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Compilation de 3 histoires EROTIQUES par Mila Leduc réunies dans un même eBook ! Et si votre voisin vous voulait... DU BIEN Dans cette compilation vous trouverez : - Un voisin trop bruyant mais trop sexy - Une jeune voisine qui laisse trop sa fenêtre ouverte - Des voisins qui se croisent dans un ascenseur Compilation de Nouvelles Érotiques, réservées à un public averti... Scènes hautement sexy et perverses.
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Veröffentlichungsjahr: 2019
SEX'NEXTDOOR
3 nouvelles érotiques
Mila Leduc
Un Voisin Terriblement Sexy
- Merci, passez une bonne fin de journée.
Je ferme la porte et je me retourne, mains sur la taille comme une conquérante, pour admirer l’appartement ensevelis de cartons. J’ai eu la clarté d’esprit de faire appel à des déménageurs et tous mes meubles sont déjà à leur place. Je ne peux empêcher un sourire de hausser mes lèvres et je laisse sortir un petit rire excité en remuant le popotin. Mon premier appartement, tout à moi !
Je m’avance dans le bazar des boites fermées, sautillant ici, enjambant là, pour me planter, quelques pas plus tard, devant les fenêtres. Mes mains hésitent à se poser une nouvelle fois sur ma taille, mais optent à attraper une des nombreuses poignées et ouvrir la vitre. Une brise de fin d’été me caresse le visage et soulève mes cheveux, juste un instant, avant de retomber et je me penche sur la lucarne. J’avais visité de nombreux appartements avant celui-ci, tous sans grand intérêt. La seconde où je suis entrée ici, je savais que ça devait être lui. Au huitième et dernier étage d’un grand immeuble, tout le flan du mur face à l’entrée était une superbe vitre, criblée d’une demi-douzaine de fenêtres. Dans un vieux quartier de la ville, face à la construction d’une magnifique prison désaffectée, la vue orientée était à couper le souffle. Pendant la visite, j’imaginais déjà ce à quoi devait ressembler le ciel en matinée.
Pendue à la fenêtre, je regarde le ciel rose du coucher de soleil, et souhaite me réveiller avec un paysage tout aussi splendide.
Après une bonne dizaine de minutes perdues dans mes pensées, une résolution subite se saisit de moi et je décide de voir le lever du soleil dans mon appartement entièrement déballé et installé. Ayant grandi avec deux frères, je suis toujours à la recherche de défis et d’ultimatums divers à m’imposer ; ça rend la vie plus excitante.
Mon esprit s’embrume de toutes les actions à accomplir et je les classes rapidement, du plus évident au plus complexe. Tout d’abord, aérer, me rattacher les cheveux bien en queue de cheval, installer mes enceintes, et mettre de la musique. Et je me mets au travail.
Par moment, la soirée semble s’envoler à vitesse grand V. Par d’autre, la nuit ne pourrait pas passer plus lentement. Entre chaque déballage de carton, je me pose deux minutes pour boire du thé et me redonner de l’énergie. Commençant par vider les valises de vêtements, j’ai ensuite rangé mes livres dans la bibliothèque. Après ça de fait, je me suis rendue compte que, en fait, je n’avais vraiment pas beaucoup d’affaires utiles. J’ai passé les heures suivantes à déballer les affaires de salles de bain, à bien disposer toutes mes petites babioles inutiles et à organiser mes affaires de cours et mes documents. Vers cinq heures du matin, j’en étais à mettre des draps au canapé et au lit, à accrocher deux/trois posters et à passer le balai. Vers six heures, je suis descendue mettre toutes la pile de carton dans le local à poubelle, croisant quelques voisins dans la foulée.
Je sens la fatigue mais je n’ai pas encore envie de dormir, mes nerfs trop excités pour permettre à mon cerveau de se mettre en veille. Collante et puante, c’est avec grand plaisir que j’inaugure ma baignoire. Je baigne dans l’eau chaude, comme une couverture, me séduisant à me laisser m’endormir. Pourtant je sors quand même au bout d’une petite demi-heure, n’ayant jamais réussi à m’endormir dans une baignoire.
La porte ouverte, je vois le bois marron foncé de ma cuisine briller d’une lumière jaune. Mon visage s’illumine et je bondis hors de la salle de bain. De l’autre côté de la vitre, le ciel se réveille, et pour la première fois de ma vie, je vois le soleil, parfaitement, à l’horizon, montant à vue d’œil. Je cligne des yeux et détourne le regard, la forme du soleil restant gravé sur mes pupilles. Il est bientôt sept heures, c’est dimanche. Demain, je dois aller en cours. Je m’écrase dans mon lit et m’endort dans mon chez moi, nue, la musique jouant encore, et les lumières allumées, pour l’inauguration officielle de mon appartement, tout à moi.
Je me réveille à dix-huit heures. Comme une fleur, je sors de sous les draps, je me prépare une bonne tasse de thé et je grignote un biscuit. Puis je vois l’heure, et je sens mon estomac remonter dans ma gorge. Déjà dix-huit heures ?! Je me lance devant mon ordinateur et je commence le rapport que je dois remettre demain matin.
Je ne ferme pas l’œil de la nuit, ce qui semble normal puisque j’ai dormi toute la journée. Je me sens en pleine forme lorsque je me prépare, tirant un vêtement au hasard et enfilant une veste en sortant de chez moi. En fermant ma porte, j’aperçois quelqu’un sortir de son propre appartement, mon voisin de droite. Je le salue sans lui apporter grande attention, et je me dirige vers l’ascenseur. Le temps qu’il arrive, le voisin m’a rattrapé, et nous entrons dedans ensemble. Tout petit, je m’efforce de ne pas me coller à lui, bien qu’il soit tout à fait charmant. On s’échange un « au-revoir » à l’ouverture de l’ascenseur et je pars pour l’université.
Je rencontre quelques étudiants à la sortie du métro et on finit la petite marche jusqu’à l’université. Je les laisse discuter entre eux, nous nous asseyons ensemble en classe et nous nous séparons à la fin sans grand discours. Il est six heures quand je rentre chez moi. Je m’installe à mon bureau et je travaille avec de la musique, tranquillement, du riz cuisant à côté de moi. Mes devoirs sont entrecoupés d’activités diverses jusqu’à ce que je me résigne et je regarde un film. Je me couche à l’heure que je veux, et il n’y a absolument aucun bruit parasite de frères jouant à des jeux vidéo ou de chien rongeant son os dans le couloir. Ce silence de solitude est magnifique.
