7,99 €
« Trouve-moi une place dans cette ville. Je cherche l'ardent soleil dans la nuit ». Une épaisse musique soul Franchissait le seuil de mon âme. Peu à peu, je basculai honteusement Dans une plaine neigeuse immaculée. Elena avança lentement ses bras vers moi. Bulle de lumière, torche incendiaire, La magicienne aux pouvoirs divins m'offrait Miraculeusement une vie de passion. "Pour Elle" est le troisième ouvrage publié par l'auteur. Il propose un voyage poétique dans un imaginaire singulier où présence et absence féminines viennent nourrir l'écriture. Un premier recueil de poèmes en prose où se mêlent sensualité, douceur et émotions.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 18
Veröffentlichungsjahr: 2015
DU MEME AUTEUR
ALESSANDRA, NADEJDA, SABRINA
Nouvelles (BoD, 2012)
MOBILITES
Etude comparative. Camus, Céline, T. Gautier. (BoD, 2013)
Couverture : photo de JL Netter (Faïence murale à Madrid)
« Maintenant je ne sais plus
quoi dire. C'était plus facile,
juste quand je t'imaginais. »
Wim Wenders
Paris, Texas
*Si
*Après les poses
*Question
*La main
*Après
*Modèle vivant
*Lumière
*Souvenir
*Ensemble
*Face au feu
*Regret
*Retrouvailles
*Rencontre
*Contact
*Réfectoire
*Retour
*Le modèle
*A la fête
*Enfin
*Décembre
*Bienveillance
*Trace
*La voix
*Enchantement
*Velours
*Avertissement
*Pour toi
*Instants lucides
*Renaissance
*D'une saison à
...
*Emoi
*Ton prénom
*Aveu
*Acrostiche
*Sur les flots
*Au nord
*Attente
*Zingara
*It's the beginning
*Volupté
*Je regarde ton corps
Elle agita la main en franchissant le portail.
Douloureusement, je dus reprendre ma route.
Seul. J'aurais voulu...
Un soir, elle revint. Infiniment pure et précieuse,
Les yeux lumineux. Elle s'efforça
D'être plus …, d'être moins...
La crainte, l'amour, l'attente se mélangeaient.
J'aurais voulu...
Je découvris sa nouvelle grâce.
Elle embellissait le paysage de mes jours.
J'aurais voulu...
Dans sa voix, je décelai une invisible douleur.
Mû par le désir de mettre fin à la scène,
Je lui caressai la joue, baignée par une larme.
Je la vis lentement clore les paupières.
J'avais senti sa voix chaude s'infiltrer.
Tel un poème, qui progressait vers l'âme.
Nos parchemins se rapprochaient, en silence.
Ma raison paraissait assiégée, depuis les séances.
Pour m'apaiser, je laissai mon regard ruisseler
Jusque dans le vaste océan des mystères.
Dans un coin de l'atelier improvisé,
Deux fauteuils renvoyaient le désir d'exister.
A quel sentiment avais-je obéi
En lui indiquant mon domicile avant la nuit?
La perception de ma lâcheté grandissait
En découvrant à mes côtés le corps nu de Camille.
Je n'étais qu'un écrivain.
Un diffuseur d'aventures.
Un capteur de murmures.
Au bout de mon regard, quelques couleurs
Inspiraient ma plume. Complicités.
Un bleu intense. Le blanc crayeux d'un chemin.
