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Après un premier ouvrage autour du monde canin sur la place du chien dans notre société d'aujourd'hui , leur intégration dans nos maisons et les bases de la communication avec eux, nous aborderons ici comment installer la relation avec les chiens et entre autre avec ceux qui sont un peu plus délicats. J'y ai retracé toutes les techniques et méthodes d'apprentissages pour établir cette connexion, ainsi que l'initiation aux diverses disciplines qui existent et que nous pouvons partager avec eux pour renforcer leur complicité et/ou à des fins de travail spécifique.
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Seitenzahl: 137
Veröffentlichungsjahr: 2021
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« L’expérience c’est comme une chandelle Elle n’éclaire que son propre chemin »
1ère Partie: Installer la Communication
Chapitre 1 : Communication de base
1.1 La confiance et la bienveillance
1.2 La communication d’humain à chien
1.3 Tableau d’évaluation de facilité d‘apprentissage d’un chien
Chapitre 2: Communication par l’éducation canine
2.1 Quelques notions physiologiques et psychologiques
2.2 Principes des Grandes Lois naturelles universelles
Chapitre 3: Traumatismes et chiens difficiles
3.1 Accueil du chien sensible à la maison
3.2 Relations délicates à gérer avec humains ou chiens
2ème partie : Techniques et méthodes d’apprentissage
Chapitre 1: Exercices de base
1.1 Travail en laisse ordre de base simple
1.2 Les positions
1.3 Les immobilités et blocages
Chapitre 2 : le Travail en liberté et à la voix
2.1 Explication travail à distance
2.2 Mise en pratique travail à distance
Chapitre 3: Matériel utilisé
3.1 Sécuriser et maîtriser
3.2 Les laisses et colliers
3.3 Autres matériels et accessoires
Chaptre 4 : Exercices et orientations
4.1 Travail à domicile
4.2 Travail en agility riche en communication avec le chien
3ème Partie : Chien de travail, en recherche, garde et défense
Chapitre 1: Choix du chien de travail
Chapitre 2: Préparer un chien de défense
Débourage ou initiation
Chapitre 3: Préparer un chien de recherche
3.1 Recherche de piste /Personnes égarées
3.2 Recherche de matières
En tant que professionnelle, j’ai vu et vécu tellement d’expériences dans le domaine animalier! Si j’avais su je ne serai pas passé par ces chemins et je vois ces erreurs se répéter autour de moi.
Ce livre est un support théorique pour aider à améliorer et orienter au mieux la cohabitation des humains avec les chiens dans la détente, l’harmonie et cela d’une façon constructive.
Choisir l’éducation canine, c’est apprendre à son compagnon comment grandir et s’intégrer dans notre vie d‘humain. C’est avant tout un travail du maître sur lui et sur ses propres émotions pour agir dans le bien être du chien et non l’assister comme un bébé ; tous les deux grandiront et notre rôle est de les guider pour devenir des adultes avec un comportement idoine, capable de s’adapter et de tenir leur place dans notre société.
Tout organisme, tout être vivant est conçu pour grandir et évoluer ainsi que nos relations ; le fait d’installer une vrai communication avec son chien, de se comprendre mutuellement enrichit et fait évoluer la relation. On ne vit plus seulement l’un à côté de l’autre, mais l’un avec l’autre.
Car c’est ce qui se passe actuellement, les nombreux possesseurs de chien ne font que cohabiter avec leur chien, mais ne vivent pas avec. Ils ne se comprennent pas bien au fond, ils ne communiquent pas ou mal. Ainsi les hommes ont du mal à le faire entre eux et avec eux mêmes! D’ailleurs c’est de là d’où vient le grand problème de l’humanité et la base de nos discordes, guerres et souffrances.
„Connais-toi toi-même“(Socrate)
Les chiens sont des animaux domestiqués comme ceux de la ferme, c’est à dire qu’ils ont l’habitude d’être en compagnie des humains ; mais vivant en promiscuité des hommes , dans leur jardin et leur maison, le chien devient animal de compagnie. Il est important de les „civiliser“, de leur apprendre à communiquer avec nous et à évoluer dans notre société à nos côtés pour éviter toute situation d’incompréhension mutuelle et permettre le bien être social pour tout le monde. Ainsi, on aide le chien à s’adapter à notre société et de ce fait il l’appréhendra mieux.
