Premier contact - Sébastien Lecocq - E-Book

Premier contact E-Book

Sébastien Lecocq

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Beschreibung

Janvier 2092, une nouvelle nuit tombe sur Turbo-City alors qu'une bête assoiffée de sang sort de son sommeil centenaire. La dernière héritière des Vickers, Niki, ne contrôle plus ses pouvoirs surnaturels et son androïde Blue va devoir l'aider à surmonter ses peurs si elle veut échapper à un sort funeste. La Voleuse Savannah Wilsey a choisi le plus mauvais endroit pour faire son dernier casse. Seule face à une horde de gangsters enragés et à un tueur implacable, sa survie ne tient plus qu'à un fil. La destinée de tous est étrangement liée. Et pourtant, certains ne verront jamais l'aube percer sur ce monde violent et décadent !...

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Seitenzahl: 92

Veröffentlichungsjahr: 2019

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Du même auteur,

dans la même série :

Épisode un : Premier contact (août 2017)

Épisode deux : Premier envol (février 2018)

Épisode trois : Première sortie (mars 2019)

Épisode quatre : La Longue marche (à paraître prochainement)

Chez le même éditeur :

Les Chroniques Kyfballiennes :

Livre premier : Le Jour du dernier espoir (décembre 2016)

Livre second : Kyfball connection (à paraître prochainement)

Contact : [email protected]

Site Web : www.slecocq.fr

À mes parents.

À ma femme.

Sommaire

AVANT-PROPOS

PROLOGUE: LONG VOYAGE DE RETOUR

CHAPITRE PREMIER: UN FRIC-FRAC QUI TOURNE MAL

CHAPITRE DEUX: FUITE EN AVANT

INTERLUDE PREMIER: LIBRE

CHAPITRE TROIS: L’ANTRE DE L’HORREUR

CHAPITRE QUATRE: UN COMBAT INUTILE

INTERLUDE DEUX: CHASSE À L’HOMME

CHAPITRE CINQ: CHUTE

CHAPITRE SIX: ET MAINTENANT ?...

ÉPILOGUE: PREMIER CONTACT

AVANT-PROPOS

Ce qui ne devait être au départ que la dernière nouvelle du prochain volume des Chroniques Kyfballiennes1 a bien évolué depuis. J’avais décidé d’écrire une ultime histoire courte, plus fun, plus directe et plus punchy, entrecoupée de quelques illustrations pour finir sur une note bien différente du reste du livre.

Je voulais une aventure plus légère et centrée sur des personnages féminins que tout opposait, ou presque.

Mais avant de réellement commencer dans cette voie, il me fallait d’abord trouver un artiste pour ce petit projet un peu particulier.

L’arrivée d’un talentueux dessinateur canadien, avec qui j’avais déjà travaillé par le passé, changea la donne. Il acceptait de s’investir dans cette nouvelle entreprise avec enthousiasme.

Les idées ont ensuite germé plus rapidement que prévu ; le texte a pris beaucoup plus d’ampleur. La trentaine de pages initiales que je programmais, s’est vite transformée en une quarantaine, puis une cinquantaine, pour dépasser la soixantaine, et ainsi de suite…

Il n’était donc plus question de l’incorporer en l’état dans les Chroniques.

D’autant que les illustrations s’étaient, entre-temps, multipliées avec talent et brio.

Je ne voyais donc plus comment trouver convenablement une solution, sans faire l’impasse sur certaines séquences et aller à l’essentiel, en découpant davantage le récit, dans l’espoir de le faire tenir. Une idée un peu bancale, finalement.

Ou alors il me faudrait tout simplement abandonner cette aventure, pour la reprendre plus tard, en vue d’un éventuel autre recueil. Mais là encore, cela ne m’emballait pas plus que ça.

En définitive, j’optai pour une solution différente et décidai, au contraire, de donner plus de profondeur aux protagonistes, d’incorporer davantage d’éléments de la seconde partie que j’avais déjà « scriptée » et d’écrire cette nouvelle sous la forme d’un spin-off, pour devenir une minisérie de romans courts.

Ce choix m’ouvrit alors de multiples nouvelles portes pour me permettre de développer sous un autre angle la vie des habitants de Turbo-City, mais aussi et surtout, d’élargir l’horizon de ces jeunes héroïnes qui venaient de s’installer durablement dans mon esprit pour m’enthousiasmer davantage à chaque nouvelle péripétie.

