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L’amour, thème lyrique par excellence, est l’unique sujet de ce recueil. Gérard Tournadre y chante en effet la femme. Elle l’obsède, le transporte, le ravit, mais sous le lyrisme charnel et après la fête des sens, on sent qu’elle lui échappe et l’inquiète. Mal d’aimer, bonheur d’aimer. L’idée certes n’est pas neuve, mais Gérard Tournadre l’exprime, dans des poèmes variés, avec beaucoup de force et de sensibilité.
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Seitenzahl: 34
Veröffentlichungsjahr: 2015
La blanche colombe.
Le cheval ailé.
Tout me semble délice.
Lueur d’espoir.
Je ne veux plus !
Désir de fête.
Symphonie.
Plaisirs de vies.
Les pervers innocents.
Jusqu’au bout de la nuit.
Ronsard le disait.
Le bel oiseau du soir.
Le jardin secret.
Je veux boire ton miel.
Eternels printemps.
Le rêve enchanté.
Notre amour est humain.
Adieu, je t’aime.
Un futur un peu flou.
Le temps d’une nuit.
Tu n’es plus là !
Tête haute, je tiendrai.
Compostelle.
Veux-tu encore m’aimer ?
Adonis apostase.
Demain sera nouveau.
Mes rêves sont fêtes.
L’essentiel est ailleurs.
Tu crois.
Le dernier contingent.
Je croyais au bonheur.
Tu te reconnaîtras.
Sans rime ni raison.
Ne dis plus rien…
Rêve insensé.
Crois-moi… Je t’aime…
Je voudrais bien t'aimer à chaque instant du monde
Embrasser ton corps blanc palpitant de plaisir
En sachant que demain, dans mon cœur que tu sondes,
Tu trouveras toujours la flamme de mon désir
Portée par cet oiseau qui roucoule en planant
Autour de tes cheveux encadrant ton visage
Où de grands yeux rieurs savent garder l'amant
Qui en te regardant ne saurait rester sage.
Je sais bien que le temps parfois ferme les yeux
D'un amour mal rangé qu’il a percé à jour,
En effaçant la trace de nos sommeils heureux,
Un amour impossible fuyant le mot toujours.
Tu iras picorant les graines dans l'ivraie,
Dans des enlacements qui m'éloignent de toi.
Ton présent plein de vie aura tiré un trait
Sur ce bref passage dont je fus le vieux roi.
Aujourd'hui tout est flou, je m'accroche à mes rêves
Mes journées sont trop vides et mes regrets tenaces
Tu me poursuis encore et j'éloigne la trêve
Apaisante et fugace qui calmerait les traces
De ces heures accordées d'une époque bénie.
Ta présence charnelle prêtée comme une offrande,
Où, dans la démesure, j'enchâssais mes envies
Qui bruissaient dans le soir en regagnant la chambre
Si tu savais combien, avec toi, le bonheur
Dans un or introuvable magnifiait tout instant
De voyages incroyables ignorant le malheur
En portant jusqu'aux nues l'inattaquable temps.
Mets ta main dans ma main, laisse courir mes lèvres,
Ton mamelon dressé me dit un grand secret,
Ma langue vient apprendre, agitée par la fièvre,
Ce que veut me confier ton sanctuaire aimé.
Que j'aime à respirer l'odeur de ton pubis,
Les perles de rosée qui, de ce puits sans fin,
Montent et jaillissent enfin pour un dernier délice
Qui me remplit de joie et scelle mon destin.
Dans un ciel bleu de glace, les villages sont morts.
Les écharpes de brume figurent d'autres mondes.
L'infinité de gris habite l'hiver des corps.
Un jour tu es partie, telle la blanche colombe…
C’est l’écho des dieux morts qui résonne dans ma tête
Sans aucun préjugé, l’objet de mes désirs,
Quand la crise est ouverte, ne me fait plus frémir.
Je sais que l’immédiat a rejeté la fête.
Dans un nouveau rapport j’entends m’insinuer
Rejetant l’impuissance d’un silence vénéneux
Qui me propulse encore hors du temps des heureux
Et qui voudrait toujours affirmer mes regrets.
Je sais que tu es là, ton sublime sursaut,
Hors du monstre fébrile, conduira l’avenir
D’un ballet merveilleux où je te sens vagir
Quand ton corps s’ouvrira en oubliant les maux.
Nous tiendrons dans nos paumes trois ou quatre brillants
Rescapés du désastre où nous nous enlisions
Les oripeaux de l’ange s’agitent à la chanson
Que déjà l’on entend tout en se rassurant.
C’est sans laisser de reste qu’il faut se démener.
Par un profond baiser l’avenir nous appelle
Sur le cheval ailé nous remontons en selle
Avec pour horizon l’envie de nous aimer.
Ton corps nu allongé
Sur le sable mouillé
S’est gorgé de soleil
Dans ton profond sommeil
Maintenant alanguie
Tout semble encore permis