Cet ouvrage aidera via des exercices à comprendre comment fonctionne son chien, comment se comprendre et comment l’éduquer pour qu’il s’adapte le plus parfaitement possible à la vie de son maître et qu’il en naisse une relation épanouie.
On utilise une communication de base par l’éducation canine pour installer une compréhension mutuelle, une maîtrise du comportement du chien et définir la place de chacun.
Chacun doit se situer dans une relation harmonieuse ; c’est le but final qui sera l‘aboutissement de ces explications et de ces exercices.
Ces techniques sont la base de toute relation inter humain-chien, et ce quelle que soit leur attente ; ainsi même un chien de travail doit avoir déjà ces codes avant de compliquer la tâche qui lui incombe, entre autre pour un chien de travail qui est comme un équipier:
On ne part pas avec un équipier sans s’être mis d’accord au préalable sur les fonctions de chacun et sur les codes pour communiquer une fois dans l‘action : on part avec quelqu’un sur qui on peut compter, avec quelqu’un qu’on ne craint pas ou qui risque de se retourner contre nous : avec un chien comme binôme, c’est pareil !
Toute relation, et ce bien avant l’amour et ce qui l‘installe, est basée sur la confiance, la compréhension et le respect que l’on peut avoir l’un en l’autre. C’est lorsque l’on sait que l’autre ne nous fera pas mal volontairement et consciemment, qu’il ne nous mettra pas dans un mal être aussi bien physique que psychique, ce qui peut créer de la tension, de la confusion, de l’autodéfense et des réactions, en réponse, incontrôlées et inadéquates.
Le maître a deux rôles à tenir, il doit remplacer la mère et faire grandir le chien, lui apprendre à gérer ses émotions, à s’autocontrôler (se tenir posé, ne pas bousculer les autres) et lui faire assimiler les codes pour interragir avec les humains.
Faire grandir le chien
Le maître doit apprendre à faire grandir le chien, ce qui implique que celui-ci doit obtempérer aux demandes du maître sans qu’il n‘ ait besoin de l’assister dans l’exécution de la demande. Ainsi, il doit tout obtenir à la voix sans contact ; le chien doit faire tout seul comme un grand et de lui-même ; de plus cela vous confortera dans l’idée que la communication est parfaitement établie puisque si il fait la chose de lui-même, cela veut dire qu’il l‘a comprise et intégrée.
Il faut bien garder en mémoire que le chien que nous voyons comme un bébé fini par devenir lui aussi un adulte. Ainsi, il sera moins dépendant de vous émotionnellement partant donc plus à l’aise dans sa vie quotidienne. Tout être est fait pour évoluer et on doit les aider à y parvenir, sinon c’est les enclaver dans un état qui ne sera jamais achevé ; on m’a dit et j’ai lu que certains maîtres ne voulaient pas „embêter leur chien à apprendre des „tours“. Mais c’est les faire évoluer en tant qu’individu dans notre société que de leur apprendre à communiquer avec les êtres, donc ici les humains, qui les entourent ; c’est donc aussi d’une part les faire devenir adulte, mais aussi leur développer une certaine intelligence propre à leur environnement. Au contraire je trouve cela triste pour le chien de vivre dans un monde sans sens pour lui, ni utilité hormis combler égoistement une détresse émotionnelle de l’humain.
Au fur et à mesure des apprentissages, il ne faut plus assister le chien et le complimenter trop sur des choses qu’il sait déjà faire. Chaque être doit évoluer pour devenir autonome, indépendant.
La communication se fait par l’action
la vie c’est de l’action: si il n’y en a pas, il ne se passe rien, personne n’apprend rien
Pour les chiens peureux il faut forcer le contact : il ne faut pas hésiter à manipuler un chien peureux ou agressif (en ayant pris les mesures pour se sécuriser à l’aide d’une muselière) dès le départ, un chien dans une situation où il ne se passe rien, ou l’on se regarde en „chien de faïence“ n’apporte rien.