Un duo antinomique des jumeaux Summers, en retrait de l’univers du Kyfball, concentré sur des menaces inédites et bien loin de l’apocalypse de 2094…

Avant de conclure ces quelques mots, j’aimerais remercier une fois encore les deux artistes (Chris Lawgan et Sébastien Dardenne) qui m’ont soutenu dans cette aventure et sans qui le résultat final n’aurait pas été totalement satisfaisant.

Leur vision et leurs idées ont aussi permis de faire évoluer le récit. De plus, ils s’activent déjà à l’heure où j’écris ces lignes, à illustrer les différents dangers que croiseront Savannah et Niki dès le prochain épisode.

Pour finir, je tiens tout particulièrement à remercier les bêta-lectrices et lecteurs qui ont aussi aidé à peaufiner les pages qui vont suivre. Là encore, sans eux, le résultat n’aurait pas été des plus satisfaisants. Ils ont permis de lever certaines zones d’ombre et de fluidifier certains passages.

Voilà, pour l’heure, il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter un bon voyage !

S.L.

Juillet 2017

1 Le premier tome, Le jour du dernier espoir, est actuellement disponible en librairie.

PROLOGUEUN LONG VOYAGE DE RETOUR

Turbo-City, station TTE Alpha, 25 janvier 2092

Le bolide ferroviaire Trans-Turbo-Express était lancé à vive allure dans le rail électromagnétique qui le maintenait en l’air, dans l’un des couloirs de transport transitoire parsemant le ciel de Turbo-City. La dernière ville encore debout après l’apocalypse nucléaire de 2048 qui dévasta la Terre entière. Le dernier bastion humain où vivent près de quarante millions d’individus, deux millions de drones et plusieurs milliers de mutants. La mégapole est divisée en quatre grands quartiers bien distincts, qui font référence aux quatre points cardinaux. Il y a donc le Sud, qui porte le nom de « La Grande Bombe » ; l’Est, ou « La Machine industrielle » ; le Nord, qui est « La Vraie Ville » et l’Ouest pour « La Place du pouvoir ». De taille différente, le dernier quartier ne représente que dix pour cent de la superficie totale de la cité.

Dans l’une des cabines d’habitacle réservées à l’avant du long convoi, une jeune femme aux courts cheveux bruns en bataille venait de demander la fermeture du petit hublot vitré qui donnait sur les hauteurs bleutées de la ville à son drone bienveillant, qui la servait depuis son plus jeune âge. Dans les faits, dès qu’elle avait été en mesure de lui parler et de devenir un minimum indépendante, et ce malgré le handicap moteur dont elle souffrait depuis son arrivée dans le monde. Une lésion sur sa moelle épinière au niveau dorsolombaire l’avait privée immédiatement de l’usage de ses membres inférieurs à sa naissance. Son père avait toujours refusé le remplacement de ses derniers par des prothèses et, depuis, elle avait accepté son sort, avec l’aide de sa servante et des autres capacités qu’elle avait développées.

L’adolescente, de taille moyenne et d’une minceur extrême, fixait sa compagne de son regard noir. Elle ne portait qu’une fine nuisette bleue de soie luxueuse sur les épaules ; un double sautoir de perles blanches était son seul bijou apparent. Sa petite poitrine n’était pas compressée par le tissu léger, et le galbe parfait de ses courbes était mis en valeur pour quiconque aurait pu la voir. Pourtant, ces contacts avec d’autres personnes étaient rares et limités en des endroits bien définis. Le fauteuil qui la portait et flottait au milieu de la cabine lui permettait de se déplacer aisément où qu’elle veuille aller.

En la voyant ainsi, on aurait pu la croire fragile et dépendante, mais il n’en était rien. Son mental d’acier et son intellect exercé lui avaient souvent permis de montrer sa ténacité et ses grandes capacités à surmonter ses faiblesses physiques. Son caractère autoritaire et son impatience ne lui portaient pourtant pas toujours bénéfice auprès des autres.

