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Mars 2092, Turbo-City, Savannah Wilsey est de nouveau traquée. Et cette fois, elle sait que les Sections du Crépuscule seront impitoyables. Le seul moyen pour elle d'en réchapper est de quitter définitivement la mégapole maudite. Ses chances de réussite sont nulles, et pourtant, avec l'aide inespérée de Blue, un drone à l'apparence humaine proche de la perfection, elle se met déjà à rêver d'un avenir meilleur en dehors de la ville. De son côté, Niki Vickers est sur le point de fêter sa majorité, aux côtés de Red, et de prendre la tête de la plus importantes corporations régissant ce monde dévasté. Le destin des deux adolescentes et des Intelligences artificielles jumelles sont liés. Le point de non-retour sera franchit lorsque le monstre qui sévit dans les bas-quartiers étanchera sa soif de sang avec l'une d'entre elles...
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Seitenzahl: 83
Veröffentlichungsjahr: 2019
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Du même auteur,
dans la même série :
Épisode un : Premier contact (août 2017)
Épisode deux : Premier envol (février 2018)
Épisode trois : Première sortie (mars 2019)
Épisode quatre : La Longue marche (à paraître prochainement)
Chez le même éditeur :
Les Chroniques Kyfballiennes :
Livre premier : Le Jour du dernier espoir (décembre 2016)
Livre second : Kyfball connection (à paraître prochainement)
Contact : [email protected] Site Web : www.slecocq.fr
À Thomas, Olivier et David, le Super trio!
AVANT-PROPOS
PROLOGUE RÉFLEXIONS
CHAPITRE PREMIER : FUITE EN DUO
CHAPITRE DEUX : UNE INTRUSION INOPINÉE
INTERLUDE PREMIER : PROJET JANUS
CHAPITRE TROIS : ŒIL ÉLECTRIQUE
CHAPITRE QUATRE : ZORG
INTERLUDE DEUX : MAJORITÉ
CHAPITRE CINQ : SORTIE DE ROUTE
CHAPITRE SIX : ASCENSION
ÉPILOGUE : PREMIÈRE SORTIE
LEXIQUE KYFBALLIEN
PROCHAINEMENT ÉPISODE QUATRE : LA LONGUE MARCHE
Moins d’un an et demi après leur première rencontre, Savannah, Niki et Blue voient déjà venir le bout du tunnel avec ce troisième volet, qui conclut le premier arc de leurs aventures.
Une première trilogie qui en amènera une autre très prochainement.
Mais pour l’heure, les dangers sont déjà multiples et il se pourrait bien que tous les protagonistes engagés aujourd’hui n’en réchappent…
Cet épisode verra de nouveaux visages apparaître pour « compenser », et déjà introduire un avenir plus lointain.
Une stabilité pourrait même s’installer quand le fracas des armes se sera tu… Hélas, cela arrivera-t-il un jour?… Rien n’est moins sûr.
Quoi qu’il en soit, plus de vingt ans après avoir imaginé le personnage de Savannah pour la première fois, je remarque qu’elle est enfin arrivée à la dernière ligne droite de la première étape de son voyage.
Et avec elle, ce monstre sanguinaire qui était déjà là lors de sa première sortie sur papier.
Finalement, tout vient à point à qui sait attendre. Même si je me demande si c’est moi qui m’impatientais vraiment ou si c’est réellement Savannah qui avait le plus envie de parcourir le monde à l’extérieur de Turbo-City!
Mais désormais, nous serons communément en terre inconnue, et son retour se fera bien plus proche que lors de sa première sortie effective et réelle…
J’ai ajouté un petit lexique à la fin de ce tome, car on me l’a souvent demandé depuis que le premier volume des Chroniques kyfballiennes (« Le Jour du dernier espoir ») est paru. Il y en aura un dorénavant dans chaque épisode de la série, ainsi que dans les Chroniques. Le but est de fluidifier la lecture, mais aussi et surtout de toujours avoir un point d’appui pour que chacun puisse s’y retrouver plus facilement dans sa visite de la ville.
J’ai souvent échangé sur le sujet lors de rencontres avec d’autres auteurs et différents lecteurs, et tous m’ont encouragé dans cette voie, dont acte aujourd’hui.
Il s’étoffera au fil des aventures de notre trio et fera le lien avec les pérégrinations des frères Summers dans le futur (cf. Chroniques kyfballiennes)…
J’aimerais une nouvelle fois remercier les personnes qui m’ont aidé dans ce nouveau périple au parcours chaotique et les féliciter pour leur patience, leur franchise et leurs conseils tout au long du processus.
Par crainte d’un oubli éventuel, je garderai leur anonymat, mais elles se reconnaîtront aisément à la lecture de ces lignes ; et ma reconnaissance leur sera éternellement dédiée.
Mais je me dois tout de même de faire une dédicace spéciale à Emil Goska et à ses acolytes, qui auront été d’un grand soutien indéfectible tout au long de l’année écoulée. Comme vous le découvrirez dans les pages qui suivent, leur immense talent aura fait des merveilles de bout en bout!
Finalement, et pour conclure ces quelques mots, je me lancerai prochainement dans un nouveau défi avec l’écriture d’un polar qui mettra en scène le premier héros que j’ai couché sur papier il y a plus de vingt-cinq ans. Mais cela ne veut pas dire que Savannah, Niki et les autres ne reviendront pas très vite sur le devant de la scène, bien au contraire…
Mais pour l’heure…
S.L. Janvier 2019
Turbo-City, manoir des Vickers, 8 mars 2092
Il y avait maintenant près de trois heures que la jeune héritière Niki Vickers n’avait pas eu de nouvelles de Blue. Trois heures que son ancienne confidente avait coupé la liaison avec les installations du manoir lors de son entrée dans le temple de la Bonté Première1 et que l’adolescente s’interrogeait sur ce qui avait bien pu lui arriver depuis.