On a pu remarquer qu’à la suite de soins prodigués sur un animal domestique ou non domestique, celui-ci venait plus facilement au contact de l’humain. C’est ainsi qu’en donnant des soins, on a forcé le contact et manipulé l’animal, ce que l’on n’aurait pas fait autrement car on n’en aurait pas vu l’utilité ou l’on n’aurait pas osé forcer le contact puisque l’animal n’aurait pas voulu se laisser faire et se serait débattu très fort.
L’attention du chien, le point repère du maître et l‘acquisition de son autonomie
.Dans un premier temps on va fixer l‘attention du chien sur son maître et qu’il le prenne pour repère: c’est à dire aussi que c’est lui qui doit revenir à son maître et non pas l’inverse. En balade par exemple, il doit suivre son maître.
Quand on s’adresse à son chien, celui ci doit nous regarder. En effet, si je lui parle et qu’il ne me regarde pas ou qu’il renifle le sol pendant ce temps là, il est fort probable qu’il n’écoutera pas un mot de ce que je lui dis.
Puis dans un deuxième temps, on va lui faire prendre de l’indépendance, le faire grandir ; il doit pouvoir rester seul sans son maître, pouvoir faire un exercice à distance...
À noter qu’il n’est pas facile d’habituer le chien à se laisser manipuler ou emmener par un inconnu : c’est tout à fait normal car c’est un instinct de protection. Ce n’est pas ce que l’on doit forcément attendre d’un chien d’ailleurs.
Comme nos parents nous l’enseignent pour nous même „on ne parle pas aux inconnus!“
Le chien doit en effet en partie s’appuyer sur son maître, c’est-à-dire que c’est ce dernier qui dirige, qui propose une direction claire avec un comportement demandé et des interdits. Si cela n’est pas établi, le chien faute de pouvoir s’appuyer sur lui, ne fera que ce qui lui passe pas la tête et c’est lui qui prendra le contrôle dans un environnement où il ne comprend rien. Il réagira comme il peut face aux situations qu’il rencontrera.
Un maître vient me voir avec sa chienne, celle-ci veut me sauter dessus et me pincer alors qu’elle ne me connaît pas ; je la garde en pension diagnostic pour la prendre en main. Avec moi, elle n’a pas ce comportement là d’emblée lorsque je croise des gens qu’elle ne connaît pas. Ou bien la façon dont je la conduis lui indique qu’elle n’a pas le droit de faire cela, ou bien elle sent qu’elle n’a pas besoin de le faire, ou alors la relation avec moi n’est pas assez liée pour qu’elle se sente gonflée de confiance ?
Intégrer le chien dans la vie humaine
.À l’aide de collier de maintenance ou de contention, on peut proposer au chien une direction précise ce qui lui donne un certain pli. La laisse et le collier sont des outils de communication.
Ainsi sur un chien peureux, cela lui donnera une marche à suivre. Au lieu de fuir devant un élément qu’il ne connaît pas et qui lui fait peur, on a une prise pour l’encadrer fermement et précisément dans une marche en avant sans fuite. On lui fait comprendre qu’il peut passer à côté de ce qui lui fait peur et lui montrer le chemin à suivre même s’il a peur et qu’il n’y a pas de danger en vérité (enfin, lui faire croire qu’il n’y a pas de danger car en vérité ce monde humain avec des engins fabriqués par l‘homme ou des rencontres avec des êtres malhententionnés n’est pas sans danger !).
Cohérence de la communication
Les humains communiquent avec la parole, le fait de parler à un chien avec douceur lui indique nos intentions. Ainsi, même s’il ne connaît pas une manipulation, il verra que nos intentions sont bonnes si nous l’accompagnons d’une voix posée. Même si les animaux ne connaissent pas notre langage ils sont sensibles aux intonations qui portent des sons et des fréquences qui peuvent apaiser,exciter, stimuler… nous envoyons des ondes, notamment par la voix qui viennent stimuler l’autre être vivant.
