, je me retournais vers ces locaux et apercevais Simone qui de loin, me souriait gentiment.
Lorsque j’avais commencé mon travail dans ce cabinet d’architecte, celui-ci était situé tout d’abord, dans une petite ville proche de mon domicile : Juvisy/Orge, puis, nous avions déménagé dans un vaste et agréable pavillon qui se trouvait à Viry-Châtillon, au calme, et en plus à deux pas de chez moi, ce qui me permettait de rentrer déjeuner à midi.
Cet endroit-là, je l’avais adoré, on y était si bien ! J’avais l’impression de travailler dans une ambiance tellement familiale ! Et puis, après de belles et nombreuses années plus tard, nous devions malheureusement déménager sur la ville d’Évry, lieu que je détestais avant tout et qui fort heureusement n’avait été pour moi que de courte durée, puisque je n’y étais restée que quelques mois. Je dois dire qu’à ce moment-là, l’ambiance avait changé en peu de temps, puisque nous rencontrions des retards de salaire importants et, reconnaissons-le, ma situation financière ne s’y prêtait guère étant donné que j’étais devenue une « maman solo » qui n’avait que ce revenu pour faire face à l’éducation de ma fille, Valérie.
*
* *
Il faut reconnaître que déjà, à mes débuts de travail chez cet architecte, j’étais bien motivée. Le premier jour, on me faisait entrer dans un spacieux bureau qui servait de pool dactylos dans lequel il y avait déjà, Micheline, une comptable qui n’était pas gardée, Paulette que je devais remplacer puisqu’elle partait, Denise une secrétaire qui allait rester, et Edmée, une secrétaire qui aurait bien voulu rester mais, qui ne le pouvait pas, puisqu’elle n’était pas gardée.
Je restais admirative devant les locaux dans lesquels j’étais appelée à travailler. Les bureaux étaient situés dans un grand duplex d ‘un immeuble de standing de trois étages qui se trouvait dans la banlieue parisienne, plus précisément à Juvisy-sur-Orge, dans l’Essonne. Il y avait deux étages (un premier étage pour le personnel administratif (comptable, secrétaires, métreurs vérificateurs, etc...) mais, aussi pour Simone (qui avait son bureau à part). Quant au deuxième étage, il était réservé aux dessinateurs et aux architectes. C’était une vaste pièce, encore plus grande que le pool dactylo, encombrée d’une multitude de tables orientables que je m’amusais à contempler et à compter.