La créature métallique à ses côtés était un androïde aux traits féminins très gracieux, presque trop parfaits. Son crâne lisse commençait à dessiner une silhouette faite de courbes arrondies des plus agréables à regarder. La teinte dorée de ses yeux laissait presque percevoir un côté bienveillant et chaleureux, que l’on ne décelait que rarement chez ces machines serviteurs de ce type. Aucun filament, tube ou circuit n’étaient apparents comme souvent parmi ses semblables. La finition de son ossature était parfaite, et seules les séparations entre les plaques de son enveloppe protectrice permettaient de voir les différences d’éclats de lumière qui se reflétaient sur celle-ci. Ses mains délicates étaient dépourvues d’ongles, marquant sa nouvelle distinction avec un humain. Seuls quelques dispositifs lumineux, signes de ses déflecteurs énergétiques protégeant ses servomoteurs indépendants ajoutaient à son apparence humanoïde divergente. Ses pieds étaient eux aussi très fins et exempts d’ongles. Aucun autre artifice à l’image de ses créateurs ne lui avait été adjoint. Généralement, ils servaient surtout à marquer une envie ou un désir plus personnel de donner une tout autre ressemblance aux intelligences artificielles avec un être humain, comme un nombril, des cheveux ou encore des oreilles plus ou moins décollées. Blue n’en possédait aucun, ce qui rendait son modèle tout bonnement unique.

— Blue, lança soudain l’adolescente, qui aimait porter des habits colorés très légers.

— Oui, mademoiselle, lui répondit le drone.

— Quand est prévue notre arrivée chez Père ?

— Dans 12 heures, 31 minutes et 28 secondes, lui indiqua la machine d’une voix chaleureuse proche de la perfection. Le convoi fera trente-huit arrêts de deux à huit minutes aux différents points de passage des blocs d’habitations Ouest entre notre lieu de départ et…

— Bien, bien, je te remercie, ça suffira comme ça, la coupa-t-elle sèchement.

Aujourd’hui, tout particulièrement, Niki Vickers n’était pas d’humeur à dialoguer avec celle qui l’accompagnait partout depuis sa naissance, ou plus précisément depuis sa sortie de l’institut hospitalier où était décédée sa mère après lui avoir donné la vie. Même si, au fil des années, sa compagne protectrice avait subi plusieurs modifications substantielles, en matière d’améliorations tant neuronales que physiques, elle restait la même envers celle pour qui elle avait été créée.

Elle était aussi devenue, par la force des choses, sa meilleure confidente. Sa programmation ne lui avait jamais fait défaut, à l’inverse de celle qui aurait dû prendre sa place avant sa mise en service. Sa ligne de conduite ne pourrait pas être mise à mal, où que choisisse d’aller sa protégée, quel que soit l’ordre demandé par la jeune femme.

Niki resta un instant à contempler le robot intelligent de ses yeux d’un noir profond et se remémora ses derniers jours loin de chez elle. Les larmes commençaient à perler sur son doux visage alors qu’elle pensait déjà ne plus pouvoir vivre normalement, après la perte de la seule véritable amie qu’elle avait pu avoir dans ce monde froid et lugubre : Angélique Gauthier.

Une jeune femme rousse au tempérament de feu, qui était l’unique camarade de sa promotion à avoir bien voulu passer du temps avec elle, malgré son handicap et sa garde du corps qui ne la quittait jamais.

Il faut dire qu’Angélique aimait faire le pitre, se montrer exubérante quelle que soit la situation, et faire sa rebelle auprès des autres élèves ou de ses professeurs. Un tempérament totalement à l’opposé du sien. Un caractère bien trempé qui lui avait bien évidemment plu, dès leur première rencontre.

Une fois, repensa la jeune femme en esquissant un léger sourire forcé, elle s’était même faufilée dans leur salle de classe pour provoquer un début d’incendie en pleine nuit. Et ainsi leur permettre de s’évader quelques jours loin des études ennuyeuses. Cet « accident volontaire » avait aussi permis aux deux adolescentes de découvrir les dons cachés de Niki, et de les lier bien davantage qu’elles ne l’auraient jamais imaginé auparavant…

Dès lors, les deux amies avaient choisi de vivre des aventures plus ou moins folles dès qu’elles étaient séparées, pendant des séjours dans leur famille respective ou lorsque des situations imprévues ne permettaient plus à leur institut privé d’assurer leur sécurité. Elle grimaça et préféra oublier rapidement les images qui lui revenaient en mémoire de la tentative d’enlèvement en plein jour de leur jeune camarade Emil Hamilton par des hommes armés et cagoulés.