Les chiens font la différence entre un humain et un congénère, ils peuvent s’adapter à la communication humaine qui ne sera pas la même que la celle avec les chiens, leur rapport et leur attente n’étant, de toute façon pas les mêmes non plus.
Un humain peut rappelons le agir sur son environnement et sur ses relations, inconsciemment mais aussi consciemment à la différence de l’animal qui n’a pas cette réflexion.
Les humains aujourd’hui ne proposent pas de communication, ou une très mauvaise avec plein d’indications contraires qui viennent parasiter la relation entre eux et le chien.
Ce n’est jamais de la faute du chien si il ne comprend pas, mais toujours celle du maître. Le chien ne peut pas deviner ce que nous attendons de lui.
C’est que l’explication du maître est insuffisante: le chien ne peut pas comprendre.
Sans éducation, on condamne le chien à demeurer un être qui évolue dans un monde sans objectif, sans occupation et sans sens, un peu comme un enfant ou un autiste qui serait laissé pour compte dans son coin et serait réduit à un apprentissage lent et retardé, voir inexistant de son évolution, de sa compréhension et son adaptation au monde extérieur.
. On doit pouvoir proposer au chien des occupations qui vont donner un sens à sa vie, qui le fassent se sentir utile ; il en est de même pour les humains qui ont besoin d’avoir un rôle et des occupations pour s’épanouir et évoluer
La communication doit être fluide et dynamique. On essaiera d’avoir les réponses du chien dans des manipulations qui lui proposeront un chemin à emprunter le plus naturellement possible sans résistance.
On doit être rapide, précis et clair dans nos demandes si on veut obtenir des réponses rapides, précises et claires de la part du chien.
Chacun à sa place
C’est le maître qui décide de son mode de vie et des propres codes du chien. Cela ne peut être mon mode de vie à moi car chacun vit son existence, avec ses besoins et ses attentes, à un mode et un niveau de compréhension des choses différentes. En tout état de cause, le maître ne doit jamais se sentir débordé par son chien. En ayant la connaissance, il pourra le maîtriser et ne sera pas dépassé par l’impact de cette relation.
Celle ci ne doit pas gêner le bon fonctionnement de la vie du maître, celui-ci doit pouvoir vaquer à ses autres occupations dans les autres domaines régissant ses besoins pour être dans un équilibre lui assurant un bien-être complet, sans se sentir coupable de ne pas être disponible pour son chien.
Il en va ainsi pour n’importe quelle relation ou activité, si elles deviennent trop envahissants sur d’autres domaines de la vie de l‘individu, cela nuit à son équilibre dont il a besoin pour s’épanouir. C’est un travail sur ses propres émotions et sur l’affirmation de soi.
Le problème ne vient pas de laisser de côté le chien pour pouvoir vivre sa vie d’humain, le problème vient du style de vie que nous imposons à la base à notre chien.
Ethique sur la génétique du chien créée par l‘homme
La vie que nous leur proposons est complètement dénaturée. On voudrait que notre chien s’entende bien avec les autres ses congénères de l‘ extérieur : mais les chiots sont souvent coupés des relations avec leurs aînés, donc ils n’apprennent pas à communiquer avec eux. Dans la nature les meutes de loups forment des familles qui n’accepteront pas forcément des individus extérieurs au clan.
Les races de chiens sont génétiquement modifiés et s’éloignent souvent de la sociabilité. Ils peuvent même d’ailleurs avoir des excès dans leur comportement qui deviennent des tares quand on a un chien qui ne pense qu‘à tuer ses congénères ou les autres animaux et qu’il en est omnibulé.
On veut des chiens sociables avec tout le monde, êtres humains et animaux mais un être vivant doit pouvoir se protéger du monde extérieur, il n’a pas à être gentil et vouloir jouer avec tout le monde, c’est contre nature et dangereux. Il est à se demander s’il est bien de faire naître des animaux qui n’auront aucun système de protection face à des êtres vivants ayant de mauvaises intentions.