Et cela faisait maintenant près de trente minutes que son regard fixait l’eau stagnant paisiblement dans l’immense piscine rectangulaire de près de deux cents mètres carrés qui se trouvait près de l’entrée des jardins de l’édifice construit depuis plusieurs siècles par ses ancêtres sur les hauteurs du mont Valengoujard, surplombant le côté nord du quartier central de Turbo-City.
Le manoir avait peu changé au fil des années et gardait encore aujourd’hui l’architecture baroque d’un autre temps. Alors qu’à l’intérieur la technologie avait envahi peu à peu certaines parties de l’enceinte, il restait encore de nombreuses pièces qui gardaient le même cachet d’authenticité lié au passé.
Les multiples colonnes sculptées dans le marbre encerclant la piscine et la voûte peinte au-dessus de celle-ci démontraient toute la richesse d’antan de la famille Vickers. Cette dernière avait d’abord prospéré dans le commerce de machines industrielles avant que le groupe, devenu l’une des plus grandes corporations de la ville, ne se diversifie et n’opte pour la conception et la fabrication d’intelligences artificielles de tous types.
La jeune femme brune détourna son regard de l’eau filtrée et chauffée en permanence à une température de trente et un degrés, pour scruter le plafond, sans y prêter vraiment attention. Une peinture relativement bien conservée y représentait le combat d’un immense guerrier tenant un trident de ses deux mains, pour affronter un monstre marin à la carapace rose, doté de six pattes et de deux pinces énormes.
Ses pensées prenaient le pas sur sa perception du réel. Elle avait peut-être lancé Blue dans une mission suicide et commençait déjà à regretter de l’avoir encouragée à la poursuite de la voleuse, Savannah Wilsey, une personne avec qui elle venait de tisser un lien psychique incroyable par pur hasard ou pour une raison totalement inconnue qui lui échappait encore, mais dont elle voulait absolument trouver la réponse.
Trois heures que le black-out total avec l’Intelligence artificielle lui taraudait l’esprit de mille questions sans réponse. Trois heures que l’androïde avait enfin retrouvé l’adolescente, mais qu’elle avait sciemment coupé le contact alors qu’elle s’apprêtait à lui venir en aide dans un ridicule et minuscule monastère du quartier Nord de la ville. Trois heures que ses multiples essais de contact psychique avec Savannah étaient un échec et n’avaient fait qu’empirer ses maux de tête contraignants.
Niki fulmina en serrant le poing contre l’accoudoir de son fauteuil électrique et se pencha sur le côté, à la limite de tomber, pour passer sa main dans l’eau limpide. Elle passa ensuite ses doigts sur ses yeux noirs et recommença l’opération, pour descendre le long de son visage aux traits fins jusqu’à son cou. Ce contact agréable lui permit de prendre une longue respiration salvatrice, et son regard se mit à regarder le liquide avec davantage d’envie.
« Bientôt… », lança-t-elle pour elle-même, oubliant un instant ces pensées obscures, avant de faire glisser son autre main sur le panneau de contrôle de sa chaise et de la faire pivoter pour avancer vers la grande arcade d’entrée donnant vers l’extérieur.
Le temps était particulièrement clément aujourd’hui, bien que l’on soit en pleine période sombre, saison durant laquelle les journées ne sont que nuit perpétuelle. Le jardin était pourtant fleuri en permanence, grâce à l’entretien journalier de Green, le drone de classe polyvalente. La jeune handicapée aurait aimé s’y rendre de nouveau aux côtés de sa fidèle compagne à la teinte bleutée mais, hélas, une fois encore, elle pesta car cela lui serait impossible avant un long moment.
Alors que son humeur virait de nouveau au maussade, une présence se fit sentir derrière son dos.
D’un mouvement rapide de son index gauche, son siège pivota rapidement pour qu’elle se retrouve nez à nez avec Red.
La jumelle de Blue arborait une attitude plus combative que sa sœur métallique, et son apparence physique variait en plusieurs points avec cette dernière. Hormis le fait primordial que le flux énergétique qui parcourait sa prothèse photonique était d’un rouge vif et non d’un bleu profond, l’IA était vêtue d’accessoires vestimentaires qui lui donnaient un air bien plus singulier. Un long tour de cou dentelé et de longs bracelets effilés à chacun de ses poignets, ainsi qu’un armement composé d’un fouet électrique et d’une épée serpent permettaient au premier coup d’œil de les différencier. Elle ne possédait pas non plus de bouclier déflecteur mais pouvait utiliser une arme à rayons en remplacement.
Le drone adopta une posture très martiale et attendit un instant un ordre de la part de l’adolescente, mais celle-ci la regarda sans un mot, dans l’attente de son rapport sans plus de cérémonial. Red sembla déçue par cette attitude informelle et prit donc la parole :
— Je suis désolée de vous annoncer que Père n’a toujours pas retrouvé la trace de ma sœur et de sa cible.
Elle marqua une pause, sans réaction de son interlocutrice, et poursuivit :
— De plus, Yellow se trouve toujours sur le chemin du complexe dix-sept et devrait atteindre celui-ci dans deux heures et quarante-huit minutes.
— Très bien, mais elles pourraient tout aussi bien avoir choisi de rejoindre le complexe numéro trois ou même le huit, s’agaça la jeune infirme.
— Effectivement, maîtresse, mais selon toute probabilité…
— Je me moque de ces fichus calculs qui suivent une logique que j’ai explicitement demandé à Bee de ne pas suivre!
